Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְלֵימָא לֵיהּ מִדִּשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: מָלִיחַ הֲרֵי הוּא כְּרוֹתֵחַ, וְכָבוּשׁ הֲרֵי הוּא כִּמְבוּשָּׁל!La Guemara objecte : Mais qu'il lui réponde plutôt à partir de l'enseignement de Chmouel, car Chmouel a dit : Le salé est comme le bouillant, et le mariné est comme le cuit ! La viande cachère a donc absorbé le goût de la tereifa (bête atteinte d'une lésion mortelle), comme si elles avaient cuit ensemble.
- אִי מִדִּשְׁמוּאֵל, הֲוָה אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי – דָּמָן, אֲבָל צִירָן וְרוֹטְבָן – לָא, קָמַשְׁמַע לַן.Si c'était à partir de l'enseignement de Chmouel, j'aurais dit : Cela ne vaut que pour leur sang, mais pas pour leur suc et leur sauce. Or ici, dans un récipient perforé, le sang s'écoule et n'est pas absorbé. Le verset de Rava nous enseigne donc qu'il faut aussi tenir compte du suc et de la sauce.
- מֵיתִיבִי: דָּג טָהוֹר שֶׁמְּלָחוֹ עִם דָּג טָמֵא – מוּתָּר. מַאי לָאו שֶׁהָיוּ שְׁנֵיהֶן מְלוּחִין? לָא, כְּגוֹן שֶׁהָיָה טָהוֹר מָלִיחַ וְטָמֵא תָּפֵל.On a objecté d'après une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un poisson pur qu'on a salé avec un poisson impur est permis. N'est-ce pas qu'ils étaient tous deux salés ? Le poisson pur n'absorbe donc pas le suc de l'impur, contrairement à Rava. Non : il s'agit du cas où le poisson pur était salé et l'impur non salé ; celui-ci n'expulsant rien, le poisson pur n'absorbe aucun goût.
- וְהָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: אֲבָל אִם הָיָה טָהוֹר מָלִיחַ וְטָמֵא תָּפֵל, מִכְּלָל דְּרֵישָׁא בְּשֶׁשְּׁנֵיהֶם מְלוּחִין עָסְקִינַן! פָּרוֹשֵׁי קָא מְפָרֵשׁ: טָהוֹר שֶׁמְּלָחוֹ עִם דָּג טָמֵא – מוּתָּר, כֵּיצַד? שֶׁהָיָה טָהוֹר מָלִיחַ וְטָמֵא תָּפֵל.Mais voici que, du fait que la fin de la baraïta enseigne : « Mais si le pur était salé et l'impur non salé », le poisson pur reste permis, on déduit que dans le début, nous traitons du cas où tous deux sont salés ! La Guemara répond : La fin de la baraïta vient expliquer le début, et il faut lire : Un poisson pur qu'on a salé avec un poisson impur est permis. Comment cela ? Lorsque le pur était salé et l'impur non salé.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ רֵישָׁא שְׁנֵיהֶם מְלוּחִים – הַשְׁתָּא שְׁנֵיהֶם מְלוּחִים שְׁרֵי, טָהוֹר מָלִיחַ וְטָמֵא תָּפֵל מִיבַּעְיָא?C'est aussi ce qui paraît logique, car s'il te vient à l'esprit que le début parle du cas où tous deux sont salés, on peut dire : Maintenant que, lorsque tous deux sont salés, c'est permis, faut-il encore enseigner que c'est permis lorsque le pur est salé et l'impur non salé ?
