Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַמַּתְנִיתִין: ״הָעוֹר וְהָרוֹטֶב וְהַקֵּיפֶה וְכוּ׳״ מִצְטָרְפִין לְטַמֵּא טוּמְאַת אֳכָלִין.certains enseignent la divergence de Rabbi Yo'hanan et de Rech Lakich sur la Michna : « la peau, la sauce et les épices, etc. », qui s'adjoignent à la viande pour rendre impur de l'impureté des aliments.
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא עֶצֶם, דְּהָוֵי שׁוֹמֵר, אֲבָל נִימָא לָא הָוְיָא שׁוֹמֵר. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ נִימָא נָמֵי הָוְיָא שׁוֹמֵר.Rech Lakich a dit : on n'a enseigné cela que pour un os, qui est une protection (chomèr, enveloppe de l'aliment) ; mais un cheveu n'est pas une protection. Et Rabbi Yo'hanan a dit : même un cheveu est aussi une protection.
- אֲמַר לֵיהּ רֵישׁ לָקִישׁ לְרַבִּי יוֹחָנָן: וּמִי אִיכָּא שׁוֹמֵר עַל גַּבֵּי שׁוֹמֵר? חַלְחוּלֵי מְחַלְחֵל.Rech Lakich a dit à Rabbi Yo'hanan : mais y a-t-il une protection sur une protection ? Le poil est sur la peau, qui protège la chair ! Il répond : il traverse la peau et atteint la chair.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב אַחָא: אֶלָּא מֵעַתָּה, תְּפִילִּין הֵיכִי כָּתְבִינַן? הָא בָּעֵינַן כְּתִיבָה תַּמָּה, וְלֵיכָּא!Rav A'ha objecte à cela : mais alors, comment écrivons-nous les téfilines sur du parchemin ? Il faut une écriture parfaite, et il n'y en a pas, si la peau est percée !
- אִישְׁתְּמִיטְתֵּיהּ הָא דְּאָמְרִי בְּמַעְרְבָא: כׇּל נֶקֶב שֶׁהַדְּיוֹ עוֹבֵר עָלָיו – אֵינוֹ נֶקֶב.La Guemara répond : il lui a échappé ce qu'on dit en Occident (en Terre d'Israël) : tout trou sur lequel l'encre passe n'est pas un trou.
- אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרֵישׁ לָקִישׁ: עוֹר שֶׁיֵּשׁ עָלָיו כְּזַיִת בָּשָׂר, הַנּוֹגֵעַ בְּצִיב הַיּוֹצֵא מִמֶּנּוּ, וּבְשַׂעֲרָה שֶׁכְּנֶגְדּוֹ – טָמֵא. מַאי לָאו מִשּׁוּם שׁוֹמֵר? לָא, מִשּׁוּם יָד.Rabbi Yo'hanan a objecté à Rech Lakich : une peau sur laquelle il y a un kazayit (volume d'une olive) de chair : celui qui touche un filament qui en sort, ou un poil situé en face, est impur. N'est-ce pas au titre de protection ? Rech Lakich répond : non, c'est au titre de poignée (yad, appendice par lequel on saisit l'aliment).
- נִימָא אַחַת לְמַאי חַזְיָא? כִּדְאָמַר רַבִּי אִילְעָא: בִּמְלַאי שֶׁבֵּין הַמְּלָאִין, הָכִי נָמֵי בְּנִימָא שֶׁבֵּין הַנִּימִין.La Guemara demande : à quoi sert un seul cheveu ? Elle répond : comme l'a dit Rabbi Ilea : il s'agit d'une barbe de l'épi (mélaï) parmi les barbes ; de même ici, d'un cheveu parmi les cheveux.
- וְהֵיכָא אִיתְּמַר דְּרַבִּי אִילְעָא? אַהָא דִּתְנַן: הַמְּלַאי שֶׁבַּשִּׁבֳּלִין מְטַמְּאִין וּמִיטַּמְּאִין וְאֵין מִצְטָרְפִין. מְלַאי לְמַאי חֲזֵי? אָמַר רַבִּי אִילְעָא: בִּמְלַאי שֶׁבֵּין הַמְּלָאִין.Et où a été dit l'enseignement de Rabbi Ilea ? Sur ce que nous avons appris (dans la Michna) : les barbes des épis rendent impurs et deviennent impures, mais ne s'adjoignent pas. À quoi sert la barbe ? Rabbi Ilea a dit : il s'agit d'une barbe parmi les barbes.
