Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- פַּקְתָּא דַּעֲרָבוֹת: כְּגוֹן אַתּוּן דְּלָא שְׁכִיחִי לְכוּ מַיָּא, מְשׁוּ יְדַיְיכוּ מִצַּפְרָא וְאַתְנוֹ עֲלַיְיהוּ לְכוּלֵּאּ יוֹמָא. אִיכָּא דְּאָמְרִי: בִּשְׁעַת הַדְּחָק – אִין, שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת הַדְּחָק – לָא, וּפְלִיגָא דְּרַב. וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת הַדְּחָק נָמֵי, וְהַיְינוּ דְּרַב.la vallée d'Aravot, où l'eau manquait : pour des gens comme vous, qui n'avez pas d'eau en abondance, lavez vos mains le matin et posez une condition à leur sujet pour toute la journée. Certains disent : dans une situation de nécessité, oui, on peut agir ainsi ; hors d'une situation de nécessité, non. Et selon cette version, Rabbi Avina est en désaccord avec Rav, qui le permet à tous. Et certains disent : même hors d'une situation de nécessité, c'est permis, et c'est identique à l'opinion de Rav.
- אָמַר רַב פָּפָּא: הַאי אֲרִיתָּא דְּדַלָּאֵי, אֵין נוֹטְלִין מִמֶּנּוּ לַיָּדַיִם, דְּלָא אָתוּ מִכֹּחַ גַּבְרָא. וְאִי מְקָרַב לְגַבֵּי דַּוְלָא, דְּקָאָתוּ מִכֹּחַ גַּבְרָא – נוֹטְלִין מִמֶּנּוּ לַיָּדַיִם.Rav Pappa a dit : ce canal d'irrigation des puiseurs, dans lequel on verse à l'aide de seaux l'eau du fleuve et qui la conduit aux champs, on ne peut pas s'en servir pour l'ablution des mains, car cette eau ne vient pas de la force d'un homme, étant portée par le seul courant. Mais si l'on approche ses mains du seau, de sorte que l'eau vient de la force d'un homme, on peut s'en servir pour l'ablution des mains.
- וְאִי בְּזִיעַ דַּוְלָא, בְּכוֹנֵס מַשְׁקֶה, מֵילָף לָיְיפִי, וּמְטַבֵּיל בָּהּ אֶת הַיָּדַיִם. וְאָמַר רָבָא: כְּלִי שֶׁנִּיקַּב בְּכוֹנֵס מַשְׁקֶה – אֵין נוֹטְלִין מִמֶּנּוּ לַיָּדַיִם.Et si le seau est percé d'un trou assez grand pour laisser entrer un liquide, ce trou relie l'eau du canal à celle du fleuve, et l'on peut donc y immerger les mains. Le seau percé est toutefois invalide pour l'ablution par versement, car ce n'est plus un récipient : et Rava a dit : un récipient percé d'un trou assez grand pour laisser entrer un liquide, on ne peut pas s'en servir pour l'ablution des mains.
- וְאָמַר רָבָא: כְּלִי שֶׁאֵין בּוֹ רְבִיעִית – אֵין נוֹטְלִין מִמֶּנּוּ לַיָּדַיִם. אִינִי? וְהָאָמַר רָבָא: כְּלִי שֶׁאֵין מַחְזִיק רְבִיעִית – אֵין נוֹטְלִין מִמֶּנּוּ לַיָּדַיִם, הָא מַחְזִיק – אַף עַל גַּב דְּלֵית בֵּיהּ.Et Rava a dit : un récipient qui ne contient pas un quart de log d'eau (reviit, mesure de liquide), on ne peut pas s'en servir pour l'ablution des mains. La Guemara demande : est-ce vrai ? Mais Rava n'a-t-il pas dit : un récipient qui ne peut pas contenir un quart de log, on ne peut pas s'en servir pour l'ablution des mains ? Il en ressort que s'il peut le contenir, on peut s'en servir, bien qu'il n'y en ait pas ce quart à présent !
- לָא קַשְׁיָא: הָא לְחַד, הָא לִתְרֵי, דְּתַנְיָא: מֵי רְבִיעִית נוֹטְלִין לַיָּדַיִם לְאֶחָד, וַאֲפִילּוּ לִשְׁנַיִם.La Guemara répond : ce n'est pas difficile : cet énoncé-ci, qui exige un quart de log d'eau, concerne l'ablution d'une seule personne ; cet énoncé-là, qui n'exige que la capacité du récipient, concerne celle de deux personnes : si le récipient contenait au départ un quart de log, le second peut se servir du reste. Car il est enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : avec un quart de log d'eau, on lave les mains d'une personne, et même de deux.
