Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאֵימָא: אִם אֵינוֹ עִנְיָן לְשׁוֹמֵר דִּנְבֵלָה, תְּנֵהוּ עִנְיָן לְשׁוֹמֵר דְּעָלְמָא, שׁוֹמֵר לְהַכְנִיס וְשׁוֹמֵר לְצָרֵף, אֲבָל יָד לְהַכְנִיס לֹא!La Guemara objecte : pourquoi appliquer le verset superflu à la poignée ? Et dis plutôt : si le verset n'est pas nécessaire pour le sujet de la protection (chomèr, enveloppe qui protège l'aliment) de la névéla (bête morte sans abattage rituel), applique-le au sujet de la protection en général, celle des aliments : un verset enseignerait que la protection fait entrer l'impureté, et l'autre que la protection s'adjoint à l'aliment pour compléter la mesure requise. Mais que la poignée (yad, appendice par lequel on saisit l'aliment) fasse entrer l'impureté, non, on n'en aurait pas de source !
- אֶלָּא, מֵעִיקָּרָא כִּי כְּתִיבָא יָד, אַהַכְנָסָה כְּתִיבָא.La Guemara répond : plutôt, la halakha de la poignée se déduit du verset sur les aliments, « il est impur pour vous » (Lévitique 11, 38), et l'objection selon laquelle il n'enseignerait que la sortie de l'impureté tombe : dès le départ, lorsque la poignée est écrite, elle est écrite à propos de l'entrée de l'impureté, puisque ce verset parle du moment où l'aliment la reçoit. De là, on déduit par kal va'homer (raisonnement a fortiori) que la poignée la fait aussi sortir.
- אֶלָּא שׁוֹמֵר דִּנְבֵלָה, לְמָה לִי? לְגוּפֵיהּ.La Guemara demande : mais alors, la protection de la névéla, pourquoi en ai-je besoin ? Elle répond : pour elle-même, pour enseigner que la notion de protection s'applique à l'impureté de la névéla.
- וּלְמַאי? אִי לְאִצְטְרוֹפֵי – אָמְרַתְּ לָא מִצְטָרֵף! אִי לְהַכְנִיס וּלְהוֹצִיא – קַל וָחוֹמֶר מִיָּד אָתְיָא! מִילְּתָא דְּאָתְיָא בְּקַל וְחוֹמֶר – טָרַח וְכָתַב לַהּ קְרָא.Et pour quoi faire ? Si c'est pour s'adjoindre à la chair afin de compléter la mesure, tu as dit (dans la Michna) qu'elle ne s'adjoint pas ! Si c'est pour faire entrer et faire sortir l'impureté, cela vient déjà par kal va'homer de la poignée ! La Guemara répond : une chose qui vient par kal va'homer, le verset se donne parfois la peine de l'écrire quand même.
- אִי הָכִי, שׁוֹמֵר דְּעָלְמָא, אֵימָא לָךְ: לְהַכְנִיס, וּמִלְּתָא דְּאָתֵי בְּקַל וָחוֹמֶר – טָרַח וְכָתַב לַהּ קְרָא.S'il en est ainsi, pour la protection en général, celle des aliments, dont nous avons dit qu'elle enseigne l'adjonction, je te dirai : elle enseigne seulement de faire entrer l'impureté, et tu expliqueras que c'est une chose qui vient par kal va'homer, mais que le verset s'est donné la peine de l'écrire !
- הֵיכָא דְּאִיכָּא לְמִידְרַשׁ, דָּרְשִׁינַן.La Guemara répond : là où il y a un enseignement nouveau à interpréter dans le verset, nous l'interprétons, plutôt que de dire qu'il répète ce que donne le kal va'homer.
