Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְנִפְסְקָה רְצוּעָה שֶׁל סַנְדָּלוֹ, וּנְטָלָהּ וְהִנִּיחָהּ עַל פִּי חָבִית, וְנָפְלָה לַאֲוִיר הֶחָבִית, וְנִטְמֵאת. בְּאוֹתָהּ שָׁעָה אָמְרוּ: הַנּוֹשֵׂא אֶת הַמִּדְרָס — נוֹשֵׂא אֶת הַתְּרוּמָה, אֲבָל לֹא אֶת הַקֹּדֶשׁ.que la lanière de sa sandale se rompit – sandale rendue impure comme midras (objet impur par le piétinement d'un zav, personne atteinte d'écoulement impur) – ; il la prit, la posa sur l'ouverture du tonneau, et elle tomba dans l'espace intérieur du tonneau, et le vin devint impur. À ce moment-là, on dit : celui qui porte le midras peut porter la terouma (prélèvement donné au Cohen) en même temps, mais non le kodech (les aliments consacrés).
- אִי הָכִי, תְּרוּמָה נָמֵי! הָא מַנִּי — רַבִּי חֲנַנְיָה בֶּן עֲקַבְיָא הִיא, דְּאָמַר: לֹא אָסְרוּ אֶלָּא בַּיַּרְדֵּן וּבִסְפִינָה, וּכְמַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה.S'il en est ainsi, la terouma aussi devrait être interdite ! Selon qui est cet enseignement ? C'est Rabbi 'Hananya ben Akavya, qui a dit : on n'a interdit qu'au Jourdain et en bateau, à l'image du fait qui s'est produit : un décret motivé par un fait se limite aux circonstances de ce fait.
- מַאי הִיא? דְּתַנְיָא: לֹא יִשָּׂא אָדָם מֵי חַטָּאת וְאֵפֶר חַטָּאת וְיַעֲבִירֵם בַּיַּרְדֵּן וּבִסְפִינָה, וְלֹא יַעֲמוֹד בְּצַד זֶה וְיִזְרְקֵם לְצַד אַחֵר, וְלֹא יְשִׁיטֵם עַל פְּנֵי הַמַּיִם, וְלֹא יִרְכַּב עַל גַּבֵּי בְּהֵמָה, וְלֹא עַל גַּבֵּי חֲבֵירוֹ, אֶלָּא אִם כֵּן הָיוּ רַגְלָיו נוֹגְעוֹת בַּקַּרְקַע. אֲבָל מַעֲבִירָן עַל גַּבֵּי הַגֶּשֶׁר וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ; אֶחָד הַיַּרְדֵּן וְאֶחָד שְׁאָר הַנְּהָרוֹת. רַבִּי חֲנַנְיָה בֶּן עֲקַבְיָא אוֹמֵר: לֹא אָסְרוּ אֶלָּא בַּיַּרְדֵּן וּבִסְפִינָה, וּכְמַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה.Qu'est-ce donc ? Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : on ne portera pas l'eau de purification et la cendre de purification (de la vache rousse) pour les faire passer le Jourdain, en bateau ; on ne se tiendra pas sur une rive pour les lancer vers l'autre rive ; on ne les fera pas flotter à la surface de l'eau ; on ne montera ni sur une bête, ni sur le dos de son compagnon, à moins que ses pieds ne touchent le sol. Mais on les fait passer sur un pont sans crainte ; tant au Jourdain que sur les autres fleuves. Rabbi 'Hananya ben Akavya dit : on n'a interdit qu'au Jourdain et en bateau, à l'image du fait qui s'est produit.
