Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דֶּרֶךְ בִּיאָתְךָ מִן הַיָּמִין.« Ta maison » (bétékha) se lit comme « ton entrée » (biatékha) : on place la mezouza sur le chemin de ton entrée, à partir de la droite, car on entre en avançant le pied droit.
- מַעֲשֵׂר, אַף עַל גַּב דִּכְתִיב ״מַעְשַׂר דְּגָנְךָ״ – דִּילָךְ אִין, דְּשׁוּתָּפוּת לָא. כְּתַב רַחֲמָנָא ״מַעְשְׂרוֹתֵיכֶם״. אֶלָּא ״מַעְשַׂר דְּגָנְךָ״ לְמַאי אֲתָא? לְמַעוֹטֵי שׁוּתָּפוּת דְּגוֹי.Pour la dîme, bien qu'il soit écrit : « La dîme de ton blé » (Deutéronome 12, 17), d'où : le tien, oui ; celui d'une association, non, le Miséricordieux a écrit : « Vos dîmes » (Nombres 18, 28). Mais alors, à quoi vient « La dîme de ton blé » ? À exclure l'association avec un non-Juif.
- מַתָּנוֹת, אַף עַל גַּב דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״וְנָתַן״.Pour les dons dus au Cohen (la patte avant, la mâchoire et la caillette), Rabbi Ilaï reconnaît que des associés y sont tenus, bien que le Miséricordieux ait écrit : « Et il donnera » (Deutéronome 18, 3).
- אִיכָּא לְמֵימַר, יָלֵיף ״נְתִינָה״ ״נְתִינָה״ מֵרֵאשִׁית הַגֵּז – מָה לְהַלָּן דְּשׁוּתָּפוּת לָא, אַף כָּאן דְּשׁוּתָּפוּת לָא. כְּתַב רַחֲמָנָא ״מֵאֵת זוֹבְחֵי הַזֶּבַח״.On peut dire : qu'il apprenne « don » de « don » à partir des prémices de la tonte (réchit haguèz, la laine due au Cohen) : de même que là-bas, pour une association, non, de même ici, pour une association, non. Néanmoins, le Miséricordieux a écrit : « De la part de ceux qui sacrifient le sacrifice » (Deutéronome 18, 3), au pluriel.
- אֶלָּא טַעְמָא דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״מֵאֵת זוֹבְחֵי הַזֶּבַח״, הָא לָאו הָכִי הֲוָה אָמֵינָא לֵילַף מֵרֵאשִׁית הַגֵּז? אַדְּרַבָּה נֵילַף מִתְּרוּמָה.Mais alors, la raison est que le Miséricordieux a écrit : « De la part de ceux qui sacrifient le sacrifice » ; sinon j'aurais dit : qu'il l'apprenne des prémices de la tonte ? Au contraire, apprenons-le de la terouma (prélèvement donné au Cohen), où les associés sont tenus !
- אִין הָכִי נָמֵי, מֵאֵת ״זוֹבְחֵי הַזֶּבַח״ לְמָה לִּי? לְכִדְרָבָא, דְּאָמַר רָבָא: הַדִּין עִם הַטַּבָּח.Oui, il en est bien ainsi. Pourquoi ai-je alors besoin de « De la part de ceux qui sacrifient le sacrifice » ? Pour ce qu'a dit Rava, car Rava a dit : l'action en justice est contre le boucher, et non contre l'acheteur.
- בִּכּוּרִים, אַף עַל גַּב דִּכְתִיב ״אַרְצְךָ״ – דִּידָךְ אִין, דְּשׁוּתָּפוּת לָא.Pour les prémices des fruits (bikourim), bien qu'il soit écrit : « Ta terre » (Deutéronome 26, 2), d'où : la tienne, oui ; celle d'une association, non,
- כְּתַב רַחֲמָנָא ״בִּכּוּרֵי כֹּל אֲשֶׁר (בְּאַרְצְךָ) [בְּאַרְצָם]״, אֶלָּא ״אַרְצְךָ״ לְמָה לִי? לְמַעוֹטֵי חוּצָה לָאָרֶץ.le Miséricordieux a écrit : « Les prémices de tout ce qui est dans leur terre » (Nombres 18, 13). Mais alors, pourquoi ai-je besoin de « Ta terre » ? Pour exclure la terre hors d'Israël.
