Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִי מִצְטָרֵף סִימָן רִאשׁוֹן לְסִימָן שֵׁנִי לְטַהֲרָהּ מִידֵי נְבֵלָה, אוֹ לָא?La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) précise la question : le premier siman (les simanim sont les deux organes à trancher lors de l'abattage rituel, la trachée et l'œsophage) se joint-il au second siman pour purifier la bête de l'impureté de nevéla (bête morte sans abattage valide), ou non ? Autrement dit, la section du premier siman, qui a servi à la fois à permettre la consommation et à prévenir l'impureté, s'associe-t-elle à celle du second, qui ne sert qu'à prévenir l'impureté, pour former un seul abattage ? Ou bien, chaque section ayant une finalité différente, ne s'associent-elles pas ?
- עַד כָּאן לָא אִיבַּעְיָא לַן, אֶלָּא לְטַהֲרָהּ מִידֵי נְבֵלָה, אֲבָל בַּאֲכִילָה – אֲסוּרָה.De toute façon, la question ne s'est posée à nous que pour purifier le membre de l'impureté de nevéla, mais pour ce qui est de la consommation de la bête abattue, tous s'accordent qu'elle est interdite : même Rabbi Zeira admet qu'elle est terefa (atteinte d'une lésion qui l'interdit) et il revient sur son objection à la distinction proposée par Rava entre le poumon et les entrailles.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בַּר רַב לְרָבִינָא: דִּלְמָא לְעוֹלָם לָא הֲדַר בֵּיהּ, וְרַבִּי זֵירָא לִדְבָרָיו דְּרָבָא קָאָמַר, וְלֵיהּ לָא סְבִירָא לֵיהּ.Rav A'ha bar Rav a dit à Ravina : peut-être Rabbi Zeira n'est-il en réalité pas revenu sur son opinion, car dès le départ il ne distinguait pas entre le poumon et les entrailles, et Rabbi Zeira a parlé ainsi selon les propos de Rava, mais lui-même ne partage pas cet avis.
- אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: שְׁמַע מִינַּהּ מִדְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ, מְזַמְּנִין יִשְׂרָאֵל עַל בְּנֵי מֵעַיִין, וְאֵין מְזַמְּנִין גּוֹי עַל בְּנֵי מֵעַיִין.La Guemara poursuit l'analyse de l'enseignement de Rech Lakich, selon lequel, une fois la trachée tranchée, le poumon est considéré comme posé dans un panier : si on le perfore avant la fin de l'abattage, la bête ne devient pas terefa. Rav A'ha bar Ya'akov a dit : déduis-en, de l'enseignement de Rabbi Chimon ben Lakich, qu'on invite les Bnei Israël à manger les entrailles d'une bête abattue qui remue encore, et qu'on n'invite pas un non-juif à manger les entrailles, car elles lui sont interdites.
- מַאי טַעְמָא? יִשְׂרָאֵל דְּבִשְׁחִיטָה תַּלְיָא מִילְּתָא, כֵּיוָן דְּאִיכָּא שְׁחִיטָה מְעַלַּיְיתָא – אִישְׁתְּרִי לְהוּ; גּוֹיִם דְּבִנְחִירָה סַגִּי לְהוּ וּבְמִיתָה תַּלְיָא מִילְּתָא, הָנֵי – כְּאֵבֶר מִן הַחַי דָּמוּ.Quelle est la raison ? Pour les Bnei Israël, pour qui la chose dépend de l'abattage, dès lors qu'il y a un abattage complet, où les deux simanim ont été tranchés, les entrailles leur sont permises, même si la bête remue encore. Mais pour les non-juifs, à qui le fait de poignarder la bête suffit, sans qu'aucun abattage ne soit requis, la chose dépend de la mort de la bête. C'est pourquoi, tant qu'elle remue, celles-ci, les entrailles, considérées comme sorties du corps une fois les deux simanim tranchés, sont assimilées à un membre d'un animal vivant, qui leur est interdit.
