Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְבִתּוֹ מֵאֲנוּסָתוֹ, דְּלָא כְּתִיבָא.Pour sa fille née de la femme qu'il a violée, qui n'est pas écrite explicitement dans la Torah. Elle lui est pourtant interdite, bien qu'elle ne soit pas la fille de son épouse.
- דְּאָמַר רָבָא, אֲמַר לִי רַבִּי יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי: אָתְיָא ״הֵנָּה״ ״הֵנָּה״.Car Rava a dit : Rabbi Its'hak bar Avdimi m'a dit : cette halakha (loi) est déduite par une guezéra chava (analogie textuelle : même mot dans deux versets) entre le mot « héna » (« elles »), écrit à propos d'une femme et de sa fille : « ce sont [héna] de proches parentes » (Lévitique 18, 17), et le mot « héna », écrit à propos de la fille de son fils et de la fille de sa fille : « car elles [héna] sont ta nudité » (Lévitique 18, 10). Cela enseigne que toute fille, même née d'une femme violée, est interdite au même titre que la fille de son épouse.
- אָתְיָא ״זִימָּה״ ״זִימָּה״.De même, la peine est déduite par l'analogie entre « zima » (« infamie »), écrit à propos d'une femme et de sa fille (Lévitique 18, 17), et « zima », écrit à propos de celui qui prend une femme et sa mère : « c'est une infamie [zima], on les brûlera par le feu » (Lévitique 20, 14).
- הֵן הֵן גּוּפֵי תוֹרָה. הָנֵי — אִין, הָנָךְ לָא? אֶלָּא אֵימָא: הֵן וְהֵן גּוּפֵי תוֹרָה.La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) a enseigné : « Ce sont celles-là, ce sont celles-là, les parties essentielles de la Torah. » La Guemara demande : Celles-ci, qui ne sont pas écrites explicitement, oui, elles sont essentielles, et celles-là, qui sont écrites explicitement, non ?! Dis plutôt : celles-ci et celles-là sont les parties essentielles de la Torah.
הֲדַרַן עֲלָךְ הַכֹּל חַיָּיבִין
Nous reviendrons à toi, Hakol 'Hayavin- אֵין דּוֹרְשִׁין בָּעֲרָיוֹת בִּשְׁלֹשָׁה, וְלֹא בְּמַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית בִּשְׁנַיִם, וְלֹא בַּמֶּרְכָּבָה בְּיָחִיד, אֶלָּא אִם כֵּן הָיָה חָכָם וּמֵבִין מִדַּעְתּוֹ.Michna (enseignement des Tannaïm) : On n'expose pas le sujet des unions interdites devant trois élèves, ni l'œuvre de la Création devant deux, ni le Char divin (la vision mystique de Ye'hezkel) devant un seul, à moins qu'il ne soit sage et qu'il comprenne de lui-même.
- כׇּל הַמִּסְתַּכֵּל בְּאַרְבָּעָה דְּבָרִים, רָתוּי לוֹ כְּאִילּוּ לֹא בָּא לָעוֹלָם: מָה לְמַעְלָה, מָה לְמַטָּה, מָה לְפָנִים, וּמָה לְאָחוֹר. וְכׇל שֶׁלֹּא חָס עַל כְּבוֹד קוֹנוֹ, רָתוּי לוֹ שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם.Quiconque scrute quatre choses, il aurait mieux valu pour lui qu'il ne soit pas venu au monde : ce qui est en haut, au-dessus du firmament, ce qui est en bas, sous la terre, ce qui est avant la Création et ce qui est après la fin du monde. Et quiconque n'a pas égard à l'honneur de son Créateur, en se mêlant de ce qui ne lui est pas permis, il aurait mieux valu pour lui qu'il ne soit pas venu au monde.
- גְּמָ׳ אָמְרַתְּ בְּרֵישָׁא: וְלֹא בַּמֶּרְכָּבָה בְּיָחִיד, וַהֲדַר אָמְרַתְּ: אֶלָּא אִם כֵּן הָיָה חָכָם וּמֵבִין מִדַּעְתּוֹ!Guemara : La Guemara demande : Tu as dit au début : ni le Char devant un seul, ce qui suggère qu'on ne peut l'enseigner à personne, puis tu as dit : à moins qu'il ne soit sage et qu'il comprenne de lui-même !
- הָכִי קָאָמַר: אֵין דּוֹרְשִׁין בָּעֲרָיוֹת לִשְׁלֹשָׁה, וְלֹא בְּמַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית לִשְׁנַיִם, וְלֹא בַּמֶּרְכָּבָה לַיָּחִיד, אֶלָּא אִם כֵּן הָיָה חָכָם וּמֵבִין מִדַּעְתּוֹ.Voici ce qu'il veut dire : On n'expose pas le sujet des unions interdites à trois élèves, ni l'œuvre de la Création à deux, ni le Char à un seul, à moins qu'il ne soit sage et qu'il comprenne de lui-même.