- וְהָרוֹטֶב. מַאי רוֹטֶב? אָמַר רָבָא: שׁוּמְנָא.« Et la sauce » (rotev) : qu'est-ce que le rotev ? Rava a dit : la graisse qui surnage sur le bouillon.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הוּא עַצְמוֹ יְטַמֵּא טוּמְאַת אֳכָלִין! אֶלָּא חֵלֶב דִּקְרִישׁ.Abayé lui a dit : cette graisse, elle-même, étant un aliment, rendrait impure de l'impureté des aliments, sans avoir besoin de s'adjoindre ! Plutôt, il s'agit de la graisse figée, suc sorti de la viande, qu'on ne mange pas.
- מַאי אִירְיָא קְרִישׁ? כִּי לָא קְרִישׁ נָמֵי! דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: צִיר שֶׁעַל גַּבֵּי יָרָק מִצְטָרֵף לִכְכוֹתֶבֶת בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים.Pourquoi préciser figée ? Même si elle n'est pas figée, elle devrait s'adjoindre, car Rech Lakich a dit : le suc qui est sur un légume s'adjoint au légume pour atteindre le volume d'une kotévèt (grosse datte) à Yom Kippour.
- הָתָם מִשּׁוּם יַתּוֹבֵי דַּעְתָּא הוּא, בְּכֹל דְּהוּ מְיַתְּבָא דַּעְתֵּיהּ.La Guemara répond : là-bas, c'est pour que l'esprit s'apaise, et l'esprit s'apaise par n'importe quoi.
- הָכָא מִשּׁוּם אִיצְטְרוֹפֵי הוּא, אִי קְרִישׁ – מִצְטָרֵף, אִי לָא קְרִישׁ – לָא מִצְטָרֵף.Ici, c'est pour une adjonction : si elle est figée, elle s'adjoint ; si elle n'est pas figée, elle ne s'adjoint pas, car aliment et liquide n'ont pas la même mesure.
- וְהַקֵּיפֶה, מַאי קֵיפֶה? אָמַר רַבָּה: פִּירְמָא.« Et les kifa » : qu'est-ce que la kifa ? Rabba a dit : le hachis (pirma) de viande cuite qui se dépose au fond de la marmite.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הוּא עַצְמוֹ יְטַמֵּא טוּמְאַת אֳכָלִין! אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: תַּבְלִין.Abayé lui a dit : ce hachis, lui-même, rendrait impur de l'impureté des aliments ! Plutôt, Rav Pappa a dit : les épices, qu'on ne mange pas seules.
- תְּנַן הָתָם: הִקְפָּה אֶת הַדָּם וַאֲכָלוֹ, אוֹ שֶׁהִמְחָה אֶת הַחֵלֶב וּגְמָעוֹ – חַיָּיב.Nous avons appris ailleurs : si l'on a coagulé le sang et qu'on l'a mangé, ou qu'on a fait fondre la graisse interdite ('hélèv) et qu'on l'a avalée, on est 'hayav (passible).
- בִּשְׁלָמָא הִקְפָּה אֶת הַדָּם וַאֲכָלוֹ, כֵּיוָן דְּאַקְפְּיֵהּ אַחְשׁוֹבֵי אַחְשְׁבֵיהּ, אֶלָּא הִמְחָה אֶת הַחֵלֶב וּגְמָעוֹ – אֲכִילָה כְּתִיבָא בֵּיהּ, וְהָא לָאו אֲכִילָה הִיא!On comprend que, si l'on a coagulé le sang et qu'on l'a mangé, on soit passible : puisqu'on l'a coagulé, on lui a donné de l'importance. Mais si l'on a fait fondre la graisse interdite et qu'on l'a avalée, le « manger » est écrit à son sujet, or ce n'est pas manger !
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אָמַר קְרָא ״נֶפֶשׁ״ – לְרַבּוֹת אֶת הַשּׁוֹתֶה.Rech Lakich a dit : le verset dit « âme » (Lévitique 7, 25 : « l'âme qui en mange sera retranchée »), pour inclure celui qui boit.
