Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עָבְדִין כְּדֵין? אֲמַר לֵיהּ: דַּעְתִּי קְצָרָה עָלַי.Agit-on ainsi ? Il lui a dit : je me suis lavé les mains, mais je suis délicat et ne veux pas tenir la nourriture à mains nues.
- כִּי סְלֵיק רַבִּי זֵירָא, אַשְׁכְּחִינְהוּ לְרַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי דְּקָאָכְלִי בִּבְלָאֵי חֲמָתוֹת. אֲמַר: תְּרֵי גַּבְרֵי רַבְרְבֵי כְּוָותַיְיכוּ, לִיטְעוֹ בִּדְרַב וּשְׁמוּאֵל? הָא ״דַּעְתִּי קְצָרָה״ קָאָמַר!Lorsque Rabbi Zeira est monté en Terre d'Israël, il a trouvé Rabbi Ami et Rabbi Assi en train de manger du pain, les mains couvertes de vieilles outres usées, au lieu de les laver. Il a dit : deux grands hommes comme vous se tromperaient-ils à propos de l'épisode de Rav et Chmouel ? Mais Rav a dit « je suis délicat » : il s'était donc lavé les mains !
- אִשְׁתְּמִיטְתֵּיהּ הָא דְּאָמַר רַב תַּחְלִיפָא בַּר אֲבִימִי אָמַר שְׁמוּאֵל: הִתִּירוּ מַפָּה לְאוֹכְלֵי תְרוּמָה, וְלֹא הִתִּירוּ מַפָּה לְאוֹכְלֵי טְהָרוֹת, וְרַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי כֹּהֲנִים הֲווֹ.La Guemara remarque : lui a échappé ce qu'a dit Rav Ta'hlifa bar Avimi au nom de Chmouel : les Sages ont permis le linge à ceux qui mangent de la terouma (prélèvement donné au Cohen), car ils prennent garde de ne pas toucher le pain, et ils n'ont pas permis le linge à ceux qui mangent des aliments purs sans être Cohanim. Or Rabbi Ami et Rabbi Assi étaient Cohanim (prêtres).
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: אוֹכֵל מֵחֲמַת מַאֲכִיל, צָרִיךְ נְטִילַת יָדַיִם אוֹ לָא? תָּא שְׁמַע, דְּרַב הוּנָא בַּר סְחוֹרָה הֲוָה קָאֵי קַמֵּיהּ דְּרַב הַמְנוּנָא, בְּלַם לֵיהּ אוּמְצָא וְאָכֵיל. אֲמַר לֵיהּ: אִי לָאו דְּרַב הַמְנוּנָא אַתְּ, לָא סָפֵינָא לָךְ.Ils ont posé la question : celui qui mange parce qu'un autre le fait manger, sans toucher lui-même la nourriture, a-t-il besoin de l'ablution des mains ou non ? Viens et entends une preuve : car Rav Houna bar Se'hora se tenait devant Rav Hamnouna pour le servir ; il lui a coupé un morceau de viande et il a mangé. Il lui a dit : si tu n'étais pas Rav Hamnouna, je ne t'aurais pas fait manger ainsi.
- מַאי טַעְמָא, לָאו מִשּׁוּם דִּזְהִיר וְלָא נָגַע? לָא, דִּזְרִיז קָדֵים וּמָשֵׁי יְדֵיהּ מֵעִיקָּרָא.Quelle est la raison ? N'est-ce pas parce qu'il est prudent et ne touche pas la nourriture ? Cela prouverait qu'on peut être nourri par un autre sans se laver. La Guemara réfute : non, c'est parce qu'il est diligent et s'est lavé les mains d'emblée, à l'avance.
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב: לֹא יִתֵּן אָדָם פְּרוּסָה לְתוֹךְ פִּיו שֶׁל שַׁמָּשׁ, אֶלָּא אִם כֵּן יוֹדֵעַ בּוֹ שֶׁנָּטַל יָדָיו. וְהַשַּׁמָּשׁ מְבָרֵךְ עַל כׇּל כּוֹס וָכוֹס, וְאֵינוֹ מְבָרֵךְ עַל כׇּל פְּרוּסָה וּפְרוּסָה. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: מְבָרֵךְ עַל כׇּל פְּרוּסָה וּפְרוּסָה.Viens et entends une preuve : car Rabbi Zeira a dit au nom de Rav : un homme ne mettra pas un morceau de pain dans la bouche du serviteur du repas, à moins de savoir qu'il s'est lavé les mains. Et le serviteur récite une bénédiction sur chaque coupe, ne sachant s'il en recevra une autre, mais il ne récite pas de bénédiction sur chaque morceau. Et Rabbi Yo'hanan a dit : il récite une bénédiction sur chaque morceau.
- אָמַר רַב פָּפָּא: בִּשְׁלָמָא דְּרַב וְרַבִּי יוֹחָנָן לָא קַשְׁיָא, הָא דְּאִיכָּא אָדָם חָשׁוּב, הָא דְּלֵיכָּא אָדָם חָשׁוּב.Rav Pappa a dit : certes, entre l'opinion de Rav et celle de Rabbi Yo'hanan, ce n'est pas difficile : l'une concerne le cas où il y a une personne importante au repas, et le serviteur est sûr de recevoir de quoi manger ; l'autre, où il n'y a pas de personne importante.