- אֵין דּוֹרְשִׁין בָּעֲרָיוֹת בִּשְׁלֹשָׁה. מַאי טַעְמָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דִּכְתִיב: ״אִישׁ אִישׁ אֶל כׇּל שְׁאֵר בְּשָׂרוֹ״. ״אִישׁ אִישׁ״ — תְּרֵי, ״שְׁאֵר בְּשָׂרוֹ״ — חַד, וְאָמַר רַחֲמָנָא: ״לֹא תִקְרְבוּ לְגַלּוֹת עֶרְוָה״.La Michna enseigne : On n'expose pas le sujet des unions interdites devant trois. Quelle en est la raison ? Si l'on dit que c'est parce qu'il est écrit : « Aucun homme [ich ich] ne s'approchera de sa proche parente » (Lévitique 18, 6) : « ich ich » (« homme, homme ») fait deux, « sa proche parente », un, et le Miséricordieux a dit : « Vous ne vous approcherez pas pour découvrir la nudité », ce qui indique qu'à trois, on ne doit pas s'approcher de ce sujet.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, דִּכְתִיב: ״אִישׁ אִישׁ כִּי יְקַלֵּל אֱלֹהָיו״, ״אִישׁ אִישׁ אֲשֶׁר יִתֵּן מִזַּרְעוֹ לַמּוֹלֶךְ״, הָכִי נָמֵי?La Guemara objecte : Mais alors, puisqu'il est écrit : « Tout homme [ich ich] qui maudira son D.ieu » (Lévitique 24, 15) et « Tout homme [ich ich] qui livrera de sa descendance au Molekh » (Lévitique 20, 2), en sera-t-il aussi ainsi, et interdira-t-on d'enseigner ces lois à deux ?
- אֶלָּא הָנְהוּ — מִיבְּעֵי לֵיהּ לְרַבּוֹת אֶת הַגּוֹיִם, שֶׁמּוּזְהָרִין עַל בִּרְכַּת הַשֵּׁם וְעַל עֲבוֹדָה זָרָה כְּיִשְׂרָאֵל.La Guemara répond : Non, ceux-là sont requis pour inclure les non-Juifs, qui sont mis en garde contre la « bénédiction du Nom » (euphémisme pour le blasphème) et contre l'idolâtrie, comme Israël.
- הַאי נָמֵי מִיבְּעֵי לֵיהּ לְרַבּוֹת אֶת הַגּוֹיִם שֶׁמּוּזְהָרִין עַל הָעֲרָיוֹת כְּיִשְׂרָאֵל.La Guemara réplique : Celui-ci aussi est requis pour inclure les non-Juifs, qui sont mis en garde contre les unions interdites, comme Israël.
- אֶלָּא, מִדִּכְתִיב: ״וּשְׁמַרְתֶּם אֶת מִשְׁמַרְתִּי״, ״וּשְׁמַרְתֶּם״ — תְּרֵי, ״מִשְׁמַרְתִּי״ — חַד, וְאָמַר רַחֲמָנָא: ״לְבִלְתִּי עֲשׂוֹת מֵחֻקּוֹת הַתּוֹעֵבוֹת״.Plutôt, on le déduit de ce qu'il est écrit : « Vous garderez Ma garde » (Lévitique 18, 30) : « vous garderez », au pluriel, fait deux, « Ma garde », un, et le Miséricordieux a dit : « de ne pas pratiquer ces coutumes abominables ».
- אֶלָּא מֵעַתָּה דִּכְתִיב: ״וּשְׁמַרְתֶּם אֶת הַשַּׁבָּת״, ״וּשְׁמַרְתֶּם אֶת הַמַּצּוֹת״, ״וּשְׁמַרְתֶּם אֵת מִשְׁמֶרֶת הַקֹּדֶשׁ״, הָכִי נָמֵי?La Guemara objecte : Mais alors, puisqu'il est écrit : « Vous garderez le Chabbat » (Exode 31, 14), « Vous garderez les matsot » (Exode 12, 17), « Vous garderez la garde du sanctuaire » (Nombres 18, 5), en sera-t-il aussi ainsi, et interdira-t-on d'enseigner ces sujets à trois ?
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: מַאי אֵין דּוֹרְשִׁין בָּעֲרָיוֹת בִּשְׁלֹשָׁה — אֵין דּוֹרְשִׁין בְּסִתְרֵי עֲרָיוֹת בִּשְׁלֹשָׁה.Plutôt, Rav Achi a dit : Que signifie « on n'expose pas le sujet des unions interdites devant trois » ? On n'expose pas les aspects cachés des unions interdites devant trois, c'est-à-dire les interdits qui ne sont pas explicites dans la Torah mais qui se déduisent par interprétation.
