Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חָבֵר וְעַם הָאָרֶץ שֶׁיָּרְשׁוּ אֶת אֲבִיהֶם עַם הָאָרֶץ, יָכוֹל לוֹמַר לוֹ: טוֹל אַתָּה חִטִּין שֶׁבְּמָקוֹם פְּלוֹנִי, וַאֲנִי חִטִּין שֶׁבְּמָקוֹם פְּלוֹנִי.Dans le cas d'un 'haver (homme affilié à la confrérie des scrupuleux en matière de pureté et de dîmes) et de son frère, un am haarets (homme du commun, peu rigoureux sur ces lois), qui ont hérité de leur père, lui-même un am haarets, le 'haver peut lui dire : Prends, toi, le blé qui est à tel endroit, et moi je prendrai le blé qui est à tel endroit. Il sait en effet que le premier lot a été rendu apte à contracter l'impureté, et non le second.
- טוֹל אַתָּה יַיִן שֶׁבְּמָקוֹם פְּלוֹנִי, וַאֲנִי יַיִן שֶׁבְּמָקוֹם פְּלוֹנִי.La Michna poursuit : de même, il peut lui dire : Prends, toi, le vin qui est à tel endroit, et moi je prendrai le vin qui est à tel endroit. Lorsque des frères héritent d'une même espèce, on considère rétroactivement que la part reçue par chacun lui était destinée dès l'origine ; il n'y a donc pas d'échange entre eux.
- אֲבָל לֹא יֹאמַר לוֹ: טוֹל אַתָּה לַח וַאֲנִי יָבֵשׁ, טוֹל אַתָּה חִטִּין וַאֲנִי שְׂעוֹרִים.Mais il ne lui dira pas : Prends, toi, le produit humide et moi le sec ; prends, toi, le blé et moi l'orge. Pour deux espèces différentes, il y aurait échange, et le 'haver aurait remis à l'am haarets un produit impur ou apte à le devenir, en transgressant l'interdit de placer un obstacle devant un aveugle.
- וְתָנֵי עֲלַהּ: אוֹתוֹ חָבֵר שׂוֹרֵף הַלַּח, וּמַנִּיחַ אֶת הַיָּבֵשׁ.Et il a été enseigné à son sujet (au sujet de cette Michna), dans une baraïta : ce 'haver brûle le produit humide de terouma (prélèvement donné au Cohen), qui est certainement devenu impur, et laisse le sec, qu'on présume pur.
- אַמַּאי? יַנִּיחֶנָּה לַגַּת הַבָּאָה! בַּדָּבָר שֶׁאֵין לוֹ גַּת. וְיַנִּיחֶנּוּ לָרֶגֶל! בְּדָבָר שֶׁאֵינוֹ מִשְׁתַּמֵּר לָרֶגֶל.La Guemara en tire une preuve : Pourquoi doit-il brûler ? Qu'il la laisse pour le temps du pressoir suivant, où la terouma reçue d'un am haarets est considérée comme pure ! On répond : il s'agit d'une chose qui n'a pas de pressoir, c'est-à-dire d'un liquide qui n'est pas offert dans le Temple. On objecte : Mais qu'il le laisse pour le réguel (la fête de pèlerinage), où les amei haarets sont dignes de foi en matière de pureté ! On répond : il s'agit d'une chose qui ne se conserve pas jusqu'au réguel.
- וְאִם אָמַר הִפְרַשְׁתִּי לְתוֹכָהּ רְבִיעִית קֹדֶשׁ — נֶאֱמָן. תְּנַן הָתָם: מוֹדִין בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל שֶׁבּוֹדְקִין לְעוֹשֵׂי פֶסַח, וְאֵין בּוֹדְקִין לְאוֹכְלֵי תְרוּמָה.Il a été enseigné dans la Michna : Et si celui qui remet une cruche de terouma dit : J'ai mis à part à l'intérieur un quart de log de kodech (vin ou huile consacrés), il est digne de foi. La Guemara introduit une discussion qui s'y rattachera : Nous avons appris là-bas (Ohalot 18, 4) : Beit Chammaï et Beit Hillel reconnaissent qu'on examine le terrain pour ceux qui font le sacrifice de Pessa'h, mais qu'on n'examine pas pour ceux qui mangent de la terouma.
- מַאי בּוֹדְקִין? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מְנַפֵּחַ אָדָם בֵּית הַפְּרָס וְהוֹלֵךְ.Que signifie : on examine ? Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : L'homme souffle sur le sol du beit haperas (champ où une tombe a été labourée, et où l'on craint des fragments d'ossements) et avance. Il écarte ainsi de son chemin tout petit os, et ne le déplace pas du pied.
- וְרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא אָמַר: בֵּית הַפְּרָס שֶׁנִּדַּשׁ — טָהוֹר לְעוֹשֵׂי פֶסַח. לֹא הֶעֱמִידוּ דִּבְרֵיהֶן בִּמְקוֹם כָּרֵת.Et Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom d'Oula : Un beit haperas qui a été foulé par les passants est pur pour ceux qui font le sacrifice de Pessa'h : on présume qu'il n'y reste plus d'ossements. L'examen consiste alors à vérifier s'il a été foulé. La raison de cette indulgence est que l'impureté du beit haperas est rabbinique, et ils n'ont pas maintenu leurs paroles (leur décret) en un cas de karèt (retranchement), peine encourue par celui qui n'apporte pas le Pessa'h.
- לְאוֹכְלֵי תְרוּמָה הֶעֱמִידוּ דִּבְרֵיהֶן בִּמְקוֹם מִיתָה.Mais pour ceux qui mangent de la terouma, ils ont maintenu leurs paroles en un cas de mort par la main du Ciel, peine encourue par celui qui en mange en état d'impureté.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: בָּדַק לְפִסְחוֹ, מַהוּ שֶׁיֹּאכַל בִּתְרוּמָתוֹ? עוּלָּא אָמַר: בָּדַק לְפִסְחוֹ — מוּתָּר לֶאֱכוֹל בִּתְרוּמָתוֹ. רַבָּה בַּר עוּלָּא אָמַר: בָּדַק לְפִסְחוֹ — אָסוּר לֶאֱכוֹל בִּתְרוּמָתוֹ.Ils ont posé la question : S'il a examiné pour son Pessa'h, qu'en est-il : peut-il manger de sa terouma ? Oula a dit : S'il a examiné pour son Pessa'h, il lui est permis de manger de sa terouma. Rabba bar Oula a dit : S'il a examiné pour son Pessa'h, il lui est interdit de manger de sa terouma.
- אֲמַר לֵיהּ הָהוּא סָבָא: לָא תִּפְלוֹג עֲלֵיהּ דְּעוּלָּא, דִּתְנַן כְּווֹתֵיהּ: וְאִם אָמַר הִפְרַשְׁתִּי לְתוֹכָהּ רְבִיעִית קֹדֶשׁ — נֶאֱמָן, אַלְמָא: מִדִּמְהֵימַן אַקֹּדֶשׁ מְהֵימַן נָמֵי אַתְּרוּמָה, הָכָא נָמֵי: מִדִּמְהֵימַן אַפֶּסַח, מְהֵימַן נָמֵי אַתְּרוּמָה.Un certain vieillard lui dit (à Rabba bar Oula) : Ne discute pas contre Oula, car nous avons appris dans la Michna conformément à lui : Et si l'am haarets dit : J'ai mis à part à l'intérieur un quart de log de kodech, il est digne de foi. Il en ressort que, du fait qu'il est digne de foi sur le kodech, il est aussi digne de foi sur la terouma qui s'y trouve. Ici aussi : du fait qu'il est digne de foi pour le Pessa'h, il est aussi digne de foi pour la terouma.
- כַּדֵּי יַיִן וְכַדֵּי שֶׁמֶן כּוּ׳. תָּנָא: אֵין נֶאֱמָנִין לֹא עַל הַקַּנְקַנִּים וְלֹא עַל הַתְּרוּמָה. קַנְקַנִּים דְּמַאי? אִי קַנְקַנִּים דְּקֹדֶשׁ — מִיגּוֹ דִּמְהֵימַן אַקֹּדֶשׁ, מְהֵימַן נָמֵי אַקַּנְקַנִּים! אֶלָּא קַנְקַנִּים דִּתְרוּמָה — פְּשִׁיטָא, הַשְׁתָּא אַתְּרוּמָה לָא מְהֵימַן, אַקַּנְקַנִּים מְהֵימַן?Il a été enseigné dans la Michna : Les cruches de vin et les cruches d'huile, etc. Un Tanna a enseigné dans une baraïta : Ils ne sont dignes de foi ni sur les flacons ni sur la terouma. Des flacons de quoi ? Si ce sont des flacons de kodech : puisqu'il est digne de foi sur le kodech, il est aussi digne de foi sur les flacons ! Mais si ce sont des flacons de terouma, c'est évident : maintenant que sur la terouma elle-même il n'est pas digne de foi, serait-il digne de foi sur les flacons ?
