Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִם יֵשׁ בְּנוֹתֵן טַעַם – הֲרֵי זוֹ אֲסוּרָה. כְּשֵׁרָה שֶׁיָּנְקָה מִן הַטְּרֵפָה – קֵבָתָהּ אֲסוּרָה. טְרֵפָה שֶׁיָּנְקָה מִן הַכְּשֵׁרָה – קֵבָתָהּ מוּתֶּרֶת, מִפְּנֵי שֶׁכָּנוּס בְּמֵעֶיהָ.s'il y a dans cette peau de quoi donner du goût au lait, ce fromage est interdit. Dans le cas d'une bête cachère qui a tété une tréfa (bête atteinte d'une lésion mortelle), le lait de sa caillette est interdit, car il provient de la tréfa. Si c'est une tréfa qui a tété une bête cachère, le lait de sa caillette est permis, parce qu'il est seulement recueilli dans ses entrailles et ne fait pas partie de son corps.
- גְּמָ׳ אַטּוּ קֵבַת גּוֹי לָאו נְבֵלָה הִיא? אָמַר רַב הוּנָא: הָכָא בְּלוֹקֵחַ גְּדִי מִן הַגּוֹי עָסְקִינַן, וְחָיְישִׁינַן שֶׁמָּא יָנַק מִן הַטְּרֵפָה.Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna). La Michna a mentionné la caillette de la bête d'un non-Juif et celle d'une nevéla (bête morte sans abattage rituel). Est-ce à dire que la caillette d'une bête abattue par un non-Juif n'est pas elle-même une nevéla ? Pourquoi les distinguer ? Rav Houna a dit : Ici, nous traitons d'un Juif qui achète un chevreau à un non-Juif et l'abat lui-même : la bête n'est donc pas nevéla, et nous craignons qu'il n'ait tété une tréfa, si bien que le lait de sa caillette est interdit.
- וּמִי חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא יָנַק מִן הַטְּרֵפָה? וְהָתְנַן: לוֹקְחִים בֵּיצִים מִן הַגּוֹיִם, וְאֵין חוֹשְׁשִׁין לֹא מִשּׁוּם נְבֵלָה וְלֹא מִשּׁוּם טְרֵפָה! אֶלָּא אֵימָא: חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא יָנַק מִן הַטְּמֵאָה.Mais craignons-nous vraiment qu'il n'ait tété une tréfa ? Or nous avons appris dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : On achète des œufs aux non-Juifs, et l'on ne craint ni qu'ils proviennent d'une nevéla ni d'une tréfa ! Dis plutôt : Nous craignons qu'il n'ait tété une bête impure, si bien que le lait de sa caillette est interdit.
- וּמַאי שְׁנָא טְרֵפָה דְּלָא חָיְישִׁינַן, וּמַאי שְׁנָא טְמֵאָה דְּחָיְישִׁינַן? טְרֵפָה לָא שְׁכִיחָא, טְמֵאָה שְׁכִיחָא.En quoi la tréfa est-elle différente, pour que nous ne craignions pas qu'il l'ait tétée, et en quoi la bête impure est-elle différente, pour que nous le craignions ? La tréfa n'est pas fréquente, la bête impure est fréquente.
- אִי שְׁכִיחָא, אֲפִילּוּ גַּבֵּי דִּידַן נֵיחוּשׁ! אֲנַן דְּבָדְלִינַן מִינַּיְיהוּ, וְכִי חָזֵינַן לְהוּ מַפְרְשִׁינַן לְהוּ – לָא גְּזַרוּ בְּהוּ רַבָּנַן. אִינְהוּ דְּלָא בְּדִילִי מִינַּיְיהוּ, וְכִי חָזוּ לְהוּ לָא מַפְרְשִׁי לְהוּ – גְּזַרוּ בְּהוּ רַבָּנַן.Si ce cas est fréquent, craignons-le même pour nos propres bêtes ! Nous, Juifs, qui nous tenons à l'écart des bêtes impures et qui, lorsque nous les voyons, en écartons nos petits, les Sages n'ont pas décrété à leur sujet. Eux, les non-Juifs, qui ne s'en tiennent pas à l'écart et qui, lorsqu'ils les voient, n'en écartent pas leurs bêtes, les Sages ont décrété à leur sujet.