- תַּנְיָא נָמֵי גַּבֵּי חָמֵץ כְּהַאי גַּוְנָא: הִמְחָהוּ וּגְמָעוֹ – אִם חָמֵץ הוּא, עָנוּשׁ כָּרֵת; אִם מַצָּה הִיא, אֵין אָדָם יוֹצֵא בָּהּ יְדֵי חוֹבָתוֹ בַּפֶּסַח.Il a été enseigné aussi (dans une baraïta), au sujet du 'hamets (levain), de cette manière : si on l'a dissous et avalé : si c'est du 'hamets, on est puni de karèt (retranchement) ; si c'est de la matsa, on ne s'acquitte pas par elle de son obligation à Pessa'h.
- בִּשְׁלָמָא אִם מַצָּה הִיא אֵין אָדָם יוֹצֵא בָּהּ יְדֵי חוֹבָתוֹ בַּפֶּסַח, ״לֶחֶם עֹנִי״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהַאי לָאו לֶחֶם עֹנִי הוּא. אֶלָּא אִם חָמֵץ הוּא עָנוּשׁ כָּרֵת, אֲכִילָה כְּתִיבָא בֵּיהּ!On comprend que, si c'est de la matsa, on ne s'acquitte pas de son obligation à Pessa'h : le Miséricordieux a dit « pain de misère » (Deutéronome 16, 3), et ceci n'est pas du pain de misère. Mais si c'est du 'hamets, pourquoi est-on puni de karèt ? Le « manger » est écrit à son sujet !
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אָמַר קְרָא ״נֶפֶשׁ״ – לְרַבּוֹת אֶת הַשּׁוֹתֶה.Rech Lakich a dit : le verset dit « âme » (Exode 12, 15), pour inclure celui qui boit.
- וְתַנְיָא נָמֵי גַּבֵּי נִבְלַת עוֹף טָהוֹר כְּהַאי גַּוְנָא: הִמְחָהוּ בָּאוּר – טָמֵא, בַּחַמָּה – טָהוֹר. וְהָוֵינַן בַּהּ: אֲכִילָה כְּתִיב בֵּיהּ!Et il a été enseigné aussi, au sujet de la névéla (bête morte sans abattage rituel) d'un oiseau pur, de cette manière : si on l'a fait fondre au feu et qu'on l'a bue, on est impur ; au soleil, on est pur. Et nous en avons discuté : le « manger » est écrit à son sujet !
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אָמַר קְרָא ״נֶפֶשׁ״ – לְרַבּוֹת אֶת הַשּׁוֹתֶה. אִי הָכִי, בַּחַמָּה נָמֵי? בַּחַמָּה אַיסְרוֹחֵי מַסְרַח.Rech Lakich a dit : le verset dit « âme » (Lévitique 17, 15), pour inclure celui qui boit. S'il en est ainsi, au soleil aussi ? Elle répond : au soleil, elle se corrompt, et n'est plus propre à la consommation.
- וּצְרִיכִי, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא חֵלֶב – חָמֵץ לָא אָתֵי מִינֵּיהּ, שֶׁכֵּן לֹא הָיְתָה לוֹ שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר; נְבֵלָה לָא אָתֵי מִינֵּיהּ, שֶׁכֵּן עָנוּשׁ כָּרֵת.Et tous sont nécessaires : car si le Miséricordieux n'avait écrit « âme » que pour la graisse interdite, le 'hamets ne s'en déduirait pas, car elle n'a pas eu de temps d'aptitude, tandis que le 'hamets a été permis avant Pessa'h ; la névéla ne s'en déduirait pas, car on est puni de karèt pour la graisse.
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא חָמֵץ – חֵלֶב לָא אָתֵי מִינֵּיהּ, שֶׁכֵּן לֹא הוּתַּר מִכְּלָלוֹ, וּנְבֵלָה לָא אָתְיָא מִינֵּיהּ, שֶׁכֵּן עָנוּשׁ כָּרֵת.Et si le Miséricordieux n'avait écrit cela que pour le 'hamets, la graisse ne s'en déduirait pas, car lui n'a pas été permis hors de sa règle générale, alors que la graisse d'un animal sauvage est permise ; et la névéla ne s'en déduirait pas, car on est puni de karèt pour le 'hamets.
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא בִּנְבֵלָה – הָנָךְ לָא אָתְיָא מִינַּהּ, שֶׁכֵּן מְטַמְּאָה.Et si le Miséricordieux n'avait écrit cela que pour la névéla, ces deux-là ne s'en déduiraient pas, car elle rend impur.
