Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּגוֹן שֶׁהָיָה לוֹ חוֹלֶה מִבְּעוֹד יוֹם.c'est dans le cas où il avait un malade en danger dès avant la nuit, avant Chabbat : comme il est permis d'abattre pour lui même à Chabbat, la bête n'a pas été écartée de l'usage.
- אִי הָכִי, מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה דְּאָסַר? כְּגוֹן שֶׁהָיָה לוֹ חוֹלֶה וְהִבְרִיא.La Guemara demande : S'il en est ainsi, quelle est la raison de Rabbi Yehouda, qui interdit ? La Guemara répond : Il s'agit du cas où il avait un malade avant Chabbat et celui-ci a guéri : la bête n'a pas été écartée à l'entrée de Chabbat, mais l'abattage n'était plus permis ; selon Rabbi Yehouda, s'il a abattu par inadvertance, la consommation est interdite ce Chabbat.
- וְכִי הָא דְּאָמַר רַב אַחָא בַּר אַדָּא אָמַר רַב, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר אַדָּא אָמַר רַב: הַשּׁוֹחֵט לַחוֹלֶה בְּשַׁבָּת – אָסוּר לַבָּרִיא, הַמְבַשֵּׁל לַחוֹלֶה בְּשַׁבָּת – מוּתָּר לַבָּרִיא.Et c'est comme ce qu'a dit Rav A'ha bar Ada, au nom de Rav, et certains disent : Rabbi Yits'hak bar Ada a dit, au nom de Rav : Celui qui abat pour un malade à Chabbat, c'est interdit au bien-portant ; celui qui fait cuire pour un malade à Chabbat, c'est permis au bien-portant.
- מַאי טַעְמָא? הַאי רָאוּי לָכוֹס, וְהַאי אֵינוֹ רָאוּי לָכוֹס.Quelle en est la raison ? Ceci, la nourriture cuite, était propre à être mâché avant la cuisson, et n'a donc pas été écarté à l'entrée de Chabbat, et cela, la bête, n'était pas propre à être mâché avant l'abattage, et a donc été écarté à l'entrée de Chabbat.
- אָמַר רַב פָּפָּא: פְּעָמִים שֶׁהַשּׁוֹחֵט מוּתָּר, כְּגוֹן שֶׁהָיָה לוֹ חוֹלֶה מִבְּעוֹד יוֹם; מְבַשֵּׁל אָסוּר, כְּגוֹן שֶׁקָּצַץ לוֹ דַּלַּעַת.Rav Pappa a dit : Il arrive que celui qui abat pour un malade à Chabbat, ce soit permis au bien-portant, lorsqu'il avait un malade dès avant la nuit, car la bête n'a pas été écartée. Et il arrive que pour celui qui fait cuire pour un malade, ce soit interdit au bien-portant, lorsqu'il lui a coupé une courge encore attachée au sol, selon Rachi ; n'étant pas disponible à l'entrée de Chabbat, elle reste écartée et interdite.
- אָמַר רַב דִּימִי מִנְּהַרְדְּעָא, הִלְכְתָא: הַשּׁוֹחֵט לַחוֹלֶה בְּשַׁבָּת – מוּתָּר לַבָּרִיא בְּאוּמְצָא, מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דְּאִי אֶפְשָׁר לִכְזַיִת בָּשָׂר בְּלֹא שְׁחִיטָה, כִּי קָא שָׁחֵיט – אַדַּעְתָּא דְּחוֹלֶה קָא שָׁחֵיט. הַמְבַשֵּׁל לַחוֹלֶה בְּשַׁבָּת – אָסוּר לַבָּרִיא, גְּזֵירָה שֶׁמָּא יַרְבֶּה בִּשְׁבִילוֹ.Rav Dimi de Neharde'a a dit : La halakha (la règle pratique) est que celui qui abat pour un malade à Chabbat, c'est permis au bien-portant, cru. Quelle en est la raison ? Puisqu'il est impossible d'obtenir une olive de viande sans abattage, lorsqu'il abat, c'est en pensant au malade qu'il abat, et la viande entière se trouve permise. Celui qui fait cuire pour un malade à Chabbat, c'est interdit au bien-portant : c'est un décret, de peur qu'il n'en ajoute à son intention.
