Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִמְרוּ לְאַחֵינוּ שֶׁבַּגּוֹלָה: אִם שׁוֹמְעִין — מוּטָב, וְאִם לָאו, יַעֲלוּ לְהַר, אֲחִיָּה יִבְנֶה מִזְבֵּחַ, חֲנַנְיָה יְנַגֵּן בְּכִנּוֹר, וְיִכְפְּרוּ כּוּלָּם, וְיֹאמְרוּ אֵין לָהֶם חֵלֶק בֵּאלֹהֵי יִשְׂרָאֵל.Et pour souligner la gravité de la chose : « Et dites à nos frères qui sont en exil : s'ils écoutent les Sages de la terre d'Israël et excommunient 'Hanina, c'est bien ; et sinon, c'est comme s'ils se séparaient du peuple juif : qu'ils montent sur une montagne, qu'A'hiya, l'un des dirigeants de la communauté de Babylonie, construise un autel, que 'Hananya, le neveu de Rabbi Yehochoua, qui était Lévi (lévite), joue de la harpe, et qu'ils renient tous la foi et disent qu'ils n'ont pas de part dans le D.ieu d'Israël. »
- מִיָּד גָּעוּ כׇּל הָעָם בִּבְכִיָּה וְאָמְרוּ: חַס וְשָׁלוֹם, יֵשׁ לָנוּ חֵלֶק בֵּאלֹהֵי יִשְׂרָאֵל.Ce message bouleversa le peuple : aussitôt, tout le peuple éclata en sanglots et ils dirent : « À D.ieu ne plaise ! Nous avons une part dans le D.ieu d'Israël ! » Et ils renoncèrent à faire de la Babylonie le centre du peuple juif.
- וְכׇל כָּךְ לָמָּה? מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי מִצִּיּוֹן תֵּצֵא תוֹרָה וּדְבַר ה׳ מִירוּשָׁלָיִם״.La Guemara demande : Et pourquoi tout cela ? Pourquoi les Sages de la terre d'Israël sont-ils allés si loin pour arrêter 'Hanina ? Parce qu'il est dit : « Car de Sion sortira la Torah, et la parole de Hachem de Jérusalem » (Isaïe 2, 3).
- בִּשְׁלָמָא הוּא מְטַהֵר, וְהֵם מְטַמְּאִין — לְחוּמְרָא. אֶלָּא הוּא מְטַמֵּא וְהֵם מְטַהֲרִין, הֵיכִי הָוֵי? וְהָא תַּנְיָא: חָכָם שֶׁטִּמֵּא — אֵין חֲבֵרוֹ רַשַּׁאי לְטַהֵר, אָסַר — אֵין חֲבֵרוֹ רַשַּׁאי לְהַתִּיר! קָסָבְרִי כִּי הֵיכִי דְּלָא נִגָּרְרוּ בָּתְרֵיהּ.La Guemara examine les détails de l'épisode : On comprend que lorsque lui déclarait un objet pur, et eux le déclaraient impur, c'était par rigueur. Mais lorsque lui le déclarait impur et eux pur, comment est-ce possible ? Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un Sage qui a déclaré une chose impure, son collègue n'a pas le droit de la déclarer pure ; s'il l'a interdite, son collègue n'a pas le droit de la permettre ! La Guemara répond : Ils estimaient devoir agir ainsi afin qu'on ne se laisse pas entraîner à sa suite ; vu l'urgence de l'heure, ils ont renversé ses décisions.
- תָּנוּ רַבָּנַן כְּשֶׁנִּכְנְסוּ רַבּוֹתֵינוּ לַכֶּרֶם בְּיַבְנֶה, הָיוּ שָׁם רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי נְחֶמְיָה וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי. פָּתְחוּ כּוּלָּם בִּכְבוֹד אַכְסַנְיָא וְדָרְשׁוּ.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Lorsque nos Maîtres entrèrent dans le « Vignoble » de Yavné – l'académie –, il y avait là Rabbi Yehouda, Rabbi Yossé, Rabbi Ne'hémya et Rabbi Eliézer, fils de Rabbi Yossé HaGuelili. Ils ouvrirent tous leur discours en l'honneur de l'hospitalité, c'est-à-dire des habitants qui les hébergeaient, eux et leurs élèves, et ils firent une drasha (interprétation des versets).
- פָּתַח רַבִּי יְהוּדָה רֹאשׁ הַמְדַבְּרִים בְּכָל מָקוֹם בִּכְבוֹד תּוֹרָה, וְדָרַשׁ: ״וּמֹשֶׁה יִקַּח אֶת הָאֹהֶל וְנָטָה לוֹ מִחוּץ לַמַּחֲנֶה״. וַהֲלֹא דְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר: וּמָה אֲרוֹן ה׳ שֶׁלֹּא הָיָה מְרוּחָק אֶלָּא שְׁנֵים עָשָׂר מִיל אָמְרָה תּוֹרָה ״וְהָיָה כׇּל מְבַקֵּשׁ ה׳ יֵצֵא אֶל אֹהֶל מוֹעֵד״ — תַּלְמִידֵי חֲכָמִים שֶׁהוֹלְכִים מֵעִיר לָעִיר וּמִמְּדִינָה לִמְדִינָה לִלְמוֹד תּוֹרָה, עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.Rabbi Yehouda, le premier des orateurs en tout lieu, ouvrit son discours en l'honneur de la Torah, et expliqua : il est écrit : « Et Moché prenait la tente et la dressait hors du camp », loin du camp, et il l'appelait Tente d'assignation ; et quiconque cherchait Hachem sortait vers la Tente d'assignation, qui était hors du camp (Exode 33, 7). N'est-ce pas là un kal va'homer (raisonnement a fortiori) ? Si de l'Arche de Hachem, qui n'était éloignée que de douze mil (environ un kilomètre chacun) du camp, la Torah a dit : « Et quiconque cherchait Hachem sortait vers la Tente d'assignation », à plus forte raison les érudits en Torah, qui vont de ville en ville et de pays en pays pour étudier la Torah, méritent-ils d'être appelés « ceux qui cherchent Hachem ».
