Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִילֵּימָא בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מְקַנֵּחַ וְלָא בָּעֵי מֵדִיחַ, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מֵדִיחַ וְלָא בָּעֵי מְקַנֵּחַ. אֶלָּא הָא דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא: אֵין קִינּוּחַ פֶּה אֶלָּא בְּפַת, כְּמַאן? כְּבֵית שַׁמַּאי!Si l'on dit que Beit Chamaï disent : On s'essuie la bouche avec un aliment solide, et l'on n'a pas besoin de se rincer avec de l'eau, et que Beit Hillel disent : On se rince, et l'on n'a pas besoin de s'essuyer, alors ce qu'a dit Rabbi Zeira : On ne s'essuie la bouche qu'avec du pain, selon qui serait-ce ? Ce serait selon Beit Chamaï ! Or il est improbable que Rabbi Zeira statue selon eux contre Beit Hillel.
- אֶלָּא, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מְקַנֵּחַ וְלָא בָּעֵי מֵדִיחַ, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אַף מֵדִיחַ. הָוֵי לֵיהּ מִקּוּלֵּי בֵּית שַׁמַּאי וּמֵחוּמְרֵי בֵּית הִלֵּל, וְלִתְנְיַיהּ גַּבֵּי קוּלֵּי בֵּית שַׁמַּאי וְחוּמְרֵי בֵּית הִלֵּל!Plutôt, dira-t-on : Beit Chamaï disent : On s'essuie et l'on n'a pas besoin de se rincer, et Beit Hillel disent : On doit aussi se rincer. Mais alors ce serait l'un des cas d'indulgence de Beit Chamaï et de rigueur de Beit Hillel, et il aurait fallu l'enseigner avec les indulgences de Beit Chamaï et les rigueurs de Beit Hillel énumérées dans le traité Edouyot !
- אֶלָּא, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מְקַנֵּחַ, וְהוּא הַדִּין לְמֵדִיחַ, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מֵדִיחַ, וְהוּא הַדִּין לִמְקַנֵּחַ. מָר אָמַר חֲדָא, וּמָר אָמַר חֲדָא, וְלָא פְּלִיגִי.Plutôt, Beit Chamaï disent : On s'essuie, et il en va de même pour se rincer, c'est-à-dire qu'il faut faire les deux. Et Beit Hillel disent : On se rince, et il en va de même pour s'essuyer. Celui-ci a dit une chose, et celui-là a dit une chose, et ils ne divergent pas.
- גּוּפָא, אָמַר רַבִּי זֵירָא: אֵין קִינּוּחַ הַפֶּה אֶלָּא בְּפַת. וְהָנֵי מִילֵּי בִּדְחִיטֵּי, אֲבָל בְּדִשְׂעָרֵי – לָא.Revenons à l'énoncé lui-même. Rabbi Zeira a dit : On ne s'essuie la bouche qu'avec du pain. Et cela ne vaut que pour le pain de blé, mais pour celui d'orge, non, car il s'émiette dans la bouche et n'essuie pas bien.
- וּדְחִיטֵּי נָמֵי לָא אֲמַרַן, אֶלָּא בִּקְרִירָא, אֲבָל בְּחַמִּימָא – מִשְׁטָר שָׁטְרִי. וְהָנֵי מִילֵּי בְּרַכִּיכָא, אֲבָל בְּאַקּוֹשָׁא – לָא. וְהִלְכְתָא בְּכֹל מִילֵּי הָוֵי קִינּוּחַ, לְבַר מִקִּמְחָא, תַּמְרֵי וְיַרְקָא.Et même pour le pain de blé, nous ne l'avons dit que du pain froid, mais le pain chaud colle au palais et n'essuie pas. Et cela ne vaut que pour le pain tendre, mais pour le pain dur, non. Et la halakha (règle pratique) est que tout aliment constitue un essuyage, sauf la farine, les dattes et les légumes.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַב אַסִּי מֵרַבִּי יוֹחָנָן: כַּמָּה יִשְׁהֶה בֵּין בָּשָׂר לִגְבִינָה? אָמַר לוֹ: וְלֹא כְּלוּם. אִינִי? וְהָא אָמַר רַב חִסְדָּא: אָכַל בָּשָׂר – אָסוּר לֶאֱכוֹל גְּבִינָה, גְּבִינָה – מוּתָּר לֶאֱכוֹל בָּשָׂר! אֶלָּא כַּמָּה יִשְׁהֶה בֵּין גְּבִינָה לְבָשָׂר? אֲמַר לֵיהּ: וְלֹא כְּלוּם.Rav Assi demanda à Rabbi Yo'hanan : Combien de temps doit-on attendre entre la viande et le fromage ? Il lui dit : Pas du tout. Est-ce vrai ? Rav 'Hisda n'a-t-il pas dit : Si l'on a mangé de la viande, il est interdit de manger du fromage ; si l'on a mangé du fromage, il est permis de manger de la viande ! Plutôt, Rav Assi a demandé : Combien de temps doit-on attendre entre le fromage et la viande ? Il lui dit : Pas du tout.