- אִי מִשּׁוּם הָא לָא אִירְיָא, תְּנָא סֵיפָא לְגַלּוֹיֵי רֵישָׁא, דְּלָא תֵּימָא רֵישָׁא טָהוֹר מָלִיחַ וְטָמֵא תָּפֵל, אֲבָל שְׁנֵיהֶם מְלוּחִין אָסוּר, תְּנָא סֵיפָא טָהוֹר מָלִיחַ וְטָמֵא תָּפֵל, מִכְּלָל דְּרֵישָׁא שְׁנֵיהֶן מְלוּחִין, וַאֲפִילּוּ הָכִי שְׁרֵי.La Guemara rejette cet argument : Si c'est à cause de cela, ce n'est pas une preuve. Il se peut que le début parle du cas où tous deux sont salés, et qu'il ait enseigné la fin pour éclairer le début, afin que tu ne dises pas : Le début vise le cas où le pur est salé et l'impur non salé, mais si tous deux sont salés, c'est interdit. Il a donc enseigné en fin : « le pur salé et l'impur non salé », d'où l'on déduit que le début parle du cas où tous deux sont salés, et que même ainsi, c'est permis.
- תָּא שְׁמַע מִסֵּיפָא דְּסֵיפָא: אֲבָל אִם הָיָה טָמֵא מָלִיחַ וְטָהוֹר תָּפֵל – אָסוּר. טָמֵא מָלִיחַ וְטָהוֹר תָּפֵל הוּא דְּאָסוּר, הָא שְׁנֵיהֶן מְלוּחִין – שְׁרֵי.Viens et entends une preuve contre Rava d'après la fin de la fin de la baraïta : Mais si l'impur était salé et le pur non salé, c'est interdit. C'est donc seulement quand l'impur est salé et le pur non salé que c'est interdit ; mais si tous deux sont salés, c'est permis, contrairement à Rava.
- אַיְּידֵי דִּתְנָא רֵישָׁא: טָהוֹר מָלִיחַ וְטָמֵא תָּפֵל, תְּנָא נָמֵי סֵיפָא: טָמֵא מָלִיחַ וְטָהוֹר תָּפֵל.La Guemara rejette cette preuve : Puisqu'il a enseigné en premier : « le pur salé et l'impur non salé », il a aussi enseigné en dernier : « l'impur salé et le pur non salé », par parallélisme ; on ne peut rien en déduire pour le cas où tous deux sont salés.
- (סִימָן: בִּישְׂרָא דְּמַנַּח נַפְקוּתָא).(Moyen mnémotechnique des trois enseignements suivants de Chmouel : viande, sortie de son sang ; viande salée qu'on pose ; bête dont l'âme sort.)
- אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין הַבָּשָׂר יוֹצֵא מִידֵי דָּמוֹ, אֶלָּא אִם כֵּן מוֹלְחוֹ יָפֶה יָפֶה, וּמְדִיחוֹ יָפֶה יָפֶה. אִתְּמַר: רַב הוּנָא אָמַר: מוֹלֵחַ וּמֵדִיחַ. בְּמַתְנִיתָא תְּנָא: מֵדִיחַ וּמוֹלֵחַ וּמֵדִיחַ. וְלָא פְּלִיגִי, הָא דְּחַלְלֵיהּ בֵּי טַבָּחָא, הָא דְּלָא חַלְלֵיהּ בֵּי טַבָּחָא. רַב דִּימִי מִנְּהַרְדְּעָא מָלַח לֵיהּ בְּמִילְחָא גְּלָלְנִיתָא, וּמְנַפֵּיץ לֵיהּ.Chmouel a dit : La viande n'est quitte de son sang que si on la sale très bien et qu'on la rince très bien. Il a été dit : Selon Rav Houna, on sale et on rince. Dans une baraïta, il a été enseigné : on rince, on sale et on rince. Et ils ne sont pas en désaccord : celui-ci parle de viande qu'on a lavée à la boucherie, celle-là de viande qu'on n'a pas lavée à la boucherie. Rav Dimi de Neharde'a la salait avec du gros sel et le secouait ensuite de la viande.
- אָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא: אֵין מַחֲזִיקִין דָּם בִּבְנֵי מֵעַיִים. תַּרְגְּמַאּ אַכַּרְכְּשָׁא וּמְעַיָּיא וְהַדְרָא דְּכַנְתָּא.Rav Mecharchiya a dit : On ne présume pas la présence de sang dans les intestins ; ils ne sont donc pas interdits s'ils n'ont pas été salés. On l'a interprété à propos du rectum, des boyaux et du côlon en spirale.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין מַנִּיחִין בָּשָׂר מָלִיחַ אֶלָּא עַל גַּבֵּי כְּלִי מְנוּקָּב.Chmouel a dit : On ne pose la viande salée que sur un récipient perforé, afin que le sang expulsé s'écoule et ne soit pas réabsorbé par la viande.
- רַב שֵׁשֶׁת מָלַח לֵיהּ גַּרְמָא גַּרְמָא. תְּרֵי מַאי טַעְמָא לָא? מִשּׁוּם דְּפָרֵישׁ מֵהַאי וּבָלַע הַאי? חַד נָמֵי פָּרֵישׁ מֵהַאי גִּיסָא וּבָלַע הַאי גִּיסָא! אֶלָּא לָא שְׁנָא.Rav Chéchèt salait la viande os par os, c'est-à-dire pièce par pièce. Pourquoi pas deux ensemble ? Parce que le sang sort de celle-ci et que celle-là l'absorbe ? Même pour une seule pièce, il sort de ce côté et ce côté-là l'absorbe ! Mais alors, il n'y a pas de différence entre une et deux pièces, et l'on peut en saler plusieurs ensemble.
- אָמַר שְׁמוּאֵל, מִשּׁוּם רַבִּי חִיָּיא: הַשּׁוֹבֵר מַפְרַקְתָּהּ שֶׁל בְּהֵמָה קוֹדֶם שֶׁתֵּצֵא נַפְשָׁהּ – הֲרֵי זֶה מַכְבִּיד אֶת הַבָּשָׂר, וְגוֹזֵל אֶת הַבְּרִיּוֹת, וּמַבְלִיעַ דָּם בָּאֵבָרִים.Chmouel a dit au nom de Rabbi 'Hiya : Celui qui brise la nuque d'une bête après l'avoir abattue, mais avant que son âme ne sorte, alourdit la viande, vole les gens et fait absorber le sang dans les membres.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: הֵיכִי קָאָמַר? מַכְבִּיד אֶת הַבָּשָׂר, וְגוֹזֵל אֶת הַבְּרִיּוֹת מִשּׁוּם דְּמַבְלִיעַ דָּם בָּאֵבָרִים – הָא לְדִידֵיהּ שַׁפִּיר דָּמֵי, אוֹ דִלְמָא לְדִידֵיהּ נָמֵי אֲסִיר? תֵּיקוּ.Ils ont posé la question : Que veut-il dire ? Veut-il dire qu'il y a un seul problème : il alourdit la viande et vole les gens, parce qu'il fait absorber le sang dans les membres ? Dans ce cas, pour lui-même, c'est bien permis. Ou peut-être, pour lui-même aussi, est-ce interdit ? Il y aurait alors deux interdits : le vol, et le sang retenu dans la viande. Tékou (la question reste en suspens).
- מַתְנִי׳ הַמַּעֲלֶה אֶת הָעוֹף עִם הַגְּבִינָה עַל הַשֻּׁלְחָן – אֵינוֹ עוֹבֵר בְּלֹא תַעֲשֶׂה.MICHNA : Celui qui pose de la volaille avec du fromage sur la table où il mange ne transgresse pas d'interdit de la Torah.
