Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְרַבָּנַן: לָא נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא לָא וָי״ו וְלָא ״רֵאשִׁית״.Et les Rabbanan répondent à Rabbi Ilaï : si les deux sujets devaient être réunis, que le Miséricordieux n'écrive ni le vav ni le mot « prémices » !
- וְרַבִּי אִלְעַאי, אַיְּידֵי דְּהַאי קְדוּשַּׁת דָּמִים, וְהַאי קְדוּשַּׁת הַגּוּף, פָּסֵיק לְהוּ, וַהֲדַר עָרְבִי לְהוּ.Et Rabbi Ilaï répond : puisque celle-ci (les prémices de la tonte, réchit haguèz) n'a qu'une sainteté de valeur, et celle-là (la terouma, prélèvement donné au Cohen) une sainteté du corps (interdite aux non-Cohanim), le verset les a séparées, puis les a de nouveau réunies.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: שׁוּתָּפוּת גּוֹי בִּתְרוּמָה, רַבָּנַן חַיּוֹבֵי מְחַיְּיבִי, דְּתַנְיָא: יִשְׂרָאֵל וְגוֹי שֶׁלָּקְחוּ שָׂדֶה בְּשׁוּתָּפוּת – טֶבֶל וְחוּלִּין מְעוֹרָבִים זֶה בָּזֶה, דִּבְרֵי רַבִּי. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: שֶׁל יִשְׂרָאֵל חַיָּיב, וְשֶׁל גּוֹי פָּטוּר.Et si tu veux, dis : pour l'association avec un non-Juif, en matière de terouma, les Rabbanan tiennent qu'il y a obligation, car il a été enseigné dans une baraïta : un Juif et un non-Juif qui ont acheté un champ en association : c'est du tével (produit soumis aux prélèvements) et du profane mêlés l'un à l'autre, ce sont les paroles de Rabbi. Rabban Chimon ben Gamliel dit : la part du Juif est soumise et la part du non-Juif est exemptée.
- עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי, אֶלָּא דְּמָר סָבַר יֵשׁ בְּרֵירָה, וּמַר סָבַר אֵין בְּרֵירָה, אֲבָל שׁוּתָּפוּת דְּגוֹי – דִּבְרֵי הַכֹּל חַיֶּיבֶת.Ils ne divergent que sur ceci : l'un (Rabban Chimon ben Gamliel) tient qu'il y a berera (clarification rétroactive de ce qui revient à chacun), et l'autre (Rabbi) tient qu'il n'y a pas de berera ; mais l'association avec un non-Juif est, de l'avis de tous, soumise à la terouma.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא, תַּרְוַיְיהוּ לְרַבִּי אִלְעַאי מִ״צֹּאנְךָ״ נָפְקָא.Et si tu veux, dis : selon Rabbi Ilaï, les deux exemptions se tirent de « Tes brebis ».
- שׁוּתָּפוּת דְּגוֹי מַאי טַעְמָא? דְּלָא מְיַיחֲדָא לֵיהּ, לְיִשְׂרָאֵל נָמֵי לָא מְיַיחֲדָא לֵיהּ. וְרַבָּנַן? גּוֹי לָאו בַּר חִיּוּבָא הוּא, יִשְׂרָאֵל בַּר חִיּוּבָא הוּא.L'association avec un non-Juif, pour quelle raison est-elle exemptée ? Parce que la brebis ne lui est pas exclusive ; pour l'association avec un Juif aussi, elle ne lui est pas exclusive. Et les Rabbanan ? Ils répondent : le non-Juif n'est pas soumis à l'obligation, le Juif est soumis à l'obligation.
- אָמַר רָבָא: מוֹדֶה רַבִּי אִלְעַאי בִּתְרוּמָה, אַף עַל גַּב דִּכְתִיב ״דְּגָנְךָ״ – דִּידָךְ אִין, דְּשׁוּתָּפוּת לָא.Rava a dit : Rabbi Ilaï reconnaît pour la terouma que des associés y sont tenus, bien qu'il soit écrit : « Ton blé » (Deutéronome 18, 4), ce dont on pourrait déduire : le tien, oui ; celui d'une association, non.
- כְּתַב רַחֲמָנָא ״תְּרוּמֹתֵיכֶם״, אֶלָּא ״דְּגָנְךָ״ לְמָה לִי? לְמַעוֹטֵי שׁוּתָּפוּת גּוֹי.Car le Miséricordieux a écrit : « Vos teroumot » (Ézéchiel 20, 40), au pluriel. Mais alors, pourquoi ai-je besoin de « Ton blé » ? Pour exclure l'association avec un non-Juif.
