Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גִּידְפֵי דְּמִיפַּרְמִי.que les plumes situées à l'avant du cou étaient défaites par la flèche, signe évident que l'égorgement s'était fait par l'avant du cou.
- וְהָא בָּעֵי כִּסּוּי, וְכִי תֵּימָא דִּמְכַסּוּ לֵיהּ, וְהָאָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב: הַשּׁוֹחֵט צָרִיךְ שֶׁיִּתֵּן עָפָר לְמַטָּה וְעָפָר לְמַעְלָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכִסָּהוּ בֶּעָפָר״, ״עָפָר״ לֹא נֶאֱמַר אֶלָּא ״בֶּעָפָר״, מְלַמֵּד שֶׁהַשּׁוֹחֵט צָרִיךְ שֶׁיִּתֵּן עָפָר לְמַטָּה וְעָפָר לְמַעְלָה!La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) soulève une autre difficulté : mais le sang de l'oiseau ne requiert-il pas d'être recouvert de terre ? Et si tu dis qu'il le recouvrait, Rabbi Zeira n'a-t-il pas dit au nom de Rav : celui qui égorge doit placer de la terre en dessous du sang et de la terre au-dessus, comme il est dit : « et il le recouvrira dans la terre » (Lévitique 17, 13). Il n'est pas dit : « de terre », mais « dans la terre » ; cela enseigne que celui qui égorge doit placer de la terre en dessous et de la terre au-dessus !
- דְּמַזְמֵין לֵיהּ לְעָפָר דְּכוּלַּהּ פִּתְקָא.La Guemara répond : il s'agit d'un cas où il réservait d'avance à cet usage la terre de toute la vallée (pitka) ; elle servait de couche inférieure, et il recouvrait ensuite le sang d'une autre couche.
- הָיָה שׁוֹחֵט וְהִתִּיז, אָמַר רַבִּי זֵירָא: מְלֹא צַוָּאר וְחוּץ לַצַּוָּאר.La Michna a enseigné : s'il était en train d'égorger et qu'il a décapité la bête d'un seul mouvement, l'abattage est valable si le couteau a la longueur d'un cou. Rabbi Zeira a dit : il faut la longueur d'un cou et encore au-delà du cou.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: מְלֹא צַוָּאר וְחוּץ לַצַּוָּאר כִּמְלֹא צַוָּאר, דַּהֲווֹ לַהּ תְּרֵי צַוָּארֵי, אוֹ דִלְמָא מָלֵא צַוָּאר וְחוּץ לַצַּוָּאר מַשֶּׁהוּ?Ils ont posé la question : Rabbi Zeira a-t-il voulu dire la longueur d'un cou et, au-delà du cou, comme la longueur d'un cou, de sorte que le couteau ait la longueur de deux cous, ou peut-être la longueur d'un cou et, au-delà du cou, un tant soit peu ?
- תָּא שְׁמַע: הָיָה שׁוֹחֵט וְהִתִּיז שְׁנֵי רָאשִׁין בְּבַת אַחַת, אִם יֵשׁ לַסַּכִּין מְלֹא צַוָּאר אֶחָד – כָּשֵׁר. מַאי מְלֹא צַוָּאר אֶחָד? אִילֵּימָא מְלֹא צַוָּאר אֶחָד וְתוּ לָא, הַשְׁתָּא בִּבְהֵמָה אַחַת בָּעֵינַן מְלֹא צַוָּאר וְחוּץ לַצַּוָּאר, בִּשְׁתֵּי בְּהֵמוֹת סַגִּי לְהוּ כִּמְלֹא צַוָּאר אֶחָד? אֶלָּא פְּשִׁיטָא מְלֹא צַוָּאר חוּץ לִשְׁנֵי צַוָּארִין.Viens et entends une preuve de la suite de la Michna : s'il était en train d'égorger deux bêtes et qu'il a décapité deux têtes d'un seul coup, si le couteau a la longueur d'un cou, c'est valable. Qu'est-ce que « la longueur d'un cou » ? Si l'on dit : la longueur d'un seul cou et rien de plus, c'est difficile : maintenant que pour une seule bête nous exigeons la longueur d'un cou et encore au-delà du cou, pour deux bêtes suffirait-il de la longueur d'un seul cou ? Mais il est évident qu'il s'agit de la longueur d'un cou au-delà des deux cous.
- שְׁמַע מִינַּהּ, מְלֹא צַוָּאר חוּץ לַצַּוָּאר, שְׁמַע מִינַּהּ.Déduis-en que Rabbi Zeira exige, pour une seule bête, la longueur d'un cou au-delà du cou. Déduis-en effectivement.
- בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בִּזְמַן שֶׁהוֹלִיךְ וְלֹא הֵבִיא וְכוּ׳. אָמַר רַב מְנַשֶּׁה: בְּאִיזְמֵל שֶׁאֵין לוֹ קַרְנַיִם.La Michna poursuit : À propos de quoi ces paroles ont-elles été dites ? Lorsqu'il a poussé le couteau sans le ramener, etc. Mais s'il l'a poussé et ramené, même avec un scalpel, l'abattage est valable. Rav Menaché a dit : cela vaut pour un scalpel qui n'a pas de cornes, c'est-à-dire de saillies ; s'il en a, on craint qu'elles ne percent les simanim (la trachée et l'œsophage, organes à trancher) ou ne s'y glissent.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אַוְיָא לְרַב מְנַשֶּׁה: מַחְטָא מַאי? אֲמַר לֵיהּ: מַחְטָא מִבְזָע בָּזַע.Rav A'ha, fils de Rav Avya, a dit à Rav Menaché : qu'en est-il d'une aiguille ? Il lui a dit : une aiguille perce et déchire au lieu de trancher.
- מַחְטָא דְּאוּשְׁכָּפֵי, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: תְּנֵינָא ״אֲפִילּוּ כׇּל שֶׁהוּא״. מַאי לָאו מַחְטָא דְּאוּשְׁכָּפֵי? לָא, אִיזְמֵל. אִיזְמֵל בְּהֶדְיָא קָתָנֵי לַהּ! פָּרוֹשֵׁי קָא מְפָרֵשׁ: מַאי ״כׇּל שֶׁהוּ״ – אִיזְמֵל.Qu'en est-il d'une aiguille de cordonnier, plate et aux bords tranchants ? Il lui a dit : nous l'avons appris : « même de n'importe quelle dimension ». N'est-ce pas une allusion à l'aiguille de cordonnier ? La Guemara répond : non, il s'agit d'un scalpel. On objecte : le scalpel, il l'enseigne explicitement dans la Michna ! On répond : il explique la formule précédente : qu'est-ce que « de n'importe quelle dimension » ? Un scalpel.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ מַחְטָא דְּאוּשְׁכָּפֵי, הַשְׁתָּא מַחְטָא דְּאוּשְׁכָּפֵי שַׁרְיָא, אִיזְמֵל מִיבַּעְיָא? אִיזְמֵל אִצְטְרִיכָא לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: לִיגְזַר אִיזְמֵל שֶׁאֵין לוֹ קַרְנַיִם אַטּוּ אִיזְמֵל שֶׁיֵּשׁ לוֹ קַרְנַיִם, קָא מַשְׁמַע לַן.Cela aussi est logique, car s'il te venait à l'esprit que l'expression vise l'aiguille de cordonnier, maintenant que l'aiguille de cordonnier est permise, faudrait-il encore enseigner le scalpel, plus grand qu'elle ? On rejette ce raisonnement : il a fallu mentionner le scalpel, car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : que l'on interdise par décret le scalpel qui n'a pas de cornes à cause du scalpel qui a des cornes. Le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) nous enseigne donc qu'il n'y a pas de tel décret.
- מַתְנִי׳ נָפְלָה סַכִּין וְשָׁחֲטָה, אַף עַל פִּי שֶׁשָּׁחֲטָה כְּדַרְכָּהּ – פְּסוּלָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְזָבַחְתָּ … וְאָכַלְתָּ״, מַה שֶּׁאַתָּה זוֹבֵחַ אַתָּה אוֹכֵל.MICHNA : Si un couteau est tombé et a égorgé une bête, bien qu'il l'ait égorgée de la manière normale, elle est invalide, comme il est dit : « Et tu égorgeras… et tu mangeras » (Deutéronome 27, 7) : ce que tu égorges, tu le manges, mais non ce qui s'est trouvé égorgé de soi-même.
- גְּמָ׳ טַעְמָא דְּנָפְלָה, הָא הִפִּילָהּ הוּא – כְּשֵׁרָה, וְאַף עַל גַּב דְּלָא מִיכַּוֵּין.GUEMARA : La raison de l'invalidité est qu'il est tombé de lui-même ; mais si c'est lui qui l'a laissé tomber, c'est valable, et ce bien qu'il n'ait pas eu l'intention d'égorger.
- מַאן תַּנָּא דְּלָא בָּעֵינַן כַּוָּונָה לִשְׁחִיטָה? אָמַר רָבָא: רַבִּי נָתָן הִיא, דְּתָנֵי אוֹשַׁעְיָא זְעֵירָא דְּמִן חַבְרַיָּא: זָרַק סַכִּין לְנוֹעֳצָהּ בַּכּוֹתֶל, וְהָלְכָה וְשָׁחֲטָה כְּדַרְכָּהּ – רַבִּי נָתָן מַכְשִׁיר, וַחֲכָמִים פּוֹסְלִים. הוּא תָּנֵי לַהּ, וְהוּא אָמַר לַהּ: הֲלָכָה כְּרַבִּי נָתָן.Qui est le Tanna selon lequel nous n'exigeons pas d'intention pour l'abattage ? Rava a dit : c'est Rabbi Natan, comme l'a enseigné Ochaya, le plus jeune de la compagnie des Sages, dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : s'il a lancé un couteau pour le planter dans le mur et qu'il est allé égorger une bête de la manière normale, Rabbi Natan valide, et les Sages invalident. C'est lui, Ochaya, qui l'enseigne, et c'est lui qui dit à son propos : la halakha (la loi pratique) est conforme à Rabbi Natan.
