Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מוֹעֲלִין בּוֹ, וְחַיָּיבִין עָלָיו מִשּׁוּם פִּיגּוּל וְנוֹתָר וְטָמֵא, מַה שֶּׁאֵין כֵּן בַּדָּם.celui qui en tire profit commet à son égard une méila (usage indu d'un bien consacré), et l'on est passible à son sujet pour pigoul (sacrifice offert avec l'intention de le consommer hors du temps prescrit), pour notar (reste d'un sacrifice dont le temps de consommation est écoulé) et pour avoir mangé en état d'impureté, ce qui n'est pas le cas du sang.
- וְחוֹמֶר בַּדָּם, שֶׁהַדָּם נוֹהֵג בִּבְהֵמָה וְחַיָּה וָעוֹף, בֵּין טְמֵאִים וּבֵין טְהוֹרִים, וְחֵלֶב אֵינוֹ נוֹהֵג אֶלָּא בִּבְהֵמָה טְהוֹרָה בִּלְבַד.Et la plus grande sévérité pour le sang est que le sang s'applique à la bête domestique, à la bête sauvage et à l'oiseau, aussi bien impurs que purs, tandis que le 'hélev (graisse interdite) ne s'applique qu'à la bête domestique pure seulement.
- גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי יַנַּאי: דְּאָמַר קְרָא ״כַּאֲשֶׁר יוּרַם מִשּׁוֹר זֶבַח הַשְּׁלָמִים״, וְכִי מָה לָמַדְנוּ מִשּׁוֹר זֶבַח הַשְּׁלָמִים מֵעַתָּה?Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna). D'où savons-nous cela, à savoir qu'il y a méila pour le 'hélev ? Rabbi Yanaï a dit : Car le verset dit, au sujet du taureau du Cohen oint : « comme on le prélève du taureau du sacrifice de chelamim » (Lévitique 4, 10). Mais que nous apprend-on donc du taureau du sacrifice de chelamim ? Tous les prélèvements sont déjà énumérés dans le passage du taureau du Cohen oint.
- הֲרֵי זֶה בָּא לְלַמֵּד, וְנִמְצָא לָמֵד, מַקִּישׁ שׁוֹר זֶבַח הַשְּׁלָמִים לְפַר כֹּהֵן מָשִׁיחַ: מָה פַּר כֹּהֵן מָשִׁיחַ יֵשׁ בּוֹ מְעִילָה, אַף שׁוֹר זֶבַח הַשְּׁלָמִים יֵשׁ בּוֹ מְעִילָה.Ce texte, qui vient enseigner une règle, se trouve en réalité apprendre du cas lui-même : il rapproche le taureau du sacrifice de chelamim du taureau du Cohen oint. De même que le taureau du Cohen oint comporte la méila, s'agissant d'un sacrifice très saint, de même le taureau du sacrifice de chelamim comporte la méila pour ses graisses, bien que ce soit un sacrifice de moindre sainteté.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי חֲנִינָא: כְּעוּרָה זוֹ שֶׁשָּׁנָה רַבִּי, ״כׇּל חֵלֶב לַה׳״ – לְרַבּוֹת אֵימוּרֵי קָדָשִׁים קַלִּים לִמְעִילָה?Rabbi 'Hanina lui a dit : Est-elle laide, celle qu'a enseignée Rabbi (Yehouda HaNassi) : « Tout 'hélev est pour Hachem » (Lévitique 3, 16) vient inclure les parties à brûler des sacrifices de moindre sainteté dans la méila ? Pourquoi une nouvelle source ?
- אָמַר אַבָּיֵי: אִיצְטְרִיךְ, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״חֵלֶב״, הֲוָה אָמֵינָא: חֵלֶב – אִין, יוֹתֶרֶת וּשְׁתֵּי כְלָיוֹת – לָא. כְּתַב רַחֲמָנָא ״כַּאֲשֶׁר יוּרַם״.Abayé a dit : Les deux versets étaient nécessaires. Car si le Miséricordieux avait écrit seulement « 'hélev », j'aurais dit : le 'hélev, oui ; le lobe du foie et les deux reins, non, bien qu'ils soient aussi brûlés sur l'autel. Le Miséricordieux a donc écrit : « comme on le prélève ».
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״כַּאֲשֶׁר יוּרַם״, הֲוָה אָמֵינָא: חֵלֶב אַלְיָה דְּלֵיתַהּ בְּשׁוֹר – לָא, כְּתַב רַחֲמָנָא ״כׇּל חֵלֶב״.Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « comme on le prélève », j'aurais dit : le 'hélev de la queue du mouton, qui n'existe pas chez le taureau, non. Le Miséricordieux a donc écrit : « tout 'hélev ».
- אֲמַר לֵיהּ רַב מָרִי לְרַב זְבִיד: אִי אַלְיָה אִיקְּרַאי ״חֵלֶב״, תִּיתְּסַר בַּאֲכִילָה! אֲמַר לֵיהּ: עָלֶיךָ אָמַר קְרָא ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ – דָּבָר הַשָּׁוֶה בְּשׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז.Rav Mari a dit à Rav Zevid : Si la queue est appelée 'hélev, qu'elle soit interdite à la consommation ! Il lui a répondu : À ton sujet, le verset dit : « tout 'hélev de bœuf, de mouton et de chèvre » (Lévitique 7, 23) : seule une chose commune au bœuf, au mouton et à la chèvre est interdite, ce qui exclut la queue du mouton.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: ״חֶלְבּוֹ הָאַלְיָה״ אִיקְּרַאי, ״חֵלֶב״ סְתָמָא לָא אִיקְּרַאי. אֶלָּא מֵעַתָּה, לֹא יִמְעֲלוּ בָּהּ! אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא כִּדְרַב זְבִיד.Rav Achi a dit : Elle est appelée « son 'hélev, la queue » (Lévitique 3, 9), mais elle n'est pas appelée « 'hélev » sans précision. Mais alors, on ne devrait pas non plus commettre de méila à son égard ! Il est donc clair que la réponse est celle de Rav Zevid.