- רַב חֲבִיבָא אָמַר: שָׁאנֵי שׁוֹמֵר דִּנְבֵלָה, כֵּיוָן דְּמַעֲשֵׂה יָד קָא עָבֵיד, אַיָּד שָׁדֵינַן לֵיהּ.La Guemara revient à la déduction initiale de la poignée à partir de la protection de la névéla, et à l'objection qui proposait de l'appliquer plutôt à la protection en général. Rav 'Haviva a dit : la protection de la névéla est différente : puisqu'elle fait œuvre de poignée, ne faisant qu'introduire et sortir l'impureté sans s'adjoindre à la mesure, nous la reportons sur la poignée, et non sur la protection.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב יְהוּדָה בַּר יִשְׁמָעֵאל, הָא דִּתְנַן: הַפִּיטְמָא שֶׁל רִמּוֹן מִצְטָרֶפֶת, וְהַנֵּץ שֶׁלּוֹ אֵין מִצְטָרֵף.Plus haut, on a déduit de « sur toute semence qui se sème » (Lévitique 11, 37) que la protection s'adjoint à l'aliment, tel qu'on le porte aux champs pour le semer. Rav Yehouda bar Ichmaël objecte à cela à partir de ce que nous avons appris (dans la Michna) : le pistil (pitma, la saillie qui couronne le fruit) de la grenade s'adjoint à elle pour compléter la mesure, mais sa fleur ne s'adjoint pas.
- וְאַמַּאי? קְרִי כָּאן ״עַל כׇּל זֶרַע זֵרוּעַ״, וְלֵיכָּא!Et pourquoi le pistil s'adjoint-il ? Lis ici « sur toute semence qui se sème » (Lévitique 11, 37), qui vise la manière dont on sort les graines pour les semer ; or il n'y a pas cela ici, car on ne plante pas la grenade avec son pistil !
- וְתוּ, הָא דִּתְנַן: הָעוֹר וְהָרוֹטֶב וְהַקֵּיפֶה וְכוּ׳. מִצְטָרֵף לְטַמֵּא טוּמְאַת אֳכָלִים – מְנָלַן?Et de plus, à propos de ce que nous avons appris (dans la Michna) : la peau, la sauce figée, les épices, etc., s'adjoignent à la viande pour rendre impur de l'impureté des aliments : d'où le savons-nous, alors que tout cela ne se sème pas ?
- אֶלָּא תְּלָתָא קְרָאֵי כְּתִיבִי: ״עַל כׇּל זֶרַע״, ״זֵרוּעַ״, ״אֲשֶׁר יִזָּרֵעַ״, חַד לְשׁוֹמֵר דִּזְרָעִים, וְחַד לְשׁוֹמֵר דְּאִילָנוֹת, אִידַּךְ לְשׁוֹמֵר בָּשָׂר וּבֵיצִים וְדָגִים.Plutôt, trois mots de la racine « semer » sont écrits dans le verset (Lévitique 11, 37) : « sur toute semence », « semable », « qui se sème ». L'un enseigne la protection des semences, l'un la protection des arbres, et l'autre la protection de la viande, des œufs et des poissons. La halakha ne se limite donc pas à ce qui se sème avec l'aliment.
- אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי, אָמַר רַב: יֵשׁ יָד לְטוּמְאָה, וְאֵין יָד לְהֶכְשֵׁר.Rav 'Hiya bar Achi a dit que Rav a dit : il y a une notion de poignée pour l'impureté, pour la faire entrer et sortir, mais il n'y a pas de poignée pour le hekhchèr (le contact avec un liquide, qui rend l'aliment apte à recevoir l'impureté) : si seule la poignée a été mouillée, l'aliment lui-même n'est pas rendu apte.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: יֵשׁ יָד לְטוּמְאָה וּלְהֶכְשֵׁר.Et Rabbi Yo'hanan a dit : il y a une notion de poignée pour l'impureté et pour le hekhchèr.
- בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? אִיבָּעֵית אֵימָא סְבָרָא, אִיבָּעֵית אֵימָא קְרָא.Sur quoi divergent-ils ? Si tu veux, dis que c'est sur un raisonnement ; si tu veux, dis que c'est sur un verset.
