Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הַשּׁוֹחֵט בְּשַׁבָּת וּבְיוֹם הַכִּיפּוּרִים, אַף עַל פִּי שֶׁמִּתְחַיֵּיב בְּנַפְשׁוֹ – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה.MICHNA : Celui qui abat le Chabbat ou le jour de Kippour, bien qu'il engage sa vie (qu'il soit passible de mort), son abattage est valide.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב הוּנָא, דָּרַשׁ חִיָּיא בַּר רַב מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: אֲסוּרָה בַּאֲכִילָה לְיוֹמָא, וְנָסְבִין חַבְרַיָּא לְמֵימַר רַבִּי יְהוּדָה הִיא.GUEMARA : Rav Houna a dit : 'Hiya bar Rav a enseigné au nom de Rav : bien que l'abattage soit valide, la bête est interdite à la consommation ce jour-là, et les membres de la compagnie (les Sages de la yechiva) étaient portés à dire que c'est l'avis de Rabbi Yehouda.
- הֵי רַבִּי יְהוּדָה? אָמַר רַבִּי אַבָּא: רַבִּי יְהוּדָה דַּהֲכָנָה הִיא, דִּתְנַן: מְחַתְּכִין אֶת הַדִּילּוּעִין לִפְנֵי הַבְּהֵמָה וְאֶת הַנְּבֵלָה לִפְנֵי הַכְּלָבִים. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִם לֹא הָיְתָה נְבֵלָה מֵעֶרֶב שַׁבָּת אֲסוּרָה, לְפִי שֶׁאֵינָהּ מִן הַמּוּכָן. אַלְמָא, כֵּיוָן דְּלָא אִיתְּכַן מֵאֶתְמוֹל – אֲסוּרָה, הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן דְּלָא אִיתְּכַן מֵאֶתְמוֹל – אֲסוּרָה.Quel avis de Rabbi Yehouda ? Rabbi Abba a dit : c'est celui de Rabbi Yehouda sur la hakhana (la préparation d'avant Chabbat), car nous avons appris (dans une Michna, Chabbat 156b) : on coupe les courges devant le bétail, et la nevéla (charogne) devant les chiens. Rabbi Yehouda dit : si elle n'était pas déjà nevéla la veille de Chabbat, elle est interdite, car elle n'a pas été préparée. Il en ressort que, puisqu'elle n'a pas été préparée dès la veille, elle est interdite ; ici aussi, puisqu'elle n'a pas été préparée dès la veille, elle est interdite.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִי דָּמֵי? הָתָם מֵעִיקָּרָא מוּכָן לְאָדָם, וְהַשְׁתָּא מוּכָן לִכְלָבִים. הָכָא מֵעִיקָּרָא מוּכָן לְאָדָם, וְהַשְׁתָּא מוּכָן לְאָדָם! מִי סָבְרַתְּ בְּהֵמָה בְּחַיֶּיהָ לַאֲכִילָה עוֹמֶדֶת? בְּהֵמָה בְּחַיֶּיהָ לְגַדֵּל עוֹמֶדֶת!Abayé lui dit : ces cas sont-ils comparables ? Là-bas, à l'origine la bête était prête pour l'homme, et maintenant elle est prête pour les chiens. Ici, à l'origine elle était prête pour l'homme, et maintenant elle est prête pour l'homme ! Rabbi Abba répondit : crois-tu qu'une bête, de son vivant, soit destinée à la consommation ? Une bête, de son vivant, est destinée à l'élevage !
- אִי הָכִי, בְּהֵמָה לְרַבִּי יְהוּדָה בְּיוֹם טוֹב הֵיכִי שָׁחֲטִינַן? אָמַר לוֹ: עוֹמֶדֶת לַאֲכִילָה וְעוֹמֶדֶת לְגַדֵּל, נִשְׁחֲטָה – הוּבְרְרָה דְּלַאֲכִילָה עוֹמֶדֶת, לֹא נִשְׁחֲטָה – הוּבְרְרָה דִּלְגַדֵּל עוֹמֶדֶת.Abayé objecta : s'il en est ainsi, selon Rabbi Yehouda, comment abattons-nous une bête le Yom Tov (jour de fête) ? Rabbi Abba lui dit : de son vivant, elle est destinée à la consommation et destinée à l'élevage ; si elle a été abattue, il s'est clarifié qu'elle était destinée à la consommation ; si elle n'a pas été abattue, il s'est clarifié qu'elle était destinée à l'élevage.
- וְהָא לֵית לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה בְּרֵירָה! מְנָא לַן? אִי נֵימָא מִדְּתַנְיָא:Mais Rabbi Yehouda n'admet pas la berera (la clarification rétroactive) ! D'où le savons-nous ? Si l'on dit : de ce qui a été enseigné (dans une baraïta),
- הַלּוֹקֵחַ יַיִן מִבֵּין הַכּוּתִים, אוֹמֵר: ״שְׁנֵי לוּגִּין שֶׁאֲנִי עָתִיד לְהַפְרִישׁ הֲרֵי הֵן תְּרוּמָה, עֲשָׂרָה מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן, תִּשְׁעָה מַעֲשֵׂר שֵׁנִי״, וּמֵיחֵל וְשׁוֹתֶה מִיָּד, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹסְרִין.celui qui achète du vin chez les Samaritains (juste avant Chabbat) dit (pour cent log) : « Deux log que je prélèverai plus tard sont terouma ; dix sont le premier maasser (dîme) ; neuf sont le second maasser », il rachète ce second maasser sur de l'argent et il boit aussitôt : ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda, Rabbi Yossé et Rabbi Chimon l'interdisent.
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