Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי דִּכְתִיב ״וַאֲנִי תְפִלָּתִי לְךָ ה׳ עֵת רָצוֹן״. אֵימָתַי עֵת רָצוֹן — בְּשָׁעָה שֶׁהַצִּבּוּר מִתְפַּלְּלִין.Que signifie ce qui est écrit : « Et moi, ma prière s'adresse à Toi, Hachem, en un temps de faveur » (Psaumes 69, 14) ? Il semble que l'individu demande que sa prière coïncide avec un moment de bienveillance divine. Quand est-ce un temps de faveur ? Au moment où la communauté prie. Il est donc bénéfique de prier avec la communauté.
- רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא אָמַר מֵהָכָא: ״כֹּה אָמַר ה׳ בְּעֵת רָצוֹן עֲנִיתִיךָ״.Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : la valeur particulière de la prière en commun se déduit d'ici : « Ainsi a parlé Hachem : En un temps de faveur, Je t'ai exaucé » (Isaïe 49, 8).
- רַבִּי אַחָא בְּרַבִּי חֲנִינָא אָמַר מֵהָכָא: ״הֶן אֵל כַּבִּיר וְלֹא יִמְאָס״: וּכְתִיב: ״פָּדָה בְשָׁלוֹם נַפְשִׁי מִקְּרָב לִי כִּי בְרַבִּים הָיוּ עִמָּדִי״.Rabbi A'ha, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : on le déduit d'ici : « Voici, D.ieu est puissant (kabir) et ne méprise pas » (Job 36, 5) ; il lit le verset ainsi : D.ieu ne méprise pas la prière des « nombreux », c'est-à-dire de la communauté. Et il est écrit : « Il a délivré mon âme en paix de la guerre qui m'assaillait, car ils étaient nombreux avec moi » (Psaumes 55, 19) : la prière a été exaucée parce que beaucoup priaient avec moi.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: מִנַּיִן שֶׁאֵין הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מוֹאֵס בִּתְפִלָּתָן שֶׁל רַבִּים שֶׁנֶּאֱמַר: ״הֶן אֵל כַּבִּיר וְלֹא יִמְאָס״, וּכְתִיב: ״פָּדָה בְשָׁלוֹם נַפְשִׁי מִקְּרָב לִי״ וְגוֹ׳, אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: כָּל הָעוֹסֵק בְּתוֹרָה וּבִגְמִילוּת חֲסָדִים וּמִתְפַּלֵּל עִם הַצִּבּוּר — מַעֲלֶה אֲנִי עָלָיו כְּאִילּוּ פְּדָאַנִי, לִי וּלְבָנַי, מִבֵּין אוּמּוֹת הָעוֹלָם.Il a été enseigné de même (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Natan dit : D'où savons-nous que le Saint, béni soit-Il, ne méprise pas la prière des nombreux ? Car il est dit : « Voici, D.ieu est puissant et ne méprise pas », et il est écrit : « Il a délivré mon âme en paix de la guerre qui m'assaillait », etc. Rabbi Natan comprend le verset comme une parole de D.ieu : le Saint, béni soit-Il, a dit : Quiconque s'occupe de Torah (appelée « paix ») et d'actes de bonté, et prie avec la communauté, Je le considère comme s'il M'avait délivré, Moi et Mes enfants, d'entre les nations du monde.
