Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּדֵי שְׁחִיטָה אַחֶרֶת וּגְמָרָהּ, שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה. וְאִי אָמְרַתְּ מֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה כְּרוֹב, אִיטָּרְפָא לַהּ.pendant le temps d'un autre abattage, et a ensuite achevé celui-ci, son abattage est valable. Or si tu dis qu'un siman (organe à trancher lors de l'abattage rituel : la trachée ou l'œsophage) tranché à moitié, moitié contre moitié, est comme tranché en majorité, alors, en tranchant la moitié de la trachée, il l'a rendue tréfa (bête atteinte d'une lésion qui la rend interdite), puisque c'est comme si la majorité de la trachée était sectionnée !
- מִי סָבְרַתְּ בִּבְהֵמָה? לָא, בְּעוֹף! מִמָּה נַפְשָׁךְ: אִי מֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה כְּרוֹב – הָא עָבֵיד לֵיהּ רוּבָּא, אִי מֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה אֵינוֹ כְּרוֹב – לָא עֲבַד וְלֹא כְּלוּם.Penses-tu que cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) parle d'une bête ? Non, elle parle d'un oiseau, pour lequel un seul siman suffit, et l'abattage est valable de toute façon : si une moitié contre moitié est comme la majorité, voici qu'il a fait la majorité et l'abattage est valable ; et si une moitié contre moitié n'est pas comme la majorité, il n'a rien fait du tout qui rende la bête tréfa.
- תָּא שְׁמַע: הֲרֵי שֶׁהָיָה חֲצִי קָנֶה פָּגוּם, וְהוֹסִיף עָלָיו כׇּל שֶׁהוּא וּגְמָרוֹ – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה, וְאִי אָמְרַתְּ מֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה כְּרוֹב – טְרֵפָה הָוְיָא!Viens et entends une autre preuve : si la moitié de la trachée était entaillée avant l'abattage, et qu'il y a ajouté une incision si petite soit-elle et l'a achevée, son abattage est valable. Or si tu dis qu'une moitié contre moitié est comme la majorité, elle serait tréfa, puisque la moitié de sa trachée était entaillée avant l'abattage !
- אָמַר רָבָא: שָׁאנֵי לְעִנְיַן טְרֵפָה, דְּבָעֵינַן רוֹב הַנִּרְאֶה לָעֵינַיִם.Rava a dit : il en va différemment en matière de tréfa, car nous exigeons une majorité visible à l'œil. Une moitié exacte n'apparaît pas comme une majorité ; en matière d'abattage, en revanche, la moitié est comme la majorité.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְלָא כָּל דְּכֵן הוּא? וּמָה טְרֵפָה, דִּבְמַשֶּׁהוּ מִיטָּרְפָא, הֵיכָא דְּבָעֵינַן רוּבָּא – בָּעֵינַן רוֹב הַנִּרְאֶה לָעֵינַיִם; שְׁחִיטָה, דְּעַד דְּאִיכָּא רוּבָּא לָא מִיתַּכְשְׁרָא – לֹא כׇּל שֶׁכֵּן דְּבָעֵינַן רוֹב הַנִּרְאֶה לָעֵינַיִם?Abayé lui a dit : n'est-ce pas à plus forte raison le cas pour l'abattage ? Si pour la tréfa, où la bête devient tréfa par la moindre lésion, comme une perforation de l'œsophage, là où nous exigeons une majorité, nous exigeons une majorité visible à l'œil, pour l'abattage, où la bête n'est validée que s'il y a une majorité, à plus forte raison n'exigeons-nous pas une majorité visible à l'œil ?
- אֶלָּא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא מֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה אֵינוֹ כְּרוֹב, וְכִי אִיתְּמַר דְּרַב וּדְרַב כָּהֲנָא – לְעִנְיַן פֶּסַח אִתְּמַר.Mais alors, il faut revoir la discussion : tous s'accordent à dire qu'une moitié contre moitié n'est pas comme la majorité, et lorsque la divergence de Rav et de Rav Kahana a été dite, c'est au sujet du sacrifice de Pessa'h qu'elle a été dite. Si la majorité du peuple est impure le quatorze Nissan, le sacrifice est offert en état d'impureté ; si seule une minorité l'est, cette minorité est renvoyée au second Pessa'h, un mois plus tard.