- אִיבָּעֵית אֵימָא קְרָא, מָר סָבַר: מִקְרָא נִדְרָשׁ לְפָנָיו, וְלֹא לִפְנֵי פָנָיו.Si tu veux, dis que c'est sur un verset. Le Maître (Rav) pense : un verset s'interprète par rapport à ce qui le précède immédiatement, et non par rapport à ce qui précède cela. Le mot « pour vous », qui inclut la poignée, se rapporte ainsi à « il est impur », non à « si de l'eau est mise », plus haut dans le verset.
- וּמָר סָבַר: מִקְרָא נִדְרָשׁ לְפָנָיו, וְלִפְנֵי פָנָיו.Et le Maître (Rabbi Yo'hanan) pense : un verset s'interprète par rapport à ce qui le précède immédiatement et par rapport à ce qui précède cela ; la poignée vaut donc aussi pour le hekhchèr.
- אִיבָּעֵית אֵימָא סְבָרָא, מָר סָבַר: הֶכְשֵׁר תְּחִלַּת טוּמְאָה הוּא, וּמָר סָבַר: הֶכְשֵׁר לָאו תְּחִלַּת טוּמְאָה הוּא.Si tu veux, dis que c'est sur un raisonnement. Le Maître (Rabbi Yo'hanan) pense : le hekhchèr est le début de l'impureté, et la poignée y compte comme pour l'impureté ; et le Maître (Rav) pense : le hekhchèr n'est pas le début de l'impureté.
- תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: כְּשֵׁם שֶׁיֵּשׁ יָד לְטוּמְאָה, כָּךְ יֵשׁ יָד לְהֶכְשֵׁר, וּכְשֵׁם שֶׁאֵין מְקַבְּלִין טוּמְאָה אֶלָּא לִכְשֶׁיִּתָּלְשׁוּ, כָּךְ אֵין מְקַבְּלִין הֶכְשֵׁר אֶלָּא עַד שֶׁיִּתָּלְשׁוּ.Il a été enseigné (dans une baraïta) conformément à l'opinion de Rabbi Yo'hanan : de même qu'il y a une poignée pour l'impureté, ainsi il y a une poignée pour le hekhchèr ; et de même que les produits ne reçoivent l'impureté qu'une fois détachés du sol, ainsi ils ne reçoivent le hekhchèr qu'une fois détachés.
- אָמַר רַב: אֵין יָד לְפָחוֹת מִכְּזַיִת, וְאֵין שׁוֹמֵר לְפָחוֹת מִכְּפוֹל.Rav a dit : il n'y a pas de poignée pour moins d'un kazayit (volume d'une olive) d'aliment, et il n'y a pas de protection pour moins d'un kefol (volume d'une fève).
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: יֵשׁ יָד לְפָחוֹת מִכְּזַיִת, וְיֵשׁ שׁוֹמֵר לְפָחוֹת מִכְּפוֹל.Et Rabbi Yo'hanan a dit : il y a une poignée pour moins d'un kazayit, et il y a une protection pour moins d'un kefol.
- מֵיתִיבִי: שְׁתֵּי עֲצָמוֹת, וַעֲלֵיהֶן שְׁנֵי חֲצָאֵי זֵיתִים, וְהִכְנִיס רָאשֵׁיהֶן (שנים) [הַשְּׁנַיִם] לְבַיִת, וְהַבַּיִת מַאֲהִיל עֲלֵיהֶן – הַבַּיִת טָמֵא.On a objecté à partir d'une baraïta : deux os, et sur eux deux moitiés d'olive de chair d'un mort, une à l'extrémité de chacun ; si l'on a introduit les autres extrémités des deux dans une maison, et que la maison les recouvre, sans recouvrir la chair, la maison est impure.
- יְהוּדָה בֶּן נָקוֹסָא אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי יַעֲקֹב: הֵיאַךְ שְׁנֵי עֲצָמוֹת מִצְטָרְפִין לִכְזַיִת?Yehouda ben Nakossa dit au nom de Rabbi Yaakov : comment deux os s'adjoindraient-ils pour faire un kazayit ?
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