- וְהָא אַמְרַהּ רָבָא חֲדָא זִימְנָא, דִּתְנַן: וְכוּלָּן שֶׁשָּׁחֲטוּ וַאֲחֵרִים רוֹאִין אוֹתָן – שְׁחִיטָתָן כְּשֵׁרָה. וְאָמְרִינַן: מַאן תַּנָּא דְּלָא בָּעֵי כַּוָּונָה לִשְׁחִיטָה? וְאָמַר רָבָא: רַבִּי נָתָן הִיא.La Guemara s'étonne : Mais Rava ne l'a-t-il pas déjà dit une fois ? Car nous avons appris dans la Michna : et tous ceux-là – le sourd-muet, le dément et le mineur – qui ont égorgé alors que d'autres les observent, leur abattage est valable. Et nous avons dit : qui est le Tanna selon lequel il n'est pas besoin d'intention pour l'abattage ? Et Rava a dit : c'est Rabbi Natan.
- צְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְועִינַן הָתָם – מִשּׁוּם דְּקָא מִיכַּוֵּין לְשׁוּם חֲתִיכָה בְּעוֹלָם, אֲבָל הָכָא, דְּלָא קָא מִיכַּוֵּין – אֵימָא לָא.La Guemara répond : les deux sont nécessaires, car s'il nous l'avait fait entendre là-bas seulement, on aurait dit que l'abattage y est valable parce que celui qui agit a l'intention d'une coupe quelconque, mais ici, où il n'a pas cette intention, dis que non, ce n'est pas valable.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן הָכָא, מִשּׁוּם דְּקָאָתֵי מִכֹּחַ בֶּן דַּעַת, אֲבָל הָתָם דְּלָא קָאָתֵי מִכֹּחַ בֶּן דַּעַת – אֵימָא לָא, צְרִיכָא.Et s'il nous l'avait fait entendre ici seulement, on aurait dit que c'est valable parce que cela provient de la force d'une personne douée de raison, mais là-bas, où cela ne provient pas de la force d'une personne douée de raison, dis que non. Il a donc fallu les deux.
- אִתְּמַר: נִדָּה שֶׁנֶּאֶנְסָה וְטָבְלָה, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: טְהוֹרָה לְבֵיתָהּ, וַאֲסוּרָה לֶאֱכוֹל בִּתְרוּמָה. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אַף לְבֵיתָהּ לֹא טָהֲרָה.Il a été dit par les Amoraïm : une nidda (femme impure du fait de ses règles) qui a été contrainte et s'est immergée : Rav Yehouda a dit au nom de Rav : elle est pure pour son foyer, c'est-à-dire permise à son mari, mais il lui est interdit de manger de la terouma (prélèvement donné au Cohen). Et Rabbi Yo'hanan a dit : même pour son foyer, elle n'est pas devenue pure.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן, לְרַב דְּאָמַר: טְהוֹרָה לְבֵיתָהּ וַאֲסוּרָה לֶאֱכוֹל בִּתְרוּמָה – עֲוֹן כָּרֵת (הוּתְּרָה) [הִתַּרְתָּ], אִיסּוּר מִיתָה מִיבַּעְיָא?Rava a dit à Rav Na'hman : selon Rav, qui dit qu'elle est pure pour son foyer mais qu'il lui est interdit de manger de la terouma, c'est difficile : une faute passible de karèt (retranchement) – le rapport avec une nidda – tu l'as permise ; un interdit passible de mort par le Ciel, moins grave, faut-il encore en parler ?
- אֲמַר לֵיהּ: בַּעְלָהּ חוּלִּין הוּא, וְחוּלִּין לָא בָּעֵי כַּוָּונָה. וּמְנָא תֵּימְרָא? דִּתְנַן: גַּל שֶׁנִּתְלַשׁ וּבוֹ אַרְבָּעִים סְאָה וְנָפַל עַל הָאָדָם וְעַל הַכֵּלִים – טְהוֹרִין. מַאי לָאו אָדָם דּוּמְיָא דְּכֵלִים? מָה כֵּלִים דְּלָא מִיכַּוְּונִי, אַף אָדָם נָמֵי לָא בָּעֵי כַּוָּונָה.Il lui a dit : son mari est chose profane, et le profane ne requiert pas d'intention. Et d'où le dis-tu ? Car nous avons appris dans une Michna (Mikvaot 5, 6) : une vague qui s'est détachée de la mer, contenant quarante séa, et qui est tombée sur une personne et sur des ustensiles impurs : ils sont purs. N'est-ce pas que la personne est comparable aux ustensiles ? De même que les ustensiles n'ont pas d'intention, de même la personne ne requiert pas d'intention.
- מִמַּאי? דִּלְמָא בְּיוֹשֵׁב וּמְצַפֶּה עָסְקִינַן, אֵימָתַי יִתָּלֵשׁ הַגַּל,D'où cela ? Peut-être nous occupons-nous du cas de celui qui est assis à attendre le moment où la vague se détachera, ce qui équivaut à une intention,
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