Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מְלֶאכֶת מַחְשֶׁבֶת אָסְרָה תּוֹרָה, וּמְלֶאכֶת מַחְשֶׁבֶת לָא כְּתִיבָא.La Torah n'a interdit le Chabbat qu'un travail réfléchi (mele'het ma'hachévet) : un acte non intentionnel ou destructeur n'y est pas inclus. Or le « travail réfléchi » n'est pas écrit au sujet du Chabbat : il n'est écrit qu'à propos du Tabernacle ; ce principe fondamental ne figurant pas explicitement, ces lois sont comparées à des montagnes suspendues à un cheveu.
- חֲגִיגוֹת. מִיכְתָּב כְּתִיבָן! לָא צְרִיכָא, לִכְדַאֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: מִמַּאי דְּהַאי ״וְחַגּוֹתֶם אוֹתוֹ חַג לַה׳״ — זְבִיחָה? דִּלְמָא ״חוֹגּוּ חַגָּא״ קָאָמַר רַחֲמָנָא!Les sacrifices de fête. La Guemara demande : Ils sont écrits explicitement ! La Guemara répond : Non, la Michna n'est nécessaire que pour ce que Rav Pappa a dit à Abayé : D'où sais-tu que ce verset : « Et vous la célébrerez comme fête pour Hachem » (Lévitique 23, 41) désigne l'abattage d'un sacrifice ? Peut-être le Miséricordieux (D.ieu, dans la Torah) dit-Il simplement : « Célébrez une fête » !
- אֶלָּא מֵעַתָּה, דִּכְתִיב ״וְיָחוֹגּוּ לִי בַּמִּדְבָּר״, הָכִי נָמֵי דְּחוֹגּוּ חַגָּא הוּא? וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי, וְהָכְתִיב: ״וַיֹּאמַר מֹשֶׁה גַּם אַתָּה תִּתֵּן בְּיָדֵינוּ זְבָחִים וְעוֹלוֹת״.Abayé a répondu : Mais alors, puisqu'il est écrit : « Et ils Me feront fête dans le désert » (Exode 5, 1), cela signifierait-il aussi « célébrez une fête » ? Et si tu dis qu'il en est bien ainsi, voici qu'il est écrit : « Moché dit : Toi aussi, tu mettras dans nos mains des sacrifices et des holocaustes » (Exode 10, 25) : il s'agit donc de sacrifices.
- דִּלְמָא הָכִי קָאָמַר רַחֲמָנָא: ״אִכְלוּ וּשְׁתוּ וְחוֹגּוּ חַגָּא קַמַּאי״? לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דִּכְתִיב: ״וְלֹא יָלִין חֵלֶב חַגִּי עַד בֹּקֶר״, וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ דְּחוֹגָּא הוּא, תַּרְבָּא לְחַגָּא אִית לֵיהּ?!La Guemara objecte : Peut-être le Miséricordieux dit-Il ceci : « Mangez, buvez et célébrez une fête devant Moi », sans sacrifice proprement dit ? La Guemara répond : Cela ne peut te venir à l'esprit, car il est écrit : « Et la graisse de Ma fête ne passera pas la nuit jusqu'au matin » (Exode 23, 18). Or s'il te vient à l'esprit qu'il s'agit d'une simple fête, une fête a-t-elle de la graisse ?
- וְדִלְמָא הָכִי קָאָמַר רַחֲמָנָא: חֵלֶב הַבָּא בִּזְמַן חַג — ״לֹא יָלִין״!La Guemara objecte : Mais peut-être le Miséricordieux dit-Il ceci : la graisse des offrandes apportée au temps de la fête « ne passera pas la nuit » !
- אֶלָּא מֵעַתָּה: הַבָּא בִּזְמַן חַג — הוּא דְּלֹא יָלִין, הָא דְּכׇל הַשָּׁנָה כּוּלָּהּ — יָלִין?! ״כׇּל הַלַּיְלָה עַד הַבֹּקֶר״, כְּתִיב!La Guemara répond : Mais alors, seule celle qui est apportée au temps de la fête ne passerait pas la nuit, tandis que celle de toute l'année la passerait ? Or il est écrit : « toute la nuit jusqu'au matin » (Lévitique 6, 2) !
- דִּלְמָא אִי מֵהָהוּא, הֲוָה אָמֵינָא: הָהוּא לַעֲשֵׂה כְּתַב רַחֲמָנָא, הַאי לְלָאו!La Guemara objecte : Peut-être que si on le tirait de ce seul verset, j'aurais dit que le Miséricordieux a écrit celui-là pour un commandement positif, et celui-ci pour un interdit !
- לְלָאו כְּתַב קְרָא אַחֲרִינָא: ״וְלֹא יָלִין מִן הַבָּשָׂר אֲשֶׁר תִּזְבַּח בָּעֶרֶב בַּיּוֹם הָרִאשׁוֹן לַבֹּקֶר״. וְדִלְמָא לַעֲבוֹר עָלָיו בִּשְׁנֵי לָאוִין וַעֲשֵׂה!La Guemara répond : Pour l'interdit, un autre verset a été écrit : « Et il ne restera rien de la chair que tu auras sacrifiée le soir du premier jour jusqu'au matin » (Deutéronome 16, 4). La Guemara objecte : Mais peut-être est-ce pour qu'on transgresse deux interdits et un commandement positif !