- וּשְׁמוּאֵל אָמַר: חֲדָא קָתָנֵי, קֵבַת שְׁחִיטַת גּוֹי – נְבֵלָה.Et Chmouel a dit : Le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) n'enseigne qu'une seule règle : la caillette d'une bête abattue par un non-Juif est celle d'une nevéla, et elle est donc interdite.
- וּמִי אָמַר שְׁמוּאֵל הָכִי? וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: מִפְּנֵי מָה אָסְרוּ גְּבִינַת הַגּוֹיִם – מִפְּנֵי שֶׁמַּעֲמִידִין אוֹתָהּ בְּעוֹר קֵבַת נְבֵלָה. הָא קֵבָה גּוּפַהּ שַׁרְיָא!Mais Chmouel a-t-il dit cela ? Tient-il que le lait de la caillette d'une nevéla est interdit ? Or Chmouel a dit : Pourquoi a-t-on interdit le fromage des non-Juifs ? Parce qu'on le fait cailler avec la peau de la caillette d'une nevéla. Il en résulte que la caillette elle-même, c'est-à-dire le lait caillé qu'elle contient, est permise !
- לָא קַשְׁיָא: כָּאן – קוֹדֶם חֲזָרָה, כָּאן – לְאַחַר חֲזָרָה.Ce n'est pas difficile : dans ce cas-ci (notre Michna), c'était avant le revirement de Rabbi Yehochoua, qui a d'abord interdit le fromage à cause de la caillette de nevéla, puis a donné une autre raison ; dans ce cas-là (la parole de Chmouel), c'est après le revirement.
- כְּשֵׁרָה שֶׁיָּנְקָה מִן הַטְּרֵפָה [וְכוּ׳]. וְהָא קָתָנֵי רֵישָׁא: קֵבַת גּוֹי וְשֶׁל נְבֵלָה הֲרֵי זוֹ אֲסוּרָה?« Une bête cachère qui a tété une tréfa [etc.] » : le lait de sa caillette est interdit, mais celui d'une tréfa qui a tété une bête cachère est permis. Or le début de la Michna enseigne : La caillette de la bête d'un non-Juif et celle d'une nevéla sont interdites ! Pourquoi la caillette de la tréfa serait-elle permise et non celle de la nevéla ?
- אָמַר רַב חִסְדָּא: רֵישָׁא נִרְאֶה כְּאוֹכֵל נְבֵלוֹת, הָכָא אִיכָּא שְׁחִיטָה.Rav 'Hisda a dit : Le début de la Michna n'interdit que parce que celui qui en consomme paraît manger de la nevéla, ce qui est répugnant, alors qu'ici, pour la tréfa, il y a au moins eu abattage rituel.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: וְלָאו כֹּל דְּכֵן הוּא? וּמָה נְבֵלָה דִּמְאִיסָה, דְּאִי שָׁרֵית לֵיהּ קֵבָתָהּ לָא אָתֵי לְמֵיכַל מִינַּהּ, אָמְרַתְּ לָא. טְרֵפָה שְׁחוּטָה, דְּאִי שָׁרֵית אָתֵי לְמֵיכַל מִינַּהּ, לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?Rava lui a dit : N'est-ce pas plutôt d'autant plus vrai pour la tréfa ? Si pour la nevéla, qui est répugnante, de sorte que, si tu permettais sa caillette, on n'en viendrait pas à manger de sa viande, tu as dit que non, elle n'est pas permise, à plus forte raison pour la tréfa abattue, de sorte que, si tu la permettais, on en viendrait à en manger, n'est-ce pas d'autant plus vrai ?