- חֲדָא מֵחֲדָא לָא אָתְיָא, תֵּיתֵי חֲדָא מִתַּרְתֵּי! הֵי תֵּיתֵי? לָא לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בִּנְבֵלָה וְתֵיתֵי מֵהָנָךְ – מָה לְהָנָךְ שֶׁכֵּן עָנוּשׁ כָּרֵת!La Guemara objecte : l'un ne se déduit pas de l'autre, mais que l'un se déduise des deux autres ! Elle répond : lequel se déduirait ? Que le Miséricordieux n'écrive pas pour la névéla, et que cela se déduise de ces deux-là : qu'ont ceux-là de particulier ? On est puni de karèt !
- לָא לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בְּחָמֵץ, וְתֵיתֵי מֵהָנָךְ – מָה לְהָנָךְ, שֶׁכֵּן לֹא הָיְתָה לָהֶן שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר!Que le Miséricordieux n'écrive pas pour le 'hamets, et que cela se déduise de ces deux-là : qu'ont ceux-là de particulier ? Ils n'ont pas eu de temps d'aptitude !
- לָא לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בְּחֵלֶב, וְתֵיתֵי מֵהָנָךְ – מָה לְהָנָךְ שֶׁכֵּן לֹא הוּתַּר מִכְּלָלָן, תֹּאמַר בְּחֵלֶב שֶׁהוּתַּר מִכְּלָלוֹ!Que le Miséricordieux n'écrive pas pour la graisse, et que cela se déduise de ces deux-là : qu'ont ceux-là de particulier ? Ils n'ont pas été permis hors de leur règle générale ; que diras-tu de la graisse, qui a été permise hors de sa règle générale ?
- וּמַאי נִיהוּ? אִילֵּימָא חֵלֶב בְּהֵמָה לַגָּבוֹהַּ – נְבֵלָה נָמֵי אִשְׁתְּרַאי מְלִיקַת עוֹף לַגָּבוֹהַּ.Et de quoi s'agit-il ? Si l'on dit la graisse d'un animal domestique, pour le Très-Haut, offerte sur l'autel, la névéla aussi a été permise : la melika (mise à mort de l'oiseau offert, par pincement de la nuque) de l'oiseau pour le Très-Haut.
- וְאֶלָּא חֵלֶב חַיָּה לְהֶדְיוֹט – נְבֵלָה נָמֵי אִשְׁתְּרַאי מְלִיקָה דְּחַטַּאת הָעוֹף לַכֹּהֲנִים!Et plutôt la graisse d'un animal sauvage, pour le profane ? La névéla aussi a été permise : la melika de l'oiseau offert en sacrifice expiatoire, pour les Cohanim !
- לְעוֹלָם חֵלֶב חַיָּה לְהֶדְיוֹט, וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ כֹּהֲנִים – כֹּהֲנִים מִשֻּׁלְחַן גָּבוֹהַּ קָא זָכוּ.La Guemara répond : en réalité, c'est la graisse d'un animal sauvage, pour le profane ; et ce qui te fait difficulté, les Cohanim : les Cohanim reçoivent de la table du Très-Haut, ce n'est donc pas une permission pour le profane.
- וְהָא דְּתַנְיָא: ״הַטְּמֵאִים״ – לֶאֱסוֹר צִירָן וְרוֹטְבָן וְקֵיפֶה שֶׁלָּהֶן, לְמָה לִי? לִיגְמַר מֵהָנֵי!Et ce qui a été enseigné (dans une baraïta) : « les impurs » (Lévitique 11, 31) : le mot, avec son article superflu, vient pour interdire leur suc, leur sauce et leur dépôt (des reptiles), pourquoi en ai-je besoin ? Qu'on l'apprenne de ceux-là !
- צְרִיכִי, דְּאִי לָא כְּתַב רַחֲמָנָא – הֲוָה אָמֵינָא: דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן, מָה הָתָם – עַד דְּאִיכָּא כְּזַיִת, אַף הָכָא נָמֵי – עַד דְּאִיכָּא כְּזַיִת.Il est nécessaire, car si le Miséricordieux ne l'avait pas écrit, j'aurais dit : il suffit que ce qui vient de la déduction soit comme sa source. De même que là-bas, on n'est passible que pour un kazayit, ainsi ici aussi, que pour un kazayit. Le verset enseigne donc que pour le reptile, la mesure reste celle d'une lentille.
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