- אֶלָּא: אָתְיָא ״מִדְבָּר״ ״מִדְבָּר״. כְּתִיב הָכָא: ״וְיָחוֹגּוּ לִי בַּמִּדְבָּר״, וּכְתִיב הָתָם: ״הַזְּבָחִים וּמִנְחָה הִגַּשְׁתֶּם לִי בַּמִּדְבָּר״, מָה לְהַלָּן זְבָחִים — אַף כָּאן זְבָחִים.Plutôt, on l'apprend d'une guezéra chava (analogie textuelle) entre « désert » et « désert » : il est écrit ici : « Et ils Me feront fête dans le désert » (Exode 5, 1), et il est écrit là : « M'avez-vous apporté des sacrifices et des offrandes dans le désert ? » (Amos 5, 25). De même que là il s'agit de sacrifices, ici aussi il s'agit de sacrifices.
- וּמַאי ״כַּהֲרָרִין הַתְּלוּיִין בִּשְׂעָרָה״ — דִּבְרֵי תוֹרָה מִדִּבְרֵי קַבָּלָה לָא יָלְפִינַן.La Guemara demande : Et que signifie alors « comme des montagnes suspendues à un cheveu » ? La Guemara répond : On n'apprend pas les paroles de la Torah des paroles de la tradition, c'est-à-dire des Prophètes et des Hagiographes ; ce n'est donc qu'une faible preuve.
- מְעִילוֹת. מִיכְתָּב כְּתִיבָן! אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לִכְדִתְנַן: הַשָּׁלִיחַ שֶׁעָשָׂה שְׁלִיחוּתוֹ — בַּעַל הַבַּיִת מָעַל, לֹא עָשָׂה שְׁלִיחוּתוֹ — שָׁלִיחַ מָעַל.Le détournement des biens consacrés. La Guemara demande : Ces lois sont écrites (Lévitique 5, 14-16) ! Rami bar 'Hama a répondu : La Michna n'est nécessaire que pour ce que nous avons appris (Méïla 20a) : Si l'envoyé a accompli sa mission, c'est le maître de maison qui a commis le détournement ; s'il n'a pas accompli sa mission, c'est l'envoyé qui a commis le détournement.
- וְכִי עָשָׂה שְׁלִיחוּתוֹ, אַמַּאי מָעַל? וְכִי זֶה חוֹטֵא וְזֶה מִתְחַיֵּיב? הַיְינוּ כַּהֲרָרִין הַתְּלוּיִין בִּשְׂעָרָה.La Guemara explique : Mais s'il a accompli sa mission, pourquoi le maître a-t-il commis le détournement ? L'un aurait fauté et l'autre serait passible ? C'est cela « comme des montagnes suspendues à un cheveu ».
- אָמַר רָבָא: וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא שָׁאנֵי מְעִילָה דְּיָלְפָא ״חֵטְא״ ״חֵטְא״ מִתְּרוּמָה, מָה הָתָם שְׁלוּחוֹ שֶׁל אָדָם כְּמוֹתוֹ — אַף כָּאן שְׁלוּחוֹ שֶׁל אָדָם כְּמוֹתוֹ?Rava a dit : Mais où est la difficulté ? Peut-être le détournement est-il différent, car on l'apprend par « faute » et « faute » de la terouma (prélèvement donné au Cohen) : de même que là, l'envoyé d'un homme est comme lui-même, de même ici, l'envoyé d'un homme est comme lui-même ?
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְכִדְתַנְיָא: נִזְכַּר בַּעַל הַבַּיִת וְלֹא נִזְכַּר שָׁלִיחַ — שָׁלִיחַ מָעַל. שָׁלִיחַ עַנְיָא מַאי קָא עָבֵיד? הַיְינוּ כַּהֲרָרִין הַתְּלוּיִין בִּשְׂעָרָה.Plutôt, Rava a dit : La Michna n'est nécessaire que pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : Si le maître de maison s'est souvenu que l'argent était consacré et que l'envoyé ne s'en est pas souvenu, c'est l'envoyé qui a commis le détournement. Le pauvre envoyé, qu'a-t-il fait ? Il n'a fait qu'exécuter sa mission ! C'est cela « comme des montagnes suspendues à un cheveu ».
- אָמַר רַב אָשֵׁי: מַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא מִידֵּי דְּהָוֵה אַמּוֹצִיא מְעוֹת הֶקְדֵּשׁ לְחוּלִּין!Rav Achi a dit : Où est la difficulté ? Peut-être est-ce comme pour celui qui fait passer de l'argent consacré au profane : même sans le savoir, il est tenu d'apporter un sacrifice ; ici aussi, le maître ayant annulé la mission, l'envoyé a agi de lui-même.
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לִכְדִתְנַן: נָטַל אֶבֶן אוֹ קוֹרָה שֶׁל הֶקְדֵּשׁ — הֲרֵי זֶה לֹא מָעַל, נְתָנָהּ לַחֲבֵירוֹ — הוּא מָעַל וַחֲבֵירוֹ לֹא מָעַל. מִכְּדֵי מִישְׁקָל שַׁקְלַהּ, מָה לִי הוּא וּמָה לִי חֲבֵירוֹ? הַיְינוּ כַּהֲרָרִין הַתְּלוּיִין בִּשְׂעָרָה.Plutôt, Rav Achi a dit : La Michna n'est nécessaire que pour ce que nous avons appris (Méïla 19b) : Celui qui a pris une pierre ou une poutre consacrée n'a pas commis de détournement ; s'il l'a donnée à son prochain, lui a commis le détournement et son prochain ne l'a pas commis. La Guemara analyse : Puisqu'il l'a prise, que m'importe que ce soit lui ou son prochain ? C'est cela « comme des montagnes suspendues à un cheveu ».
- וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא כְּדִשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הָכָאLa Guemara objecte : Où est la difficulté ? Peut-être est-ce selon Chmouel, car Chmouel a dit : Ici,
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