Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כָּאן גְּדִי עִזִּים, הָא כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר גְּדִי סְתָם – אֲפִילּוּ פָּרָה וְרָחֵל בַּמַּשְׁמָע.Ici, le verset précise : un chevreau de chèvres ; donc, partout où il est dit « chevreau » sans précision, même la vache et la brebis sont incluses. L'interdit de la viande dans du lait s'applique ainsi à toutes les bêtes domestiques pures.
- וְלֵילַף מִינֵּיהּ? כְּתִיב קְרָא אַחֲרִינָא: ״וְאֵת עֹרֹת גְּדָיֵי הָעִזִּים״ – כָּאן ״גְּדָיֵי הָעִזִּים״, הָא כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״גְּדִי״ סְתָם – אֲפִילּוּ פָּרָה וְרָחֵל בַּמַּשְׁמָע.Mais déduisons plutôt de ce verset que « chevreau » désigne toujours une chèvre ? La Guemara répond : Il est écrit un autre verset : « Et les peaux des chevreaux de chèvres » (Genèse 27, 16). Ici, ce sont des « chevreaux de chèvres » ; donc, partout où il est dit « chevreau » sans précision, même la vache et la brebis sont incluses.
- וְלֵילַף מִינֵּיהּ? הָווּ לְהוּ שְׁנֵי כְּתוּבִין הַבָּאִין כְּאֶחָד, וְכׇל שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִים כְּאֶחָד – אֵין מְלַמְּדִין.Mais déduisons de ce verset-là aussi le contraire ? La Guemara répond : Ce sont deux versets qui viennent comme un seul pour enseigner la même chose, et deux versets qui viennent comme un seul n'enseignent pas leur point commun aux autres cas.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר אֵין מְלַמְּדִין, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר מְלַמְּדִין, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? תְּרֵי מִיעוּטֵי כְּתִיבִי: ״עִזִּים״, ״הָעִזִּים״.Cela va bien pour celui qui dit qu'ils n'enseignent pas ; mais pour celui qui dit qu'ils enseignent, que peut-on dire ? La Guemara répond : Deux restrictions sont écrites : « chèvres », « les chèvres » ; l'article défini enseigne que seuls ces versets visent précisément la chèvre.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: ״גְּדִי״ – לְרַבּוֹת אֶת הַחֵלֶב, ״גְּדִי״ – לְרַבּוֹת אֶת הַמֵּתָה, ״גְּדִי״ – לְרַבּוֹת אֶת הַשְּׁלִיל.Chmouel a dit : Le mot « chevreau », écrit trois fois, vient inclure la graisse interdite ; « chevreau » vient inclure la bête morte ; « chevreau » vient inclure le fœtus. On est donc passible pour leur cuisson dans du lait et leur consommation.
- ״גְּדִי״ – לְהוֹצִיא אֶת הַדָּם, ״גְּדִי״ – לְהוֹצִיא אֶת הַשִּׁלְיָא, ״גְּדִי״ – לְהוֹצִיא אֶת הַטְּמֵאָה.« Chevreau » vient exclure le sang ; « chevreau » vient exclure le placenta ; « chevreau » vient exclure la bête impure.
- ״בַּחֲלֵב אִמּוֹ״ – וְלֹא בַּחֲלֵב זָכָר, ״בַּחֲלֵב אִמּוֹ״ – וְלֹא בַּחֲלֵב שְׁחוּטָה, ״בַּחֲלֵב אִמּוֹ״ – וְלֹא בַּחֲלֵב טְמֵאָה.« Dans le lait de sa mère » : et non dans le lait d'un mâle, dans le cas rare où un mâle en produirait. « Dans le lait de sa mère » : et non dans le lait d'une bête abattue. « Dans le lait de sa mère » : et non dans le lait d'une bête impure.
- הָא תְּלָתָא ״גְּדִי״ כְּתִיבִי, וַאֲנַן שִׁיתָּא דָּרְשִׁינַן! קָסָבַר שְׁמוּאֵל אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר, וְאִיסּוּר חֵלֶב וּמֵתָה מֵחַד קְרָא נָפְקִי. דָּם נָמֵי לָאו ״גְּדִי״ הוּא, וְשִׁלְיָא נָמֵי פִּירְשָׁא בְּעָלְמָא הוּא. פָּשׁוּ לְהוּ תְּרֵי: חַד לְרַבּוֹת אֶת הַשְּׁלִיל, וְחַד לְמַעוֹטֵי בְּהֵמָה טְמֵאָה.La Guemara objecte : Mais il n'est écrit que trois fois « chevreau », et nous en interprétons six enseignements ! La Guemara répond : Chmouel estime qu'un interdit s'applique sur un interdit, et les cas de l'interdit de graisse et de la bête morte sortent d'un seul verset. Le sang non plus n'est pas un « chevreau » et n'a pas besoin d'être exclu, et le placenta aussi n'est qu'une simple sécrétion de la bête. Il en reste deux : l'un pour inclure le fœtus, et l'autre pour exclure la bête impure.
