Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַשִּׁכְחָה, וְהַפֵּאָה, דִּכְתִיב: ״וּבְקֻצְרְכֶם אֶת קְצִיר אַרְצְכֶם לֹא תְכַלֶּה פְּאַת שָׂדְךָ בְּקֻצְרֶךָ וְלֶקֶט קְצִירְךָ וְגוֹ׳״, ״כִּי תִקְצֹר קְצִירְךָ בְשָׂדֶךָ וְשָׁכַחְתָּ עֹמֶר בַּשָּׂדֶה״.la chikh'ha (la gerbe oubliée) et la péa (le coin du champ), comme il est écrit : « Et quand vous moissonnerez la moisson de votre terre, tu n'achèveras pas la péa de ton champ en moissonnant, et le léket (les glanes) de ta moisson, etc. » (Lévitique 23, 22), et : « Quand tu moissonneras ta moisson dans ton champ et que tu auras oublié une gerbe dans le champ » (Deutéronome 24, 19).
- שְׁנַיִם שֶׁבָּאִילָן: הַשִּׁכְחָה וְהַפֵּאָה, דִּכְתִיב ״כִּי תַחְבֹּט זֵיתְךָ לֹא תְפָאֵר אַחֲרֶיךָ״, וְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: שֶׁלֹּא תִּטּוֹל תִּפְאַרְתּוֹ מִמֶּנּוּ, ״אַחֲרֶיךָ״ – זוֹ שִׁכְחָה.Deux dans l'arbre : la chikh'ha et la péa, comme il est écrit : « Quand tu gauleras ton olivier, tu n'y reviendras pas (tefaèr) derrière toi » (Deutéronome 24, 20), et l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : Que tu ne lui prennes pas sa splendeur (tiféret) : c'est la péa ; « derrière toi », c'est la chikh'ha.
- וְכוּלָּן אֵין בָּהֶן טוֹבַת הֲנָאָה לִבְעָלִים, מַאי טַעְמָא? ״עֲזִיבָה״ כְּתִיבָא בְּהוּ.Et pour tous ceux-là, il n'y a pas de tovat hanaa (avantage de choisir le bénéficiaire) pour les propriétaires. Quelle en est la raison ? « L'abandon » est écrit à leur sujet : « tu les abandonneras » (Lévitique 23, 22).
- וַאֲפִילּוּ עָנִי שֶׁבְּיִשְׂרָאֵל, מוֹצִיאִין אוֹתוֹ מִיָּדוֹ, דִּכְתִיב: ״וְלֶקֶט קְצִירְךָ לֹא תְלַקֵּט לֶעָנִי וְלַגֵּר תַּעֲזֹב אֹתָם״, לְהַזְהִיר עָנִי עַל שֶׁלּוֹ.Et même au plus pauvre en Israël, on les extrait de sa main, comme il est écrit : « Et le léket de ta moisson, tu ne le ramasseras pas ; au pauvre et au converti tu les abandonneras » (Lévitique 23, 22 et 19, 9-10) : c'est pour avertir le pauvre au sujet de ce qui est à lui.
- וּמַעְשַׂר עָנִי הַמִּתְחַלֵּק בְּתוֹךְ הַבַּיִת יֵשׁ בּוֹ טוֹבַת הֲנָאָה לַבְּעָלִים, מַאי טַעְמָא? ״נְתִינָה״ כְּתִיבָא בֵּיהּ.Et le maasser ani (dîme du pauvre) qui est réparti à l'intérieur de la maison comporte une tovat hanaa pour les propriétaires. Quelle en est la raison ? « Le don » est écrit à son sujet : « et tu donneras au Lévi, au converti, à l'orphelin et à la veuve » (Deutéronome 26, 12).