- צִיצִית, אַף עַל גַּב דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״כְּסוּתְךָ״ – דִּידָךְ אִין, דְּשׁוּתָּפוּת לָא.Pour les tsitsit (franges rituelles), bien que le Miséricordieux ait écrit : « Ton vêtement » (Deutéronome 22, 12), d'où : le tien, oui ; celui d'une association, non,
- כְּתַב רַחֲמָנָא ״עַל כַּנְפֵי בִגְדֵיהֶם לְדֹרֹתָם״, וְאֶלָּא ״כְּסוּתְךָ״ לְמָה לִי? לְכִדְרַב יְהוּדָה, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה: טַלִּית שְׁאוּלָה פְּטוּרָה מִן הַצִּיצִית כׇּל שְׁלֹשִׁים יוֹם.le Miséricordieux a écrit : « Sur les coins de leurs vêtements, pour leurs générations » (Nombres 15, 38). Mais alors, pourquoi ai-je besoin de « Ton vêtement » ? Pour ce qu'a dit Rav Yehouda, car Rav Yehouda a dit : un châle emprunté est exempté des tsitsit pendant trente jours entiers.
- מַעֲקֶה, אַף עַל גַּב דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״לְגַגֶּךָ״ – דִּידָךְ אִין, דְּשׁוּתָּפוּת לָא.Pour le parapet du toit, bien que le Miséricordieux ait écrit : « Pour ton toit » (Deutéronome 22, 8), d'où : le tien, oui ; celui d'une association, non,
- כְּתַב רַחֲמָנָא ״כִּי יִפֹּל הַנֹּפֵל מִמֶּנּוּ״, אֶלָּא ״גַּגֶּךָ״ לְמַאי אֲתָא? לְמַעוֹטֵי בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת.le Miséricordieux a écrit : « Si celui qui tombe en tombe » (Deutéronome 22, 8), ce qui vaut pour tout lieu dangereux. Mais alors, à quoi vient « Ton toit » ? À exclure les synagogues et les maisons d'étude.
- אָמַר רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי: לֵיתַנְהוּ לְהָנֵי כְּלָלֵי, דְּתַנְיָא: בֶּהֱמַת הַשּׁוּתָּפִין חַיֶּיבֶת בִּבְכוֹרָה, וְרַבִּי אִלְעַאי פּוֹטְרָהּ.Rav Bivi bar Abayé a dit : ces règles énoncées par Rava ne sont pas retenues, car il a été enseigné dans une baraïta : l'animal des associés est soumis à la loi du premier-né, et Rabbi Ilaï l'exempte.
- מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אִלְעַאי? דִּכְתִיב: ״בְּקָרְךָ וְצֹאנְךָ״, וְהָא כְּתִיב: ״בְּקַרְכֶם וְצֹאנְכֶם״! דְּכוּלְּהוּ יִשְׂרָאֵל.Quelle est la raison de Rabbi Ilaï ? Comme il est écrit : « Ton gros bétail et ton petit bétail » (Deutéronome 12, 17). Mais voici qu'il est écrit : « Votre gros bétail et votre petit bétail » (Deutéronome 12, 6) ! La Guemara répond : ce pluriel parle de tout Israël, et non d'associés.
- אָמַר רַב חֲנִינָא מִסּוּרָא: לֵיתַנְהוּ לְהָנֵי כְּלָלֵי, דְּתַנְיָא: בֶּהֱמַת הַשּׁוּתָּפִין חַיֶּיבֶת בְּמַתָּנוֹת, וְרַבִּי אִלְעַאי פּוֹטֵר. מַאי טַעְמָא? יָלֵיף ״נְתִינָה״ ״נְתִינָה״ מֵרֵאשִׁית הַגֵּז – מָה לְהַלָּן דְּשׁוּתָּפוּת לָא, אַף כָּאן דְּשׁוּתָּפוּת לָא.Rav 'Hanina de Soura a dit : ces règles ne sont pas retenues, car il a été enseigné dans une baraïta : l'animal des associés est soumis aux dons, et Rabbi Ilaï exempte. Quelle est la raison ? Il apprend « don » de « don » à partir des prémices de la tonte : de même que là-bas, pour une association, non, de même ici, pour une association, non.
- וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ בִּתְרוּמָה מִיחַיַּיב, נֵילַף ״נְתִינָה״ ״נְתִינָה״ מִתְּרוּמָה! אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ בִּתְרוּמָה נָמֵי פּוֹטֵר.Et s'il te venait à l'esprit que pour la terouma il oblige les associés, qu'on apprenne « don » de « don » à partir de la terouma ! Déduis-en plutôt que pour la terouma aussi il exempte.
- אִי מָה תְּרוּמָה, בָּאָרֶץ – אִין, בְּחוּצָה לָאָרֶץ – לָא, אַף מַתָּנוֹת, בָּאָרֶץ – אִין, בְּחוּצָה לָאָרֶץ – לָא! אָמַר רַבִּי יוֹסֵי מִנְּהַרְבִּיל: אִין, וְהָתַנְיָא, רַבִּי אִלְעַאי אוֹמֵר: מַתָּנוֹת אִין נוֹהֲגִין אֶלָּא בָּאָרֶץ, וְכֵן הָיָה רַבִּי אִלְעַאי אוֹמֵר: רֵאשִׁית הַגֵּז אִין נוֹהֵג אֶלָּא בָּאָרֶץ.Mais alors, de même que la terouma s'applique en terre d'Israël, oui, et hors de la terre d'Israël, non, de même les dons s'appliqueraient en terre d'Israël, oui, et hors de la terre d'Israël, non ! Rabbi Yossé de Neharbil a dit : oui, il en est bien ainsi, et il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Ilaï dit : les dons ne s'appliquent qu'en terre d'Israël. Et Rabbi Ilaï disait de même : les prémices de la tonte ne s'appliquent qu'en terre d'Israël.
- מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אִלְעַאי? אָמַר רָבָא: יָלֵיף ״נְתִינָה״ ״נְתִינָה״ מִתְּרוּמָה: מָה תְּרוּמָה, בָּאָרֶץ – אִין, בְּחוּצָה לָאָרֶץ – לָא, אַף רֵאשִׁית הַגֵּז, בָּאָרֶץ – אִין, בְּחוּצָה לָאָרֶץ – לָא.Quelle est la raison de Rabbi Ilaï ? Rava a dit : il apprend « don » de « don » à partir de la terouma : de même que la terouma s'applique en terre d'Israël, oui, et hors de la terre d'Israël, non, de même les prémices de la tonte s'appliquent en terre d'Israël, oui, et hors de la terre d'Israël, non.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִי מָה תְּרוּמָה טוֹבֶלֶת, אַף רֵאשִׁית הַגֵּז טוֹבֶלֶת? אֲמַר לֵיהּ: אָמַר קְרָא ״וְרֵאשִׁית גֵּז צֹאנְךָ תִּתֶּן לוֹ״ – אֵין לְךָ בּוֹ אֶלָּא מֵרֵאשִׁיתוֹ וְאֵילָךְ.Abayé lui dit : mais alors, de même que la terouma rend tével (elle interdit le produit tant qu'elle n'a pas été prélevée), les prémices de la tonte rendraient-elles aussi tével ? Il lui dit : le verset dit : « Et les prémices de la toison de tes brebis, tu lui donneras » (Deutéronome 18, 4) : tu n'as de droit sur elle qu'à partir de ses prémices et au-delà, c'est-à-dire seulement une fois la part désignée.
- אִי מָה תְּרוּמָה חַיָּיבִים עָלֶיהָ מִיתָה וָחוֹמֶשׁ, אַף רֵאשִׁית הַגֵּז חַיָּיבִים עָלָיו מִיתָה וָחוֹמֶשׁ?Mais alors, de même que pour la terouma on encourt la mort (par la main du Ciel, pour un étranger au sacerdoce qui en mange sciemment) et le cinquième (à ajouter en cas d'erreur), pour les prémices de la tonte on encourrait aussi la mort et le cinquième ?
- אָמַר קְרָא: ״וּמֵתוּ בוֹ״, ״וְיָסַף עָלָיו״ – ״עָלָיו״ וְלֹא עַל רֵאשִׁית הַגֵּז, ״בּוֹ״ וְלֹא בְּרֵאשִׁית הַגֵּז.Le verset dit : « Et ils mourront à cause d'elle » (Lévitique 22, 9), « Et il y ajoutera » (Lévitique 22, 14) : « y » et non aux prémices de la tonte ; « à cause d'elle » et non à cause des prémices de la tonte.