- אֲמַר לֵיהּ רַב שֵׁשֶׁת לְאַמֵּימָר: קָפְדִיתוּ אַמָּנָא? אֲמַר לֵיהּ: אִין. אַחֲזוּתָא? אֲמַר לֵיהּ: אִין. אַשִּׁיעוּרָא? אֲמַר לֵיהּ: אִין.Rav Chéchèt a dit à Amémar : êtes-vous attentifs au récipient, qu'il soit entier ? Il lui a dit : oui. Il demanda : à l'aspect de l'eau, qu'il soit normal ? Il lui a dit : oui. Il demanda : à la mesure d'eau, qu'elle ne soit pas inférieure à un quart de log ? Il lui a dit : oui.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, הָכִי אֲמַר לֵיהּ: אַמָּנָא וְאַחֲזוּתָא – קָפְדִינַן, אַשִּׁיעוּרָא – לָא קָפְדִינַן, דְּתַנְיָא: מֵי רְבִיעִית נוֹטְלִין לַיָּדַיִם לְאֶחָד, וַאֲפִילּוּ לִשְׁנַיִם.Certains disent : voici ce qu'il lui a dit : au récipient et à l'aspect, nous sommes attentifs ; à la mesure, nous ne sommes pas attentifs, car il est enseigné dans une baraïta : avec un quart de log d'eau, on lave les mains d'une personne, et même de deux.
- וְלָא הִיא, שָׁאנֵי הָתָם, מִשּׁוּם דְּקָאָתוּ מִשְּׁיָרֵי טׇהֳרָה.La Guemara remarque : mais il n'en est rien : on ne peut pas déduire de cette baraïta que la mesure importe peu. C'est différent là-bas, parce que cette eau vient du reste d'une eau ayant servi à la pureté ; s'il n'y avait pas un quart de log au départ, elle ne vaudrait même pas pour une seule personne.
- אַתְקֵין רַב יַעֲקֹב מִנְּהַר פְּקוֹד נַטְלָא בַּת רְבִיעֵתָא, אַתְקֵין רַב אָשֵׁי בְּהוּצָל כּוּזָא בַּת רְבִיעֵתָא.Rav Yaakov de Nehar Pekod a institué un récipient de verre d'un quart de log ; Rav Achi a institué à Houtsal un récipient de terre d'un quart de log.
- וְאָמַר רָבָא: מְגוּפַת חָבִית שֶׁתִּקְּנָהּ – נוֹטְלִין מִמֶּנָּה לַיָּדַיִם. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: מְגוּפַת חָבִית שֶׁתִּקְּנָהּ – נוֹטְלִין מִמֶּנָּה לַיָּדַיִם. חֵמֶת וּכְפִישָׁה שֶׁתִּקְּנָן – נוֹטְלִין מֵהֶם לַיָּדַיִם. שַׂק וְקוּפָּה, אַף עַל פִּי שֶׁמְּקַבְּלִים – אֵין נוֹטְלִין מֵהֶם לַיָּדַיִם.Et Rava a dit : le bouchon d'un tonneau qu'on a aménagé, on peut s'en servir pour l'ablution des mains. Cela a aussi été enseigné dans une baraïta : le bouchon d'un tonneau qu'on a aménagé, on peut s'en servir pour l'ablution des mains. Une outre et une kefisha (sorte d'outre de cuir) qu'on a aménagées, on peut s'en servir pour l'ablution des mains. Un sac et un panier, bien qu'ils retiennent l'eau, on ne peut pas s'en servir pour l'ablution des mains.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: מַהוּ לֶאֱכוֹל בְּמַפָּה? מִי חָיְישִׁינַן דִּלְמָא נָגַע, אוֹ לָא?Ils ont posé la question : peut-on manger avec un linge sur les mains, au lieu de les laver ? Craignons-nous que peut-être il touche l'aliment de ses mains, ou non ?
- תָּא שְׁמַע, וּכְשֶׁנָּתְנוּ לוֹ לְרַבִּי צָדוֹק אוֹכֶל פָּחוֹת מִכְּבֵיצָה, נוֹטְלוֹ בְּמַפָּה וְאוֹכְלוֹ חוּץ לַסּוּכָּה, וְאֵין מְבָרֵךְ אַחֲרָיו. מַאי לָאו – הָא כְּבֵיצָה בָּעֵי נְטִילַת יָדַיִם?Viens et entends une preuve d'une Michna (Soucca 26b) : Et lorsqu'on a donné à Rabbi Tsadok moins d'un œuf de nourriture, il l'a pris avec un linge, l'a mangé hors de la soucca (cabane de la fête de Souccot) et n'a pas récité de bénédiction après l'avoir mangé. N'est-ce pas pour dire qu'en revanche, un volume d'un œuf requiert l'ablution des mains, même avec un linge ?
- דִּלְמָא הָא כְּבֵיצָה – בָּעֵי סוּכָּה, וּבָעֵי בְּרָכָה.La Guemara réfute : peut-être faut-il seulement en déduire qu'en revanche, un volume d'un œuf requiert la soucca et requiert la bénédiction, mais qu'on peut encore se servir d'un linge au lieu de se laver les mains.
- תָּא שְׁמַע: דִּשְׁמוּאֵל אַשְׁכְּחֵיהּ לְרַב דְּקָאָכֵיל בְּמַפָּה, אֲמַר לֵיהּ:Viens et entends une preuve : car Chmouel a trouvé Rav en train de manger avec un linge, et il lui a dit :
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