Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּשִׁשִּׁים, וְתָנֵי תַּנָּא: מָנֶה בֶּן אַרְבָּעִים סְלָעִים. אִין! וְהָתְנַן: חֵמֶת חֲדָשָׁה, אַף עַל פִּי שֶׁמְּקַבֶּלֶת רִמּוֹנִים – טְהוֹרָה.soixante sélaïm (unité de poids), comme l'a dit Rav Dimi. La Guemara demande : Un Tanna (Sage de la Michna) enseigne-t-il donc un mané de quarante sélaïm ? Oui ! Car nous avons appris (Tossefta Kélim, Bava Metsia 6, 2) : Une outre neuve, dont la couture n'est pas achevée, bien qu'elle puisse contenir des grenades, est tahor (pure rituellement, c'est-à-dire non susceptible d'impureté), car elle n'est pas encore un ustensile achevé.
- תְּפָרָהּ וְנִקְרְעָה – שִׁיעוּרָהּ כְּמוֹצִיא רִמּוֹנִים. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: כְּפַקְעִיּוֹת שֶׁל שְׁתִי, אַחַת מֵאַרְבַּע, בְּמָנֶה בֶּן אַרְבָּעִים סְלָעִים.Si on l'a cousue et qu'elle s'est déchirée, sa mesure est une ouverture qui laisse sortir des grenades. Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : Comme les pelotes de fil de chaîne, chacune un quart d'un mané de quarante sélaïm. Ce Tanna mentionne donc explicitement un mané de quarante sélaïm.
- וְכַמָּה נוֹתֵן לוֹ כּוּ׳. תָּנָא – לֹא שֶׁיְּלַבְּנֶנּוּ וְיִתְּנֶנּוּ לוֹ, אֶלָּא שֶׁיְּלַבְּנֶנּוּ כֹּהֵן וְיַעֲמוֹד עַל חֲמֵשׁ סְלָעִים.La Michna enseigne : Et combien lui donne-t-on, etc. : cinq sélaïm de laine blanchie. Il a été enseigné : Non qu'il doive la blanchir et la lui donner, mais il doit lui en donner assez pour que le Cohen (prêtre) la blanchisse et qu'elle arrive à cinq sélaïm.
- כְּדֵי לַעֲשׂוֹת בֶּגֶד קָטָן. מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אָמַר קְרָא ״לַעֲמֹד לְשָׁרֵת״ – דָּבָר שֶׁהוּא רָאוּי לְשֵׁירוּת. מַאי נִיהוּ? אַבְנֵט.De quoi faire un petit vêtement. D'où savons-nous cela ? Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Le verset a dit : « Pour se tenir et officier » (Deutéronome 18, 5) : une chose apte au service. Qu'est-ce que c'est ? La ceinture, pour laquelle cinq sélaïm de laine suffisent.
- אֵימָא מְעִיל! תָּפַשְׂתָּ מְרוּבֶּה – לֹא תָּפַשְׂתָּ, תָּפַשְׂתָּ מוּעָט – תָּפַשְׂתָּ.Dis plutôt le manteau ! La Guemara répond : Si tu as saisi beaucoup, tu n'as pas saisi ; si tu as saisi peu, tu as saisi : la ceinture répondant déjà à « officier », on n'exige pas davantage.
- וְאֵימָא כִּיפָּה שֶׁל צֶמֶר, דְּתַנְיָא: כִּיפָּה שֶׁל צֶמֶר הָיְתָה מוּנַּחַת בְּרֹאשׁ כֹּהֵן גָּדוֹל, וְעָלֶיהָ צִיץ נָתוּן, לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: ״וְשַׂמְתָּ אֹתוֹ עַל פְּתִיל תְּכֵלֶת״.Mais dis plutôt la calotte de laine, comme il a été enseigné : Une calotte de laine était posée sur la tête du Cohen Gadol (grand-prêtre), et le frontal était placé dessus, pour accomplir ce qui est dit : « Et tu le placeras sur un cordon d'azur » (Exode 28, 37).