- הֲרֵי שֶׁהָיוּ יִשְׂרָאֵל מֶחֱצָה טְהוֹרִים וּמֶחֱצָה טְמֵאִים – רַב אָמַר: מֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה כְּרוֹב, וְרַב כָּהֲנָא אָמַר: מֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה אֵינוֹ כְּרוֹב.Si Israël était pour moitié pur et pour moitié impur, Rav a dit : une moitié contre moitié est comme la majorité, et tous offrent le Pessa'h en Nissan ; et Rav Kahana a dit : une moitié contre moitié n'est pas comme la majorité, et les impurs sont renvoyés au second Pessa'h.
- וְהָתָם מַאי טַעְמָא דְרַב, דִּכְתִיב ״אִישׁ אִישׁ כִּי יִהְיֶה טָמֵא לָנֶפֶשׁ״, אִישׁ נִדְחֶה, וְאֵין צִיבּוּר נִדְחִין.Et là-bas, quelle est la raison de Rav, qui donne à la moitié du peuple le statut de la majorité ? Il est écrit : « Tout homme, tout homme qui sera impur par un mort » (Nombres 9, 10) : un homme isolé est reporté, mais une collectivité n'est pas reportée. Or la moitié du peuple est une collectivité, non un ensemble d'individus.
- רוֹב אֶחָד בָּעוֹף, תְּנֵינָא חֲדָא זִימְנָא: רוּבּוֹ שֶׁל אֶחָד כָּמוֹהוּ!La Michna enseigne : « la majorité d'un siman pour un oiseau » et de deux pour une bête. Mais nous l'avons déjà appris une fois dans la première partie de la Michna : « la majorité d'un siman est comme lui » tout entier ! Pourquoi cette répétition ?
- (הכ״ש פש״ח סִימָן).(H, K, Ch, P, Ch, 'H : moyen mnémotechnique) des noms des Sages de la discussion qui suit : Rav Hochaya, Rav Kahana, Rav Chimi, Rav Pappa, Rav Achi.
- אָמַר רַב הוֹשַׁעְיָא: חֲדָא בְּחוּלִּין וַחֲדָא בְּקָדָשִׁים, וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן חוּלִּין – הָתָם הוּא דְּסַגִּי לֵיהּ בְּרוּבָּא, מִשּׁוּם דְּלָאו לְדָם הוּא צָרִיךְ, אֲבָל קָדָשִׁים דִּלְדָם הוּא צָרִיךְ – אֵימָא לָא תִּיסְגֵּי לֵיהּ בְּרוּבָּא עַד דְּאִיכָּא כּוּלֵּיהּ.Rav Hochaya a dit : l'une des mentions porte sur les bêtes profanes ('houlin) et l'autre sur les consacrées (kodachim), et les deux sont nécessaires. Car si le Tanna nous avait enseigné seulement le cas des profanes, on aurait pu dire que c'est là que la majorité lui suffit, parce qu'il n'a pas besoin du sang ; mais pour les consacrées, où il a besoin du sang pour l'aspersion sur l'autel, dis que la majorité ne lui suffira pas, tant qu'il n'y a pas la section de la totalité.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן קָדָשִׁים, מִשּׁוּם דִּלְדָם הוּא צָרִיךְ, אֲבָל חוּלִּין דִּלְדָם לָא צְרִיךְ – אֵימָא בְּפַלְגָא סַגִּי לֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Et s'il nous avait enseigné seulement les consacrées, on aurait pu dire que la majorité est exigée parce qu'il a besoin du sang, mais pour les profanes, où il n'a pas besoin du sang, dis que la moitié lui suffit. Il nous enseigne donc la règle deux fois.
- הֵי בְּחוּלִּין, וְהֵי בְּקָדָשִׁים?Laquelle des clauses porte sur les profanes, et laquelle sur les consacrées ?