- גְּמָ׳ הָא אוֹכְלוֹ – עוֹבֵר בְּלֹא תַעֲשֶׂה, שְׁמַע מִינַּהּ: בְּשַׂר עוֹף בְּחָלָב דְּאוֹרָיְיתָא! אֵימָא: הַמַּעֲלֶה אֶת הָעוֹף עִם הַגְּבִינָה עַל הַשּׁוּלְחָן – אֵינוֹ בָּא לִידֵי לֹא תַעֲשֶׂה.GUEMARA : Donc, s'il en mange, il transgresse un interdit. Déduis-en que la chair de volaille dans du lait est interdite par la Torah ! Cela contredit Rabbi Akiva, selon qui cet interdit n'est pas de la Torah. La Guemara répond : Dis plutôt : Celui qui pose de la volaille avec du fromage sur la table n'en vient pas à transgresser un interdit de la Torah, puisque, même s'il en mangeait, ce ne serait pas un interdit de la Torah.
- מַתְנִי׳ בְּשַׂר בְּהֵמָה טְהוֹרָה בַּחֲלֵב בְּהֵמָה טְהוֹרָה – אָסוּר לְבַשֵּׁל וְאָסוּר בַּהֲנָאָה. בְּשַׂר בְּהֵמָה טְהוֹרָה בַּחֲלֵב בְּהֵמָה טְמֵאָה, בְּשַׂר בְּהֵמָה טְמֵאָה בַּחֲלֵב בְּהֵמָה טְהוֹרָה – מוּתָּר לְבַשֵּׁל וּמוּתָּר בַּהֲנָאָה. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: חַיָּה וָעוֹף אֵינָם מִן הַתּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר ״לֹא תְבַשֵּׁל גְּדִי בַּחֲלֵב אִמּוֹ״ שָׁלֹשׁ פְּעָמִים – פְּרָט לְחַיָּה, וּלְעוֹף, וּבְהֵמָה טְמֵאָה.MICHNA : La chair d'une bête pure dans le lait d'une bête pure : il est interdit de la cuire, et il est interdit d'en tirer profit. La chair d'une bête pure dans le lait d'une bête impure, ou la chair d'une bête impure dans le lait d'une bête pure : il est permis de la cuire et il est permis d'en tirer profit. Rabbi Akiva dit : Le gibier et la volaille ne sont pas interdits par la Torah, comme il est dit : « Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère » trois fois (Exode 23, 19 ; 34, 26 ; Deutéronome 14, 21) : le mot « chevreau » répété exclut le gibier, la volaille et la bête impure.
- רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: נֶאֱמַר ״לֹא תֹאכְלוּ כׇל נְבֵלָה״, וְנֶאֱמַר ״לֹא תְבַשֵּׁל גְּדִי בַּחֲלֵב אִמּוֹ״, אֶת שֶׁאָסוּר מִשּׁוּם נְבֵלָה אָסוּר לְבַשֵּׁל בְּחָלָב. עוֹף שֶׁאָסוּר מִשּׁוּם נְבֵלָה, יָכוֹל יְהֵא אָסוּר לְבַשֵּׁל בְּחָלָב? תַּלְמוּד לוֹמַר ״בַּחֲלֵב אִמּוֹ״ – יָצָא עוֹף שֶׁאֵין לוֹ חֲלֵב אֵם.Rabbi Yossé HaGlili dit : Il est dit : « Vous ne mangerez d'aucune nevela » (bête morte sans abattage rituel), et il est dit dans le même verset : « Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère » (Deutéronome 14, 21). Ce qui est interdit au titre de nevela est interdit à la cuisson dans du lait. La volaille, qui est interdite au titre de nevela, pourrait être interdite à la cuisson dans du lait ? C'est pourquoi le verset dit : « dans le lait de sa mère », ce qui exclut la volaille, qui n'a pas de lait de mère.
- גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אָמַר קְרָא ״וַיִּשְׁלַח יְהוּדָה אֶת גְּדִי הָעִזִּים״,GUEMARA : La Michna dit que le lait et la chair de toute bête pure sont visés. D'où savons-nous cela ? Rabbi Elazar a dit : Le verset dit : « Yehouda envoya le chevreau des chèvres » (Genèse 38, 20).
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