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כָּל מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ בֵּית הַכְּנֶסֶת בְּעִירוֹ, וְאֵינוֹ נִכְנָס שָׁם לְהִתְפַּלֵּל, נִקְרָא ״שָׁכֵן רַע״, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּה אָמַר ה׳ עַל כָּל שְׁכֵנַי הָרָעִים הַנֹּגְעִים בַּנַּחֲלָה אֲשֶׁר הִנְחַלְתִּי אֶת עַמִּי אֶת יִשְׂרָאֵל״. וְלֹא עוֹד אֶלָּא שֶׁגּוֹרֵם גָּלוּת לוֹ וּלְבָנָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הִנְנִי נֹתְשָׁם מֵעַל אַדְמָתָם וְאֶת בֵּית יְהוּדָה אֶתּוֹשׁ מִתּוֹכָם״.Rech Lakich a dit : Quiconque a une synagogue dans sa ville et n'y entre pas pour prier est appelé « mauvais voisin », comme il est dit : « Ainsi a parlé Hachem au sujet de tous Mes mauvais voisins qui touchent à l'héritage que J'ai fait hériter à Mon peuple Israël » (Jérémie 12, 14) : celui qui ne fait que « toucher » le lieu de prière sans y entrer est un mauvais voisin. Et non seulement cela, mais il provoque l'exil pour lui-même et pour ses enfants, comme il est dit (suite du verset) : « Voici, Je vais les arracher de leur sol, et la maison de Juda, Je l'arracherai du milieu d'eux. »
- אֲמַרוּ לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן: אִיכָּא סָבֵי בְּבָבֶל. תְּמַהּ וַאֲמַר: ״לְמַעַן יִרְבּוּ יְמֵיכֶם וִימֵי בְנֵיכֶם עַל הָאֲדָמָה״ כְּתִיב, אֲבָל בְּחוּצָה לָאָרֶץ — לָא? כֵּיוָן דְאָמְרִי לֵיהּ מְקַדְּמִי וּמְחַשְּׁכִי לְבֵי כְנִישְׁתָּא, אֲמַר: הַיְינוּ דְּאַהֲנִי לְהוּ.On dit à Rabbi Yo'hanan : Il y a des vieillards à Babylone. Il s'étonna et dit : Il est écrit : « Afin que vos jours et les jours de vos enfants se multiplient sur la terre » (Deutéronome 11, 21) – sur la terre d'Israël, mais hors de la Terre, non ! Comment donc vivent-ils si longtemps ? Lorsqu'on lui dit qu'ils se rendent tôt le matin et tard le soir à la synagogue, il dit : C'est cela qui leur est profitable pour prolonger leur vie.
- דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי לִבְנֵיהּ: קַדִּימוּ וְחַשִּׁיכוּ וְעַיִּילוּ לְבֵי כְנִישְׁתָּא, כִּי הֵיכִי דְּתוֹרְכוּ חַיֵּי. אָמַר רַבִּי אַחָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: מַאי קְרָא — ״אַשְׁרֵי אָדָם שֹׁמֵעַ לִי לִשְׁקֹד עַל דַּלְתֹתַי יוֹם יוֹם לִשְׁמוֹר מְזוּזֹת פְּתָחָי״, וּכְתִיב בָּתְרֵיהּ: ״כִּי מֹצְאִי מָצָא חַיִּים״.Comme Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit à ses fils : Venez tôt, restez tard, et entrez à la synagogue, afin que votre vie se prolonge. Rabbi A'ha, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : Quel est le verset qui l'enseigne ? « Heureux l'homme qui M'écoute, veillant à Mes portes jour après jour, gardant les montants de Mes entrées » (Proverbes 8, 34), et il est écrit ensuite : « Car celui qui Me trouve a trouvé la vie » (Proverbes 8, 35).
- אָמַר רַב חִסְדָּא: לְעוֹלָם יִכָּנֵס אָדָם שְׁנֵי פְתָחִים בְּבֵית הַכְּנֶסֶת. שְׁנֵי פְתָחִים סָלְקָא דַעְתָּךְ?! אֶלָּא אֵימָא, שִׁיעוּר שְׁנֵי פְתָחִים, וְאַחַר כָּךְ יִתְפַּלֵּל.Rav 'Hisda a dit : Qu'un homme entre toujours de deux portes dans la synagogue. La Guemara s'étonne : Deux portes, cela te vient-il à l'esprit ?! Et si la synagogue n'en a qu'une ? Mais dis plutôt : la distance de deux portes (la largeur de deux entrées) à l'intérieur, et ensuite il priera. Ainsi il accomplit « les montants de Mes entrées », au pluriel.
- ״עַל זֹאת יִתְפַּלֵּל כָּל חָסִיד אֵלֶיךָ לְעֵת מְצֹא״, אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: ״לְעֵת מְצֹא״ זוֹ אִשָּׁה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מָצָא אִשָּׁה מָצָא טוֹב״.Il est écrit : « C'est pour cela que tout homme pieux Te priera au temps de trouver » (Psaumes 32, 6). Rabbi 'Hanina a dit : « Au temps de trouver », c'est une femme : on doit prier pour trouver une épouse convenable, comme il est dit : « Celui qui a trouvé une femme a trouvé le bien » (Proverbes 18, 22).
