Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ רֵאשִׁית הַגֵּז נוֹהֵג בָּאָרֶץ וּבְחוּצָה לָאָרֶץ, בִּפְנֵי הַבַּיִת וְשֶׁלֹּא בִּפְנֵי הַבַּיִת, בַּחוּלִּין אֲבָל לֹא בַּמּוּקְדָּשִׁים.MICHNA : Les prémices de la tonte (réchit haguèz, la laine due au Cohen) s'appliquent en terre d'Israël et hors de la terre d'Israël, en présence du Temple et hors de la présence du Temple, aux animaux profanes mais non aux animaux consacrés.
- חוֹמֶר בַּזְּרוֹעַ וּלְחָיַיִם וּבַקֵּבָה מֵרֵאשִׁית הַגֵּז – שֶׁהַזְּרוֹעַ וְהַלְּחָיַיִם וְהַקֵּבָה נוֹהֲגִין בַּבָּקָר וּבַצֹּאן, בִּמְרוּבֶּה וּבְמוּעָט, וְרֵאשִׁית הַגֵּז אֵינוֹ נוֹהֵג אֶלָּא בִּרְחֵלוֹת, וְאֵינוֹ נוֹהֵג אֶלָּא בִּמְרוּבֶּה.La rigueur est plus grande pour la patte avant, la mâchoire et la caillette (les dons dus au Cohen) que pour les prémices de la tonte : car la patte avant, la mâchoire et la caillette s'appliquent au gros bétail et au petit bétail, à un grand nombre et à un petit nombre de bêtes, alors que les prémices de la tonte ne s'appliquent qu'aux brebis et ne s'appliquent qu'à un grand nombre.
- וְכַמָּה הוּא מְרוּבֶּה, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: שְׁתֵּי רְחֵלוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יְחַיֶּה אִישׁ עֶגְלַת בָּקָר וּשְׁתֵּי צֹאן״, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: חָמֵשׁ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״חָמֵשׁ צֹאן עֲשׂוּיוֹת״.Et combien est-ce, un grand nombre ? L'école de Chamaï dit : deux brebis, comme il est dit : « Un homme élèvera une génisse et deux brebis » (Isaïe 7, 21). Et l'école de Hillel dit : cinq, comme il est dit : « Cinq brebis apprêtées » (I Samuel 25, 18).
- רַבִּי דּוֹסָא בֶּן הַרְכִּינָס אוֹמֵר: חָמֵשׁ רְחֵלוֹת גּוֹזְזוֹת מָנֶה מָנֶה וּפְרָס חַיָּיבוֹת בְּרֵאשִׁית הַגֵּז, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: חָמֵשׁ רְחֵלוֹת גּוֹזְזוֹת כׇּל שֶׁהֵן.Rabbi Dossa ben Harkinas dit : cinq brebis tondues, donnant chacune un mané et demi de laine (cent cinquante dinars de poids), sont soumises aux prémices de la tonte. Et les Sages disent : cinq brebis tondues, quelle que soit la quantité.
- וְכַמָּה נוֹתְנִין לוֹ? מִשְׁקַל חֲמֵשׁ סְלָעִים בִּיהוּדָה, שֶׁהֵן עֶשֶׂר סְלָעִים בַּגָּלִיל, מְלוּבָּן וְלֹא צוֹאִי, כְּדֵי לַעֲשׂוֹת מִמֶּנּוּ בֶּגֶד קָטָן, שֶׁנֶּאֱמַר ״תִּתֵּן לוֹ״, שֶׁיְּהֵא בּוֹ כְּדֵי מַתָּנָה.Et combien lui donne-t-on, au Cohen ? Le poids de cinq séla'im en Judée, qui font dix séla'im en Galilée, blanchie et non souillée, de quoi en faire un petit vêtement, comme il est dit : « Tu lui donneras » (Deutéronome 18, 4), afin qu'il y ait de quoi faire un don.
- לֹא הִסְפִּיק לִיתְּנוֹ לוֹ עַד שֶׁצְּבָעוֹ – פָּטוּר, לִבְּנוֹ וְלֹא צְבָעוֹ – חַיָּיב.S'il n'a pas eu le temps de la lui donner avant de l'avoir teinte, il est exempté, car la teinture est un changement par lequel il l'acquiert ; s'il l'a blanchie sans la teindre, il est tenu de la donner.
