Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְלִיכְתּוֹב רַחֲמָנָא בִּשְׁרָצִים, וְלֵיתוֹ הָנָךְ וְלִיגְמְרוּ מִינַּיְיהוּ!La Guemara objecte : Que le Miséricordieux écrive l'interdit du jus, de la sauce et du dépôt pour les chratsim (petites bêtes rampantes impures), et que ceux-là (la graisse liquéfiée, le 'hamets dissous, la charogne d'oiseau fondue) viennent et en soient déduits ! La Torah n'aurait alors pas besoin de les énoncer.
- מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לִשְׁרָצִים, שֶׁכֵּן טוּמְאָתָן בְּמַשֶּׁהוּ.La Guemara explique : on ne peut les en déduire parce qu'il y a lieu de réfuter : qu'y a-t-il de particulier aux chratsim ? C'est que leur impureté s'applique à la moindre quantité, alors que les autres cas ne s'appliquent pas en dessous d'un kazayit (volume d'une olive).
- וְהָא דְּתַנְיָא: הַטֶּבֶל, וְהֶחָדָשׁ, וְהַהֶקְדֵּשׁ, וְהַשְּׁבִיעִית, וְהַכִּלְאַיִם – כּוּלָּן מַשְׁקִין הַיּוֹצְאִין מֵהֶן כְּמוֹתָן. מְנָלַן?Et ce qui a été enseigné dans une baraïta : le tevel (produit non prélevé), le 'hadach (nouvelle récolte de céréales, interdite avant l'offrande du omer), le hékdèch (bien consacré), la chevi'it (produits de l'année sabbatique, après le temps de leur enlèvement) et les kilayim (mélange de vigne et de céréales) : pour tous, les liquides qui en sortent sont comme eux – d'où le savons-nous ?
- וְכִי תֵּימָא: לִיגְמַר מֵהָנָךְ? מָה לְהָנָךְ – שֶׁכֵּן אִיסּוּר הַבָּא מֵאֵלָיו הָווּ.Et si tu dis : qu'on le déduise de ceux-là (la graisse, le 'hamets et la charogne) ? On répondra : qu'y a-t-il de particulier à ceux-là ? C'est qu'ils sont un interdit qui vient de lui-même, sans intervention de l'homme.
- תִּינַח הֵיכָא דְּאִיסּוּר בָּא מֵאֵלָיו, הֵיכָא דְּלָאו אִיסּוּר הַבָּא מֵאֵלָיו – מְנָלַן?C'est bien pour les cas où l'interdit vient de lui-même ; mais là où ce n'est pas un interdit qui vient de lui-même, comme le hékdèch, que l'homme doit consacrer, d'où le savons-nous ?
- גָּמְרִינַן מִבִּכּוּרִים, וּבִכּוּרִים גּוּפַיְיהוּ מְנָלַן?La Guemara répond : Nous le déduisons des bikourim (prémices), dont l'interdit ne vient pas de lui-même et dont le liquide est comme le fruit. Et les bikourim eux-mêmes, d'où le savons-nous ?
- דְּתָנֵי רַבִּי יוֹסֵי: ״פְּרִי״ – פְּרִי אַתָּה מֵבִיא, וְאִי אַתָּה מֵבִיא מַשְׁקֶה. הֵבִיא עֲנָבִים וּדְרָכָן – מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תָּבִיא״.Car Rabbi Yossé a enseigné : il est écrit à propos des prémices « fruit » (Deutéronome 26, 2) : c'est du fruit que tu apportes, et tu n'apportes pas de boisson. S'il a apporté des raisins et les a foulés pour en faire du vin, d'où savons-nous qu'il est quitte ? Le verset dit : « tu apporteras » (Deutéronome 26, 2), mot superflu qui l'inclut.
- אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְבִכּוּרִים שֶׁכֵּן טְעוּנִין קְרִיָּיה וְהַנָּחָה!Mais il y a lieu de réfuter : qu'y a-t-il de particulier aux bikourim ? C'est qu'ils exigent une lecture (le passage « Mon père était un Araméen errant », Deutéronome 26, 5) et un dépôt dans le Temple, ce qui n'existe pas pour le hékdèch.
- אֶלָּא גָּמַר מִתְּרוּמָה.Mais plutôt, on le déduit de la terouma (prélèvement donné au Cohen).
- וּתְרוּמָה גּוּפַהּ מְנָלַן? דְּאִיתַּקַּשׁ לְבִכּוּרִים, דְּאָמַר מָר: ״וּתְרוּמַת יָדֶךָ״ – אֵלּוּ בִּכּוּרִים.Et la terouma elle-même, d'où le savons-nous ? De ce qu'elle est rapprochée des bikourim, car le Maître a dit : « Et l'offrande (terouma) de ta main » (Deutéronome 12, 17) : ce sont les bikourim. Le verset les appelant terouma, les deux se comparent.
- מָה לִתְרוּמָה, שֶׁכֵּן חַיָּיבִין עָלֶיהָ מִיתָה וָחוֹמֶשׁ?La Guemara réfute : Qu'y a-t-il de particulier à la terouma ? C'est qu'on encourt pour elle la mort par la main du Ciel et le cinquième en plus du remboursement, ce qui n'est pas le cas du hékdèch.
- אֶלָּא, גָּמַר מִתַּרְוַיְיהוּ, מִתְּרוּמָה וּבִכּוּרִים – מָה לִתְרוּמָה וּבִכּוּרִים, שֶׁכֵּן חַיָּיבִין עֲלֵיהֶם מִיתָה וָחוֹמֶשׁ!Mais plutôt, on le déduit des deux, de la terouma et des bikourim. On réfute encore : qu'y a-t-il de particulier à la terouma et aux bikourim ? C'est qu'on encourt pour eux la mort et le cinquième !
