Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָרִאשׁוֹנִים הָיוּ נְשִׂיאִים, וּשְׁנִיִּים לָהֶם אֲבוֹת בֵּית דִּין.Les premiers de chaque couple étaient Nessiim (princes, chefs du Sanhédrin), et leurs seconds, Avot Beit Din (présidents du tribunal).
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁלֹשָׁה מִזּוּגוֹת הָרִאשׁוֹנִים שֶׁאָמְרוּ שֶׁלֹּא לִסְמוֹךְ, וּשְׁנַיִם מִזּוּגוֹת הָאַחֲרוֹנִים שֶׁאָמְרוּ לִסְמוֹךְ — (הָרִאשׁוֹנִים) הָיוּ נְשִׂיאִים, וּשְׁנִיִּים לָהֶם אֲבוֹת בֵּית דִּין, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יְהוּדָה בֶּן טָבַאי — אַב בֵּית דִּין, וְשִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח — נָשִׂיא.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Trois des premiers couples, ceux qui ont dit de ne pas imposer les mains, et deux des derniers couples, ceux qui ont dit d'imposer les mains, étaient Nessiim, et leurs seconds, Avot Beit Din : ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : Yehouda ben Tabbaï était Av Beit Din et Chimon ben Chéta'h, Nassi.
- מַאן תְּנָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: אָמַר רַבִּי יְהוּדָה בֶּן טָבַאי: אֶרְאֶה בְּנֶחָמָה אִם לֹא הָרַגְתִּי עֵד זוֹמֵם, לְהוֹצִיא מִלִּבָּן שֶׁל צַדּוּקִין. שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים: אֵין עֵדִים זוֹמְמִין נֶהֱרָגִין עַד שֶׁיֵּהָרֵג הַנִּידּוֹן.Qui est le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) de ce que nos Maîtres ont enseigné : Rabbi Yehouda ben Tabbaï a dit : Puissé-je ne pas voir la consolation d'Israël si je n'ai pas fait mourir un témoin zomem (faux témoin démenti par d'autres témoins), pour ôter du cœur des Sadducéens leur opinion. Car ils disaient : Les témoins zomemim ne sont mis à mort que si celui qu'ils ont fait condamner a été mis à mort.
- אָמַר לוֹ שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח: אֶרְאֶה בְּנֶחָמָה אִם לֹא שָׁפַכְתָּ דָּם נָקִי, שֶׁהֲרֵי אָמְרוּ חֲכָמִים: אֵין עֵדִים זוֹמְמִין נֶהֱרָגִין עַד שֶׁיִּזּוֹמּוּ שְׁנֵיהֶם, וְאֵין לוֹקִין עַד שֶׁיִּזּוֹמּוּ שְׁנֵיהֶם, וְאֵין מְשַׁלְּמִין מָמוֹן עַד שֶׁיִּזּוֹמּוּ שְׁנֵיהֶם.Chimon ben Chéta'h lui dit : Puissé-je ne pas voir la consolation d'Israël si tu n'as pas versé un sang innocent ! Car les Sages ont dit : Les témoins zomemim ne sont mis à mort que si tous deux sont convaincus de zomem, ils ne reçoivent les coups de fouet que si tous deux sont convaincus, et ils ne paient d'argent que si tous deux sont convaincus.
- מִיָּד קִבֵּל עָלָיו יְהוּדָה בֶּן טָבַאי שֶׁאֵינוֹ מוֹרֶה הֲלָכָה אֶלָּא בִּפְנֵי שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח.Aussitôt, Yehouda ben Tabbaï prit sur lui de n'enseigner la halakha (la loi) qu'en présence de Chimon ben Chéta'h.
- כׇּל יָמָיו שֶׁל יְהוּדָה בֶּן טָבַאי הָיָה מִשְׁתַּטֵּחַ עַל קִבְרוֹ שֶׁל אוֹתוֹ הָרוּג, וְהָיָה קוֹלוֹ נִשְׁמָע. כִּסְבוּרִין הָעָם לוֹמַר שֶׁקּוֹלוֹ שֶׁל הָרוּג הוּא. אָמַר לָהֶם: קוֹלִי הוּא. תֵּדְעוּ, שֶׁלְּמָחָר הוּא מֵת, וְאֵין קוֹלוֹ נִשְׁמָע.Tous les jours de Yehouda ben Tabbaï, il se prosternait sur la tombe de cet homme mis à mort, et sa voix se faisait entendre. Le peuple pensait que c'était la voix de l'homme mis à mort. Il leur dit : C'est ma voix ; vous le saurez, car demain il (celui qui crie, c'est-à-dire lui-même) mourra, et sa voix ne se fera plus entendre.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: וְדִלְמָא פַּיּוֹסֵי פַּיְּיסֵיהּ, אוֹ בְּדִינָא תַּבְעֵיהּ.Rav A'ha fils de Rava dit à Rav Achi : Ce n'est pas une preuve : peut-être Yehouda ben Tabbaï l'a-t-il apaisé dans l'autre monde, ou bien l'a-t-il attaqué en justice céleste, et c'est pourquoi la voix a cessé.
