Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נִשְׁחֲטָה בְּהֵמָה אַחֶרֶת עִמָּהּ, לְרַבִּי נָתָן – פָּרָה פְּסוּלָה בְּהֵמָה כְּשֵׁרָה, לְרַבָּנַן – פָּרָה כְּשֵׁרָה בְּהֵמָה פְּסוּלָה.Mais si une autre bête a été égorgée avec elle sans intention, selon Rabbi Natan, la vache rousse est invalide et la bête est valable ; selon les Sages, la vache est valable et la bête est invalide.
- פְּשִׁיטָא! נִשְׁחֲטָה בְּהֵמָה אַחֶרֶת לְרַבִּי נָתָן אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: ״וְשָׁחַט אוֹתָהּ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא אוֹתָהּ וַחֲבֶירְתָּהּ, וְהֵיכִי דָּמֵי – כְּגוֹן שֶׁשָּׁחַט שְׁתֵּי פָּרוֹת בַּהֲדֵי הֲדָדֵי, אֲבָל בְּהֵמָה דְּחוּלִּין אֵימָא לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.C'est évident ! La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) répond : c'est pour « une autre bête a été égorgée », selon Rabbi Natan, qu'il en a eu besoin. Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : le Miséricordieux a dit « et il l'égorgera » (Nombres 19, 3), et non elle et sa compagne ; et comment cela se présente-t-il ? Par exemple s'il a égorgé deux vaches ensemble, mais une bête profane, dis que non. Il nous fait entendre le contraire.
- חָתַךְ דַּלַּעַת עִמָּהּ – דִּבְרֵי הַכֹּל פְּסוּלָה, נֶחְתְּכָה דַּלַּעַת עִמָּהּ – דִּבְרֵי הַכֹּל כְּשֵׁרָה.S'il a coupé une gourde avec elle, de l'avis de tous, elle est invalide ; si une gourde a été coupée avec elle sans intention, de l'avis de tous, elle est valable.
- מַתְנִי׳ נָפְלָה סַכִּין וְהִגְבִּיהָהּ, נָפְלוּ כֵּלָיו וְהִגְבִּיהָן, הִשְׁחִיז אֶת הַסַּכִּין וְעָף, בָּא חֲבֵירוֹ וְשָׁחַט, אִם שָׁהָה כְּדֵי שְׁחִיטָה – פְּסוּלָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אִם שָׁהָה כְּדֵי בִיקּוּר.MICHNA : Si le couteau est tombé et qu'il l'a ramassé, si ses vêtements sont tombés et qu'il les a ramassés, s'il a affûté le couteau et s'est fatigué, et qu'un autre est venu et a égorgé, s'il s'est interrompu le temps d'un abattage, c'est invalide. Rabbi Chimon dit : s'il s'est interrompu le temps d'un examen.
- גְּמָ׳ מַאי כְּדֵי שְׁחִיטָה? אָמַר רַב: כְּדֵי שְׁחִיטַת בְּהֵמָה אַחֶרֶת.GUEMARA : Qu'est-ce que « le temps d'un abattage » ? Rav a dit : le temps de l'abattage d'une autre bête, et non le temps d'achever l'abattage interrompu.
- אָמְרִי לֵיהּ רַב כָּהֲנָא וְרַב אַסִּי לְרַב: כְּדֵי שְׁחִיטַת בְּהֵמָה לִבְהֵמָה, וְעוֹף לְעוֹף, אוֹ דִלְמָא אַף בְּהֵמָה לְעוֹף?Rav Kahana et Rav Assi ont dit à Rav : s'agit-il du temps de l'abattage d'une bête pour une bête, et d'un oiseau pour un oiseau, ou peut-être aussi d'une bête pour un oiseau ?
- אֲמַר לְהוּ: לָא הֲוָה בְּדִיחְנָא בֵּיהּ בְּחַבִּיבִי, דֶּאֱישַׁיְּילֵיהּ.Il leur a dit : je n'étais pas à l'aise avec mon bien-aimé oncle, Rabbi 'Hiya, pour le lui demander.
- אִתְּמַר: אָמַר רַב: כְּדֵי שְׁחִיטַת בְּהֵמָה לִבְהֵמָה, וְעוֹף לְעוֹף, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: אֲפִילּוּ בְּהֵמָה לְעוֹף, וְכֵן כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֲפִילּוּ בְּהֵמָה לְעוֹף.Il a été dit par les Amoraïm : Rav a dit : le temps de l'abattage d'une bête pour une bête, et d'un oiseau pour un oiseau. Et Chmouel a dit : même d'une bête pour un oiseau. Et de même, quand Ravin est venu d'Erets Israël, il a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : même d'une bête pour un oiseau.
- רַבִּי חֲנַנְיָא אָמַר: כְּדֵי שֶׁיָּבִיא בְּהֵמָה אַחֶרֶת וְיִשְׁחוֹט. יָבִיא אֲפִילּוּ מֵעָלְמָא? נָתַתָּ דְּבָרֶיךָ לְשִׁיעוּרִין!Rabbi 'Hanania a dit : le temps d'amener une autre bête et de l'égorger. On demande : l'amener même de n'importe où ? Tu as livré tes paroles à des mesures variables !