- מַאי טַעְמָא — סְבָרָא הוּא. בֵּי תְרֵי כִּי יָתְבִי קַמֵּי רַבַּיְיהוּ, חַד שָׁקֵיל וְטָרֵי בַּהֲדֵי רַבֵּיהּ, וְאִידַּךְ מַצְלֵי אוּדְנֵיהּ לִגְמָרָא. תְּלָתָא, חַד שָׁקֵיל וְטָרֵי בַּהֲדֵי רַבֵּיהּ, וְהָנָךְ תְּרֵי שָׁקְלוּ וְטָרוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי, וְלָא יָדְעִי מַאי קָאָמַר רַבַּיְיהוּ, וְאָתוּ לְמִישְׁרֵי אִיסּוּרָא בָּעֲרָיוֹת.Quelle en est la raison ? C'est une question de logique. Quand deux élèves sont assis devant leur maître, l'un discute avec son maître et l'autre prête l'oreille à l'enseignement. Quand ils sont trois, l'un discute avec son maître, les deux autres discutent entre eux et ne savent pas ce que dit leur maître, et ils en viendront à permettre un interdit dans les unions interdites.
- אִי הָכִי, כׇּל הַתּוֹרָה נָמֵי!La Guemara objecte : S'il en est ainsi, toute la Torah aussi ne devrait être enseignée qu'à deux !
- עֲרָיוֹת שָׁאנֵי, דְּאָמַר מָר: גָּזֵל וַעֲרָיוֹת — נַפְשׁוֹ [שֶׁל אָדָם] מְחַמְּדָתָן וּמִתְאַוָּה לָהֶם.La Guemara répond : Les unions interdites sont différentes, car le Maître a dit : Le vol et les unions interdites, l'âme de l'homme les convoite et les désire. On craint donc qu'il ne tranche à la légère en sa propre faveur.
- אִי הָכִי, גָּזֵל נָמֵי? עֲרָיוֹת, בֵּין בְּפָנָיו בֵּין שֶׁלֹּא בְּפָנָיו נְפִישׁ יִצְרֵיהּ. גָּזֵל, בְּפָנָיו — נְפִישׁ יִצְרֵיהּ, שֶׁלֹּא בְּפָנָיו — לָא נְפִישׁ יִצְרֵיהּ.La Guemara demande : S'il en est ainsi, le vol aussi ne devrait être enseigné qu'à deux ! Elle répond : Pour les unions interdites, que ce soit en sa présence ou hors de sa présence, l'objet du désir, son penchant est fort. Pour le vol, en sa présence, son penchant est fort, hors de sa présence, son penchant n'est pas fort.
- ״וְלֹא בְּמַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית בִּשְׁנַיִם״. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״כִּי שְׁאַל נָא לְיָמִים רִאשׁוֹנִים״ — יָחִיד שׁוֹאֵל, וְאֵין שְׁנַיִם שׁוֹאֲלִין.« Ni l'œuvre de la Création devant deux. » D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Car interroge donc les jours premiers » (Deutéronome 4, 32) : le verset étant au singulier, un seul interroge, et deux n'interrogent pas.
- יָכוֹל יִשְׁאַל אָדָם קוֹדֶם שֶׁנִּבְרָא הָעוֹלָם, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לְמִן הַיּוֹם אֲשֶׁר בָּרָא אֱלֹהִים אָדָם עַל הָאָרֶץ״.On pourrait penser qu'on peut interroger sur ce qui précède la création du monde ; le verset enseigne : « depuis le jour où D.ieu a créé l'homme sur la terre ».
- יָכוֹל לֹא יִשְׁאַל אָדָם מִשֵּׁשֶׁת יְמֵי בְרֵאשִׁית, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לְיָמִים רִאשׁוֹנִים אֲשֶׁר הָיוּ לְפָנֶיךָ״.On pourrait penser qu'on ne peut pas interroger sur les six jours de la Création ; le verset enseigne : « les jours premiers qui ont été avant toi ».
- יָכוֹל יִשְׁאַל אָדָם מָה לְמַעְלָה וּמָה לְמַטָּה מָה לְפָנִים וּמָה לְאָחוֹר — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּלְמִקְצֵה הַשָּׁמַיִם וְעַד קְצֵה הַשָּׁמָיִם״, מִלְּמִקְצֵה הַשָּׁמַיִם וְעַד קְצֵה הַשָּׁמָיִם — אַתָּה שׁוֹאֵל, וְאֵין אַתָּה שׁוֹאֵל מָה לְמַעְלָה מָה לְמַטָּה, מָה לְפָנִים מָה לְאָחוֹר.On pourrait penser qu'on peut interroger sur ce qui est en haut et ce qui est en bas, ce qui est avant et ce qui est après ; le verset enseigne : « et d'une extrémité des cieux à l'autre extrémité des cieux » : depuis une extrémité des cieux jusqu'à l'autre extrémité des cieux, tu interroges ; mais tu n'interroges pas sur ce qui est en haut, ce qui est en bas, ce qui est avant et ce qui est après.
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