- אֶלָּא, אָתְיָא מִתְּרוּמָה וְחַד מֵהָנָךְ, אוֹ מִבִּכּוּרִים וְחַד מֵהָנָךְ.Mais plutôt, cela se déduit de la terouma et de l'un de ceux-là (la charogne ou le 'hamets), ou des bikourim et de l'un de ceux-là.
- וְהָא דִּתְנַן: דְּבַשׁ תְּמָרִים, וְיֵין תַּפּוּחִים, וְחוֹמֶץ סִיתְוָונִיּוֹת, וּשְׁאָר מִינֵי פֵירוֹת שֶׁל תְּרוּמָה – רַבִּי אֱלִיעֶזֶר מְחַיֵּיב קֶרֶן וָחוֹמֶשׁ, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ פּוֹטֵר.Et ce que nous avons appris dans la Michna (Teroumot 11, 2) : le miel de dattes, le vin de pommes, le vinaigre de sitvaniyot (raisins d'hiver qui ne mûrissent pas) et les autres sortes de fruits de terouma : si un non-Cohen en a consommé, Rabbi Eliézer l'oblige au principal et au cinquième, et Rabbi Yehochoua l'exempte.
- בְּמַאי פְּלִיגִי? בְּדוּן מִינַּהּ וּמִינַּהּ, וּבְדוּן מִינַּהּ וְאוֹקֵי בְּאַתְרַהּ קָמִיפַּלְגִי.Sur quoi divergent-ils ? Ils divergent sur le principe « déduis-en, et encore d'elle » (on applique tous les détails du cas source) et sur le principe « déduis-en, et laisse-le à sa place » (on ne déduit que le point requis ; pour le reste, le cas conserve ses propres règles).
- דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר: דּוּן מִינַּהּ וּמִינַּהּ, מָה בִּכּוּרִים – מַשְׁקִין הַיּוֹצֵא מֵהֶן כְּמוֹתָן, אַף תְּרוּמָה נָמֵי – מַשְׁקִין הַיּוֹצֵא מֵהֶן כְּמוֹתָן, וּמִינַּהּ – מָה בִּכּוּרִים אֲפִילּוּ שְׁאָר מִינִין, אַף תְּרוּמָה נָמֵי אֲפִילּוּ שְׁאָר מִינִין.Car Rabbi Eliézer pense : « déduis-en, et encore d'elle » : de même que pour les bikourim, le liquide qui en sort est comme eux, de même aussi pour la terouma, le liquide qui en sort est comme elle ; et encore d'elle : de même que les bikourim s'appliquent même aux autres espèces (parmi les sept espèces), de même aussi la terouma, même pour les autres espèces, en dehors de l'olive et du raisin.
- וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ סָבַר, דּוּן מִינַּהּ: מָה בִּכּוּרִים – מַשְׁקִין הַיּוֹצְאִין מֵהֶן כְּמוֹתָן, אַף תְּרוּמָה – מַשְׁקִין הַיּוֹצְאִין מֵהֶן כְּמוֹתָן. וְאוֹקֵי בְּאַתְרַהּ: מָה מַשְׁקִין דְּקָדָשִׁים בִּתְרוּמָה, תִּירוֹשׁ וְיִצְהָר – אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא – לָא, אַף מַשְׁקִין הַיּוֹצְאִין מֵהֶן כְּמוֹתָן, תִּירוֹשׁ וְיִצְהָר – אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא – לָא.Et Rabbi Yehochoua pense : « déduis-en » : de même que pour les bikourim, les liquides qui en sortent sont comme eux, de même pour la terouma, les liquides qui en sortent sont comme elle ; « et laisse-le à sa place » : de même que les liquides consacrés dans la terouma sont le vin nouveau et l'huile – oui – et toute autre chose – non –, de même, pour les liquides qui en sortent et sont comme elle, le vin nouveau et l'huile – oui –, toute autre chose – non.
- וְהָא דִּתְנַן: אֵין מְבִיאִין בִּכּוּרִים מַשְׁקֶה אֶלָּא הַיּוֹצֵא מִן הַזֵּיתִים וּמִן הָעֲנָבִים – מַנִּי?Et ce que nous avons appris dans la Michna (Teroumot 11, 3) : on n'apporte des bikourim en boisson que de ce qui sort des olives et des raisins – de qui est-ce l'opinion ?
- רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הִיא, דְּאָמַר: דּוּן מִינַּהּ וְאוֹקֵי בְאַתְרַהּ, וְגָמַר לְהוּ לְבִכּוּרִים מִתְּרוּמָה.C'est celle de Rabbi Yehochoua, qui dit : « déduis-en, et laisse-le à sa place », et il déduit les bikourim de la terouma en sens inverse.
- וְהָא דִּתְנַן: אֵין סוֹפְגִין אֶת הָאַרְבָּעִים מִשּׁוּם עׇרְלָה, אֶלָּא עַל הַיּוֹצֵא מִן הַזֵּיתִים וּמִן הָעֲנָבִים – מַנִּי?Et ce que nous avons appris dans la Michna (Teroumot 11, 3) : on ne reçoit les quarante coups pour la orla (fruit des trois premières années d'un arbre) que pour ce qui sort des olives et des raisins – de qui est-ce l'opinion ?
- רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הִיא, דְּאָמַר: דּוּן מִינַּהּ וְאוֹקֵי בְּאַתְרַהּ, וְגָמַר לְהוּ לְבִכּוּרִים מִתְּרוּמָה,C'est celle de Rabbi Yehochoua, qui dit : « déduis-en, et laisse-le à sa place », et il déduit les bikourim de la terouma,
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