- חַלָּה, אַף עַל גַּב דִּכְתִיב ״רֵאשִׁית״, וְאִיכָּא לְמֵימַר: נֵילַף ״רֵאשִׁית״ ״רֵאשִׁית״ מֵרֵאשִׁית הַגֵּז – מָה לְהַלָּן דְּשׁוּתָּפוּת לָא, אַף כָּאן דְּשׁוּתָּפוּת לָא. כְּתַב רַחֲמָנָא ״עֲרִיסוֹתֵיכֶם״.Pour la 'hala (part de pâte due au Cohen), bien qu'il soit écrit « prémices » (Nombres 15, 20) et qu'on puisse dire : apprenons « prémices » de « prémices » à partir des prémices de la tonte : de même que là-bas, pour une association, non, de même ici, pour une association, non, néanmoins le Miséricordieux a écrit : « Vos pâtes », au pluriel.
- אֶלָּא טַעְמָא דִּכְתִיב ״עֲרִיסוֹתֵיכֶם״, הָא לָאו הָכִי הֲוָה אָמֵינָא נֵילַף ״רֵאשִׁית״ ״רֵאשִׁית״ מֵרֵאשִׁית הַגֵּז? אַדְּרַבָּה, נֵילַף מִתְּרוּמָה!Mais alors, la raison est qu'il est écrit « Vos pâtes » ; sinon j'aurais dit : apprenons « prémices » de « prémices » à partir des prémices de la tonte ? Au contraire, apprenons-le de la terouma ! (où les associés sont tenus).
- הָכִי נָמֵי, אֶלָּא ״עֲרִיסוֹתֵיכֶם״ לְמָה לִי? כְּדֵי עֲרִיסוֹתֵיכֶם.Il en est bien ainsi. Mais alors, pourquoi ai-je besoin de « Vos pâtes » ? Pour enseigner la quantité : l'équivalent de vos pâtes, celles que l'on pétrissait au désert.
- פֵּאָה, אַף עַל גַּב דִּכְתִיב ״שָׂדְךָ״ – דִּידָךְ אִין, שׁוּתָּפוּת לָא – כְּתַב רַחֲמָנָא ״וּבְקֻצְרְכֶם אֶת קְצִיר אַרְצְכֶם״. אֶלָּא ״שָׂדְךָ״ לְמָה לִי? לְמַעוֹטֵי שׁוּתָּפוּת גּוֹי.Pour la péa (coin du champ laissé aux pauvres), bien qu'il soit écrit : « Ton champ », d'où : le tien, oui ; une association, non, le Miséricordieux a écrit : « Et lorsque vous moissonnerez la moisson de votre terre » (Lévitique 19, 9). Mais alors, pourquoi ai-je besoin de « Ton champ » ? Pour exclure l'association avec un non-Juif.
- בְּכוֹרָה, אַף עַל גַּב דִּכְתִיב ״כׇּל הַבְּכוֹר אֲשֶׁר יִוָּלֵד בִּבְקָרְךָ וּבְצֹאנְךָ״, דִּידָךְ – אִין, דְּשׁוּתָּפוּת – לָא.Pour la loi du premier-né animal, bien qu'il soit écrit : « Tout premier-né qui naîtra dans ton gros bétail et dans ton petit bétail » (Deutéronome 15, 19), d'où : le tien, oui ; celui d'une association, non,
- כְּתַב רַחֲמָנָא: ״וּבְכֹרֹת בְּקַרְכֶם וְצֹאנְכֶם״, אֶלָּא ״בְּקָרְךָ וְצֹאנְךָ״ לְמָה לִי? לְמַעוֹטֵי שׁוּתָּפוּת גּוֹי.le Miséricordieux a écrit : « Et les premiers-nés de votre gros bétail et de votre petit bétail » (Deutéronome 12, 6). Mais alors, pourquoi ai-je besoin de « ton gros bétail et ton petit bétail » ? Pour exclure l'association avec un non-Juif.
- מְזוּזָה, אַף עַל גַּב דִּכְתִיב ״בֵּיתֶךָ״ – דִּידָךְ אִין, שׁוּתָּפוּת לָא, כְּתַב רַחֲמָנָא ״לְמַעַן יִרְבּוּ יְמֵיכֶם וִימֵי בְנֵיכֶם״. וְאֶלָּא ״בֵּיתֶךָ״ לְמַאי אֲתָא? לְכִדְרַבָּה, דְּאָמַר רַבָּה:Pour la mezouza, bien qu'il soit écrit : « Ta maison » (Deutéronome 6, 9), d'où : la tienne, oui ; une association, non, le Miséricordieux a écrit : « Afin que se multiplient vos jours et les jours de vos enfants » (Deutéronome 11, 21). Mais alors, à quoi vient « Ta maison » ? À ce qu'a dit Rabba, car Rabba a dit :
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