Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דַּאֲתוֹ לִידֵיהּ בְּטִבְלַיְיהוּ, וְקָסָבַר הַאי תַּנָּא: מַתָּנוֹת שֶׁלֹּא הוּרְמוּ – כְּמִי שֶׁהוּרְמוּ דָּמְיָין.Il s'agit du cas où ils sont parvenus entre ses mains, celles du Cohen (prêtre), alors qu'ils étaient à l'état de tevel (non prélevés), et ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna) pense que des dons qui n'ont pas été prélevés sont considérés comme s'ils avaient été prélevés. Le Cohen les a donc acquis, et celui qui les consomme doit les lui payer.
- תָּא שְׁמַע: הֲרֵי שֶׁאָנְסוּ בֵּית הַמֶּלֶךְ גׇּרְנוֹ, אִם בְּחוֹבוֹ – חַיָּיב לְעַשֵּׂר, אִם בְּאַנְפָּרוּת – פָּטוּר מִלְּעַשֵּׂר.Viens et entends une preuve d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui dont la maison du roi a saisi par la force l'aire de battage : si c'est pour sa dette envers le roi, il est 'hayav (obligé) de prélever la dîme sur d'autres récoltes ; si c'est par pure spoliation (anparout), il est pétour (exempt) de prélever la dîme. Le fait qu'il y soit tenu montre que le Cohen peut le réclamer, contrairement à Rav 'Hisda.
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּקָא מִשְׁתָּרְשִׁי לֵיהּ.La Guemara répond : C'est différent là-bas, car il en tire profit : sa dette a été acquittée grâce à ce grain. C'est pour cela qu'il doit prélever, et non parce que le Cohen pourrait le poursuivre.
- תָּא שְׁמַע, אָמַר לוֹ: מְכוֹר לִי בְּנֵי מֵעֶיהָ שֶׁל פָּרָה, וְהָיָה בָּהֶן מַתְּנוֹת כְּהוּנָּה – נוֹתְנָן לַכֹּהֵן, וְאֵינוֹ מְנַכֶּה לוֹ מִן הַדָּמִים. לָקַח הֵימֶנּוּ בְּמִשְׁקָל – נוֹתְנָן לַכֹּהֵן, וּמְנַכֶּה לוֹ מִן הַדָּמִים.Viens et entends une preuve de la Michna (132a) : Si quelqu'un lui a dit, au boucher : Vends-moi les entrailles de cette vache, et qu'il s'y trouvait des dons sacerdotaux, à savoir la caillette, il les donne au Cohen, et le vendeur ne lui déduit rien du prix. S'il les lui a achetées au poids, il les donne au Cohen, et le boucher lui déduit leur valeur du prix.
- אַמַּאי? לֶיהֱוֵי כְּמַזִּיק מַתְּנוֹת כְּהוּנָּה אוֹ שֶׁאֲכָלָן! שָׁאנֵי הָתָם, דְּאִיתַנְהוּ בְּעֵינַיְהוּ.Pourquoi l'acheteur doit-il les donner au Cohen ? Que ce soit comme celui qui endommage les dons sacerdotaux ou qui les a mangés, lequel est exempt selon Rav 'Hisda ! La Guemara répond : C'est différent là-bas, car ils existent tels quels ; Rav 'Hisda ne parle que de dons qui n'existent plus.
- תָּא שְׁמַע: תִּשְׁעָה נִכְסֵי כֹהֵן – תְּרוּמָה, וּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר, וְחַלָּה, רֵאשִׁית הַגֵּז, וּמַתָּנוֹת, וְהַדְּמַאי, וְהַבִּכּוּרִים, וְהַקֶּרֶן, וְהַחוֹמֶשׁ.Viens et entends une autre preuve : Neuf choses sont les biens du Cohen : la terouma (prélèvement donné au Cohen), la terouma de la dîme, la 'halla (prélèvement sur la pâte), les prémices de la tonte, les dons sacerdotaux, le demaï (produit dont le prélèvement est douteux), les bikkourim (prémices des fruits), le capital et le cinquième dus pour un bien volé à un converti mort sans héritiers.