- בְּמַעְרְבָא כִּי נָסֵיב אִינָשׁ אִתְּתָא, אָמְרִי לֵיהּ הָכִי: ״מָצָא״ אוֹ ״מוֹצֵא״? ״מָצָא״ דִּכְתִיב: ״מָצָא אִשָּׁה מָצָא טוֹב וַיָּפֶק רָצוֹן מֵה׳״, ״מוֹצֵא״ דִּכְתִיב: ״וּמוֹצֶא אֲנִי מָר מִמָּוֶת אֶת הָאִשָּׁה״ וְגוֹ׳.En Occident (en terre d'Israël), quand un homme épousait une femme, on lui disait ainsi : Matsa (« a trouvé ») ou motsé (« je trouve ») ? C'est-à-dire : lequel de ces deux versets s'applique à ta femme ? Matsa, comme il est écrit : « Celui qui a trouvé une femme a trouvé le bien et obtenu la faveur d'Hachem » ; ou motsé, comme il est écrit : « Et je trouve plus amère que la mort la femme… » (Ecclésiaste 7, 26).
- רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: ״לְעֵת מְצֹא״ — זוֹ תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי מֹצְאִי מָצָא חַיִּים״ וְגוֹ׳.Rabbi Natan dit : « Au temps de trouver », c'est la Torah, comme il est dit (au sujet de la Torah) : « Car celui qui Me trouve a trouvé la vie », etc.
- רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר — ״לְעֵת מְצֹא״ זוֹ מִיתָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לַמָּוֶת תּוֹצָאוֹת״.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : « Au temps de trouver », c'est la mort : on doit prier pour mourir d'une mort paisible, comme il est dit : « À la mort, des issues (totsaot) » (Psaumes 68, 21), mot apparenté à « trouver » (metso).
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: תְּשַׁע מֵאוֹת וּשְׁלֹשָׁה מִינֵי מִיתָה נִבְרְאוּ בָּעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לַמָּוֶת תּוֹצָאוֹת״, ״תּוֹצָאוֹת״ בְּגִימַטְרִיָּא הָכִי הָווּ. קָשָׁה שֶׁבְּכֻלָּן — אַסְכָּרָא, נִיחָא שֶׁבְּכֻלָּן — נְשִׁיקָה. אַסְכָּרָא דָּמְיָא כְּחִיזְרָא בִּגְבָבָא דְעַמְרָא דִּלְאַחוֹרֵי נַשְׁרָא, וְאִיכָּא דְאָמְרִי כְּפִיטּוּרֵי בְּפִי וֶשֶׁט, נְשִׁיקָה דָּמְיָא כְּמִשְׁחַל בִּנִיתָא מֵחֲלָבָא.Il a été enseigné de même (dans une baraïta) : Neuf cent trois sortes de morts ont été créées dans le monde, comme il est dit : « À la mort, des issues (totsaot) » ; « totsaot », en guématria (valeur numérique des lettres), fait cela : 903. La plus dure de toutes est l'askara (le croup, une strangulation interne) ; la plus douce de toutes est le baiser (la mort par le baiser divin). L'askara ressemble à une épine prise dans une touffe de laine que l'on arrache vers l'arrière : elle emporte la laine avec elle. Certains disent : comme des cordages que l'on force à l'entrée d'un orifice. Le baiser ressemble à un cheveu que l'on retire du lait.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: ״לְעֵת מְצֹא״ — זוֹ קְבוּרָה. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא, מַאי קְרָא ״הַשְּׂמֵחִים אֱלֵי גִיל יָשִׂישׂוּ כִּי יִמְצְאוּ קָבֶר״. אָמַר רַבָּה בַּר רַב שֵׁילָא, הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: לִיבְעֵי אִינָשׁ רַחֲמֵי אֲפִילּוּ עַד זִיבּוּלָא בָּתְרָיְיתָא שְׁלָמָא.Rabbi Yo'hanan a dit : « Au temps de trouver », c'est l'enterrement : on doit prier pour obtenir une sépulture digne. Rabbi 'Hanina a dit : Quel est le verset qui l'indique ? « Ceux qui se réjouiraient jusqu'à l'allégresse, qui exulteraient s'ils trouvaient une tombe » (Job 3, 22). Rabba bar Rav Chéla a dit : C'est ce que disent les gens : Qu'un homme implore la miséricorde divine jusqu'à la dernière pelletée de terre jetée sur sa tombe, pour qu'elle soit en paix.