- אֶלָּא אָמַר רַב יִצְחָק, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לָא קַשְׁיָא, כָּאן קוֹדֶם חֲזָרָה, כָּאן לְאַחַר חֲזָרָה, וּמִשְׁנָה לֹא זָזָה מִמְּקוֹמָהּ.Plutôt, Rav Yits'hak a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Ce n'est pas difficile : dans ce cas-ci (le début de la Michna), c'était avant le revirement de Rabbi Yehochoua ; dans ce cas-là (la fin de la Michna), c'est après le revirement, et une Michna ne bouge pas de sa place : une fois enseignée, on ne l'a pas retirée malgré le changement d'avis.
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַעֲמִידִין בְּקֵבַת נְבֵלוֹת, וְאֵין מַעֲמִידִין בְּקֵבַת שְׁחִיטַת גּוֹי. אָמַר לְפָנָיו רַבִּי שִׁמְעוֹן בַּר אַבָּא: כְּמַאן? כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, דְּאָמַר סְתָם מַחְשֶׁבֶת גּוֹי לַעֲבוֹדָה זָרָה.Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : On fait cailler le lait avec la caillette de nevélot, mais on ne fait pas cailler avec la caillette d'une bête abattue par un non-Juif. Rabbi Chimon bar Abba lui a dit : Selon qui cette règle est-elle ? Selon Rabbi Eliézer, qui a dit : L'intention implicite d'un non-Juif quand il abat est pour l'idolâtrie, et l'interdit d'une bête offerte aux idoles s'étend même au contenu de ses entrailles.
- אֲמַר לֵיהּ: וְאֶלָּא כְּמַאן?Il lui a dit : Et selon qui serait-ce donc ? Bien sûr selon Rabbi Eliézer ; tu n'avais pas besoin de le demander.
- כִּי אֲתָא רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַעֲמִידִין בֵּין בְּקֵבַת נְבֵלָה, בֵּין בְּקֵבַת שְׁחִיטַת גּוֹי, שֶׁלֹּא לָחוֹשׁ לְדִבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר.Lorsque Rav Chmouel bar Rav Yits'hak est venu d'Erets Israël, il a rapporté : Rabbi Yo'hanan a dit : On fait cailler aussi bien avec la caillette d'une nevéla qu'avec la caillette d'une bête abattue par un non-Juif, sans craindre les paroles de Rabbi Eliézer.
- וְהִלְכְתָא: אֵין מַעֲמִידִין בָּעוֹר קֵבַת נְבֵלָה, אֲבָל מַעֲמִידִין בְּקֵבַת נְבֵלָה, וּבְקֵבַת שְׁחִיטַת גּוֹי, וּבְקֵבַת כְּשֵׁרָה שֶׁיָּנְקָה מִן הַטְּרֵפָה, וְכׇל שֶׁכֵּן בְּקֵבַת טְרֵפָה שֶׁיָּנְקָה מִן הַכְּשֵׁרָה. מַאי טַעְמָא? חָלָב הַמְכוּנָּס בָּהּ פִּירְשָׁא בְּעָלְמָא הוּא.Et la halakha (règle pratique) est : On ne fait pas cailler avec la peau de la caillette d'une nevéla, mais on fait cailler avec le contenu de la caillette d'une nevéla, avec la caillette d'une bête abattue par un non-Juif, avec la caillette d'une bête cachère qui a tété une tréfa, et à plus forte raison avec la caillette d'une tréfa qui a tété une bête cachère. Quelle en est la raison ? Le lait recueilli dans la caillette n'est qu'une simple sécrétion et non un aliment susceptible d'interdit.
- מַתְנִי׳ חוֹמֶר בַּחֵלֶב מִבַּדָּם, וְחוֹמֶר בַּדָּם מִבַּחֵלֶב. חוֹמֶר בַּחֵלֶב – שֶׁהַחֵלֶבMichna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi). Il y a plus de sévérité pour le 'hélev (graisse interdite) que pour le sang, et plus de sévérité pour le sang que pour le 'hélev. La plus grande sévérité pour le 'hélev est que le 'hélev d'un sacrifice,
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