Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כֵּיוָן דְּעַל אֲכִילָה לָא לָקֵי, אַבִּישּׁוּל נָמֵי לָא לָקֵי.Puisque pour la consommation il ne reçoit pas les coups de fouet, pour la cuisson non plus il ne reçoit pas les coups de fouet.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: אַבִּישּׁוּל – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּלָקֵי, כִּי פְּלִיגִי אַאֲכִילָה. מַאן דְּאָמַר אֵינוֹ לוֹקֶה – דְּהָא אֵין אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר, וּמַאן דְּאָמַר לוֹקֶה – לְהָכִי אַפְּקַהּ רַחֲמָנָא לַאֲכִילָה בִּלְשׁוֹן בִּישּׁוּל, כֵּיוָן דְּאַבִּישּׁוּל לָקֵי – אַאֲכִילָה נָמֵי לָקֵי.Et certains disent l'inverse : Pour la cuisson, tous s'accordent à dire qu'il reçoit les coups de fouet ; lorsqu'ils sont en désaccord, c'est sur la consommation. Celui qui dit qu'il ne reçoit pas les coups de fouet s'appuie sur le fait qu'un interdit ne s'applique pas sur un interdit, la graisse étant déjà interdite à la consommation. Et celui qui dit qu'il reçoit les coups de fouet estime que c'est pour cela que le Miséricordieux a exprimé la consommation par le terme de cuisson : puisque pour la cuisson il reçoit les coups de fouet, pour la consommation aussi il reçoit les coups de fouet.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: מָר אֲמַר חֲדָא, וּמָר אֲמַר חֲדָא, וְלָא פְּלִיגִי.Et si tu veux, dis : Un Maître a dit une chose et un Maître a dit une autre chose, et ils ne sont pas en désaccord : celui qui dit qu'il reçoit les coups de fouet parle de la cuisson, et celui qui dit qu'il ne les reçoit pas parle de la consommation.
- מֵיתִיבִי: הַמְבַשֵּׁל בְּמֵי חָלָב – פָּטוּר, דָּם שֶׁבִּשְּׁלוֹ בְּחָלָב – פָּטוּר, הַעֲצָמוֹת וְהַגִּידִים וְהַקַּרְנַיִם וְהַטְּלָפַיִם שֶׁבִּשְּׁלָן בְּחָלָב – פָּטוּר.On a objecté d'après une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui fait cuire de la viande dans du petit-lait est pétour (exempt) ; du sang qu'on a cuit dans du lait : il est pétour ; les os, les tendons, les cornes et les sabots qu'on a cuits dans du lait : il est pétour.
- הַפִּגּוּל, וְהַנּוֹתָר, וְהַטָּמֵא, שֶׁבִּשְּׁלָן בְּחָלָב – חַיָּיב!Le piggoul (viande d'une offrande sacrifiée avec une intention disqualifiante), le notar (viande d'une offrande restée au-delà du temps permis) et la viande impure d'une offrande, qu'on a cuits dans du lait : il est 'hayav (passible) ! L'interdit de la viande dans du lait s'applique donc à ce qui est déjà interdit, contrairement à ce qui a été dit.
- הַאי תַּנָּא סָבַר אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר.La Guemara répond : Ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna) estime qu'un interdit s'applique sur un interdit, tandis que Rabbi Ami et Rabbi Assi sont de l'avis contraire.
- הַמְבַשֵּׁל בְּמֵי חָלָב פָּטוּר, מְסַיַּיע לֵיהּ לְרֵישׁ לָקִישׁ, דִּתְנַן: מֵי חָלָב הֲרֵי הֵן כְּחָלָב, וְהַמּוֹחַל הֲרֵי הוּא כְּשֶׁמֶן. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא לְהַכְשִׁיר אֶת הַזְּרָעִים, אֲבָל לְעִנְיַן בִּישּׁוּל בָּשָׂר בְּחָלָב – מֵי חָלָב אֵינוֹ כְּחָלָב.Celui qui fait cuire dans du petit-lait est pétour : cela soutient Rech Lakich, car nous avons appris (dans la Michna, Makhchirin 6, 5) : Le petit-lait est comme le lait, et le jus des olives est comme l'huile, pour rendre les aliments aptes à l'impureté. Rech Lakich a dit : Ils ne l'ont enseigné que pour rendre aptes à l'impureté les semences ; mais en ce qui concerne la cuisson de la viande dans du lait, le petit-lait n'est pas comme le lait.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״בַּחֲלֵב אִמּוֹ״ – אֵין לִי אֶלָּא בַּחֲלֵב אִמּוֹ, בַּחֲלֵב פָּרָה וְרָחֵל מִנַּיִן?Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Dans le lait de sa mère » : je n'ai que le lait de sa mère ; pour le lait d'une vache et d'une brebis, d'où le savons-nous ?
