Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כׇּל הַטָּעוּן בִּיאַת מַיִם מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים מְטַמֵּא אֶת הַקֹּדֶשׁ, וּפוֹסֵל אֶת הַתְּרוּמָה, וּמוּתָּר בַּחוּלִּין וּבַמַּעֲשֵׂר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.Tout ce qui requiert une immersion dans l'eau d'après les paroles des Scribes, c'est-à-dire ce qui est pur selon la Torah mais que les Sages ont déclaré impur au second degré, rend impur le sacré : celui-ci devient impur et transmet à son tour l'impureté à un autre aliment sacré ; et disqualifie la terouma (prélèvement donné au Cohen, prêtre) : celle-ci devient invalide, sans toutefois pouvoir transmettre l'impureté à une autre terouma ; et est permis pour les 'houlin (les denrées profanes) et pour le ma'asser (la deuxième dîme), qui ne sont pas atteints à son contact. Telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- וַחֲכָמִים אוֹסְרִים בַּמַּעֲשֵׂר.Et les Sages interdisent pour le ma'asser : selon eux, le ma'asser est plus strict que les 'houlin et reçoit un troisième degré d'impureté de ce qui est au second degré, ce qui correspond à notre Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi).
- מַתְקֵיף לַהּ רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי: מִמַּאי? דִּלְמָא עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר, אֶלָּא בַּאֲכִילַת מַעֲשֵׂר, אֲבָל בִּנְגִיעָה דְּמַעֲשֵׂר וַאֲכִילָה דְחוּלִּין – לָא פְּלִיגִי.Rav Chimi bar Achi a objecté à cela : d'où sais-tu que c'est le contact que les Sages interdisent ? Peut-être les Sages ne sont-ils en désaccord avec Rabbi Méïr que sur le fait de manger du ma'asser pour celui qui est au second degré ; mais pour le contact avec le ma'asser et pour le fait de manger des 'houlin, ils ne sont pas en désaccord.
- וְהָא נְגִיעָה הִיא, מִדְּקָתָנֵי נֶאֱכָלִין בְּיָדַיִם מְסוֹאָבוֹת, מִי לָא עָסְקִינַן דְּקָא סָפֵי לֵיהּ חַבְרֵיהּ?Or ici, c'est bien de contact avec la viande qu'il s'agit, puisque la Michna enseigne : ils se mangent avec des mains impures, à la forme passive, et non : on les mange. Ne traitons-nous pas aussi du cas où son compagnon lui donne à manger ? Celui qui mange est pur et ne touche pas la viande ; celui qui la lui donne a les mains impures. On ne peut donc pas expliquer la Michna par une viande achetée avec l'argent du ma'asser, car en pareil cas, les Sages admettent que le contact d'un second degré est permis.
- אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: הָכָא בְּיָדַיִם תְּחִלּוֹת עָסְקִינַן, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר הִיא, דְּתַנְיָא: אֵין יָדַיִם תְּחִלּוֹת לַחוּלִּין, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: יָדַיִם תְּחִלּוֹת לַחוּלִּין, וּשְׁנִיּוֹת לַתְּרוּמָה.Mais alors, Rav Pappa a dit : ici, nous traitons de mains du premier degré, qui rendent impurs même les 'houlin, et la Michna est conforme à Rabbi Chimon ben Elazar, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : les mains du premier degré ne sont pas mentionnées pour les 'houlin, mais seulement pour la terouma et le sacré. Rabbi Chimon ben Elazar dit au nom de Rabbi Méïr : les mains du premier degré sont mentionnées pour les 'houlin, et celles du second degré pour la terouma.
- תְּחִלּוֹת לְחוּלִּין – אִין, לִתְרוּמָה – לָא? הָכִי קָאָמַר: תְּחִלּוֹת – אַף לְחוּלִּין, שְׁנִיּוֹת – לִתְרוּמָה אִין, לְחוּלִּין – לָא.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : Premier degré pour les 'houlin, oui, et pour la terouma, non ? Voici ce qu'il veut dire : les mains du premier degré le sont même pour les 'houlin, et à plus forte raison pour la terouma ; celles du second degré le sont pour la terouma, oui, mais pour les 'houlin, non.
- וּמִי אִיכָּא יָדַיִם תְּחִלּוֹת? אִין, דְּתַנְיָא: הִכְנִיס יָדָיו לְבַיִת הַמְנוּגָּע – יָדָיו תְּחִלּוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יָדָיו שְׁנִיּוֹת.Et existe-t-il des mains du premier degré ? Oui, comme il a été enseigné (Yadayim 3, 1) : celui qui a introduit ses mains dans une maison atteinte de lèpre (voir Lévitique 14, 33-53), ses mains sont du premier degré, comme si tout son corps y était entré : ce sont les paroles de Rabbi Akiva. Et les Sages disent : ses mains sont du second degré.
- דְּכוּלֵּי עָלְמָא בִּיאָה בְּמִקְצָת לֹא שְׁמָהּ בִּיאָה, וְהָכָא בִּגְזֵירָה יָדָיו אַטּוּ גּוּפוֹ קָא מִיפַּלְגִי.Tous s'accordent à dire qu'une entrée partielle ne s'appelle pas une entrée : celui qui a introduit ses mains n'est donc pas impur selon la Torah. Et ici, c'est sur le décret visant ses mains à cause de son corps qu'ils sont en désaccord : les Sages ont décrété l'impureté des mains à cause de l'entrée du corps entier, qui rend impur selon la Torah, afin d'empêcher qu'on n'entre dans la maison.
