Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַלְמָא קָסָבַר — חֲגִיגַת אַרְבָּעָה עָשָׂר לָאו דְּאוֹרָיְיתָא.Il en ressort qu'il est d'avis que la 'hagiga du quatorze Nissan (sacrifice de fête offert la veille de Pessa'h) n'est pas d'ordre toranique, et c'est pourquoi on peut l'apporter même de l'argent de la seconde dîme.
- אָמַר מָר, בֵּית הִלֵּל אוֹמְרִים: מִן הַמַּעֲשֵׂר. אַמַּאי? דָּבָר שֶׁבְּחוֹבָה הוּא, וְכׇל דָּבָר שֶׁבְּחוֹבָה אֵינוֹ בָּא אֶלָּא מִן הַחוּלִּין? אָמַר עוּלָּא: בְּטוֹפֵל.Le Maître a dit : Beit Hillel disent : la 'hagiga peut provenir de la seconde dîme. Pourquoi ? C'est une chose obligatoire, et toute chose obligatoire ne peut provenir que de biens 'houlin (profanes, non consacrés) ! Oula a dit : il s'agit du cas où il adjoint (tofel), c'est-à-dire où il associe l'argent de la seconde dîme à des biens 'houlin.
- חִזְקִיָּה אָמַר, טוֹפְלִין בְּהֵמָה לִבְהֵמָה, וְאֵין טוֹפְלִין מָעוֹת לְמָעוֹת. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: טוֹפְלִין מָעוֹת לְמָעוֹת, וְאֵין טוֹפְלִין בְּהֵמָה לִבְהֵמָה.'Hizkiya a dit : on adjoint une bête à une bête : celui qui a une nombreuse maisonnée apporte une bête de biens 'houlin, puis les suivantes de la dîme, et on n'adjoint pas de l'argent à de l'argent pour acheter une seule bête avec des fonds mêlés. Et Rabbi Yo'hanan a dit : on adjoint de l'argent à de l'argent, et on n'adjoint pas une bête à une bête.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּחִזְקִיָּה, תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן. תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: ״מִסַּת״ — מְלַמֵּד שֶׁאָדָם מֵבִיא חוֹבָתוֹ מִן הַחוּלִּין. וּמִנַּיִן שֶׁאִם רָצָה לְעָרֵב מְעָרֵב — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כַּאֲשֶׁר יְבָרֶכְךָ ה׳ אֱלֹהֶיךָ״.Il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conformément à 'Hizkiya, et il a été enseigné conformément à Rabbi Yo'hanan. Il a été enseigné conformément à Rabbi Yo'hanan : « selon la mesure [missat] » (Deutéronome 16, 10) enseigne que l'on apporte son obligation de biens 'houlin. Et d'où sait-on que s'il veut mélanger des fonds il peut mélanger ? Le verset dit : « selon ce dont Hachem ton D.ieu te bénira » (Deutéronome 16, 10), c'est-à-dire de tout l'argent dont D.ieu l'a béni, y compris la seconde dîme.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּחִזְקִיָּה: ״מִסַּת״ — מְלַמֵּד שֶׁאָדָם מֵבִיא חוֹבָתוֹ מִן הַחוּלִּין, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: יוֹם רִאשׁוֹן מִן הַחוּלִּין, מִכָּאן וְאֵילָךְ מִן הַמַּעֲשֵׂר. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֲכִילָה רִאשׁוֹנָה מִן הַחוּלִּין, מִכָּאן וְאֵילָךְ מִן הַמַּעֲשֵׂר.Il a été enseigné conformément à 'Hizkiya : « selon la mesure » enseigne que l'on apporte son obligation de biens 'houlin. Beit Chammaï disent : le premier jour, on apporte uniquement de biens 'houlin ; à partir de là et ensuite, de la dîme. Et Beit Hillel disent : le premier repas doit être de biens 'houlin ; à partir de là et ensuite, de la dîme. « Le premier repas » désigne la première bête mangée, conformément à 'Hizkiya.
- וּשְׁאָר כׇּל יְמוֹת הַפֶּסַח, אָדָם יוֹצֵא יְדֵי חוֹבָתוֹ בְּמַעֲשֵׂר בְּהֵמָה. בְּיוֹם טוֹב מַאי טַעְמָא לָא?La baraïta conclut : Et tous les autres jours de Pessa'h, on s'acquitte de son obligation même avec la dîme du bétail. La Guemara demande : À Yom Tov (jour de fête), pourquoi pas ?
- אָמַר רַב אָשֵׁי: דִּלְמָא אָתֵי לְעַשּׂוֹרֵי בְּיוֹם טוֹב, וְאִי אֶפְשָׁר לְעַשֵּׂר בְּיוֹם טוֹב מִשּׁוּם סְקַרְתָּא.Rav Achi a dit : on craint que s'il lui manque des bêtes, il en vienne peut-être à prélever la dîme à Yom Tov ; or il est impossible de prélever la dîme à Yom Tov à cause de la teinture rouge [sikrata] : on marque chaque dixième bête de rouge, ce qui est interdit à Yom Tov.
- מַאי מַשְׁמַע דְּהַאי מִסַּת לִישָּׁנָא דְחוּלִּין הוּא? דִּכְתִיב: ״וַיָּשֶׂם הַמֶּלֶךְ אֲחַשְׁוֵרוֹשׁ מַס עַל הָאָרֶץ״.D'où déduit-on que ce mot missat est un terme désignant les biens 'houlin ? Comme il est écrit : « Et le roi A'hachvéroch imposa un tribut [mas] sur le pays » (Esther 10, 1), ce qui désigne assurément un impôt profane.
- יִשְׂרָאֵל יוֹצְאִין יְדֵי חוֹבָתָן בִּנְדָרִים וּנְדָבוֹת. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְשָׂמַחְתָּ בְּחַגֶּךָ״ — לְרַבּוֹת כׇּל מִינֵי שְׂמָחוֹת לְשִׂמְחָה. מִכָּאן אָמְרוּ חֲכָמִים: יִשְׂרָאֵל יוֹצְאִין יְדֵי חוֹבָתָן בִּנְדָרִים וּנְדָבוֹת וּבְמַעְשַׂר בְּהֵמָה,Michna : « Les Israélites s'acquittent de leur obligation avec les vœux et les dons. » Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Et tu te réjouiras en ta fête » (Deutéronome 16, 14) vient inclure toutes sortes de joies dans la joie. De là les Sages ont dit : les Israélites s'acquittent de leur obligation avec les vœux et les dons et avec la dîme du bétail,
- וְהַכֹּהֲנִים בְּחַטָּאת וְאָשָׁם וּבִבְכוֹר, וּבְחָזֶה וָשׁוֹק. יָכוֹל אַף בָּעוֹפוֹת וּבִמְנָחוֹת — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְשָׂמַחְתָּ בְּחַגֶּךָ״,et les Cohanim (prêtres) avec la 'hatat (sacrifice expiatoire), l'acham (sacrifice de culpabilité) et le premier-né du bétail, ainsi qu'avec la poitrine et la cuisse des chelamim (sacrifices de paix). Peut-être même avec des oiseaux et des min'hot (offrandes de farine) ? Le verset dit : « Et tu te réjouiras en ta fête »,
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