- מִכׇּל מָקוֹם, הָא קָאָמַר: אֶלָּא אִם כֵּן יוֹדֵעַ שֶׁנָּטַל יָדָיו! שָׁאנֵי שַׁמָּשׁ, דִּטְרִיד.En tout cas, il a bien dit : à moins de savoir qu'il s'est lavé les mains ! Cela indique que celui que l'on nourrit doit se laver les mains. La Guemara répond : le serviteur est différent, car il est affairé à son service et risque de toucher la nourriture par inadvertance.
- תָּנוּ רַבָּנַן: לֹא יִתֵּן אָדָם פְּרוּסָה לַשַּׁמָּשׁ, בֵּין שֶׁהַכּוֹס בְּיָדוֹ בֵּין שֶׁהַכּוֹס בְּיָדוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת, שֶׁמָּא יֶאֱרַע דְּבַר קַלְקָלָה בַּסְּעוּדָה. וְהַשַּׁמָּשׁ שֶׁלֹּא נָטַל יָדָיו – אָסוּר לִיתֵּן פְּרוּסָה לְתוֹךְ פִּיו.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un homme invité ne donnera pas un morceau au serviteur, que la coupe soit dans sa main ou que la coupe soit dans la main du maître de maison, de peur qu'un incident ne survienne au cours du repas. Le maître de maison pourrait se fâcher ou s'inquiéter, ou le serviteur laisser tomber la coupe. Et le serviteur qui ne s'est pas lavé les mains, il est interdit de lui mettre un morceau dans la bouche.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: מַאֲכִיל, צָרִיךְ נְטִילַת יָדַיִם, אוֹ אֵינוֹ צָרִיךְ?Ils ont posé la question : celui qui fait manger un autre a-t-il besoin de l'ablution des mains, ou n'en a-t-il pas besoin ?
- תָּא שְׁמַע, דְּתָנֵי דְּבֵי מְנַשֶּׁה: רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אִשָּׁה מְדִיחָה אֶת יָדָהּ אַחַת בַּמַּיִם, וְנוֹתֶנֶת פַּת לִבְנָהּ קָטָן. אָמְרוּ עָלָיו עַל שַׁמַּאי הַזָּקֵן שֶׁלֹּא רָצָה לְהַאֲכִיל בְּיָדוֹ אַחַת, וְגָזְרוּ עָלָיו שֶׁיַּאֲכִיל בִּשְׁתֵּי יָדָיו.Viens et entends une preuve : car l'école de Ménaché a enseigné : Rabban Chimon ben Gamliel dit : une femme rince une main dans l'eau à Yom Kippour, et donne du pain à son jeune fils. On a dit au sujet de Chammaï l'Ancien qu'il ne voulait pas nourrir ses enfants d'une seule main ce jour-là, pour ne pas avoir à la laver, et on a décrété à son sujet qu'il les nourrisse des deux mains. Il semble donc que celui qui fait manger un autre doive se laver.
- אָמַר אַבָּיֵי: הָתָם מִשּׁוּם שִׁיבְתָּא.Abayé a dit : là-bas, c'est à cause de Chivta, un mauvais esprit qui s'attache aux mains non lavées le matin, et non à cause de la nourriture.
- תָּא שְׁמַע, דַּאֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל אַשְׁכְּחֵיהּ לִשְׁמוּאֵל דְּקָא בָכֵי. אֲמַר לֵיהּ: אַמַּאי קָא בָכֵית? דְּמַחְיַין רַבַּאי. אַמַּאי? דְּאָמַר לִי: קָא סָפֵית לִבְרַאי וְלָא מְשֵׁית יְדָיךְ. וְאַמַּאי לָא מְשֵׁית? אֲמַר לֵיהּ: הוּא אָכֵיל וַאֲנָא מָשֵׁינָא?!Viens et entends une preuve : car le père de Chmouel a trouvé Chmouel en train de pleurer. Il lui a dit : pourquoi pleures-tu ? Il répondit : parce que mon maître m'a frappé. Pourquoi ? Parce qu'il m'a dit : tu fais manger mon fils et tu ne t'es pas lavé les mains ! Et pourquoi ne t'es-tu pas lavé ? Il lui a dit : lui mange, et c'est moi qui me laverais ?!
- אֲמַר לֵיהּ: לָא מִיסָּתְיֵיהּ דְּלָא גְּמִיר, מִימְחָא נָמֵי מָחֵי! וְהִלְכְתָא: אוֹכֵל מֵחֲמַת מַאֲכִיל – צָרִיךְ נְטִילַת יָדַיִם, מַאֲכִיל – אֵינוֹ צָרִיךְ נְטִילַת יָדַיִם.Il lui a dit : ne lui suffit-il pas de ne pas avoir appris la halakha (loi), qu'il frappe aussi ? Et la halakha est : celui qui mange parce qu'un autre le fait manger a besoin de l'ablution des mains ; celui qui fait manger n'a pas besoin de l'ablution des mains.