- מַה שֶּׁאֵין כֵּן בַּדָּם, מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר עוּלָּא: דְּאָמַר קְרָא ״לָכֶם״, שֶׁלָּכֶם יְהֵא. דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל תָּנָא: ״לְכַפֵּר״ – לְכַפָּרָה נְתַתִּיו, וְלֹא לִמְעִילָה.« Ce qui n'est pas le cas du sang » : d'où savons-nous cela ? Oula a dit : Car le verset dit : « pour vous » (Lévitique 17, 11) : il sera vôtre, et non un bien consacré. L'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : « pour expier » (ibid.) : c'est pour l'expiation que Je l'ai donné, et non pour la méila.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר, אָמַר קְרָא: ״הוּא״, הוּא לִפְנֵי כַּפָּרָה כִּלְאַחַר כַּפָּרָה, מָה לְאַחַר כַּפָּרָה אֵין בּוֹ מְעִילָה, אַף לִפְנֵי כַּפָּרָה אֵין בּוֹ מְעִילָה.Et Rabbi Yo'hanan a dit : Le verset dit : « il » (« car c'est lui, le sang, qui expie », ibid.) : il est avant l'expiation comme après l'expiation. De même qu'après l'expiation il ne comporte pas de méila, sa mitsva (commandement) étant accomplie, de même avant l'expiation il ne comporte pas de méila.
- וְאֵימָא הוּא לְאַחַר כַּפָּרָה כְּלִפְנֵי כַּפָּרָה: מָה לִפְנֵי כַּפָּרָה – יֵשׁ בּוֹ מְעִילָה, אַף לְאַחַר כַּפָּרָה – יֵשׁ בּוֹ מְעִילָה! אֵין לְךָ דָּבָר שֶׁנַּעֲשָׂה מִצְוָתוֹ וּמוֹעֲלִין בּוֹ.Mais dis plutôt : il est après l'expiation comme avant l'expiation. De même qu'avant l'expiation il comporte la méila, de même après l'expiation il comporte la méila ! Il n'existe aucune chose dont la mitsva a été accomplie et à l'égard de laquelle on commette encore une méila.
- וְלָא? וַהֲרֵי תְּרוּמַת הַדֶּשֶׁן, דְּנַעֲשָׂה מִצְוָתוֹ, וּמוֹעֲלִין בּוֹ, דִּכְתִיב: ״וְשָׂמוֹ אֵצֶל הַמִּזְבֵּחַ״!Vraiment ? Il y a pourtant le prélèvement des cendres de l'autel, dont la mitsva a été accomplie et à l'égard duquel on commet une méila, comme il est écrit : « et il les placera à côté de l'autel » (Lévitique 6, 3) !
- מִשּׁוּם דְּהָוֵאי תְּרוּמַת הַדֶּשֶׁן וּבִגְדֵי כְהוּנָּה (שְׁנֵי כְּתוּבִין הַבָּאִין כְּאֶחָד), וְכׇל שְׁנֵי כְּתוּבִין הַבָּאִין כְּאֶחָד אֵין מְלַמְּדִין.C'est parce que le prélèvement des cendres et les vêtements de prêtrise de Yom Kippour sont (deux versets qui viennent comme un seul), et deux versets qui viennent comme un seul n'enseignent pas pour d'autres cas.
- הָנִיחָא לְרַבָּנַן דְּאָמְרִי: ״וְהִנִּיחָם שָׁם״ – מְלַמֵּד שֶׁטְּעוּנִין גְּנִיזָה, אֶלָּא לְרַבִּי דּוֹסָא דְּאָמַר שֶׁלֹּא יִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן לְיוֹם הַכִּפּוּרִים אַחֵר, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela convient selon les Sages, qui disent : « et il les laissera là » (Lévitique 16, 23) enseigne qu'ils doivent être enfouis ; mais selon Rabbi Dossa, qui a dit : Ce verset enseigne seulement que le Grand Prêtre ne s'en servira pas pour un autre Yom Kippour, que peut-on dire ? Il ne reste que les cendres, qui devraient servir de modèle !
- אֶלָּא, מִשּׁוּם דְּהָוֵאי תְּרוּמַת הַדֶּשֶׁן וְעֶגְלָה עֲרוּפָה שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִין כְּאֶחָד, וְכׇל שְׁנֵי כְּתוּבִים הַבָּאִין כְּאֶחָד אֵין מְלַמְּדִין.Plutôt, c'est parce que le prélèvement des cendres et la génisse à la nuque brisée sont deux versets qui viennent comme un seul, et deux versets qui viennent comme un seul n'enseignent pas.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר אֵין מְלַמְּדִין, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר מְלַמְּדִין, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? תְּרֵיCela convient selon celui qui dit qu'ils n'enseignent pas ; mais selon celui qui dit qu'ils enseignent, que peut-on dire ? Deux
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