- אָמַר רַב פָּפָּא: עוֹמֶדֶת לְהַטִּיל אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Rav Pappa a dit : la différence entre eux porte sur une bête debout, à coucher à terre : selon Rabbi 'Hanania, on compte aussi le temps de la coucher.
- אָמְרִי בְּמַעְרְבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: כְּדֵי שֶׁיַּגְבִּיהֶנָּה וְיַרְבִּיצֶנָּה וְיִשְׁחוֹט, דַּקָּה לְדַקָּה וְגַסָּה לְגַסָּה.On dit en Occident, en Erets Israël, au nom de Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina : le temps de la soulever, de la coucher et de l'égorger, le petit bétail pour le petit bétail et le gros bétail pour le gros bétail.
- אָמַר רָבָא: הַשּׁוֹחֵט בְּסַכִּין רָעָה, אֲפִילּוּ כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ – כְּשֵׁרָה.Rava a dit : celui qui égorge avec un mauvais couteau, même toute la journée, c'est valable, pourvu qu'il ne s'interrompe pas.
- בָּעֵי רָבָא: שְׁהִיּוֹת, מַהוּ שֶׁיִּצְטָרְפוּ?Rava a demandé : des interruptions, qu'en est-il : se cumulent-elles ?
- וְתִפְשׁוֹט לַהּ מִדִּידֵיהּ! הָתָם בִּדְלָא שְׁהָה.Et que l'on résolve la question à partir de son propre enseignement ! Là-bas, il s'agit du cas où il ne s'est pas interrompu.
- בָּעֵי רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נָתָן: שָׁהָה בְּמִיעוּט סִימָנִין, מַהוּ? תֵּיקוּ.Rav Houna, fils de Rav Natan, a demandé : s'il s'est interrompu dans la minorité des simanim (la trachée et l'œsophage, organes à trancher), qu'en est-il ? Tékou : la question reste en suspens.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אִם שָׁהָה [כְּדֵי בִיקּוּר]. מַאי כְּדֵי בִיקּוּר? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כְּדֵי בִּיקֻּרוֹ שֶׁל חָכָם. אִם כֵּן, נָתַתָּ דְּבָרֶיךָ לְשִׁיעוּרִין! אֶלָּא, כְּדֵי בִּיקּוּר טַבָּח חָכָם.Rabbi Chimon dit : s'il s'est interrompu [le temps d'un examen]. Qu'est-ce que « le temps d'un examen » ? Rabbi Yo'hanan a dit : le temps de l'examen du couteau par un Sage. S'il en est ainsi, tu as livré tes paroles à des mesures variables ! Mais c'est le temps de l'examen d'un boucher sage.
- מַתְנִי׳ שָׁחַט אֶת הַוֶּושֶׁט, וּפָסַק אֶת הַגַּרְגֶּרֶת, אוֹ פָסַק אֶת הַגַּרְגֶּרֶת וְאַחַר כָּךְ שָׁחַט אֶת הַוֶּושֶׁט, אוֹ שָׁחַט אֶחָד מֵהֶן וְהִמְתִּין לָהּ עַד שֶׁמֵּתָה, אוֹ שֶׁהֶחְלִיד אֶת הַסַּכִּין תַּחַת הַשֵּׁנִי וּפְסָקוֹ – רַבִּי יְשֵׁבָב אוֹמֵר: נְבֵלָה, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: טְרֵפָה.MICHNA : S'il a égorgé l'œsophage et a arraché la trachée, ou s'il a arraché la trachée et ensuite égorgé l'œsophage, ou s'il a égorgé l'un d'eux et a attendu jusqu'à ce qu'elle meure, ou s'il a glissé le couteau sous le second siman et l'a tranché, Rabbi Yechévav dit : c'est une névéla (bête morte sans abattage valable, qui rend impur) ; Rabbi Akiva dit : c'est une tereifa (bête atteinte d'une lésion mortelle, interdite à la consommation mais qui ne rend pas impure).
- כְּלָל אָמַר רַבִּי יְשֵׁבָב מִשּׁוּם רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: כֹּל שֶׁנִּפְסְלָה בִּשְׁחִיטָתָהּ – נְבֵלָה, כֹּל שֶׁשְּׁחִיטָתָהּ כָּרָאוּי וְדָבָר אַחֵר גָּרַם לָהּ לִיפָּסֵל – טְרֵפָה, וְהוֹדָה לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא.Rabbi Yechévav a énoncé une règle au nom de Rabbi Yehochoua : toute bête invalidée dans son abattage est une névéla ; toute bête dont l'abattage a été fait comme il convient, et dont une autre chose a causé l'invalidation, est une tereifa. Et Rabbi Akiva lui a donné raison.
- גְּמָ׳ שָׁחַט אֶת הַוֶּושֶׁט וְכוּ׳. וְהוֹדָה לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא. וּרְמִינְהִי: אֵלּוּ טְרֵפוֹת בַּבְּהֵמָהGUEMARA : S'il a égorgé l'œsophage, etc. Et Rabbi Akiva lui a donné raison. Et on oppose à cela la Michna (plus loin, 42a) : Voici les tereifot chez la bête :
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