- וַאֲפִילּוּ עָנִי שֶׁבְּיִשְׂרָאֵל מוֹצִיאִין אוֹתוֹ מִיָּדוֹ, דְּאָמַר רַבִּי אִילְעָא: גָּמַר ״לַגֵּר״ ״לַגֵּר״ מֵהָתָם, מָה לְהַלָּן מוּזְהָר עָנִי עַל שֶׁלּוֹ, אַף כָּאן מוּזְהָר עָנִי עַל שֶׁלּוֹ.Et même au plus pauvre en Israël, on l'extrait de sa main, car Rabbi Ilea a dit : On déduit par analogie « au converti », « au converti », de là-bas, c'est-à-dire du léket : de même que là-bas, le pauvre est averti au sujet de ce qui est à lui, de même ici, le pauvre est averti au sujet de ce qui est à lui.
- וּשְׁאָר מַתְּנוֹת כְּהוּנָּה, כְּגוֹן הַזְּרוֹעַ וְהַלְּחָיַיִם וְהַקֵּבָה, אֵין מוֹצִיאִין אוֹתָן לֹא מִכֹּהֵן לְכֹהֵן וְלֹא מִלֵּוִי לְלֵוִי. הָא מִלֵּוִי לְכֹהֵן מוֹצִיאִין, אַלְמָא אִיקְּרוּ ״עַם״.Et les autres dons sacerdotaux, tels que la patte avant, les mâchoires et la caillette, on ne les extrait ni d'un Cohen (prêtre) pour un Cohen, ni d'un Lévi (lévite) pour un Lévi. Rav Idi bar Avin explique son objection : Mais d'un Lévi pour un Cohen, on les extrait. Il en ressort qu'ils sont appelés « peuple ». Pourquoi Rav était-il donc en doute ?
- כְּגוֹן הַזְּרוֹעַ וְלֹא זְרוֹעַ, וּמַאי נִיהוּ – מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן.La Guemara répond : Le sens est : un don tel que la patte avant, mais non la patte avant elle-même. Et de quoi s'agit-il ? De la première dîme.
- מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן דְּלֵוִי הוּא? כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה, דְּתַנְיָא: תְּרוּמָה לַכֹּהֵן, מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן לַלֵּוִי, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: אַף לַכֹּהֵן.La Guemara demande : La première dîme est-elle au Lévi ? Pourquoi donc la lui enlever ? Elle répond : Cela suit l'opinion de Rabbi Éléazar ben Azarya, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : La terouma (prélèvement donné au Cohen) est pour le Cohen, la première dîme pour le Lévi, telles sont les paroles de Rabbi Akiva. Rabbi Éléazar ben Azarya dit : Elle est aussi pour le Cohen.
- אֵימַר דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אַף לַכֹּהֵן, לַכֹּהֵן וְלֹא לַלֵּוִי מִי אָמַר? אִין, לְבָתַר דְּקַנְסִינְהוּ עֶזְרָא.La Guemara demande : Mettons que Rabbi Éléazar ben Azarya ait dit « aussi pour le Cohen » ; a-t-il dit « pour le Cohen et non pour le Lévi » ? Elle répond : Oui, après qu'Ezra les a pénalisés, parce qu'ils n'étaient pas montés de Babylonie.
- אֵימַר דְּקַנְסִינְהוּ עֶזְרָא – דְּלָא יָהֲבִינַן לְהוּ מִשְׁקַל מִינַּיְיהוּ מִי אָמַר?! אֶלָּא, כְּגוֹן זְרוֹעַ וְלֹא זְרוֹעַ, וּמַאי נִיהוּ – רֵאשִׁית הַגֵּז.La Guemara objecte : Mettons qu'Ezra les ait pénalisés, pour que nous ne leur donnions pas la dîme ; a-t-il dit de la prendre d'eux ?! Mais alors, c'est un don tel que la patte avant, mais non la patte avant. Et de quoi s'agit-il ? Des prémices de la tonte, pour lesquelles il n'est pas écrit « du peuple », si bien que les Léviim y sont soumis.