- מַאי מַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה? דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מַעֲשֶׂה בְּאָדָם אֶחָד שֶׁהָיָה מַעֲבִיר מֵי חַטָּאת וְאֵפֶר חַטָּאת בַּיַּרְדֵּן וּבִסְפִינָה וְנִמְצָא כְּזַיִת מֵת תָּחוּב בְּקַרְקָעִיתָהּ שֶׁל סְפִינָה. בְּאוֹתָהּ שָׁעָה אָמְרוּ: לֹא יִשָּׂא אָדָם מֵי חַטָּאת וְאֵפֶר חַטָּאת וְיַעֲבִירֵם בַּיַּרְדֵּן בִּסְפִינָה.Quel est le fait qui s'est produit ? Car Rav Yehouda a dit au nom de Rav : il arriva à un homme qui transportait de l'eau de purification et de la cendre de purification sur le Jourdain, en bateau, qu'on trouva un volume d'olive de cadavre fiché dans le fond du bateau. À ce moment-là, on dit : on ne portera pas l'eau de purification et la cendre de purification pour les faire passer le Jourdain en bateau.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: סַנְדָּל טָמֵא, סַנְדָּל טָהוֹר מַהוּ? חָבִית פְּתוּחָה, חָבִית סְתוּמָה מַהוּ? עָבַר וְנָשָׂא מַהוּ?Ils ont posé la question : une sandale impure (est visée par le décret) ; une sandale pure, qu'en est-il ? Un tonneau ouvert (est visé) ; un tonneau fermé, qu'en est-il ? S'il a transgressé et porté, qu'en est-il ?
- רַבִּי אִילָא אָמַר: אִם עָבַר וְנָשָׂא — טָמֵא. רַבִּי זֵירָא אָמַר: עָבַר וְנָשָׂא — טָהוֹר.Rabbi Ila a dit : s'il a transgressé et porté, c'est impur. Rabbi Zeira a dit : s'il a transgressé et porté, c'est pur.
- כֵּלִים הַנִּגְמָרִים בְּטָהֳרָה כּוּ׳. דְּגַמְרִינְהוּ מַאן? אִילֵימָא דְּגַמְרִינְהוּ חָבֵר, לְמָה לְהוּ טְבִילָה?La Michna a enseigné : les récipients achevés en état de pureté, etc. requièrent une immersion pour le kodech. Qui les a achevés ? Si l'on dit qu'un 'haver (celui qui observe scrupuleusement les lois de pureté) les a achevés, pourquoi leur faut-il une immersion ?
- אֶלָּא דְּגַמְרִינְהוּ עַם הָאָרֶץ — נִגְמָרִין בְּטׇהֳרָה קָרֵי לְהוּ? אָמַר רַבָּה בַּר שֵׁילָא אָמַר רַב מַתְנָה אָמַר שְׁמוּאֵל: לְעוֹלָם דְּגַמְרִינְהוּ חָבֵר, וּמִשּׁוּם צִינּוֹרָא דְּעַם הָאָרֶץ.Plutôt, qu'un am haarets (l'ignorant, peu scrupuleux en matière de pureté) les a achevés : les appelle-t-on alors « achevés en état de pureté » ? Rabba bar Chila a dit au nom de Rav Matna, au nom de Chmouel : en réalité, c'est un 'haver qui les a achevés, et c'est à cause du crachat de l'am haarets, qui a pu tomber dessus, celui-ci étant peut-être zav.
- דִּנְפַל אֵימַת? אִילֵּימָא מִקַּמֵּי דְּלִיגְמְרֵיהּ — הָא לָאו מָנָא הוּא. אֶלָּא בָּתַר דְּגַמְרֵיהּ — מִיזְהָר זְהִיר בֵּהּו! לְעוֹלָם מִקַּמֵּיהּ דְּגַמְרֵיהּ, וְדִלְמָא בְּעִידָּנָא דְּגַמְרֵיהּ עֲדַיִין לַחָה הִיא.Quand est-il tombé ? Si l'on dit : avant qu'il ne l'achève, ce n'est pas encore un récipient, et il ne peut devenir impur. Plutôt, après qu'il l'a achevé : il y prend bien garde ! En réalité, avant qu'il ne l'achève, et peut-être, au moment où il l'a achevé, était-il encore humide.
- טְבִילָה אִין, הֶעֱרֵב שֶׁמֶשׁ לָא.L'immersion, oui ; le coucher du soleil, non : le récipient est pur aussitôt après l'immersion.
- מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, דִּתְנַן: שְׁפוֹפֶרֶת שֶׁחֲתָכָהּ לְחַטָּאת, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יִטְבּוֹל מִיָּד. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: יְטַמֵּא וְאַחַר כָּךְ יִטְבּוֹל. וְהָוֵינַן בַּהּ: דְּחַתְכַהּ מַאן? אִילֵימָא דְּחַתְכַהּ חָבֵר — לְמָה לִי טְבִילָה? וְאֶלָּא דְּחַתְכַהּ עַם הָאָרֶץ, בְּהָא לֵימָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ יְטַמֵּא וְיִטְבּוֹל? הָא טָמֵא וְקָאֵי!Notre Michna n'est pas selon Rabbi Eliézer. Car nous avons appris (Para 5, 4) : un tube de roseau qu'on a coupé pour la 'hatat (les cendres de la vache rousse) : Rabbi Eliézer dit : on l'immergera aussitôt. Rabbi Yehochoua dit : on le rendra impur et ensuite on l'immergera. Et nous en avons discuté : qui l'a coupé ? Si l'on dit qu'un 'haver l'a coupé, pourquoi une immersion ? Plutôt, qu'un am haarets l'a coupé : dans ce cas, Rabbi Yehochoua dirait-il qu'on le rende impur et qu'on l'immerge ? Il est déjà impur !
- וְאָמַר רַבָּה בַּר שֵׁילָא אָמַר רַב מַתְנָה אָמַר שְׁמוּאֵל: לְעוֹלָם דְּחַתְכַהּ חָבֵר, וּמִשּׁוּם צִינּוֹרָא דְּעַם הָאָרֶץ. דִּנְפַל אֵימַת? אִילֵּימָא מִקַּמֵּי דְּלִיחְתְּכַהּ — הָא לָאו מָנָא הוּא, וְאֶלָּא בָּתַר דְּחַתְכַהּ — מִיזְהָר זְהִיר בַּהּ! לְעוֹלָם מִקַּמֵּי דְּלִיחְתְּכַהּ, דִּלְמָא בְּעִידָּנָא דְּחַתְכַהּ עֲדַיִין לַחָה הִיא.Et Rabba bar Chila a dit au nom de Rav Matna, au nom de Chmouel : en réalité, c'est un 'haver qui l'a coupé, et c'est à cause du crachat de l'am haarets. Quand est-il tombé ? Si l'on dit : avant qu'il ne le coupe, ce n'est pas un récipient. Plutôt, après qu'il l'a coupé : il y prend bien garde ! En réalité, avant qu'il ne le coupe : peut-être, au moment où il l'a coupé, était-il encore humide.
- בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, הַיְינוּ דְּאִיכָּא הֶיכֵּירָא לְצַדּוּקִין.Certes, selon Rabbi Yehochoua, c'est ainsi qu'il y a un signe distinctif face aux Sadducéens.
- דִּתְנַן: מְטַמְּאִין הָיוּ אֶת הַכֹּהֵן הַשּׂוֹרֵף אֶת הַפָּרָה, לְהוֹצִיא מִלִּבָּן שֶׁל צַדּוּקִין. שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים: בִּמְעוֹרְבֵי שֶׁמֶשׁ הָיְתָה נַעֲשֵׂית.Car nous avons appris (Para 3, 7) : on rendait impur le Cohen qui brûlait la vache, pour ôter cette idée du cœur des Sadducéens, qui disaient : elle devait être faite par des personnes sur qui le soleil s'est couché après leur immersion.
- אֶלָּא לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בְּעָלְמָא בָּעֵינַן הֶעֱרֵב שֶׁמֶשׁ, הַיְינוּ דְּאִיכָּא הֶיכֵּירָא לְצַדּוּקִין. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ בְּעָלְמָא לָא בָּעֵינַן הֶעֱרֵב שֶׁמֶשׁ — מַאי הֶיכֵּירָא לְצַדּוּקִין אִיכָּא?Mais selon Rabbi Eliézer, si tu dis, certes, qu'en général le coucher du soleil est requis pour ces récipients, c'est ainsi qu'il y a un signe distinctif face aux Sadducéens, puisqu'ici on s'en dispense. Mais si tu dis qu'en général le coucher du soleil n'est pas requis, quel signe distinctif y a-t-il face aux Sadducéens ?
- אָמַר רַב:Rav a dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.