- וְסָבַר שְׁמוּאֵל אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר? וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר: מִנַּיִן לְכֹהֵן טָמֵא שֶׁאָכַל תְּרוּמָה טְמֵאָה שֶׁאֵינוֹ בְּמִיתָה? שֶׁנֶּאֱמַר ״וּמֵתוּ בוֹ כִּי יְחַלְּלֻהוּ״ – פְּרַט לָזוֹ שֶׁמְּחוּלֶּלֶת וְעוֹמֶדֶת.Et Chmouel estime-t-il vraiment qu'un interdit s'applique sur un interdit ? Mais voici que Chmouel a dit au nom de Rabbi Elazar : D'où savons-nous qu'un Cohen (prêtre) impur qui a mangé de la terouma (prélèvement donné au Cohen) impure n'est pas passible de mort par le Ciel ? Car il est dit : « Et ils en mourront, parce qu'ils l'auront profanée » (Lévitique 22, 9), à l'exclusion de celle-ci, qui est déjà profanée. La terouma impure étant déjà interdite, l'interdit du Cohen impur ne s'y applique donc pas.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: בְּעָלְמָא אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר, וְשָׁאנֵי הָתָם דְּמִיעֵט רַחֲמָנָא ״וּמֵתוּ בוֹ״. אִיבָּעֵית אֵימָא: בְּעָלְמָא קָסָבַר שְׁמוּאֵל אֵין אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר, וְשָׁאנֵי הָכָא דְּרַבִּי רַחֲמָנָא ״גְּדִי״.Si tu veux, dis : en général, un interdit s'applique sur un interdit, mais c'est différent là-bas, car le Miséricordieux l'a restreint par « et ils en mourront ». Si tu veux, dis : en général, Chmouel estime qu'un interdit ne s'applique pas sur un interdit, mais c'est différent ici, car le Miséricordieux a inclus la graisse et la bête morte par le mot « chevreau ».
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הָא דִידֵיהּ, הָא דְרַבֵּיהּ.Et si tu veux, dis : Ceci est son opinion à lui, et cela est celle de son maître, Rabbi Elazar.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַב אַחָדְבוּי בַּר אַמֵּי מֵרַב: הַמְבַשֵּׁל בַּחֲלֵב גְּדִי שֶׁלֹּא הֵנִיקָה, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: מִדְּאִיצְטְרִיכָא לִשְׁמוּאֵל לְמֵימַר ״בַּחֲלֵב אִמּוֹ״ – וְלֹא בַּחֲלֵב זָכָר, זָכָר הוּא דְּלָא אָתֵי לִכְלַל אֵם, אֲבָל הַאי, כֵּיוָן דְּבָא לִכְלַל אֵם – אָסוּר.Rav A'hadvoï bar Ami demanda à Rav : Celui qui fait cuire de la viande dans le lait d'une chevrette qui n'a pas encore allaité, quelle est la loi ? Il lui dit : Du fait qu'il a fallu à Chmouel dire « dans le lait de sa mère » : et non dans le lait d'un mâle, c'est le mâle, qui n'accède pas au statut de mère, qui est exclu ; mais celle-ci, puisqu'elle accède au statut de mère, est interdite.
- אִתְּמַר: הַמְבַשֵּׁל חֵלֶב בְּחָלָב, רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי – חַד אָמַר: לוֹקֶה, וְחַד אָמַר: אֵינוֹ לוֹקֶה. לֵימָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמַאן דְּאָמַר לוֹקֶה קָסָבַר: אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר, וּמַאן דְּאָמַר אֵינוֹ לוֹקֶה קָסָבַר: אֵין אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר.Il a été dit : Celui qui fait cuire de la graisse interdite dans du lait : Rabbi Ami et Rabbi Assi sont en désaccord. L'un dit : il reçoit les coups de fouet ; et l'autre dit : il ne reçoit pas les coups de fouet. Disons qu'ils sont en désaccord sur ceci : celui qui dit qu'il reçoit les coups de fouet estime qu'un interdit s'applique sur un interdit, et celui qui dit qu'il ne reçoit pas les coups de fouet estime qu'un interdit ne s'applique pas sur un interdit.
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא אֵין אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר, אַאֲכִילָה דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּלָא לָקֵי, כִּי פְּלִיגִי אַבִּשּׁוּל. מַאן דְּאָמַר לוֹקֶה – חַד אִיסּוּרָא הוּא, וּמַאן דְּאָמַר אֵינוֹ לוֹקֶה – לְהָכִי אַפְּקַהּ רַחֲמָנָא לַאֲכִילָה בִּלְשׁוֹן בִּישּׁוּל,Non : pour tous, un interdit ne s'applique pas sur un interdit. Pour la consommation, tous s'accordent à dire qu'il ne reçoit pas les coups de fouet ; lorsqu'ils sont en désaccord, c'est sur la cuisson. Celui qui dit qu'il reçoit les coups de fouet estime qu'il n'y a là qu'un seul interdit, celui de cuire de la viande dans du lait, car cuire de la graisse seule n'est pas interdit. Et celui qui dit qu'il ne reçoit pas les coups de fouet estime que c'est pour cela que le Miséricordieux a exprimé la consommation par le terme de cuisson :
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