- לְמַאי, לָאו לְהוֹצִיאָן בְּדַיָּינִין? לָא, לִכְדִתְנַן: לָמָה אָמְרוּ נִכְסֵי כֹהֵן? שֶׁקּוֹנֶה בָּהֶן עֲבָדִים וְקַרְקָעוֹת וּבְהֵמָה טְמֵאָה, וּבַעַל חוֹב נוֹטְלָן בְּחוֹבוֹ, וְאִשָּׁה בִּכְתוּבָּתָהּ, וְסֵפֶר תּוֹרָה.Pour quoi sont-ils appelés ainsi ? N'est-ce pas pour les extraire par les juges, à l'encontre de Rav 'Hisda ? La Guemara répond : Non, c'est pour ce que nous avons appris dans la Michna (Bikkourim 3, 12) : Pourquoi a-t-on dit qu'ils sont les biens du Cohen ? Parce qu'il peut acheter avec eux des esclaves, des terres et un animal impur ; et le créancier les prend pour sa créance, et la femme pour sa ketouba (contrat de mariage), et il peut acheter avec eux un Séfer Torah.
- הָהוּא לֵיוָאָה דַּהֲוָה חָטֵף מַתְּנָתָא, אֲתוֹ אֲמַרוּ לֵיהּ לְרַב, אֲמַר לְהוּ: לָא מִסָּתְיֵיהּ דְּלָא שָׁקְלִינַן מִינֵּיהּ, אֶלָּא מִיחְטָף נָמֵי חָטֵיף?!Il y avait un Lévi (lévite) qui arrachait les dons sacerdotaux des mains des enfants qui les apportaient aux Cohanim. Ils vinrent le dire à Rav. Il leur dit : Ne lui suffit-il pas que nous ne les prenions pas de lui lorsqu'il abat ses propres bêtes ? Faut-il encore qu'il les arrache ?!
- וְרַב, אִי אִיקְּרוֹ ״עַם״ – מִשְׁקָל נָמֵי לִשְׁקוֹל מִינַּיְיהוּ. אִי לָא אִיקְּרוֹ ״עַם״ – רַחֲמָנָא פַּטְרִינְהוּ!La Guemara demande : Et Rav, que pense-t-il ? S'ils sont appelés « peuple », qu'on prenne aussi d'eux les dons, puisqu'il est écrit : « de la part du peuple » (Deutéronome 18, 3). S'ils ne sont pas appelés « peuple », le Miséricordieux les en a exemptés ! Quelle faveur leur fait-on alors ?
- מְסַפְּקָא לֵיהּ אִי אִיקְּרוֹ ״עַם״ אִי לָא אִיקְּרוֹ ״עַם״.La Guemara répond : Il était en doute, ne sachant pas s'ils sont appelés « peuple » ou s'ils ne sont pas appelés « peuple ». C'est pourquoi il les dispense, car c'est à celui qui veut prendre à son prochain d'apporter la preuve.
- יָתֵיב רַב פָּפָּא וְקָאָמַר לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא, אֵיתִיבֵיהּ רַב אִידִי בַּר אָבִין לְרַב פָּפָּא: אַרְבַּע מַתְּנוֹת עֲנִיִּים שֶׁבַּכֶּרֶם – הַפֶּרֶט, וְהָעוֹלֵלוֹת, וְהַשִּׁכְחָה, וְהַפֵּאָה; וְשָׁלֹשׁ שֶׁבַּתְּבוּאָה – הַלֶּקֶט, וְהַשִּׁכְחָה, וְהַפֵּאָה; שְׁנַיִם שֶׁבָּאִילָן – הַשִּׁכְחָה וְהַפֵּאָה.Rav Pappa était assis et disait cet enseignement au nom de Rav. Rav Idi bar Avin a objecté à Rav Pappa à partir d'une baraïta : Quatre dons aux pauvres se trouvent dans la vigne : le péret (grains tombés), les olelot (grappillons), la chikh'ha (la grappe oubliée) et la péa (le coin laissé). Et trois dans les céréales : le léket (les glanes), la chikh'ha et la péa. Deux dans l'arbre : la chikh'ha et la péa.