- גּוּפָא, אָמַר רַב חִסְדָּא: אָכַל בָּשָׂר – אָסוּר לֶאֱכוֹל גְּבִינָה, גְּבִינָה – מוּתָּר לֶאֱכוֹל בָּשָׂר. אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בַּר יוֹסֵף לְרַב חִסְדָּא: בָּשָׂר שֶׁבֵּין הַשִּׁינַּיִם מַהוּ?Revenons à l'énoncé lui-même. Rav 'Hisda a dit : Si l'on a mangé de la viande, il est interdit de manger du fromage ; si l'on a mangé du fromage, il est permis de manger de la viande. Rav A'ha bar Yossef dit à Rav 'Hisda : Qu'en est-il de la viande qui se trouve entre les dents ? Est-elle encore considérée comme de la viande ?
- קָרֵי עֲלֵיהּ ״הַבָּשָׂר עוֹדֶנּוּ בֵּין שִׁנֵּיהֶם״.Rav 'Hisda lui lut à ce sujet le verset : « La viande était encore entre leurs dents » (Nombres 11, 33) ; c'est donc encore de la viande, et l'on ne peut manger de fromage tant qu'elle n'a pas été retirée.
- אָמַר מָר עוּקְבָא: אֲנָא, לְהָא מִלְּתָא, חַלָּא בַּר חַמְרָא לְגַבֵּי אַבָּא, דְּאִילּוּ אַבָּא כִּי הֲוָה אָכֵיל בִּשְׂרָא הָאִידָּנָא, לָא הֲוָה אָכֵל גְּבִינָה עַד לִמְחַר עַד הַשְׁתָּא, וְאִילּוּ אֲנָא – בְּהָא סְעוֹדְתָּא הוּא דְּלָא אָכֵילְנָא, לִסְעוֹדְתָּא אַחְרִיתָא – אָכֵילְנָא.Mar Oukva a dit : Moi, en cette matière, je suis du vinaigre fils de vin par rapport à mon père. Car mon père, s'il mangeait de la viande à cette heure-ci, ne mangeait de fromage que le lendemain à cette même heure, alors que moi, c'est seulement à ce repas que je n'en mange pas ; à un autre repas, j'en mange.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: אֲנָא, לְהָא מִלְּתָא, חַלָּא בַּר חַמְרָא לְגַבֵּי אַבָּא, דְּאִילּוּ אַבָּא הֲוָה סָיַיר נִכְסֵיהּ תְּרֵי זִמְנֵי בְּיוֹמָא, וַאֲנָא לָא סָיַירְנָא אֶלָּא חֲדָא זִימְנָא. שְׁמוּאֵל לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: מַאן דְּסָיַיר נִכְסֵיהּ כֹּל יוֹמָא מַשְׁכַּח אִסְתֵּירָא.Chmouel a dit : Moi, en cette matière, je suis du vinaigre fils de vin par rapport à mon père, car mon père inspectait ses biens deux fois par jour, et moi je ne les inspecte qu'une seule fois. Chmouel suit ici son raisonnement, car Chmouel a dit : Celui qui inspecte ses biens chaque jour trouve une istéra (pièce de monnaie).
- אַבָּיֵי הֲוָה סָיַיר נִכְסֵיהּ כֹּל יוֹמָא וְיוֹמָא. יוֹמָא חַד פְּגַע בַּאֲרִיסֵיהּ דְּדָרֵי פִּתְכָּא דְּאוּפֵי. אֲמַר לֵיהּ: הָנֵי לְהֵיכָא? אֲמַר לֵיהּ: לְבֵי מָר. אֲמַר לֵיהּ: כְּבָר קַדְמוּךְ רַבָּנַן.Abayé inspectait ses biens chaque jour. Un jour, il rencontra son métayer qui portait un fardeau de bois qu'il comptait s'approprier. Il lui dit : Où vas-tu avec cela ? Il lui répondit : À la maison du Maître. Il lui dit : Les Sages t'ont déjà devancé, en prescrivant d'inspecter ses biens chaque jour.