- אָמַרְתָּ, קַל וָחוֹמֶר: וּמָה אִמּוֹ, שֶׁלֹּא נֶאֶסְרָה עִמּוֹ בְּהַרְבָּעָה – נֶאֶסְרָה עִמּוֹ בְּבִשּׁוּלוֹ, פָּרָה וְרָחֵל, שֶׁנֶּאֶסְרוּ עִמּוֹ בְּהַרְבָּעָה – אֵינוֹ דִּין שֶׁנֶּאֶסְרוּ עִמּוֹ בְּבִשּׁוּלוֹ! תַּלְמוּד לוֹמַר ״בַּחֲלֵב אִמּוֹ״.Tu as dit un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : Si sa mère, qui ne lui a pas été interdite pour l'accouplement, lui a été interdite pour la cuisson, la vache et la brebis, qui lui ont été interdites pour l'accouplement, n'est-il pas logique qu'elles lui soient interdites pour la cuisson ? Le verset dit : « Dans le lait de sa mère », une deuxième fois, pour inclure la vache et la brebis.
- וְהָא לְמָה לִי קְרָא? הָא אָתְיָא לֵיהּ!Mais pourquoi ai-je besoin d'un verset ? Cela vient déjà du kal va'homer !
- אָמַר רַב אָשֵׁי: מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמֵימַר מֵעִיקָּרָא דְּדִינָא פִּירְכָא, מֵהֵיכָא קָא מַיְיתֵית לַהּ? מֵאִמּוֹ, מָה לְאִמּוֹ שֶׁכֵּן נֶאֶסְרָה עִמּוֹ בִּשְׁחִיטָה, תֹּאמַר בְּפָרָה שֶׁלֹּא נֶאֶסְרָה עִמּוֹ בִּשְׁחִיטָה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״בַּחֲלֵב אִמּוֹ״.Rav Achi a dit : Il le faut parce qu'on peut dire qu'il y a une réfutation dès le début du raisonnement : D'où le tires-tu ? De sa mère. Quelle est la particularité de sa mère ? Elle lui a été interdite à l'abattage le même jour. Le diras-tu de la vache, qui ne lui a pas été interdite à l'abattage ? C'est pourquoi le verset dit : « Dans le lait de sa mère ».
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״בַּחֲלֵב אִמּוֹ״ – אֵין לִי אֶלָּא בַּחֲלֵב אִמּוֹ, בַּחֲלֵב אֲחוֹתוֹ גְּדוֹלָה מִנַּיִן?Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Dans le lait de sa mère » : je n'ai que le lait de sa mère ; pour le lait de sa grande sœur, d'où le savons-nous ? Il s'agit d'une bête âgée, déjà passée au prélèvement de la dîme.
- אָמַרְתָּ קַל וָחוֹמֶר, וּמָה אִמּוֹ שֶׁנִּכְנְסָה עִמּוֹ לְדִיר לְהִתְעַשֵּׂר – נֶאֶסְרָה עִמּוֹ בְּבִשּׁוּל, אֲחוֹתוֹ שֶׁלֹּא נִכְנְסָה עִמּוֹ לְדִיר לְהִתְעַשֵּׂר – אֵינוֹ דִּין שֶׁנֶּאֶסְרָה עִמּוֹ בְּבִשּׁוּל! תַּלְמוּד לוֹמַר ״בַּחֲלֵב אִמּוֹ״.Tu as dit un kal va'homer : Si sa mère, qui entre avec lui dans l'enclos pour être dîmée, lui a été interdite pour la cuisson, sa sœur, qui n'entre pas avec lui dans l'enclos pour être dîmée, n'est-il pas logique qu'elle lui soit interdite pour la cuisson ? Le verset dit : « Dans le lait de sa mère ».