- אֶלָּא בְּרֵיקָנִים דְּקֹדֶשׁ וּבִשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה, וּבִמְלֵאִין דִּתְרוּמָה וּבִשְׁעַת הַגִּיתּוֹת.Mais plutôt, il s'agit de flacons vides de kodech, et cela durant le reste des jours de l'année (c'est-à-dire toute l'année) : il n'est pas cru sur leur garde une fois le kodech transvasé ; et de flacons pleins de terouma, au temps des pressoirs : il est cru sur la terouma, mais non sur les récipients.
- תְּנַן: כַּדֵּי יַיִן וְכַדֵּי שֶׁמֶן הַמְדוּמָּעוֹת. מַאי לָאו, מְדוּמָּעוֹת דִּתְרוּמָה. אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי חִיָּיא: מְדוּמָּעוֹת דְּקֹדֶשׁ.La Guemara objecte : Nous avons appris dans la Michna : Les cruches de vin et les cruches d'huile medoumaot (mélangées), ils en sont crus au temps des pressoirs et soixante-dix jours avant. N'est-ce pas qu'il s'agit de cruches mélangées de terouma, en contradiction avec la baraïta ? Ceux de l'école de Rabbi 'Hiya ont dit : Il s'agit de cruches mélangées de kodech.
- וּמִי אִיכָּא דִּימּוּעַ לְקֹדֶשׁ? אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי אִלְעַאי: בִּמְטַהֵר אֶת טִבְלוֹ לִיטּוֹל מִמֶּנּוּ נְסָכִים.Mais existe-t-il un mélange (dimoua) pour le kodech ? Ce terme ne s'emploie que pour la terouma. Ceux de l'école de Rabbi Ilaï ont dit : Il s'agit de celui qui garde son tével (produit dont les prélèvements n'ont pas été faits) en pureté pour en prendre des libations. Ce vin contient ainsi à la fois du kodech, de la terouma et du profane.
- קוֹדֶם לַגִּיתּוֹת שִׁבְעִים יוֹם. אָמַר אַבָּיֵי, שְׁמַע מִינַּהּ: דִּינָא הוּא דְּעִילָּוֵי אֲרִיסָא לְמִיטְרַח אַגּוּלְפֵי שִׁבְעִים יוֹמִין מִקַּמֵּי מַעְצַרְתָּא.Il a été enseigné dans la Michna : Soixante-dix jours avant les pressoirs. Abayé a dit : Déduis-en que c'est la loi qu'il incombe au métayer de se donner la peine de se procurer les flacons soixante-dix jours avant le pressoir.
- מַתְנִי׳ מִן הַמּוֹדִיעִים וְלִפְנִים נֶאֱמָנִין עַל כְּלֵי חֶרֶס. מִן הַמּוֹדִיעִים וְלַחוּץ — אֵין נֶאֱמָנִין. כֵּיצַד? הַקַּדָּר שֶׁהוּא מוֹכֵר הַקְּדֵרוֹת, נִכְנַס לִפְנִים מִן הַמּוֹדִיעִים, הוּא הַקַּדָּר וְהֵן הַקְּדֵרוֹת וְהֵן הַלּוֹקְחִין — נֶאֱמָן, יָצָא — אֵינוֹ נֶאֱמָן.MICHNA : À partir de Modiïm et vers l'intérieur, en direction de Jérusalem, les potiers, même amei haarets, sont dignes de foi sur la pureté des récipients de terre cuite. À partir de Modiïm et vers l'extérieur, ils ne sont pas dignes de foi. Comment cela ? Le potier qui vend des marmites, s'il est entré à l'intérieur de Modiïm, lui étant le même potier, celles-ci étant les mêmes marmites et ceux-là étant les mêmes acheteurs, il est digne de foi ; s'il est ressorti, il n'est pas digne de foi.
- גְּמָ׳ תָּנָא: מוֹדִיעִים — פְּעָמִים כְּלִפְנִים, פְּעָמִים כְּלַחוּץ. כֵּיצַד? קַדָּר יוֹצֵא וְחָבֵר נִכְנָס — כְּלִפְנִים. שְׁנֵיהֶן נִכְנָסִיןGUEMARA : Un Tanna a enseigné : Modiïm même est parfois comme l'intérieur, parfois comme l'extérieur. Comment cela ? Si le potier sort de la zone et que le 'haver entre, et qu'ils se rencontrent à Modiïm, c'est comme l'intérieur : il peut lui acheter. Si tous deux entrent
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