- כּוּלָּן אֵין בָּהֶם טוֹבַת הֲנָאָה לַבְּעָלִים, וַאֲפִילּוּ עָנִי שֶׁבְּיִשְׂרָאֵל מוֹצִיאִין מִיָּדוֹ.Pour tous ceux-là, il n'y a pas de tovat hanaa (avantage de choisir le bénéficiaire) pour les propriétaires ; tout pauvre qui les devance les acquiert. Et même au plus pauvre en Israël, on les extrait de sa main s'il possède un champ et ne les laisse pas.
- מַעְשַׂר עָנִי הַמִּתְחַלֵּק בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ – יֵשׁ בּוֹ טוֹבַת הֲנָאָה לַבְּעָלִים, וַאֲפִילּוּ עָנִי שֶׁבְּיִשְׂרָאֵל מוֹצִיאִין אוֹתוֹ מִיָּדוֹ, וּשְׁאָר מַתְּנוֹת כְּהוּנָּה, כְּגוֹן הַזְּרוֹעַ וְהַלְּחָיַיִם וְהַקֵּבָה – אֵין מוֹצִיאִין אוֹתָן מִיָּדוֹ, לֹא מִכֹּהֵן לְכֹהֵן וְלֹא מִלֵּוִי לְלֵוִי.Le maasser ani (dîme du pauvre) qui est réparti à l'intérieur de sa maison comporte une tovat hanaa pour les propriétaires, et même au plus pauvre en Israël, on l'extrait de sa main s'il ne l'a pas prélevé. Et les autres dons sacerdotaux, tels que la patte avant, les mâchoires et la caillette, on ne les extrait pas de sa main, ni d'un Cohen pour un autre Cohen, ni d'un Lévi pour un autre Lévi.
- אַרְבַּע מַתָּנוֹת שֶׁבַּכֶּרֶם: הַפֶּרֶט, וְהָעוֹלֵלוֹת, וְהַשִּׁכְחָה, וְהַפֵּאָה, דִּכְתִיב: ״וְכַרְמְךָ לֹא תְעוֹלֵל וּפֶרֶט כַּרְמְךָ לֹא תְלַקֵּט״.Avant de développer l'objection, la Guemara explique la baraïta : Quatre dons dans la vigne : le péret, les olelot, la chikh'ha et la péa, comme il est écrit : « Et ta vigne, tu ne la grappilleras pas, et le péret de ta vigne, tu ne le ramasseras pas » (Lévitique 19, 10).
- וּכְתִיב: ״כִּי תִבְצֹר כַּרְמְךָ לֹא תְעוֹלֵל אַחֲרֶיךָ״, אָמַר רַבִּי לֵוִי: ״אַחֲרֶיךָ״ – זוֹ שִׁכְחָה.Et il est écrit : « Quand tu vendangeras ta vigne, tu ne grappilleras pas derrière toi » (Deutéronome 24, 21). Rabbi Lévi a dit : « Derrière toi », c'est la chikh'ha, car seul ce que le vendangeur a dépassé compte comme oublié.
- פֵּאָה – גָּמַר ״אַחֲרֶיךָ״ ״אַחֲרֶיךָ״ מִזַּיִת, דִּכְתִיב: ״כִּי תַחְבֹּט זֵיתְךָ לֹא תְפָאֵר אַחֲרֶיךָ״, וְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: שֶׁלֹּא תִּטּוֹל תִּפְאַרְתּוֹ מִמֶּנּוּ.La péa : on la déduit par analogie de « derrière toi », « derrière toi », à partir de l'olivier, comme il est écrit : « Quand tu gauleras ton olivier, tu n'y reviendras pas (tefaèr) derrière toi » (Deutéronome 24, 20) ; et l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : Que tu ne lui prennes pas sa splendeur (tiféret) : laisse-en une part aux pauvres. De même, on doit laisser une péa dans la vigne.
- שְׁלֹשָׁה שֶׁבַּתְּבוּאָה: הַלֶּקֶט,Trois dans les céréales : le léket,
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