- אָמַר קְרָא ״הוּא וּבָנָיו״, דָּבָר הַשָּׁוֶה לְאַהֲרֹן וּלְבָנָיו.Le verset a dit : « Lui et ses fils » (Deutéronome 18, 5) : une chose commune à Aharon et à ses fils ; or la calotte n'est portée que par le Cohen Gadol.
- אַבְנֵט נָמֵי לָא שָׁוֵי. הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל לֹא זֶהוּ אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן הֶדְיוֹט – שַׁפִּיר.La ceinture non plus n'est pas commune ! On précise : Cela convient selon celui qui dit que la ceinture du Cohen Gadol, celle de lin de Yom Kippour, n'est pas la ceinture du Cohen ordinaire, laquelle, de laine et de lin, est identique à celle du Cohen Gadol le reste de l'année : c'est bien.
- אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר זֶהוּ אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן הֶדְיוֹט, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? שֵׁם אַבְנֵט בָּעוֹלָם.Mais selon celui qui dit que c'est la ceinture du Cohen ordinaire, tout en lin, de sorte que celle de laine n'est portée que par le Cohen Gadol, que peut-on dire ? Le nom de « ceinture » existe en général pour tous les Cohanim, alors qu'aucune calotte n'est portée par le Cohen ordinaire.
- לֹא הִסְפִּיק לִיתְּנוֹ וְכוּ׳. אִיתְּמַר: גָּזַז וּמָכַר רִאשׁוֹנָה, רַב חִסְדָּא אָמַר: חַיָּיב, רַבִּי נָתָן בַּר הוֹשַׁעְיָא אָמַר: פָּטוּר.La Michna enseigne : Il n'a pas eu le temps de le lui donner, etc. Il a été dit : S'il a tondu et vendu la première brebis, puis de même chacune des suivantes, de sorte qu'il a réuni cinq toisons sans plus posséder les bêtes : Rav 'Hisda a dit : Il est obligé ; Rabbi Natan bar Hochaya a dit : Il est exempt.
- רַב חִסְדָּא אֲמַר חַיָּיב, דְּהָא גָּזַז. רַבִּי נָתָן בַּר הוֹשַׁעְיָא אָמַר פָּטוּר, בְּעִידָּנָא דְּקָא מָלֵא שִׁיעוּרָא בָּעֵינַן ״צֹאנְךָ״, וְלֵיכָּא.Rav 'Hisda a dit : Il est obligé, car il a bien tondu ses bêtes. Rabbi Natan bar Hochaya a dit : Il est exempt : au moment où la mesure s'accomplit, nous exigeons « ton petit bétail », et il n'y en a pas.
- תְּנַן: הַלּוֹקֵחַ גֵּז צֹאנוֹ שֶׁל גּוֹי, פָּטוּר מֵרֵאשִׁית הַגֵּז. הָא צֹאנוֹ לִגְזוֹז – חַיָּיב. אַמַּאי? כֹּל חַד וְחַד בָּתַר גִּיזָּה נָפְקָא לַהּ מֵרְשׁוּתֵיהּ!La Guemara objecte : Nous avons appris dans la Michna : Celui qui achète la toison du troupeau d'un non-Juif est exempt des prémices de la tonte. Il s'ensuit que s'il a acheté ses bêtes pour les tondre, il est obligé. Pourquoi ? Chacune, après la tonte, sort de son domaine !
- תַּרְגְּמַאּ רַב חִסְדָּא אַלִּיבָּא דְּרַבִּי נָתָן בַּר הוֹשַׁעְיָא: כְּגוֹן שֶׁהִקְנָן לוֹ כׇּל שְׁלֹשִׁים יוֹם.Rav 'Hisda l'a expliquée selon Rabbi Natan bar Hochaya : Par exemple s'il les lui a transférées pour les trente jours entiers, de sorte qu'elles lui appartiennent encore quand la tonte s'achève.