- אָמַר רַב פָּפָּא: הֲוָה יָתֵיבְנָא קַמֵּיהּ דְּרַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב, וּבְעַי דְּאֵימָא לֵיהּ, מִי אִיכָּא מִידֵּי דִּלְיִשְׂרָאֵל שְׁרֵי וּלְגוֹיִם אָסוּר? וְלָא אֲמַרִי לֵיהּ, דְּאָמֵינָא: הָא טַעְמָא קָאָמַר.Rav Pappa a dit : j'étais assis devant Rav A'ha bar Ya'akov et je voulais lui dire une difficulté : existe-t-il quelque chose qui soit permis à un Juif et interdit aux non-juifs ? Mais je ne le lui ai pas dit, car je me suis dit : voici qu'il a énoncé une raison ; il n'y a donc pas lieu d'objecter.
- תַּנְיָא דְּלָא כְּרַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: הָרוֹצֶה לֶאֱכוֹל מִבְּהֵמָה קוֹדֶם שֶׁתֵּצֵא נַפְשָׁהּ – חוֹתֵךְ כְּזַיִת בָּשָׂר מִבֵּית הַשְּׁחִיטָה, וּמוֹלְחוֹ יָפֶה יָפֶה, וּמְדִיחוֹ יָפֶה יָפֶה, וּמַמְתִּין לָהּ עַד שֶׁתֵּצֵא נַפְשָׁהּ, וְאוֹכְלוֹ, אֶחָד גּוֹי וְאֶחָד יִשְׂרָאֵל מוּתָּרִין בּוֹ.La Guemara note : il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) contrairement à l'avis de Rav A'ha bar Ya'akov : celui qui veut manger d'une bête avant que son âme ne sorte coupe un kazaït (volume d'une olive) de viande à l'endroit de l'abattage, le cou, le sale très bien, le rince très bien à l'eau pour éliminer le sel et le sang, attend que son âme sorte, et le mange. Un non-juif comme un Juif y sont autorisés. Contrairement à Rav A'ha bar Ya'akov, il n'y a donc pas de distinction entre eux.
- מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַב אִידִי בַּר אָבִין, דְּאָמַר רַב אִידִי בַּר אָבִין אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אַשְׁיָאן: הָרוֹצֶה שֶׁיַּבְרִיא, חוֹתֵךְ כְּזַיִת בָּשָׂר מִבֵּית שְׁחִיטָתָהּ שֶׁל בְּהֵמָה, וּמוֹלְחוֹ יָפֶה יָפֶה, וּמְדִיחוֹ יָפֶה יָפֶה, וּמַמְתִּין לָהּ עַד שֶׁתֵּצֵא נַפְשָׁהּ, אֶחָד גּוֹי וְאֶחָד יִשְׂרָאֵל מוּתָּרִין בּוֹ.Cette baraïta soutient l'enseignement de Rav Idi bar Avin, car Rav Idi bar Avin a dit que Rav Yits'hak bar Achyan a dit : celui qui veut recouvrer la santé coupe un kazaït de viande à l'endroit de l'abattage de la bête, le sale très bien, le rince très bien, et attend que son âme sorte, puis le mange. Un non-juif comme un Juif y sont autorisés.
- מַתְנִי׳ הַשּׁוֹחֵט בְּהֵמָה חַיָּה וָעוֹף וְלֹא יָצָא מֵהֶן דָּם – כְּשֵׁרִים, וְנֶאֱכָלִין בְּיָדַיִם מְסוֹאָבוֹת, לְפִי שֶׁלֹּא הוּכְשְׁרוּ בַּדָּם. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הוּכְשְׁרוּ בַּשְּׁחִיטָה.Michna : Celui qui abat un animal domestique, un animal sauvage ou un oiseau, et qu'il n'en est pas sorti de sang – ils sont valides, et se mangent avec des mains impures (sans ablution), car ils n'ont pas été rendus aptes à recevoir l'impureté par le sang, qui est l'un des sept liquides conférant cette aptitude. Rabbi Chimon dit : ils ont été rendus aptes par l'abattage lui-même.