- וְהָא לְמָה לִי קְרָא, הָא אָתְיָא לַיהּ? אָמַר רַב אָשֵׁי: מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמֵימַר מֵעִיקָּרָא דְּדִינָא פִּירְכָא, מֵהֵיכָא קָא מַיְיתֵית לַהּ? מֵאִמּוֹ, מָה לְאִמּוֹ, שֶׁכֵּן נֶאֶסְרָה עִמּוֹ בִּשְׁחִיטָה, תֹּאמַר בַּאֲחוֹתוֹ גְּדוֹלָה, שֶׁלֹּא נֶאֶסְרָה עִמּוֹ בִּשְׁחִיטָה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״בַּחֲלֵב אִמּוֹ״.Mais pourquoi ai-je besoin d'un verset ? Cela vient déjà du kal va'homer ! Rav Achi a dit : Il le faut parce qu'on peut dire qu'il y a une réfutation dès le début du raisonnement : D'où le tires-tu ? De sa mère. Quelle est la particularité de sa mère ? Elle lui a été interdite à l'abattage. Le diras-tu de sa grande sœur, qui ne lui a pas été interdite à l'abattage ? C'est pourquoi le verset dit : « Dans le lait de sa mère ».
- אַשְׁכְּחַן אֲחוֹתוֹ גְּדוֹלָה, אֲחוֹתוֹ קְטַנָּה מִנַּיִן? אָתְיָא מִבֵּינַיָּא.Nous avons trouvé une source pour sa grande sœur ; pour sa petite sœur, d'où le savons-nous ? La Guemara répond : Cela vient de l'entre-deux, c'est-à-dire de la combinaison de la mère et de la grande sœur.
- מֵהֵי תֵּיתֵי? תֵּיתֵי מֵאִמּוֹ – מָה לְאִמּוֹ שֶׁכֵּן נֶאֶסְרָה עִמּוֹ בִּשְׁחִיטָה? אֲחוֹתוֹ גְּדוֹלָה תּוֹכִיחַ. מָה לַאֲחוֹתוֹ גְּדוֹלָה שֶׁלֹּא נִכְנְסָה עִמּוֹ לְדִיר לְהִתְעַשֵּׂר? אִמּוֹ תּוֹכִיחַ.De laquelle cela viendrait-il ? Si cela vient de sa mère : quelle est la particularité de sa mère ? Elle lui a été interdite à l'abattage. Sa grande sœur prouvera le contraire : elle n'est pas interdite à l'abattage et pourtant elle l'est à la cuisson. Quelle est la particularité de sa grande sœur ? Elle n'entre pas avec lui dans l'enclos pour être dîmée. Sa mère prouvera le contraire.
- וְחָזַר הַדִּין, לֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה, וְלֹא רְאִי זֶה כִּרְאִי זֶה, הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן: שֶׁהוּא בָּשָׂר, וְאָסוּר לְבַשֵּׁל בְּחָלָב, אַף אֲנִי אָבִיא אֲחוֹתוֹ קְטַנָּה, שֶׁהוּא בָּשָׂר, וְאָסוּר לְבַשֵּׁל בְּחָלָב.Et le raisonnement est revenu à son point de départ : l'aspect de celle-ci n'est pas comme l'aspect de celle-là, et l'aspect de celle-là n'est pas comme l'aspect de celle-ci ; leur point commun est que c'est de la viande et qu'il est interdit de la cuire dans du lait. J'inclurai donc moi aussi sa petite sœur, qui est de la viande, et qu'il est interdit de cuire dans du lait.
- אִי הָכִי, אֲחוֹתוֹ גְּדוֹלָה נָמֵי תֵּיתֵי מִבֵּינַיָּא.La Guemara objecte : S'il en est ainsi, sa grande sœur aussi viendra de l'entre-deux, de la mère et de la vache, et l'on n'a plus besoin du verset.
- אִין הָכִי נָמֵי, אֶלָּא ״בַּחֲלֵב אִמּוֹ״ לְמָה לִי? מִבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״בַּחֲלֵב אִמּוֹ״ – אֵין לִי אֶלָּא בַּחֲלֵב אִמּוֹ,Oui, c'est bien cela. Mais alors, pourquoi ai-je besoin de ce verset supplémentaire « dans le lait de sa mère » ? Il est nécessaire pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : « Dans le lait de sa mère » : je n'ai que le lait de sa mère ;
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