- מַתְנִי׳ צוֹרֵר אָדָם בָּשָׂר וּגְבִינָה בְּמִטְפַּחַת אַחַת, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהוּ נוֹגְעִין זֶה בָּזֶה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: שְׁנֵי אַכְסְנָאִין אוֹכְלִין עַל שֻׁלְחָן אֶחָד, זֶה בָּשָׂר וְזֶה גְּבִינָה, וְאֵין חוֹשְׁשִׁין.Michna : Un homme peut lier de la viande et du fromage dans un même tissu, pourvu qu'ils ne se touchent pas. Rabban Chimon ben Gamliel dit : deux hôtes de passage qui ne se connaissent pas mangent à une même table, l'un de la viande et l'autre du fromage, et il n'y a pas à s'inquiéter.
- גְּמָ׳ וְכִי נוֹגֵעַ זֶה בָּזֶה, מַאי הָוֵי? צוֹנֵן בְּצוֹנֵן הוּא! אָמַר אַבָּיֵי: נְהִי דִּקְלִיפָה לָא בָּעֵי, הַדָּחָה מִי לָא בָּעֵי?Guemara : Et s'ils se touchent, qu'en est-il ? C'est du froid contre du froid, qui n'absorbe pas ! Abayé a dit : admettons qu'il n'ait pas besoin d'être pelé ; n'a-t-il pas besoin d'être rincé ? Les Sages ont donc interdit ce contact, de peur qu'on en mange sans rincer.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: שְׁנֵי אַכְסְנָאִין אוֹכְלִין עַל שׁוּלְחָן וְכוּ׳. אָמַר רַב חָנָן בַּר אַמֵּי אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאֵין מַכִּירִין זֶה אֶת זֶה, אֲבָל מַכִּירִין זֶה אֶת זֶה – אָסוּר.Rabban Chimon ben Gamliel dit : deux hôtes de passage mangent à une table, etc. Rav 'Hanan bar Ami a dit au nom de Chmouel : on ne l'a enseigné que lorsqu'ils ne se connaissent pas, mais s'ils se connaissent, c'est interdit.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: שְׁנֵי אַכְסְנָאִים שֶׁנִּתְאָרְחוּ לְפוּנְדָּק אֶחָד, זֶה בָּא מִן הַצָּפוֹן וְזֶה בָּא מִן הַדָּרוֹם, זֶה בָּא בַּחֲתִיכָתוֹ וְזֶה בָּא בִּגְבִינָתוֹ, אוֹכְלִין עַל שֻׁלְחָן אֶחָד, זֶה בָּשָׂר וְזֶה גְּבִינָה, וְאֵין חוֹשְׁשִׁין.Il a été enseigné de même dans une baraïta : Rabban Chimon ben Gamliel dit : deux hôtes de passage qui ont logé dans une même auberge, l'un venant du nord et l'autre venant du sud, l'un venant avec son morceau de viande et l'autre avec son fromage, mangent à une même table, l'un de la viande et l'autre du fromage, et il n'y a pas à s'inquiéter.
- וְלֹא אָסְרוּ אֶלָּא בִּתְפִיסָה אַחַת. תְּפִיסָה אַחַת סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אֶלָּא כְּעֵין תְּפִיסָה אַחַת.Et ils n'ont interdit que dans un même paquet. La Guemara s'étonne : un même paquet, comment peux-tu le penser ? C'est évidemment interdit ! Plutôt, il s'agit de ce qui est comme un même paquet, c'est-à-dire lorsque les convives se connaissent quelque peu et ne se soucieraient pas de manger l'un de l'autre.
- אֲמַר לֵיהּ רַב יֵימַר בַּר שֶׁלֶמְיָא לְאַבָּיֵי: שְׁנֵי אַחִין, וּמַקְפִּידִין זֶה עַל זֶה, מַהוּ?Rav Yémar bar Chélémya a dit à Abayé : deux frères, qui sont pointilleux l'un envers l'autre et ne se laissent pas manger de leur nourriture, qu'en est-il ?
- אֲמַר לֵיהּ: יֹאמְרוּ כׇּל הַסְּרִיקִין אֲסוּרִין, וּסְרִיקֵי בַיְיתּוֹס מוּתָּרִין?!Il lui a dit : ta question rappelle celle de Baïtos, dont les Sages ont interdit les galettes décorées pour Pessa'h, même faites au moule : on dirait : toutes les galettes syriennes sont interdites et les galettes syriennes de Baïtos sont permises ?!
- וּלְטַעְמָיךְ, הָא דְּאָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִי שֶׁאֵין לוֹ אֶלָּא חָלוּק אֶחָד מוּתָּר לְכַבְּסוֹ בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד. יֹאמְרוּ:Rav Yémar répliqua : Et selon ta raison, ce qu'a dit Rabbi Assi au nom de Rabbi Yo'hanan : celui qui n'a qu'une seule chemise est autorisé à la laver pendant 'Hol HaMoèd (les jours intermédiaires de la fête) : là aussi on dirait :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.