- מַתְנִי׳ הַשּׁוֹחֵט בְּמַגַּל יָד, בְּצוֹר, וּבְקָנֶה – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה.MICHNA : Celui qui abat avec une faucille à main, par son côté lisse, avec un silex tranchant, ou avec un roseau affûté, son abattage est valable.
- הַכֹּל שׁוֹחֲטִין, וּלְעוֹלָם שׁוֹחֲטִין, וּבַכֹּל שׁוֹחֲטִין, חוּץ מִמַּגַּל קָצִיר, וְהַמְּגֵירָה, וְהַשִּׁינַּיִם, וְהַצִּיפּוֹרֶן, מִפְּנֵי שֶׁהֵם חוֹנְקִין.Tous abattent, et de tout temps on abat, et avec tout on abat, sauf avec une faucille de moisson, une scie, les dents et l'ongle, parce qu'ils étranglent : ils sont dentelés et ne tranchent pas les organes comme il le faut.
- גְּמָ׳ הַשּׁוֹחֵט – דִּיעֲבַד אִין, לְכַתְּחִלָּה לָא. בִּשְׁלָמָא בְּמַגַּל יָד – דִּלְמָא אָתֵי לְמֶעְבַּד בְּאִידַּךְ גִּיסָא, אֶלָּא צוֹר וְקָנֶה לְכִתְחִלָּה לָא? וּרְמִינְהִי: בַּכֹּל שׁוֹחֲטִין, בֵּין בְּצוֹר, בֵּין בִּזְכוּכִית, בֵּין בִּקְרוּמִית שֶׁל קָנֶה!GUEMARA : « Celui qui abat », déduit la Guemara de cette formulation : après coup, oui, c'est valable ; d'emblée, non. Certes, pour la faucille à main, peut-être en viendrait-il à abattre de l'autre côté, le côté dentelé ; mais pour le silex et le roseau, qui n'ont pas de côté dentelé, d'emblée, non ? Et on oppose cette baraïta : On peut abattre avec tout, que ce soit avec un silex, avec du verre ou avec une tige de roseau !
- לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּתָלוּשׁ, כָּאן בִּמְחוּבָּר. דְּאָמַר רַב כָּהֲנָא: הַשּׁוֹחֵט בִּמְחוּבָּר לַקַּרְקַע – רַבִּי פּוֹסֵל וְרַבִּי חִיָּיא מַכְשִׁיר; עַד כָּאן לָא קָא מַכְשִׁיר רַבִּי חִיָּיא אֶלָּא בְּדִיעֲבַד, אֲבָל לְכַתְּחִלָּה לָא.Ce n'est pas difficile : ici, il s'agit d'un objet détaché du sol, là, d'un objet attaché au sol ; comme Rav Kahana a dit : Celui qui abat avec un objet attaché au sol, Rabbi Yehouda HaNassi déclare l'abattage non valable et Rabbi 'Hiyya le déclare valable. Rabbi 'Hiyya ne le déclare valable qu'après coup, mais d'emblée, non.
- בְּמַאי אוֹקֵימְתַּהּ כְּרַבִּי חִיָּיא וְדִיעֲבַד? אֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: בַּכֹּל שׁוֹחֲטִין, בֵּין בְּתָלוּשׁ בֵּין בִּמְחוּבָּר, בֵּין שֶׁהַסַּכִּין לְמַעְלָה וְצַוַּאר בְּהֵמָה לְמַטָּה, בֵּין שֶׁהַסַּכִּין לְמַטָּה וְצַוַּאר בְּהֵמָה לְמַעְלָה – מַנִּי? לָא רַבִּי וְלָא רַבִּי חִיָּיא! אִי רַבִּי חִיָּיא – דִּיעֲבַד אִין, לְכִתְחִלָּה לָא; אִי רַבִּי – דִּיעֲבַד נָמֵי לָא.Selon qui l'as-tu établie ? Selon Rabbi 'Hiyya, et après coup ? Mais alors, ce qui a été enseigné dans une baraïta : On peut abattre avec tout, que ce soit détaché ou attaché, que le couteau soit au-dessus et le cou de la bête en dessous, ou que le couteau soit en dessous et le cou de la bête au-dessus : de qui est-ce ? Ni de Rabbi, ni de Rabbi 'Hiyya ! Si c'est Rabbi 'Hiyya, après coup, oui, d'emblée, non ; si c'est Rabbi, même après coup, non !
