Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נֶאֱכֶלֶת עִם הַזָּר עַל הַשֻּׁלְחָן, וְנִיתֶּנֶת לְכׇל כֹּהֵן שֶׁיִּרְצֶה.peut être mangée avec un non-Cohen présent à la même table : les Sages n'ont pas décrété d'interdiction de crainte que le non-Cohen n'en mange, car le prélèvement de la 'hala (part de pâte réservée au Cohen) hors d'Israël n'est lui-même qu'un décret rabbinique ; on voit donc qu'on n'édicte pas un décret pour en protéger un autre. Et de même, la 'hala de l'extérieur d'Israël peut être donnée à tout Cohen que l'on veut, même à un Cohen ignorant qui n'en préservera pas la pureté, à la différence de la 'hala de la terre d'Israël.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: בִּשְׁלָמָא אִי אַשְׁמוֹעִינַן חַלַּת חוּצָה לָאָרֶץ בָּאָרֶץ, דְּאִיכָּא לְמִיגְזַר מִשּׁוּם חַלַּת הָאָרֶץ דְּאוֹרָיְיתָא, וְלָא גָּזְרִינַן – אִיכָּא לְמִשְׁמָע מִינַּהּ.Abayé lui dit, à Rav Yossef : Certes, si la Michna nous avait enseigné cela à propos de la 'hala de l'extérieur d'Israël apportée en terre d'Israël, où il y aurait lieu de décréter de ne pas la manger à la table d'un non-Cohen, à cause de la 'hala de la terre d'Israël, interdite au non-Cohen selon la Torah, et que malgré cela nous ne décrétons pas, il y aurait matière à en déduire qu'on n'édicte pas un décret pour en protéger un autre.
- אֶלָּא חוּצָה לְאָרֶץ, מִשּׁוּם דְּלֵיכָּא לְמִיגְזַר הוּא. אֲבָל הָכָא, אִי שָׁרֵית לֵיהּ לְאַסּוֹקֵי עוֹף וּגְבִינָה, אָתֵי לְאַסּוֹקֵי בָּשָׂר וּגְבִינָה, וּמֵיכַל בָּשָׂר בְּחָלָב דְּאוֹרָיְיתָא.Mais la Michna parle de la 'hala restée à l'extérieur d'Israël ; on y est indulgent seulement parce qu'il n'y a pas lieu de décréter, puisqu'on ne risque pas d'y enfreindre une loi de la Torah. Mais ici, si tu lui permets de placer sur la table de la volaille et du fromage, il en viendra à placer de la viande d'animal et du fromage, et à manger de la viande avec du lait, ce qui est interdit par la Torah.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב שֵׁשֶׁת: סוֹף סוֹף צוֹנֵן בְּצוֹנֵן הוּא! אָמַר אַבָּיֵי: גְּזֵירָה שֶׁמָּא יַעֲלֶה בְּאִילְפָּס רוֹתֵחַ.Rav Chéchèt objecte au raisonnement de Rav Yossef : Même si la volaille au lait était interdite par la Torah, en fin de compte, c'est du froid avec du froid, dont la consommation n'est elle-même interdite que par les Sages ; on a donc bien un décret qui en protège un autre ! Abayé dit : C'est un décret, de peur qu'on ne place la viande avec le fromage dans une marmite bouillante, ce qui est une cuisson interdite par la Torah.
- סוֹף סוֹף, כְּלִי שֵׁנִי הוּא, וּכְלִי שֵׁנִי אֵינוֹ מְבַשֵּׁל! אֶלָּא גְּזֵירָה שֶׁמָּא יַעֲלֶה בְּאִילְפָּס רִאשׁוֹן.La Guemara réplique : En fin de compte, une telle marmite est un récipient second, qui n'est plus sur le feu, et un récipient second ne cuit pas ! Il faut donc dire plutôt : C'est un décret, de peur qu'on ne place la viande avec le fromage dans une marmite qui est un récipient premier, celui qui était sur le feu, ce qui constitue une vraie cuisson interdite par la Torah.
- מַתְנִי׳ הָעוֹף עוֹלֶה עִם הַגְּבִינָה עַל הַשּׁוּלְחָן, וְאֵינוֹ נֶאֱכָל, דִּבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: לֹא עוֹלֶה וְלֹא נֶאֱכָל. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: זוֹ מִקּוּלֵּי בֵּית שַׁמַּאי וּמֵחוּמְרֵי בֵּית הִלֵּל.Michna : La volaille monte avec le fromage sur la table, mais n'est pas mangée avec lui : telles sont les paroles de Beit Chamaï. Et Beit Hillel disent : Elle ne monte pas sur la même table et n'est pas mangée avec lui. Rabbi Yossé a dit : Ceci est l'un des cas où l'on trouve des indulgences de Beit Chamaï et des rigueurs de Beit Hillel.
- בְּאֵיזֶה שׁוּלְחָן אָמְרוּ? בְּשׁוּלְחָן שֶׁאוֹכֵל עָלָיו, אֲבָל בְּשׁוּלְחָן שֶׁסּוֹדֵר עָלָיו אֶת הַתַּבְשִׁיל – נוֹתֵן זֶה בְּצַד זֶה, וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ.De quelle table les Sages ont-ils parlé ? De la table sur laquelle on mange. Mais sur la table sur laquelle on dispose le plat cuisiné, on place celui-ci à côté de celui-là, la viande à côté du fromage, et l'on ne craint rien.