- מָר זוּטְרָא אָמַר: ״לְעֵת מְצֹא״ — זֶה בֵּית הַכִּסֵּא. אָמְרִי בְּמַעְרְבָא: הָא דְּמָר זוּטְרָא עֲדִיפָא מִכֻּלְּהוּ.Mar Zoutra a dit : « Au temps de trouver », ce sont les toilettes : on doit prier pour habiter près d'un lieu d'aisances (à Babylone, il fallait sortir loin dans les champs). On dit en Occident (en terre d'Israël) : Cette explication de Mar Zoutra est préférable à toutes.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַפְרָם בַּר פָּפָּא: לֵימָא לָן מָר מֵהָנֵי מִילֵּי מְעַלְּיָיתָא דְּאָמְרַתְּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא בְּמִילֵּי דְבֵי כְנִישְׁתָּא.Rava dit à Rafram bar Pappa : Que le Maître nous dise quelques-unes de ces excellentes paroles que tu as dites au nom de Rav 'Hisda au sujet de la synagogue.
- אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר רַב חִסְדָּא: מַאי דִּכְתִיב, ״אֹהֵב ה׳ שַׁעֲרֵי צִיּוֹן מִכֹּל מִשְׁכְּנוֹת יַעֲקֹב״: אוֹהֵב ה׳ שְׁעָרִים הַמְצוּיָּינִים בַּהֲלָכָה, יוֹתֵר מִבָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּמִבָּתֵּי מִדְרָשׁוֹת.Il lui dit : Voici ce qu'a dit Rav 'Hisda : Que signifie ce qui est écrit : « Hachem aime les portes de Sion (Tsion) plus que toutes les demeures de Jacob » (Psaumes 87, 2) ? Hachem aime les portes qui se distinguent (metsouyanim) par la halakha (l'étude de la loi), plus que les synagogues et les maisons d'étude – qui sont pourtant les plus éminentes des « demeures de Jacob ».
- וְהַיְינוּ דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא: מִיּוֹם שֶׁחָרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ אֵין לוֹ לְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּעוֹלָמוֹ אֶלָּא אַרְבַּע אַמּוֹת שֶׁל הֲלָכָה בִּלְבַד.Et c'est ce qu'a dit Rabbi 'Hiya bar Ami au nom de Oula : Depuis le jour où le Temple a été détruit, le Saint, béni soit-Il, n'a dans Son monde que les quatre coudées de la halakha, uniquement : c'est là seulement que réside Sa Présence.
- וְאָמַר אַבָּיֵי: מֵרֵישׁ הֲוָה גָּרֵיסְנָא בְּגוֹ בֵּיתָא וּמְצַלֵּינָא בְּבֵי כְנִישְׁתָּא. כֵּיוָן דִּשְׁמַעְנָא לְהָא דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא — מִיּוֹם שֶׁחָרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ אֵין לוֹ לְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּעוֹלָמוֹ אֶלָּא אַרְבַּע אַמּוֹת שֶׁל הֲלָכָה בִּלְבַד — לָא הֲוָה מְצַלֵּינָא אֶלָּא הֵיכָא דְּגָרֵיסְנָא.Abayé a dit : Au début, j'étudiais à la maison et je priais à la synagogue. Depuis que j'ai entendu ce qu'a dit Rabbi 'Hiya bar Ami au nom de Oula : « Depuis le jour où le Temple a été détruit, le Saint, béni soit-Il, n'a dans Son monde que les quatre coudées de la halakha, uniquement », je ne prie plus que là où j'étudie.
- רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי אַף עַל גַּב דַּהֲווֹ לְהוּ תְּלֵיסַר בֵּי כְנִישְׁתָּא בִּטְבֶרְיָא לָא מְצַלּוּ אֶלָּא בֵּינֵי עַמּוּדֵי, הֵיכָא דַּהֲווֹ גָּרְסִי.Rabbi Ami et Rabbi Assi, bien qu'ils eussent treize synagogues à Tibériade, ne priaient qu'entre les piliers, là où ils étudiaient.
- וְאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא: גָּדוֹל הַנֶּהֱנֶה מִיגִיעוֹ יוֹתֵר מִיְּרֵא שָׁמַיִם, דְּאִילּוּ גַּבֵּי יְרֵא שָׁמַיִם כְּתִיב ״אַשְׁרֵי אִישׁ יָרֵא אֶת ה׳״, וְאִילּוּ גַּבֵּי נֶהֱנָה מִיגִיעוֹ כְּתִיב: ״יְגִיעַ כַּפֶּיךָ כִּי תֹאכֵל אַשְׁרֶיךָ וְטוֹב לָךְ״. ״אַשְׁרֶיךָ״ — בָּעוֹלָם הַזֶּה, ״וְטוֹב לָךְ״ — לָעוֹלָם הַבָּא, וּלְגַבֵּי יְרֵא שָׁמַיִם, ״וְטוֹב לָךְ״ לָא כְּתִיב בֵּיהּ.Rabbi 'Hiya bar Ami a dit encore au nom de Oula : Plus grand est celui qui profite du fruit de son labeur que celui qui craint le Ciel (et qui, absorbé par sa crainte, ne travaille pas). Car au sujet de celui qui craint le Ciel, il est écrit : « Heureux l'homme qui craint Hachem » (Psaumes 112, 1), tandis qu'au sujet de celui qui profite de son labeur, il est écrit : « Du labeur de tes mains, quand tu en mangeras, heureux seras-tu, et le bien sera pour toi » (Psaumes 128, 2) : « heureux seras-tu » dans ce monde, « et le bien sera pour toi » dans le monde futur. Or, au sujet de celui qui craint le Ciel, « et le bien sera pour toi » n'est pas écrit.
- וְאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא: לְעוֹלָם יָדוּר אָדָם בִּמְקוֹם רַבּוֹ, שֶׁכָּל זְמַן שֶׁשִּׁמְעִי בֶּן גֵּרָא קַיָּים, לֹא נָשָׂא שְׁלֹמֹה אֶת בַּת פַּרְעֹה.Rabbi 'Hiya bar Ami a dit encore au nom de Oula : Qu'un homme habite toujours dans le lieu de son maître (ainsi il se gardera de la faute), car tant que Chimi ben Guéra (le maître de Salomon) était en vie, Salomon n'épousa pas la fille de Pharaon : la Bible rapporte ce mariage juste après la mort de Chimi (I Rois 2-3).
- וְהָתַנְיָא אַל יָדוּר!La Guemara objecte : Mais n'a-t-il pas été enseigné (dans une baraïta) : qu'il n'habite pas dans le lieu de son maître ?!
- לָא קַשְׁיָא, הָא דִּכְיִיף לֵיהּ, הָא דְּלָא כְּיִיף לֵיהּ.Ce n'est pas difficile : ceci (habiter près de lui) vaut lorsque l'élève se soumet à lui et accepte ses remontrances ; cela (ne pas habiter près de lui) lorsqu'il ne se soumet pas à lui.
- אָמַר רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה, אָמַר רַבִּי מְנַחֵם, אָמַר רַבִּי אַמֵּי: מַאי דִּכְתִיב, ״וְעוֹזְבֵי ה׳ יִכְלוּ״ — זֶה הַמַּנִּיחַ סֵפֶר תּוֹרָה וְיוֹצֵא.Rav Houna bar Yehouda a dit au nom de Rabbi Mena'hem, au nom de Rabbi Ami : Que signifie ce qui est écrit : « Et ceux qui abandonnent Hachem périront » (Isaïe 1, 28) ? C'est celui qui laisse le Séfer Torah (pendant sa lecture) et sort de la synagogue.
- רַבִּי אֲבָהוּ נָפֵיק בֵּין גַּבְרָא לְגַבְרָא.Rabbi Abahou sortait entre un homme et un autre homme (entre deux lecteurs montés à la Torah, quand le rouleau est refermé).
- בָּעֵי רַב פָּפָּא: בֵּין פְּסוּקָא לִפְסוּקָא מַהוּ?Rav Pappa a demandé : Entre un verset et un autre verset (pendant la traduction araméenne), qu'en est-il ?
- תֵּיקוּ.Tékou (la question reste en suspens).
- רַב שֵׁשֶׁת מַהְדַּר אַפֵּיהּ וְגָרֵיס. אָמַר: אֲנַן בְּדִידַן וְאִינְהוּ בְּדִידְהוּ.Rav Chéchet tournait son visage (pendant la lecture de la Torah) et étudiait. Il disait : Nous, nous sommes occupés à ce qui est à nous (la Torah orale), et eux à ce qui est à eux (l'écoute de la Torah écrite).
- אָמַר רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה, אָמַר רַבִּי אַמֵּי: לְעוֹלָם יַשְׁלִים אָדָם פָּרָשִׁיּוֹתָיו עִם הַצִּבּוּר. שְׁנַיִם מִקְרָא וְאֶחָד תַּרְגּוּם.Rav Houna bar Yehouda a dit au nom de Rabbi Ami : Qu'un homme achève toujours ses sections de la Torah avec la communauté : chaque semaine, il lit la paracha (section hebdomadaire) deux fois le texte et une fois la traduction araméenne (le Targoum).
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