- לְעוֹלָם רַבִּי חִיָּיא, וַאֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה, וְהַאי דְּקָמִיפַּלְגִי בְּדִיעֲבַד – לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי.La Guemara répond : En réalité, c'est Rabbi 'Hiyya, et même d'emblée il permet ; et s'ils divergent sur le cas d'après coup, c'est pour te faire connaître la force de Rabbi, qui invalide même après coup.
- וְאֶלָּא, מַתְנִיתִין דְּקָתָנֵי ״הַשּׁוֹחֵט״, דִּיעֲבַד – אִין, לְכַתְּחִלָּה – לָא, מַנִּי? לָא רַבִּי וְלָא רַבִּי חִיָּיא, אִי רַבִּי חִיָּיא – אֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה, אִי רַבִּי – דִּיעֲבַד נָמֵי לָא.Mais alors, notre Michna, qui enseigne « Celui qui abat » : après coup, oui ; d'emblée, non ; de qui est-elle ? Ni de Rabbi, ni de Rabbi 'Hiyya ! Si c'est Rabbi 'Hiyya, même d'emblée ; si c'est Rabbi, même après coup, non !
- לְעוֹלָם רַבִּי חִיָּיא, וַאֲפִילּוּ לְכַתְּחִלָּה, וּמַתְנִיתִין דְּקָתָנֵי ״הַשּׁוֹחֵט״ – רַבִּי הִיא.En réalité, Rabbi 'Hiyya permet même d'emblée, et notre Michna, qui enseigne « Celui qui abat », c'est Rabbi.
- קַשְׁיָא דְּרַבִּי אַדְּרַבִּי? לָא קַשְׁיָא: כָּאן בִּמְחוּבָּר מֵעִיקָּרוֹ, כָּאן בְּתָלוּשׁ וּלְבַסּוֹף חִיבְּרוֹ.Il y a donc une difficulté entre Rabbi et Rabbi ? Ce n'est pas difficile : ici, dans sa divergence avec Rabbi 'Hiyya, il s'agit de ce qui est attaché dès l'origine ; là, dans notre Michna, de ce qui était détaché et qu'on a finalement attaché.
- וּמְנָא תֵּימְרָא דְּשָׁנֵי לַן בֵּין מְחוּבָּר מֵעִיקָּרוֹ לְתָלוּשׁ וּלְבַסּוֹף חִיבְּרוֹ? דְּתַנְיָא: הַשּׁוֹחֵט בְּמוּכְנִי – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה, בִּמְחוּבָּר לַקַּרְקַע – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה, נָעַץ סַכִּין בַּכּוֹתֶל וְשָׁחַט בָּהּ – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה, הָיָה צוֹר יוֹצֵא מִן הַכּוֹתֶל אוֹ קָנֶה עוֹלֶה מֵאֵלָיו וְשָׁחַט בּוֹ – שְׁחִיטָתוֹ פְּסוּלָה.Et d'où dis-tu qu'il y a pour nous une différence entre ce qui est attaché dès l'origine et ce qui était détaché et qu'on a finalement attaché ? Comme il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui abat avec un mécanisme, son abattage est valable ; avec ce qui est attaché au sol, son abattage est valable ; s'il a planté un couteau dans un mur et abattu avec, son abattage est valable ; s'il y avait un silex sortant du mur ou un roseau poussé de lui-même et qu'il a abattu avec, son abattage est non valable.
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