- הַלּוֹקֵחַ גֵּז צֹאנוֹ שֶׁל גּוֹי – פָּטוּר מֵרֵאשִׁית הַגֵּז. הַלּוֹקֵחַ גֵּז צֹאנוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ, אִם שִׁיֵּיר – הַמּוֹכֵר חַיָּיב, לֹא שִׁיֵּיר – הַלּוֹקֵחַ חַיָּיב. הָיוּ לוֹ שְׁנֵי מִינִים, שְׁחוּפוֹת וּלְבָנוֹת, מָכַר לוֹ שְׁחוּפוֹת אֲבָל לֹא לְבָנוֹת, זְכָרִים אֲבָל לֹא נְקֵבוֹת – זֶה נוֹתֵן לְעַצְמוֹ וְזֶה נוֹתֵן לְעַצְמוֹ.Celui qui achète la toison des brebis d'un non-Juif est exempté des prémices de la tonte. Celui qui achète la toison des brebis de son prochain : si le vendeur en a gardé une partie, le vendeur est tenu de donner ; s'il n'en a pas gardé, l'acheteur est tenu. S'il avait deux espèces, des grises et des blanches, et qu'il lui a vendu la toison des grises mais non des blanches, des mâles mais non des femelles, celui-ci donne pour lui-même et celui-là donne pour lui-même.
- גְּמָ׳ בְּמוּקְדָּשִׁין, מַאי טַעְמָא לָא? אָמַר קְרָא ״צֹאנְךָ״, וְלֹא צֹאן הֶקְדֵּשׁ.GUEMARA : Aux animaux consacrés, pour quelle raison pas ? Le verset dit : « Tes brebis » (Deutéronome 18, 4), et non les brebis du sanctuaire.
- טַעְמָא דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״צֹאנְךָ״, הָא לָאו הָכִי הֲוָה אָמֵינָא קָדָשִׁים חַיָּיבִים בְּרֵאשִׁית הַגֵּז? הָא לָאו בְּנֵי גִיזָּה נִינְהוּ, דִּכְתִיב ״וְלֹא תָגֹז בְּכוֹר צֹאנֶךָ״!La raison est que le Miséricordieux a écrit : « Tes brebis » ; sinon, j'aurais dit que les animaux consacrés sont soumis aux prémices de la tonte ? Mais ils ne peuvent pas être tondus, comme il est écrit : « Et tu ne tondras pas le premier-né de tes brebis » (Deutéronome 15, 19) !
- אִי בְּקׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ, הָכִי נָמֵי. הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בְּקׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת.S'il s'agissait des animaux consacrés à l'autel, il en serait bien ainsi : le verset serait inutile. De quoi s'agit-il ici ? Des animaux consacrés à l'entretien du Temple (bédèk habayit), qu'il serait permis de tondre.
- וְהָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת אֲסוּרִים בְּגִיזָּה וַעֲבוֹדָה! מִדְּרַבָּנַן. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּמִדְּאוֹרָיְיתָא בְּנֵי גִיזָּה נִינְהוּ, הֵיכָא דִּגְזַז לֵיהּ – לִיתֵּיב לֵיהּ.Mais Rabbi Elazar n'a-t-il pas dit : les animaux consacrés à l'entretien du Temple sont interdits à la tonte et au travail ? La Guemara répond : c'est d'ordre rabbinique. On aurait pu penser : puisque selon la Torah ils peuvent être tondus, là où il l'a tondu malgré l'interdit des Sages, qu'il lui donne la laine au Cohen ; le verset enseigne donc qu'il en est exempté.
- וְהָא קַדֵּישׁ לַהּ! סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: לִפְרוֹק וְלִיתֵּיב לֵיהּ.Mais il l'a consacrée ! Comment la donnerait-il au Cohen ? On aurait pu penser : qu'il la rachète et la lui donne.
- וְהָא בָּעֵי הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה! הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת לֹא הָיוּ בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר הָיוּ, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Mais cela exige d'être présenté et évalué (Lévitique 27, 11-12), ce qui est impossible pour de la laine tondue ! Cela se comprend selon celui qui dit que les animaux consacrés à l'entretien du Temple n'étaient pas inclus dans la présentation et l'évaluation ; mais selon celui qui dit qu'ils l'étaient, que peut-on dire ?
- אָמַר רַבִּי מָנִי בַּר פַּטִּישׁ מִשּׁוּם רַבִּי יַנַּאי: הָכָא בְּמַקְדִּישׁ בְּהֶמְתּוֹ לְבֶדֶק הַבַּיִת חוּץ מִגִּיזּוֹתֶיהָ. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: לִיגְזוֹז וְלִיתֵּיב לֵיהּ, אָמַר קְרָא ״צֹאנְךָ״, וְלֹא צֹאן שֶׁל הֶקְדֵּשׁ.Rabbi Mani bar Pattich a dit au nom de Rabbi Yannaï : il s'agit ici de celui qui consacre sa bête à l'entretien du Temple, à l'exception de sa toison. On aurait pu penser : qu'il la tonde et la lui donne ; le verset dit : « Tes brebis », et non les brebis du sanctuaire.
- אִי הָכִי, קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ נָמֵי! כָּחֲשִׁי.S'il en est ainsi, les animaux consacrés à l'autel aussi pourraient être visés ! La Guemara répond : pour eux la tonte est interdite car ils s'affaiblissent, et ce serait un dommage au sanctuaire.
- קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת נָמֵי כָּחֲשִׁי! דְּאָמַר: חוּץ מִגִּיזָּה וּכְחִישָׁה.Les animaux consacrés à l'entretien du Temple s'affaiblissent aussi ! La Guemara répond : il s'agit du cas où il a dit : à l'exception de la tonte et de l'affaiblissement.
- קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ נָמֵי! דְּאָמַר: חוּץ מִגִּיזָּה וּכְחִישָׁה, אֲפִילּוּ הָכִי פָּשְׁטָה קְדוּשָּׁה בְּכוּלַּהּ.Pour les animaux consacrés à l'autel aussi, il pourrait en être ainsi ! La Guemara répond : même s'il a dit : à l'exception de la tonte et de l'affaiblissement, malgré cela la sainteté s'étend à toute la bête.
- וּמְנָא תֵּימְרָא, דְּאָמַר רַבִּי יוֹסֵי: וַהֲלֹא בְּמוּקְדָּשִׁין, הָאוֹמֵר ״רַגְלָהּ שֶׁל זוֹ עוֹלָה״ – כּוּלָּהּ עוֹלָה. וַאֲפִילּוּ לְרַבִּי מֵאִיר דְּאָמַר אֵין כּוּלָּהּ עוֹלָה, הָנֵי מִילֵּי דְּאַקְדֵּישׁ דָּבָר שֶׁאֵין הַנְּשָׁמָה תְּלוּיָה בּוֹ, אֲבָל הִקְדִּישׁ דָּבָר שֶׁהַנְּשָׁמָה תְּלוּיָה בּוֹ – קָדְשָׁה.Et d'où le dis-tu ? De ce qu'a dit Rabbi Yossé : n'en est-il pas ainsi pour les animaux consacrés : celui qui dit : « La patte de celle-ci est un holocauste », elle est tout entière holocauste ? Et même selon Rabbi Méïr qui dit qu'elle n'est pas tout entière holocauste, cela ne vaut que s'il a consacré une partie dont la vie ne dépend pas ; mais s'il a consacré une partie dont la vie dépend, elle est tout entière consacrée.
- רָבָא אָמַר: בְּמַקְדִּישׁ גִּיזָּה עַצְמָהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: לִיגְזוֹז וְלִיפְרוֹק וְלִיתֵּיב לֵיהּ,Rava a dit : il s'agit de celui qui consacre la toison elle-même, et non la bête. On aurait pu penser : qu'il la tonde, la rachète et la lui donne.
- אָמַר קְרָא: ״גֵּז צֹאנְךָ תִּתֶּן לוֹ״, מִי שֶׁאֵין מְחוּסָּר אֶלָּא גְּזִיזָה וּנְתִינָה, יָצָא זֶה שֶׁמְחוּסָּר גְּזִיזָה פְּדִיָּיה וּנְתִינָה.Le verset dit : « La toison de tes brebis, tu lui donneras » : l'obligation vise celui à qui il ne manque que la tonte et le don, ce qui exclut celui-ci, à qui il manque la tonte, le rachat et le don.
- אֶלָּא ״צֹאנְךָ״ לְמַאי אֲתָא? לְכִדְתַנְיָא: בֶּהֱמַת הַשּׁוּתָּפִים חַיָּיב בְּרֵאשִׁית הַגֵּז, וְרַבִּי אִלְעַאי פּוֹטֵר. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אִלְעַאי? אָמַר קְרָא ״צֹאנְךָ״, וְלֹא שֶׁל שׁוּתָּפוּת.Mais alors, à quoi vient « Tes brebis » ? À ce qui a été enseigné dans une baraïta : l'animal de deux associés est soumis aux prémices de la tonte, et Rabbi Ilaï exempte. Quelle est la raison de Rabbi Ilaï ? Le verset dit : « Tes brebis », et non celles d'une association.
- וְרַבָּנַן, לְמַעוֹטֵי שׁוּתָּפוּת גּוֹי. וְרַבִּי אִלְעַאי, שׁוּתָּפוּת גּוֹי מְנָא לֵיהּ?Et les Rabbanan, comment comprennent-ils ce mot ? Pour exclure l'association avec un non-Juif. Et Rabbi Ilaï, d'où tire-t-il l'association avec un non-Juif ?
- נָפְקָא לֵיהּ מֵרֵישָׁא דִּקְרָא, ״רֵאשִׁית דְּגָנְךָ״, וְלֹא שׁוּתָּפוּת גּוֹי.Il le tire du début du verset : « Les prémices de ton blé » (Deutéronome 18, 4), et non d'une association avec un non-Juif.
- וְרַבָּנַן, ״רֵאשִׁית״ (הַגֵּז) הִפְסִיק הָעִנְיָן.Et les Rabbanan n'en tirent pas cela, car le mot « prémices » (de la tonte) a interrompu le sujet : il s'agit de deux sujets séparés.
- וְרַבִּי אִלְעַאי: וָי״ו הֲדַר עָרְבֵיהּ.Et Rabbi Ilaï répond : le vav de « et les prémices » les a de nouveau réunis.
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