- מָר סָבַר: יָדָיו – כְּגוּפוֹ שַׁוִּינְהוּ רַבָּנַן, וּמָר סָבַר: יָדַיִם – כְּיָדַיִם דְּעָלְמָא שַׁוִּינְהוּ רַבָּנַן.Un Maître estime (Rabbi Akiva) que les Sages ont établi ses mains comme son corps qui entre dans la maison, c'est-à-dire au premier degré ; et l'autre Maître estime (les Sages) que les Sages ont établi ces mains comme les mains ordinaires, qu'ils ont décrétées du second degré, même si elles venaient d'être lavées.
- וְלוֹקְמַהּ כְּרַבִּי עֲקִיבָא, דְּאָמַר: יָדָיו תְּחִלּוֹת הָוְיָין? דִּלְמָא כִּי קָאָמַר רַבִּי עֲקִיבָא הָנֵי מִילֵּי בִּתְרוּמָה וְקָדָשִׁים, דַּחֲמִירִי, אֲבָל לְחוּלִּין – שְׁנִיּוֹת הָוְיָין.Et qu'on l'établisse, la Michna, selon Rabbi Akiva, qui a dit : ses mains sont du premier degré ? La Guemara répond : peut-être, lorsque Rabbi Akiva a dit cela, ces paroles ne valaient-elles que pour la terouma et le sacré, qui sont plus stricts ; mais pour les 'houlin, elles sont du second degré.
- וְלִיהֶוְיָין נָמֵי שְׁנִיּוֹת, דְּהָא שָׁמְעִינַן לֵיהּ לְרַבִּי עֲקִיבָא דְּאָמַר: שֵׁנִי עוֹשֶׂה שְׁלִישִׁי בְּחוּלִּין.Eh bien, qu'elles soient aussi du second degré, et notre Michna serait quand même selon Rabbi Akiva, puisque nous avons entendu que Rabbi Akiva dit : le second degré produit un troisième degré dans les 'houlin.
- דִּתְנַן, בּוֹ בְּיוֹם דָּרַשׁ רַבִּי עֲקִיבָא: ״וְכׇל כְּלִי חֶרֶשׂ וְגוֹ׳ יִטְמָא״, ״טָמֵא״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״יִטְמָא״ – לְטַמֵּא אֲחֵרִים, לִימֵּד עַל כִּכָּר שֵׁנִי שֶׁהוּא עוֹשֶׂה שְׁלִישִׁי בְּחוּלִּין.Comme nous avons appris dans une Michna (Sota 27b) : ce jour-là, où Rabbi Elazar ben Azarya fut nommé Nassi (chef du Sanhédrin), Rabbi Akiva a interprété : « Et tout récipient d'argile, etc., sera impur » (Lévitique 11, 33). Il n'est pas dit tamé (« il est impur »), mais yitma (« il rendra impur ») : il rendra d'autres impurs. Cela enseigne, au sujet d'un pain au second degré, qu'il produit un troisième degré dans les 'houlin.
- דִּלְמָא הָנֵי מִילֵּי בְּטוּמְאָה דְּאוֹרָיְיתָא, אֲבָל בִּדְרַבָּנַן לָא.Peut-être ces paroles valent-elles pour une impureté de la Torah, comme celle d'un reptile, mais pour une impureté d'ordre rabbinique, comme celle des mains, non.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי הוֹשַׁעְיָא: הָכָא בְּחוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת הַקֹּדֶשׁ עָסְקִינַן, וּדְלָא כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, דְּתַנְיָא: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: הָאוֹכֵל אוֹכֶל רִאשׁוֹן – רִאשׁוֹן, שֵׁנִי – שֵׁנִי, שְׁלִישִׁי – שְׁלִישִׁי.Rabbi Elazar a dit que Rabbi Hochaya a dit : ici, nous traitons de 'houlin préparés selon la pureté du sacré, et la Michna n'est pas conforme à Rabbi Yehochoua, comme il a été enseigné (Taharot 2, 2) : Rabbi Eliézer dit : celui qui mange un aliment du premier degré devient du premier degré ; du second degré, du second degré ; du troisième degré, du troisième degré.
- רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: הָאוֹכֵל אוֹכֶל רִאשׁוֹן וְשֵׁנִי – שֵׁנִי, שְׁלִישִׁי – שֵׁנִי לַקֹּדֶשׁ, וְאֵין שֵׁנִי לַתְּרוּמָה.Rabbi Yehochoua dit : celui qui mange un aliment du premier ou du second degré devient du second degré ; du troisième degré, il devient second pour le sacré, c'est-à-dire que son contact rend impur l'aliment sacré, mais il n'est pas second pour la terouma, et son contact ne la disqualifie pas.
- בְּחוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת תְּרוּמָה.La Michna de Taharot précise : il s'agit de 'houlin préparés selon la pureté de la terouma, car les 'houlin ordinaires ne reçoivent pas le troisième degré.
- עַל טׇהֳרַת תְּרוּמָה – אִין, עַל טׇהֳרַת הַקֹּדֶשׁ – לָא, קָסָבַר: חוּלִּין שֶׁנַּעֲשׂוּ עַל טׇהֳרַת הַקֹּדֶשׁ לֵית בְּהוּ שְׁלִישִׁי.La Guemara en déduit : selon la pureté de la terouma, oui ; selon la pureté du sacré, non. Il estime donc que les 'houlin préparés selon la pureté du sacré n'ont pas de troisième degré.
- וְלוֹקְמַהּEt qu'on l'établisse
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.