- הַלּוֹקֵחַ גֵּז צֹאנוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ כּוּ׳. מַאן תַּנָּא דְּהֵיכָא דְּאִיכָּא שִׁיּוּרָא גַּבֵּי מוֹכֵר, בָּתַר מוֹכֵר אָזְלִינַן?La Michna enseigne : Celui qui achète la toison du troupeau de son prochain, etc. Quel Tanna tient que là où il y a un reste chez le vendeur, nous suivons le vendeur ?
- אָמַר רַב חִסְדָּא: רַבִּי יְהוּדָה הִיא, דִּתְנַן: הַמּוֹכֵר קִלְחֵי אִילָן בְּתוֹךְ שָׂדֵהוּ – נוֹתֵן פֵּאָה לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד.Rav 'Hisda a dit : C'est Rabbi Yehouda, car nous avons appris (Péa 3, 5) : Celui qui vend des tiges d'arbre au milieu de son champ : il donne la péa (coin du champ laissé aux pauvres) pour chacune.
- אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אֵימָתַי? בִּזְמַן שֶׁלֹּא שִׁיֵּיר בַּעַל הַשָּׂדֶה, אֲבָל שִׁיֵּיר בַּעַל הַשָּׂדֶה – נוֹתֵן פֵּאָה עַל הַכֹּל.Rabbi Yehouda a dit : Quand cela ? Lorsque le propriétaire du champ n'en a pas gardé ; mais si le propriétaire du champ en a gardé, il donne la péa pour tout.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: וְהָא מָר הוּא דְּאָמַר, וְהוּא שֶׁהִתְחִיל בַּעַל הַשָּׂדֶה לִקְצוֹר!Rava lui a dit : Mais n'est-ce pas toi, Maître, qui as dit : À condition que le propriétaire du champ ait commencé à moissonner !
- וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי וְהוּא שֶׁהִתְחִיל לִגְזוֹז – בִּשְׁלָמָא הָתָם, ״וּבְקֻצְרְכֶם אֶת קְצִיר אַרְצְכֶם״ כְּתִיב, מֵעִידָּנָא דְּאַתְחֵיל לִקְצוֹר מִיחַיַּיב בְּכוּלַּהּ שָׂדֶה, אֶלָּא הָכָא, מֵעִידָּנָא דְּאַתְחֵיל לְמֵיגַז לָא מִיחַיַּיב בְּכוּלֵּיהּ עֶדְרֵיהּ!Et si tu dis : ici aussi, à condition qu'il ait commencé à tondre – on comprend là-bas, où il est écrit : « Et quand vous moissonnerez la moisson de votre terre » (Lévitique 19, 9) : dès le moment où il a commencé à moissonner, il est obligé pour tout le champ ; mais ici, dès le moment où il a commencé à tondre, il n'est pas obligé pour tout son troupeau !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: הַאי תַּנָּא הוּא, דִּתְנַן: אָמַר לוֹ ״מְכוֹר לִי בְּנֵי מֵעֶיהָ שֶׁל פָּרָה זוֹ״, וְהָיוּ בָּהֶן מַתָּנוֹת – נוֹתְנָן לַכֹּהֵן, וְאֵין מְנַכֶּה לוֹ מִן הַדָּמִים. לָקַח מִמֶּנּוּ בְּמִשְׁקָל – נוֹתְנָן לַכֹּהֵן וּמְנַכֶּה לוֹ מִן הַדָּמִים.Plutôt, Rava a dit : C'est ce Tanna-ci, car nous avons appris (plus haut, 132a) : Il lui a dit : « Vends-moi les entrailles de cette vache », et il s'y trouvait les dons sacerdotaux : il les donne au Cohen et il ne déduit rien du prix. S'il a acheté de lui au poids, il les donne au Cohen et il déduit du prix.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.