- תָּא שְׁמַע, זֶה הַכְּלָל: כׇּל דָּבָר שֶׁהוּא בִּקְדוּשָּׁה, כְּגוֹן תְּרוּמָה וּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר וְחַלָּה – מוֹצִיאִין אוֹתָן מִיָּדָם, וְכׇל דָּבָר שֶׁאֵינוֹ בִּקְדוּשָּׁה, כְּגוֹן הַזְּרוֹעַ וְהַלְּחָיַיִם וְהַקֵּבָה – אֵין מוֹצִיאִין אוֹתוֹ מִיָּדָם.Viens et entends une preuve d'une baraïta : Voici la règle : Toute chose qui est en sainteté, telle que la terouma, la terouma de la dîme et la 'halla (prélèvement sur la pâte), on l'extrait de leur main ; et toute chose qui n'est pas en sainteté, telle que la patte avant, les mâchoires et la caillette, on ne l'extrait pas de leur main. Il en ressort clairement que les Léviim ne sont pas appelés « peuple ». Pourquoi Rav était-il donc en doute ?
- כְּגוֹן זְרוֹעַ וְלֹא זְרוֹעַ, וּמַאי נִיהוּ – מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן, וּלְבָתַר דְּקַנְסִינְהוּ עֶזְרָא.La Guemara répond : C'est un don tel que la patte avant, mais non la patte avant. Et de quoi s'agit-il ? De la première dîme, après qu'Ezra les a pénalisés : on ne la leur donne pas, mais s'ils l'ont reçue, on ne la leur reprend pas.
- תָּא שְׁמַע: הַשּׁוֹחֵט לְכֹהֵן וּלְגוֹי – פָּטוּר מִן הַמַּתָּנוֹת, הָא לְלֵוִי וּלְיִשְׂרָאֵל – חַיָּיב? לָא תֵּימָא הָא לְלֵוִי וּלְיִשְׂרָאֵל חַיָּיב, אֶלָּא אֵימָא: הָא לְיִשְׂרָאֵל – חַיָּיב.Viens et entends une preuve d'une baraïta : Celui qui abat pour un Cohen ou pour un non-Juif est pétour (exempt) des dons. Donc, pour un Lévi ou pour un Israélite, il est 'hayav (obligé) ? Les Léviim seraient alors appelés « peuple ». La Guemara répond : Ne dis pas « mais pour un Lévi ou pour un Israélite, il est 'hayav », dis plutôt : Mais pour un Israélite, il est 'hayav.
- אֲבָל לְלֵוִי מַאי פָּטוּר? אִי הָכִי, לִיתְנֵי ״הַשּׁוֹחֵט לַלֵּוִי וְלַגּוֹי פָּטוּר מִן הַמַּתָּנוֹת״. וְעוֹד, הָא תַּנְיָא: הַשּׁוֹחֵט לַכֹּהֵן וְלַגּוֹי – פָּטוּר מִן הַמַּתָּנוֹת, לַלֵּוִי וּלְיִשְׂרָאֵל – חַיָּיב! תְּיוּבְתָּא דְּרַב.La Guemara objecte : Mais pour un Lévi, quoi ? Il serait exempt ? S'il en est ainsi, qu'il enseigne : « Celui qui abat pour un Lévi ou pour un non-Juif est pétour des dons », et l'on saurait qu'a fortiori il en va de même pour un Cohen. Et de plus, n'a-t-il pas été enseigné : Celui qui abat pour un Cohen ou pour un non-Juif est pétour des dons ; pour un Lévi ou pour un Israélite, il est 'hayav ! C'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rav !
- אָמַר לְךָ רַב: תַּנָּאֵי הִיא, דְּתַנְיָא: ״וְכִפֶּר אֶת מִקְדַּשׁ הַקֹּדֶשׁ״ – זֶה לִפְנַי וְלִפְנִים.Rav pourrait te dire : C'est une discussion entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna), car il a été enseigné au sujet du service de Yom Kippour (Lévitique 16, 33) : « Et il expiera le sanctuaire du Saint » : c'est le Saint des Saints.