- אָמַר רַב כָּהֲנָא: מִיסְתַּבְּרָא רֵישָׁא בְּחוּלִּין וְסֵיפָא בְּקָדָשִׁים. מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי ״הַשּׁוֹחֵט״, וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ רֵישָׁא בְּקָדָשִׁים, ״הַמּוֹלֵק״ מִיבְּעֵי לֵיהּ.Rav Kahana a dit : il est logique que la première clause porte sur les profanes et la dernière sur les consacrées. D'où le sais-tu ? De ce qu'il enseigne « celui qui abat » ; or si tu pensais que la première clause porte sur les consacrées, il aurait fallu dire « celui qui pratique la melika » (mise à mort de l'oiseau offert, en lui rompant la nuque avec l'ongle).
- אֶלָּא מַאי, סֵיפָא בְּקָדָשִׁים? ״שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה״? ״מְלִיקָתוֹ כְּשֵׁרָה״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! הָא לָא קַשְׁיָא, אַיְּידֵי דְּסָלֵיק מִבְּהֵמָה תְּנָא נָמֵי ״שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה״. אֶלָּא רֵישָׁא, מִכְּדֵי עַל עוֹף קָאֵי, אִי סָלְקָא דַעְתָּךְ בְּקָדָשִׁים – ״הַמּוֹלֵק״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!Mais alors, la dernière clause porterait-elle sur les consacrées ? Il y est dit « son abattage est valable » ; il aurait fallu dire « sa melika est valable » ! — Cela n'est pas difficile : puisqu'il a terminé par la bête, il a enseigné aussi « son abattage est valable ». Mais pour la première clause, dès lors qu'il traite de l'oiseau, si tu pensais qu'il s'agit des consacrées, il aurait fallu dire « celui qui pratique la melika » !
- רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי אָמַר: רֵישָׁא בְּחוּלִּין מֵהָכָא, דְּקָתָנֵי ״אֶחָד בְּעוֹף״, וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ בְּקָדָשִׁים – הָא אִיכָּא עוֹלַת הָעוֹף דְּבָעֵי שְׁנֵי סִימָנִים!Rav Chimi bar Achi a dit : que la première clause porte sur les profanes se déduit d'ici : il enseigne « un siman pour un oiseau » ; or si tu pensais qu'il s'agit des consacrées, voici qu'il y a l'holocauste d'oiseau (olat haof) qui exige deux simanim !
- אֶלָּא מַאי, סֵיפָא בְּקָדָשִׁים? רוֹב אֶחָד בְּעוֹף – הָא אִיכָּא עוֹלַת הָעוֹף דְּבָעֵי שְׁנֵי סִימָנִין! מַאי ״רוֹב אֶחָד״? רוֹב כׇּל אֶחָד וְאֶחָד. וּבְדִין הוּא דְּלִיתְנֵי רוֹב שְׁנַיִם, כֵּיוָן דְּאִיכָּא חַטָּאת דְּסַגִּי לֵיהּ בְּחַד סִימָן – מִשּׁוּם הָכִי לָא פְּסִיקָא לֵיהּ.Mais alors, la dernière clause porterait-elle sur les consacrées ? Il y est dit « la majorité d'un siman pour un oiseau » ; or voici qu'il y a l'holocauste d'oiseau qui exige deux simanim ! — Que signifie « la majorité d'un » ? La majorité de chacun. Et en toute rigueur il aurait dû enseigner « la majorité de deux », mais puisqu'il y a le sacrifice expiatoire ('hatat) d'oiseau, auquel un seul siman suffit, pour cette raison la chose n'est pas uniforme pour lui, et il a choisi une formule qui convient aux deux cas.
- רַב פָּפָּא אָמַר: רֵישָׁא בְּחוּלִּין מֵהָכָא, דְּקָתָנֵי: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁיִּשְׁחוֹט אֶת הַוְּרִידִין, וּפְלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בְּחוּלִּין – שַׁפִּיר, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ בְּקָדָשִׁים, אַמַּאי פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ? הוּא עַצְמוֹ לְדָם הוּא צָרִיךְ!Rav Pappa a dit : que la première clause porte sur les profanes se déduit d'ici : il enseigne : « Rabbi Yehouda dit : tant qu'il n'a pas tranché les veines jugulaires » ; et les Rabbanan divergent de lui. Si tu dis qu'il s'agit des profanes, c'est bien. Mais si tu dis qu'il s'agit des consacrées, pourquoi les Rabbanan divergent-ils de lui ? C'est du sang même qu'il a besoin !