- גְּמָ׳ רַבִּי יוֹסֵי הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא? וְכִי תֵּימָא: אֲכִילָה גּוּפַהּ אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, דְּקָאָמַר תַּנָּא קַמָּא: בְּהַעֲלָאָה קָא מִיפַּלְגִי, בַּאֲכִילָה לָא פְּלִיגִי, וַאֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹסֵי: אֲכִילָה גּוּפַהּ מִקּוּלֵּי בֵּית שַׁמַּאי וּמֵחוּמְרֵי בֵּית הִלֵּל.Guemara : La Guemara demande : Rabbi Yossé ne dit-il pas la même chose que le premier Tanna ? Et si tu dis qu'il y a entre eux une différence au sujet de la consommation elle-même, car le premier Tanna dit que Beit Chamaï et Beit Hillel divergent sur le fait de monter la volaille sur la table, et qu'au sujet de la consommation ils ne divergent pas, et Rabbi Yossé lui répond que la consommation elle-même fait partie des indulgences de Beit Chamaï et des rigueurs de Beit Hillel, cela est impossible.
- וְהָתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: שִׁשָּׁה דְּבָרִים מִקּוּלֵּי בֵּית שַׁמַּאי וּמֵחוּמְרֵי בֵּית הִלֵּל, וְזוֹ אַחַת מֵהֶן – עוֹף עוֹלֶה עִם הַגְּבִינָה עַל הַשּׁוּלְחָן, וְאֵינוֹ נֶאֱכָל, דִּבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: לֹא עוֹלֶה וְלֹא נֶאֱכָל!Car n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yossé dit : Six choses font partie des indulgences de Beit Chamaï et des rigueurs de Beit Hillel, et en voici une : La volaille monte avec le fromage sur la table, mais n'est pas mangée avec lui : telles sont les paroles de Beit Chamaï. Et Beit Hillel disent : Elle ne monte pas et n'est pas mangée ! On voit que, selon Rabbi Yossé, même Beit Chamaï interdisent de la manger.
- אֶלָּא, הָא קָמַשְׁמַע לַן: מַאן תַּנָּא קַמָּא? רַבִּי יוֹסֵי – כׇּל הָאוֹמֵר דָּבָר בְּשֵׁם אוֹמְרוֹ מֵבִיא גְּאוּלָּה לָעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר ״וַתֹּאמֶר אֶסְתֵּר לַמֶּלֶךְ בְּשֵׁם מׇרְדֳּכָי״.Plutôt, voici ce que la Michna nous enseigne : Qui est le premier Tanna ? Rabbi Yossé. Il importe de l'identifier, car quiconque rapporte une parole au nom de celui qui l'a dite apporte la délivrance au monde, comme il est dit : « Et Esther le dit au roi au nom de Mordékhaï » (Esther 2, 22) ; Mordékhaï en fut récompensé, ce qui ouvrit la voie au salut d'Israël.
- תְּנָא אַגְרָא חֲמוּהּ דְּרַבִּי אַבָּא: עוֹף וּגְבִינָה נֶאֱכָלִין בְּאַפִּיקוֹרַן. הוּא תָנֵי לַהּ, וְהוּא אָמַר לַהּ: בְּלֹא נְטִילַת יָדַיִם וּבְלֹא קִינּוּחַ הַפֶּה.Agra, le beau-père de Rabbi Abba, a enseigné : La volaille et le fromage se mangent en apikoren, c'est-à-dire librement, sans précaution. C'est lui qui l'a enseigné, et c'est lui qui l'a expliqué : Sans se laver les mains et sans s'essuyer la bouche entre les deux.
- רַב יִצְחָק בְּרֵיהּ דְּרַב מְשַׁרְשְׁיָא אִיקְּלַע לְבֵי רַב אָשֵׁי, אַיְיתוֹ לֵיהּ גְּבִינָה – אֲכַל, אַיְיתוֹ לֵיהּ בִּשְׂרָא – אֲכַל, וְלָא מְשָׁא יְדֵיהּ. אָמְרִי לֵיהּ: וְהָא תָּאנֵי אַגְרָא חֲמוּהּ דְּרַבִּי אַבָּא: עוֹף וּגְבִינָה נֶאֱכָלִין בְּאֶפִּיקוֹרֶן, עוֹף וּגְבִינָה – אִין, בָּשָׂר וּגְבִינָה – לָא!Rav Yits'hak, fils de Rav Mécharchia, se rendit à la maison de Rav Achi. On lui apporta du fromage, et il mangea ; on lui apporta de la viande, et il mangea, sans s'être lavé les mains. Les gens de la maison lui dirent : Mais Agra, le beau-père de Rabbi Abba, n'a-t-il pas enseigné : La volaille et le fromage se mangent en apikoren (librement) ? La volaille et le fromage, oui ; la viande et le fromage, non !
- אֲמַר לְהוּ: הָנֵי מִילֵּי בְּלֵילְיָא, אֲבָל בִּימָמָא הָא חָזֵינָא.Il leur dit : Cela ne vaut que la nuit, quand on ne peut voir s'il reste de la nourriture sur ses mains, mais le jour, je le vois bien.
- תַּנְיָא: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מְקַנֵּחַ, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מֵדִיחַ. מַאי ״מְקַנֵּחַ״ וּמַאי ״מֵדִיחַ״?Il a été enseigné dans une baraïta : Beit Chamaï disent : Entre la viande et le lait, on s'essuie la bouche, et Beit Hillel disent : On se rince la bouche. Que signifie « on s'essuie » et que signifie « on se rince » ?
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