- ״אֹהֶל מוֹעֵד״ – זֶה הֵיכָל, ״מִזְבֵּחַ״ – כְּמַשְׁמָעוֹ, ״יְכַפֵּר״ – אֵלּוּ עֲזָרוֹת, ״כֹּהֲנִים״ – כְּמַשְׁמָעוֹ, ״עַם הַקָּהָל״ – אֵלּוּ יִשְׂרָאֵל, ״יְכַפֵּר״ – אֵלּוּ הַלְוִיִּם.« La Tente d'assignation » : c'est le Heikhal (le Sanctuaire). « L'autel » : selon son sens simple. « Il expiera » : ce sont les cours. « Les Cohanim » : selon son sens simple. « Le peuple de l'assemblée » : ce sont les Israélites. « Il expiera » : ce sont les Léviim.
- וְתַנְיָא אִידַּךְ: ״יְכַפֵּר״ – אֵלּוּ עֲבָדִים. מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר אִיקְּרוֹ ״עַם״, וּמָר סָבַר לָא אִיקְּרוֹ ״עַם״.Et il a été enseigné dans une autre baraïta : « Il expiera » : ce sont les esclaves cananéens. N'est-ce pas sur cela qu'ils divergent : l'un pense qu'ils sont appelés « peuple » et que le dernier « il expiera » sert à inclure les esclaves, et l'autre pense qu'ils ne sont pas appelés « peuple » et que ce terme est nécessaire pour les Léviim ?
- וְרַב, אִי סְבִירָא לֵיהּ כְּהַאי תַּנָּא – לֵימָא, וְאִי סְבִירָא לֵיהּ כְּהַאי תַּנָּא – לֵימָא! מְסַפְּקָא לֵיהּ אִי כְּהַאי תַּנָּא אִי כְּהַאי תַּנָּא.La Guemara demande : Et Rav, s'il pense comme ce Tanna, qu'il le dise ; et s'il pense comme cet autre Tanna, qu'il le dise ! Elle répond : Il était en doute, ne sachant pas si la halakha est comme ce Tanna ou comme cet autre Tanna.
- דְּרַשׁ מָרִימָר: הִלְכְתָא כְּוָותֵיהּ דְּרַב, וְהִלְכְתָא כְּוָותֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא.Marimar a enseigné : La halakha est conforme à Rav : on ne prend pas les dons aux Léviim ; et la halakha est conforme à Rav 'Hisda : celui qui endommage ou mange les dons sacerdotaux est exempt.
- עוּלָּא הֲוָה יָהֵיב מַתְּנָתָא לְכָהַנְתָּא, אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְעוּלָּא: מִנְחַת כֹּהֶנֶת – נֶאֱכֶלֶת, מִנְחַת כֹּהֵן – אֵינָהּ נֶאֱכֶלֶת.Oulla donnait les dons à une kohénet (fille de Cohen), même mariée à un Israélite. Rava a objecté à Oulla à partir d'une baraïta : L'offrande de farine d'une kohénet est mangée, comme celle d'un Israélite ; l'offrande de farine d'un Cohen n'est pas mangée.
- וְאִי אָמְרַתְּ ״כֹּהֵן״ וַאֲפִילּוּ כֹּהֶנֶת, וְהָכְתִיב: ״וְכׇל מִנְחַת כֹּהֵן כָּלִיל תִּהְיֶה לֹא תֵאָכֵל״! אֲמַר לֵיהּ: רַבִּי,Et si tu dis que « Cohen » inclut même une kohénet, n'est-il pas écrit : « Et toute offrande de farine d'un Cohen sera entièrement brûlée, elle ne sera pas mangée » (Lévitique 6, 16) ? Pourquoi celle d'une kohénet serait-elle mangée ? Il lui a répondu : Maître,
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