- אִי מָה תְּרוּמָה רִאשׁוֹן וְשֵׁנִי אַחֲרֶיהָ, אַף רֵאשִׁית הַגֵּז רִאשׁוֹן וְשֵׁנִי אַחֲרֶיהָ! אָמַר קְרָא ״רֵאשִׁית״, אֵין לְךָ בּוֹ אֶלָּא רֵאשִׁית בִּלְבַד.Mais alors, de même que la terouma est suivie de la première dîme et de la seconde, les prémices de la tonte seraient-elles suivies d'une première et d'une seconde ? Le verset dit : « prémices » : tu n'y as que les prémices seules.
- אִי מָה תְּרוּמָה, מֵחָדָשׁ עַל הַיָּשָׁן – לָא, אַף רֵאשִׁית הַגֵּז, מֵחָדָשׁ עַל הַיָּשָׁן – לָא? אִין.Mais alors, de même que pour la terouma, du nouveau pour l'ancien, non, de même pour les prémices de la tonte, du nouveau pour l'ancien, non ? Oui, il en est ainsi.
- וְהָתַנְיָא: הָיוּ לוֹ שְׁתֵּי רְחֵלוֹת, גָּזַז וְהִנִּיחַ, גָּזַז וְהִנִּיחַ, שְׁתַּיִם וְשָׁלֹשׁ שָׁנִים – אֵין מִצְטָרְפוֹת. הָא חָמֵשׁ – מִצְטָרְפוֹת.Et il a été enseigné dans une baraïta : s'il avait deux brebis, qu'il a tondues et a laissé la laine, puis tondues et a laissé la laine, pendant deux ou trois ans, elles ne se joignent pas. On en déduit : mais cinq se joignent.
- וְהָתַנְיָא: אֵין מִצְטָרְפוֹת! אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ: הָא דְּרַבִּי אִלְעַאי, וְהָא דְּרַבָּנַן.Mais il a été enseigné dans une autre baraïta : elles ne se joignent pas ! Déduis-en plutôt : celle-ci est de Rabbi Ilaï, et celle-là est des Rabbanan.
- אִי מָה תְּרוּמָה, גָּדֵל בְּחִיּוּב – חַיָּיב, גָּדֵל בִּפְטוּר – פָּטוּר, אַף רֵאשִׁית הַגֵּז נָמֵי: גָּדֵל בְּחִיּוּב – חַיָּיב, בִּפְטוּר – פָּטוּר!Mais alors, de même que la terouma : ce qui a poussé sous obligation est soumis, ce qui a poussé sous exemption est exempté, de même pour les prémices de la tonte : ce qui a poussé sous obligation serait soumis, sous exemption, exempté !
- וְגַבֵּי תְּרוּמָה מְנָלַן? דְּתַנְיָא: יִשְׂרָאֵל שֶׁלָּקַח שָׂדֶה בְּסוּרְיָא מִגּוֹי, עַד שֶׁלֹּא הֵבִיאָה שְׁלִישׁ – חַיָּיב, מִשֶּׁהֵבִיאָה שְׁלִישׁ – רַבִּי עֲקִיבָא מְחַיֵּיב בְּתוֹסֶפֶת, וַחֲכָמִים פּוֹטְרִין.Et pour la terouma, d'où le savons-nous ? Car il a été enseigné dans une baraïta : un Juif qui a acheté un champ en Syrie à un non-Juif : avant qu'il n'ait atteint le tiers de sa croissance, il est soumis ; après qu'il a atteint le tiers, Rabbi Akiva oblige pour ce qui s'est ajouté, et les Sages exemptent.
- וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי, וְהָתְנַן: הַלּוֹקֵחַ גֵּז צֹאן גּוֹי – פָּטוּר מֵרֵאשִׁית הַגֵּז, הָא צֹאנוֹ לִגְזוֹז – חַיָּיב! מַתְנִיתִיןEt si tu dis : il en est bien ainsi aussi pour les prémices de la tonte, n'avons-nous pas appris dans la Michna (135a) : celui qui achète la toison des brebis d'un non-Juif est exempté des prémices de la tonte ; mais s'il achète ses brebis pour les tondre, il est soumis ! Rava répond : la Michna
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