- מַנִּי הָא? אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא, רַבִּי מֵאִיר דְּאָמַר שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח אַב בֵּית דִּין, רַבִּי יְהוּדָה בֶּן טָבַאי נָשִׂיא — הַיְינוּ דְּקָא מוֹרֵי הֲלָכָה בִּפְנֵי שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ רַבָּנַן דְּאָמְרִי: יְהוּדָה בֶּן טָבַאי אַב בֵּית דִּין, שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח נָשִׂיא — אַב בֵּית דִּין בִּפְנֵי נָשִׂיא מִי מוֹרֶה הֲלָכָה?Selon qui est cette baraïta ? Certes, si tu dis que c'est Rabbi Méïr, qui a dit que Chimon ben Chéta'h était Av Beit Din et Rabbi Yehouda ben Tabbaï Nassi, c'est pour cela qu'il enseignait la halakha en présence de Chimon ben Chéta'h. Mais si tu dis que ce sont les Sages, qui disent que Yehouda ben Tabbaï était Av Beit Din et Chimon ben Chéta'h Nassi : un Av Beit Din enseigne-t-il la halakha en présence du Nassi ?
- לָא, מַאי ״קִבֵּל עָלָיו״ דְּקָאָמַר — לְאִצְטְרוֹפֵי, דַּאֲפִילּוּ אִצְטְרוֹפֵי נָמֵי לָא מִצְטְרֵיפְנָא.Non : qu'est-ce que « il prit sur lui », dont il parle ? Se joindre au vote ; « même me joindre aussi, je ne me joindrai pas sans Chimon ben Chéta'h ».
- יָצָא מְנַחֵם וְנִכְנַס שַׁמַּאי כּוּ׳. לְהֵיכָן יָצָא? אַבָּיֵי אָמַר: יָצָא לְתַרְבּוּת רָעָה. רָבָא אָמַר: יָצָא לַעֲבוֹדַת הַמֶּלֶךְ. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: יָצָא מְנַחֵם לַעֲבוֹדַת הַמֶּלֶךְ, וְיָצְאוּ עִמּוֹ שְׁמוֹנִים זוּגוֹת תַּלְמִידִים לְבוּשִׁין סִירִיקוֹן.« Mena'hem sortit et Chamaï entra, etc. » Où est-il sorti ? Abayé dit : Il est sorti vers un mauvais dévoiement. Rava dit : Il est sorti au service du roi. Il a été enseigné aussi ainsi dans une baraïta : Mena'hem sortit au service du roi, et avec lui sortirent quatre-vingts couples d'élèves vêtus de soie.
- אָמַר רַב שֶׁמֶן בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְעוֹלָם אַל תְּהֵא שְׁבוּת קַלָּה בְּעֵינֶיךָ, שֶׁהֲרֵי סְמִיכָה אֵינָהּ אֶלָּא מִשּׁוּם שְׁבוּת, וְנֶחְלְקוּ בָּהּ גְּדוֹלֵי הַדּוֹר.Rav Chémèn bar Abba dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Que jamais un chevout (interdit rabbinique) ne soit léger à tes yeux, car l'imposition des mains n'est interdite qu'en raison d'un chevout, et les grands de la génération ont été en désaccord à son sujet.
- פְּשִׁיטָא? שְׁבוּת מִצְוָה אִצְטְרִיכָא לֵיהּ.C'est évident ? Pourquoi le dire ? Il avait besoin d'enseigner un chevout lié à une mitsva (commandement) : même dans ce cas, le chevout est grave.
- הָא נָמֵי פְּשִׁיטָא! לְאַפּוֹקֵי מִמַּאן דְּאָמַר בִּסְמִיכָה גּוּפַהּ פְּלִיגִי, קָא מַשְׁמַע לַן בִּשְׁבוּת הוּא דִּפְלִיגִי.Cela aussi est évident ! C'est pour exclure celui qui a dit qu'ils sont en désaccord sur l'imposition des mains elle-même. Il nous enseigne que c'est sur le chevout qu'ils sont en désaccord.
- אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: שְׁמַע מִינַּהּ סְמִיכָה בְּכׇל כֹּחוֹ בָּעֵינַן, דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ לָא בָּעֵינַן בְּכׇל כֹּחוֹ — מַאי קָא עָבֵיד? לִיסְמוֹךְ!Rami bar 'Hama dit : Déduis-en que pour l'imposition des mains, nous exigeons toute sa force. Car s'il te venait à l'esprit que nous n'exigeons pas toute sa force, que fait-il d'interdit ? Qu'il impose les mains !
- מֵיתִיבִי: ״דַּבֵּר אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל ... וְסָמַךְ״, בְּנֵי יִשְׂרָאֵל סוֹמְכִין, וְאֵין בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל סוֹמְכוֹת. רַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמְרִים: בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל סוֹמְכוֹת רְשׁוּת.On a objecté : « Parle aux fils d'Israël… et il imposera » (Lévitique 1, 2 et 4) : les fils d'Israël imposent les mains, et les filles d'Israël n'imposent pas les mains. Rabbi Yossé et Rabbi Ichmaël disent : Les filles d'Israël imposent les mains à titre facultatif.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי, סָח לִי אַבָּא אֶלְעָזָר: פַּעַם אַחַת הָיָה לָנוּ עֵגֶל שֶׁל זִבְחֵי שְׁלָמִים, וַהֲבֵיאנוּהוּ לְעֶזְרַת נָשִׁים, וְסָמְכוּ עָלָיו נָשִׁים. לֹא מִפְּנֵי שֶׁסְּמִיכָה בְּנָשִׁים, אֶלָּא כְּדֵי לַעֲשׂוֹת נַחַת רוּחַ לַנָּשִׁים. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ סְמִיכָה בְּכׇל כֹּחוֹ בָּעֵינַן — מִשּׁוּם נַחַת רוּחַ דְּנָשִׁים עָבְדִינַן עֲבוֹדָה בְּקָדָשִׁים? אֶלָּא לָאו, שְׁמַע מִינַּהּ לָא בָּעֵינַן בְּכׇל כֹּחוֹ!Rabbi Yossé dit : Abba Elazar m'a raconté : Une fois, nous avions un veau de sacrifice de paix, nous l'avons amené au parvis des femmes, et des femmes lui ont imposé les mains ; non pas que l'imposition des mains concerne les femmes, mais pour faire plaisir aux femmes. Or s'il te venait à l'esprit que nous exigeons toute sa force pour l'imposition des mains, ferions-nous, pour le plaisir des femmes, un travail avec des animaux consacrés ? N'est-ce pas qu'il faut en déduire que nous n'exigeons pas toute sa force !
- לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ בָּעֵינַן בְּכׇל כֹּחוֹ — דַּאֲמַר לְהוּ: אַקְפּוֹ יְדַיְיכוּ. אִי הָכִי, לֹא מִפְּנֵי שֶׁסְּמִיכָה בְּנָשִׁים, תִּיפּוֹק לֵיהּ דְּאֵינָהּ לִסְמִיכָה כְּלָל!En réalité, je te dirai que nous exigeons toute sa force, car il leur a dit : « Allégez vos mains. » S'il en est ainsi, « non pas que l'imposition des mains concerne les femmes » : il devrait déduire qu'il ne s'agit pas du tout d'une imposition des mains !
- אָמַר רַבִּי אַמֵּי: חֲדָא וְעוֹד קָאָמַר. חֲדָא — דְּלֵיתָא לִסְמִיכָה כְּלָל, וְעוֹד — כְּדֵי לַעֲשׂוֹת נַחַת רוּחַ לַנָּשִׁים.Rabbi Ami dit : Il dit une raison et encore une autre. L'une : qu'il ne s'agit pas du tout d'une imposition des mains ; et encore : pour faire plaisir aux femmes.
- אָמַר רַב פָּפָּא: שְׁמַע מִינַּהּ — צְדָדִין אֲסוּרִין, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ צְדָדִין מוּתָּרִין, לִסְמוֹךְ לִצְדָדִין. אֶלָּא לָאו, שְׁמַע מִינַּהּ צְדָדִין אֲסוּרִין.Rav Pappa dit : Déduis-en que les côtés d'un animal sont interdits d'usage à Yom Tov et à Chabbat. Car s'il te venait à l'esprit que les côtés sont permis, qu'elles imposent les mains sur les côtés (la tête de l'animal, qui compte comme un côté), ce qui n'est pas un usage de l'animal. N'est-ce pas qu'il faut en déduire que les côtés sont interdits !
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.