- רַב אָשֵׁי אָמַר: סֵיפָא בְּקָדָשִׁים מֵהָכָא, דְּקָתָנֵי: הַשּׁוֹחֵט שְׁנֵי רָאשִׁין כְּאֶחָד – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה. הַשּׁוֹחֵט – דִּיעֲבַד אִין, לְכַתְּחִלָּה לָא.Rav Achi a dit : que la dernière clause porte sur les consacrées se déduit d'ici : il enseigne : « Celui qui abat deux têtes à la fois, son abattage est valable. » « Celui qui abat » : sous-entendu, a posteriori, oui ; a priori, non.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בְּקָדָשִׁים – הַיְינוּ דִּלְכַתְּחִלָּה לָא, מִשּׁוּם דְּתָנֵי רַב יוֹסֵף: ״תִּזְבַּח״ – שֶׁלֹּא יְהֵא שְׁנַיִם שׁוֹחֲטִים זֶבַח אֶחָד, ״תִּזְבָּחֻהוּ״ – שֶׁלֹּא יְהֵא אֶחָד שׁוֹחֵט שְׁנֵי זְבָחִים.Si tu dis qu'il s'agit des consacrées, c'est pour cela qu'a priori non, à cause de ce qu'a enseigné Rav Yossef : « Quand vous sacrifierez un sacrifice de paix à Hachem, vous le sacrifierez (tizba'houhou) pour votre agrément » (Lévitique 19, 5) : « tizba'h » (tu sacrifieras) : que deux ne sacrifient pas une seule offrande ; « tizba'houhou » (vous le sacrifierez) : qu'un seul ne sacrifie pas deux offrandes.
- וְאָמַר רַב כָּהֲנָא: ״תִּזְבָּחֵהוּ״ כְּתִיב, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ בְּחוּלִּין – אֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה נָמֵי.Et Rav Kahana a dit : il est écrit « tizba'héhou », au singulier, le mot étant écrit sans vav. Mais si tu dis qu'il s'agit des profanes, ce serait permis même a priori.
- וְאַף רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ סָבַר: רֵישָׁא בְּחוּלִּין, וְסֵיפָא בְּקָדָשִׁים, דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: מֵאַחַר שֶׁשָּׁנִינוּ ״רוּבּוֹ שֶׁל אֶחָד כָּמוֹהוּ״, לָמָּה שָׁנִינוּ ״רוֹב אֶחָד בְּעוֹף וְרוֹב שְׁנַיִם בִּבְהֵמָה״?Rabbi Chimon ben Lakich aussi pense que la première clause porte sur les profanes et la dernière sur les consacrées. Car Rabbi Chimon ben Lakich a dit : puisque nous avons appris « la majorité d'un siman est comme lui », pourquoi avons-nous appris « la majorité d'un pour un oiseau et la majorité de deux pour une bête » ?
- לְפִי שֶׁשָּׁנִינוּ: הֵבִיאוּ לוֹ אֶת הַתָּמִיד, קְרָצוֹ וּמֵירַק אַחֵר שְׁחִיטָתוֹ עַל יָדוֹ, יָכוֹל לֹא מֵירַק יְהֵא פָּסוּל? לְכָךְ שָׁנִינוּ: רוֹב אֶחָד בְּעוֹף וְרוֹב שְׁנַיִם בִּבְהֵמָה.C'est parce que nous avons appris (Yoma 31b) : « On lui amena au Grand Prêtre le tamid (sacrifice perpétuel), il l'entailla en tranchant la majorité des simanim, et un autre acheva l'abattage à sa place », afin qu'il puisse recueillir le sang aussitôt. On aurait pu penser que s'il n'avait pas achevé, ce serait invalide. C'est pourquoi nous avons appris : « la majorité d'un pour un oiseau et la majorité de deux pour une bête. »
- אָמַר מָר: יָכוֹל לֹא מֵירַק יְהֵא פָּסוּל?Le Maître a dit : « On aurait pu penser que s'il n'avait pas achevé, ce serait invalide. »
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