- גְּמָ׳ טַעְמָא דְּלֹא יָצָא מֵהֶן דָּם, הָא יָצָא מֵהֶן דָּם – אֵין נֶאֱכָלִים בְּיָדַיִם מְסוֹאָבוֹת. אַמַּאי? יָדַיִם שְׁנִיּוֹת הֵן, וְאֵין שֵׁנִי עוֹשֶׂה שְׁלִישִׁי בְּחוּלִּין!Guemara : La raison pour laquelle on peut les manger avec des mains impures est qu'il n'en est pas sorti de sang ; mais s'il en est sorti du sang, ils ne se mangent pas avec des mains impures. Pourquoi cela ? Les mains sont d'impureté du second degré, et ce qui est au second degré ne rend pas troisième dans les 'houlin (les denrées profanes) !
- וּמִמַּאי דִּבְחוּלִּין עָסְקִינַן? דְּקָתָנֵי חַיָּה, דְּאִילּוּ קָדָשִׁים – חַיָּה בְּקָדָשִׁים מִי אִיכָּא? וְתוּ, אִי בְּקָדָשִׁים, כִּי לֹא יָצָא מֵהֶן דָּם – כְּשֵׁרָה? הוּא עַצְמוֹ לַדָּם הוּא צָרִיךְ!La Guemara précise : Et d'où sait-on que nous traitons de 'houlin, et non de l'abattage d'une offrande ? Du fait qu'on enseigne : un animal sauvage ; car si l'on parlait de choses saintes, existe-t-il un animal sauvage parmi les choses saintes ? Et de plus, s'il s'agissait de choses saintes, seraient-elles valides lorsqu'il n'en est pas sorti de sang ? L'offrande elle-même a besoin du sang, puisque c'est son aspersion sur l'autel qui la rend agréée !
- וְתוּ, אִי בְּקָדָשִׁים, כִּי יָצָא מֵהֶן דָּם מִי מַכְשִׁיר? וְהָאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִנַּיִן לְדַם קָדָשִׁים שֶׁאֵינוֹ מַכְשִׁיר? שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַל הָאָרֶץ תִּשְׁפְּכֶנּוּ כַּמָּיִם״, דָּם שֶׁנִּשְׁפָּךְ כַּמַּיִם מַכְשִׁיר, שֶׁאֵינוֹ נִשְׁפָּךְ כַּמַּיִם אֵינוֹ מַכְשִׁיר!Et de plus, s'il s'agissait de choses saintes, lorsque du sang en sort, rend-il apte à l'impureté ? Rabbi 'Hiya bar Abba n'a-t-il pas dit que Rabbi Yo'hanan a dit : d'où sait-on que le sang des choses saintes ne rend pas apte à l'impureté ? Comme il est dit : « Sur la terre tu le répandras comme de l'eau » (Deutéronome 12, 24) : le sang qui est répandu comme de l'eau, celui des bêtes profanes, rend apte ; celui qui n'est pas répandu comme de l'eau, mais qui est offert sur l'autel, ne rend pas apte !
- וְתוּ, אִי בְּקָדָשִׁים, כִּי לֹא יָצָא מֵהֶם דָּם לָא מִתַּכְשְׁרִי, (לִיתַּכְשְׁרִי) [לִיתַּכְשְׁרוּ] בְּחִיבַּת הַקֹּדֶשׁ! דְּקַיְימָא לַן חִיבַּת הַקֹּדֶשׁ מַכְשַׁרְתָּן.Et de plus, s'il s'agissait de choses saintes, lorsqu'il n'en est pas sorti de sang, ne seraient-elles pas rendues aptes à l'impureté ? Qu'elles soient rendues aptes par l'attachement à la sainteté, car nous tenons pour établi que l'attachement à la sainteté les rend aptes, même sans contact avec l'un des sept liquides !
- אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: הָכָא בְּחוּלִּין שֶׁלְּקָחָן בְּכֶסֶף מַעֲשֵׂר עָסְקִינַן, וּדְלָא כְּרַבִּי מֵאִיר, דִּתְנַן:Rav Na'hman a dit que Rabba bar Avouh a dit : Ici, nous traitons de 'houlin que l'on a achetés à Jérusalem avec l'argent du ma'asser (la deuxième dîme), et qui prennent le statut de celui-ci : ces denrées sont donc susceptibles de recevoir une impureté du troisième degré au contact de mains du second degré. Et notre Michna n'est pas conforme à l'avis de Rabbi Méïr, car nous avons appris dans une Michna (Para 11, 5) :
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