Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּחוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת תְּרוּמָה, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ? לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּקָתָנֵי ״בָּשָׂר״, דְּאִי בִּתְרוּמָה – בָּשָׂר מִי אִיכָּא?À propos de 'houlin (denrées profanes) préparés selon la pureté de la terouma (prélèvement donné au Cohen, prêtre), et conformément à Rabbi Yehochoua ? La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) répond : cela ne peut te venir à l'esprit, car la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) enseigne un cas de viande ; or s'il s'agissait de terouma, existe-t-il de la viande dans la terouma ? La terouma ne se prélève que sur les produits de la terre, et on ne garde des 'houlin dans sa pureté que pour s'habituer à bien traiter la terouma elle-même.
- אֶלָּא מַאי, בְּקָדָשִׁים? חַיָּה בְּקָדָשִׁים מִי אִיכָּא? בָּשָׂר בְּבָשָׂר מִיחַלַּף, בָּשָׂר בְּפֵירֵי לָא מִיחַלַּף.La Guemara demande : mais alors, quoi ? Dans le sacré ? Existe-t-il un animal sauvage dans le sacré ? La Guemara répond : bien qu'un animal sauvage ne puisse être offert, certains ne mangent sa viande que dans la pureté du sacré, car la viande peut être confondue avec la viande ; en revanche, la viande n'est pas confondue avec les fruits, et personne ne garde de la viande dans la pureté de la terouma.
- אָמַר עוּלָּא: חַבְרַיָּא אָמְרִין בְּחוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת הַקֹּדֶשׁ, וּדְלָא כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ.Oula a dit : nos collègues disent que notre Michna traite de 'houlin préparés selon la pureté du sacré, et qu'elle n'est pas conforme à Rabbi Yehochoua, selon qui il n'y a pas de troisième degré dans les 'houlin préparés selon la pureté du sacré.
- וַאֲנָא אָמֵינָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הִיא, וְלָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר: לָא מִיבַּעְיָא חוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת קֹדֶשׁ דַּחֲמִירִי דְּאִית בְּהוּ שְׁלִישִׁי, אֶלָּא אֲפִילּוּ חוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת תְּרוּמָה נָמֵי אִית בְּהוּ שְׁלִישִׁי.Et moi je dis que la Michna est conforme à Rabbi Yehochoua, et il parle sur le mode de « il n'est pas nécessaire » : il n'est pas nécessaire de dire que les 'houlin préparés selon la pureté du sacré, qui sont plus stricts, ont un troisième degré ; mais même les 'houlin préparés selon la pureté de la terouma ont eux aussi un troisième degré.
- מַאן חַבְרַיָּא? רַבָּה בַּר בַּר חָנָה הִיא, דְּאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַאי אַהְדַּרוּ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ לַהֲדָדֵי?La Guemara demande : Qui sont ces collègues ? C'est Rabba bar bar 'Hana, car Rabba bar bar 'Hana a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : que se sont répondu l'un à l'autre Rabbi Eliézer et Rabbi Yehochoua ? Ils divergent sur deux points : celui qui mange un aliment du premier degré (premier pour Rabbi Eliézer, second pour Rabbi Yehochoua), et celui qui mange un aliment du troisième degré (troisième pour Rabbi Eliézer, second pour le sacré mais non pour la terouma selon Rabbi Yehochoua).
- אָמַר לוֹ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: מָצִינוּ אוֹכֵל חָמוּר מִן הָאוֹכֶל, דְּאִילּוּ נִבְלַת עוֹף טָהוֹר בַּחוּץ – לֹא מְטַמֵּא, וְאִילּוּ אוֹכְלָהּ מְטַמֵּא בְּגָדִים אַבֵּית הַבְּלִיעָה, וְאָנוּ הֵיאַךְ לֹא נַעֲשֶׂה אוֹכֵל כַּמַּאֲכָל?Rabbi Eliézer a dit à Rabbi Yehochoua : nous avons trouvé un cas où celui qui mange est plus strict que l'aliment : car la nevéla (bête morte sans abattage valide) d'un oiseau pur, à l'extérieur, c'est-à-dire au toucher, ne rend pas impure, alors que celui qui la mange rend impurs ses vêtements lorsqu'elle est dans son gosier. Et nous, comment ne rendrions-nous pas celui qui mange semblable à l'aliment ?
- וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: מִנִּבְלַת עוֹף טָהוֹר לָא גָּמְרִינַן, דְּחִידּוּשׁ הוּא. אֶלָּא מָצִינוּ שֶׁהַמַּאֲכָל חָמוּר מִן הָאוֹכֵל, דְּאִילּוּ מַאֲכָל בִּכְבֵיצָה, וְאוֹכֵל עַד דְּאָכֵיל כַּחֲצִי פְרָס, וְאָנוּ הֵיאַךְ נַעֲשֶׂה אוֹכֵל כַּמַּאֲכָל?Et Rabbi Yehochoua a répondu : nous ne déduisons pas de la nevéla d'un oiseau pur, car c'est un cas singulier. Mais nous avons trouvé que l'aliment est plus strict que celui qui mange : car l'aliment devient impur dès le volume d'un œuf, et celui qui mange ne le devient pas tant qu'il n'a pas mangé un demi-pras (une mesure de deux à trois œufs). Et nous, comment rendrions-nous celui qui mange semblable à l'aliment ?
- וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר: טוּמְאָה מִשִּׁיעוּרִין לָא גָּמְרִינַן, וְעוֹד – לִדְבָרֶיךָ שֶׁאַתָּה אוֹמֵר עַל רִאשׁוֹן שֵׁנִי – יָפֶה אַתָּה אוֹמֵר, שֵׁנִי שֵׁנִי לְמָה?Et Rabbi Eliézer a répondu : nous ne déduisons pas l'impureté à partir des mesures, qui n'indiquent ni la sévérité ni l'indulgence. Et de plus, selon tes paroles, ce que tu dis à propos du premier degré, qu'il rend second, tu le dis bien ; mais pour le second, pourquoi second ? Cela contredit ton raisonnement.
- אָמַר לוֹ: מָצִינוּ שֶׁהַשֵּׁנִי עוֹשֶׂה שֵׁנִי עַל יְדֵי מַשְׁקִין.Rabbi Yehochoua lui a dit : nous avons trouvé que le second degré produit un second degré par l'intermédiaire de liquides.
- אָמַר לוֹ: וְהָא מַשְׁקִין נָמֵי תְּחִלָּה הָווּ, דִּתְנַן: כׇּל הַפּוֹסֵל בִּתְרוּמָה מְטַמֵּא מַשְׁקִין לִהְיוֹת תְּחִלָּה, חוּץ מִטְּבוּל יוֹם.Rabbi Eliézer lui a dit : mais les liquides sont eux aussi au premier degré, comme nous avons appris (Para 8, 7) : tout ce qui disqualifie la terouma rend impurs les liquides pour qu'ils soient au premier degré, excepté le tevoul yom (celui qui s'est immergé et attend la tombée de la nuit pour achever sa purification).
- וְעוֹד, שְׁלִישִׁי שֵׁנִי לָמָה?Rabbi Eliézer poursuit : Et de plus, pourquoi le troisième rend-il second pour le sacré ? Cela contredit aussi ton raisonnement.
- אָמַר לוֹ: אַף אֲנִי לֹא אָמַרְתִּי אֶלָּא בִּתְרוּמָה, שֶׁטׇּהֳרָתָהּRabbi Yehochoua lui a dit : moi non plus, je ne l'ai dit que pour la terouma, c'est-à-dire pour celui qui mange des 'houlin préparés selon la pureté de la terouma, car sa pureté
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