- רַב אַסִּי הֲוָה סָיַיר נִכְסֵיהּ כֹּל יוֹמָא, אָמַר: הֵיכָא נִינְהוּ כֹּל הָנֵי אִסְתִּירֵי דְּמָר שְׁמוּאֵל? יוֹמָא חַד חֲזָא צִינּוֹרָא דְּבִדְקָא בְּאַרְעֵיהּ, שַׁקְלֵיהּ לִגְלִימֵיהּ, כַּרְכֵיהּ אוֹתְבֵיהּ בְּגַוַּהּ, רְמָא קָלָא, אֲתוֹ אִינָשֵׁי סַכְרוּהּ, [אֲמַר]: אַשְׁכַּחְתִּינְהוּ לְכוּלְּהוּ אִיסְתֵּרֵי דְּמָר שְׁמוּאֵל.Rav Assi inspectait ses biens chaque jour. Il disait : Où sont donc toutes ces istérot (pièces de monnaie) de Mar Chmouel ? Un jour, il vit un canal qui s'était rompu et qui déversait son eau sur sa terre. Il prit son manteau, le roula, le plaça dans la brèche et poussa un cri ; des gens vinrent et la colmatèrent. Il dit : J'ai trouvé toutes les istérot de Mar Chmouel !
- אָמַר רַב אִידִי בַּר אָבִין, אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אַשְׁיָין: מַיִם רִאשׁוֹנִים מִצְוָה, וְאַחֲרוֹנִים חוֹבָה.Rav Idi bar Avin a dit au nom de Rav Yits'hak bar Achyan : Les premières eaux, le lavage des mains avant le repas, sont une mitsva (commandement), et les dernières, le lavage avant le Birkat HaMazon (action de grâce après le repas), sont une obligation, ce qui est plus strict.
- מֵיתִיבִי: מַיִם רִאשׁוֹנִים וְאַחֲרוֹנִים חוֹבָה, אֶמְצָעִיִּים רְשׁוּת. מִצְוָה לְגַבֵּי רְשׁוּת – חוֹבָה קָרֵי לַהּ.On objecta à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Les premières et les dernières eaux sont une obligation, celles du milieu, entre les plats, sont facultatives. Réponse : Le Tanna appelle une mitsva « obligation » par rapport à ce qui est facultatif.
- גּוּפָא: מַיִם רִאשׁוֹנִים וְאַחֲרוֹנִים – חוֹבָה, אֶמְצָעִיִּים – רְשׁוּת. רִאשׁוֹנִים – נוֹטְלִין בֵּין בִּכְלִי בֵּין עַל גַּבֵּי קַרְקַע, אַחֲרוֹנִים – אֵין נוֹטְלִין אֶלָּא בִּכְלִי, וְאָמְרִי לָהּ: אֵין נוֹטְלִין עַל גַּבֵּי קַרְקַע.Revenons à l'énoncé lui-même : Les premières et les dernières eaux sont une obligation, celles du milieu sont facultatives. Les premières, on les verse aussi bien dans un récipient que sur le sol ; les dernières, on ne les verse que dans un récipient. Et certains disent : On ne les verse pas sur le sol.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ קִינְסָא.Quelle différence y a-t-il entre ces deux versions ? Il y a entre elles le cas de copeaux de bois posés au sol, sur lesquels on verse l'eau : selon la première version, ce n'est pas valable ; selon la seconde, c'est permis.
- מַיִם רִאשׁוֹנִים נוֹטְלִין בֵּין בְּחַמִּין בֵּין בְּצוֹנֵן, אַחֲרוֹנִים אֵין נוֹטְלִין אֶלָּא בְּצוֹנֵן, מִפְּנֵי שֶׁחַמִּין מְפַעְפְּעִין אֶת הַיָּדַיִם וְאֵין מַעֲבִירִין אֶת הַזּוּהֲמָא. מַיִם רִאשׁוֹנִים נוֹטְלִין בֵּין בְּחַמִּין בֵּין בְּצוֹנֵן, אָמַר רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף אָמַר רַבִּי יַנַּאי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאֵין הַיָּדPour les premières eaux, on se lave aussi bien à l'eau chaude qu'à l'eau froide ; pour les dernières, on ne se lave qu'à l'eau froide, car l'eau chaude amollit les mains et n'enlève pas la saleté. La Guemara analyse : Pour les premières eaux, on se lave aussi bien à l'eau chaude qu'à l'eau froide. Rav Yits'hak bar Yossef a dit au nom de Rabbi Yannaï : On n'a enseigné cela que lorsque la main ne
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