- ״וְדִבֶּר ה׳ אֶל מֹשֶׁה פָּנִים אֶל פָּנִים״, אָמַר רַבִּי יִצְחָק: אָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְמֹשֶׁה: מֹשֶׁה, אֲנִי וְאַתָּה נַסְבִּיר פָּנִים בַּהֲלָכָה. אִיכָּא דְּאָמְרִי כָּךְ אָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְמֹשֶׁה: כְּשֵׁם שֶׁאֲנִי הִסְבַּרְתִּי לְךָ פָּנִים, כָּךְ אַתָּה הַסְבֵּר פָּנִים לְיִשְׂרָאֵל, וְהַחֲזֵר הָאֹהֶל לִמְקוֹמוֹ.Il est écrit : « Et Hachem parlait à Moché face à face » (Exode 33, 11). Rabbi Its'hak a dit : Le Saint, béni soit-Il, a dit à Moché : « Moché, toi et Moi, montrons un visage avenant dans l'étude de la halakha (loi) », envers ceux qui viennent étudier. Certains disent : Voici ce que le Saint, béni soit-Il, a dit à Moché : « De même que Je t'ai montré un visage avenant, de même, toi, montre un visage avenant à Israël, et ramène la tente à sa place », au milieu du camp.
- ״וְשָׁב אֶל הַמַּחֲנֶה״ וְגוֹ׳, אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: אָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְמֹשֶׁה: עַכְשָׁיו יֹאמְרוּ הָרַב בְּכַעַס וְתַלְמִיד בְּכַעַס, יִשְׂרָאֵל מַה תְּהֵא עֲלֵיהֶם? אִם אַתָּה מַחֲזִיר הָאֹהֶל לִמְקוֹמוֹ — מוּטָב, וְאִם לָאו — יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן תַּלְמִידְךָ מְשָׁרֵת תַּחְתֶּיךָ.Il est écrit : « Et il retournait au camp, etc. », mais son serviteur Yehochoua bin Noun, un jeune homme, ne quittait pas l'intérieur de la tente (Exode 33, 11). Rabbi Abahou a dit : Le Saint, béni soit-Il, a dit à Moché : « Maintenant, on dira : le Maître – D.ieu – est en colère, et le disciple – Moché – est lui aussi en colère ; Israël, que deviendra-t-il ? Si tu ramènes la tente à sa place, c'est bien ; et sinon, Yehochoua bin Noun, ton disciple, servira de guide à ta place. »
- וְהַיְינוּ דִּכְתִיב: ״וְשָׁב אֶל הַמַּחֲנֶה״. אָמַר רָבָא: אַף עַל פִּי כֵן, לֹא יָצָא הַדָּבָר לְבַטָּלָה. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמְשָׁרְתוֹ יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן נַעַר לֹא יָמִישׁ מִתּוֹךְ הָאֹהֶל״.Et c'est ce qui est écrit : « Et il retournait au camp. » Rava a dit : Malgré cela, bien que Moché ait obéi et ramené la tente, la parole concernant Yehochoua n'a pas été prononcée en vain, puisqu'il resta son second et lui succéda finalement, comme il est dit : « Mais son serviteur Yehochoua bin Noun, un jeune homme, ne quittait pas l'intérieur de la tente. »
- וְעוֹד פָּתַח רַבִּי יְהוּדָה בִּכְבוֹד תּוֹרָה וְדָרַשׁ: ״הַסְכֵּת וּשְׁמַע יִשְׂרָאֵל הַיּוֹם הַזֶּה נִהְיֵיתָ לְעָם״, וְכִי אוֹתוֹ הַיּוֹם נִתְּנָה תּוֹרָה לְיִשְׂרָאֵל? וַהֲלֹא אוֹתוֹ יוֹם סוֹף אַרְבָּעִים שָׁנָה הָיָה! אֶלָּא לְלַמֶּדְךָ שֶׁחֲבִיבָה תּוֹרָה עַל לוֹמְדֶיהָ בְּכָל יוֹם וָיוֹם כַּיּוֹם שֶׁנִּתְּנָה מֵהַר סִינַי.Et Rabbi Yehouda ouvrit encore un discours en l'honneur de la Torah, et expliqua : lorsque Moché prit congé d'Israël, il dit : « Fais silence [hasket] et écoute, Israël : en ce jour tu es devenu un peuple » pour Hachem ton D.ieu (Deutéronome 27, 9). C'est étonnant : est-ce donc ce jour-là que la Torah a été donnée à Israël ? Ce jour-là n'était-il pas la fin des quarante ans passés depuis le don de la Torah ? Mais cela vient pour t'apprendre que la Torah est chère à ceux qui l'étudient, chaque jour, comme le jour où elle a été donnée au mont Sinaï.
- אָמַר רַבִּי תַּנְחוּם בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא אִישׁ כְּפַר עַכּוֹ: תֵּדַע — שֶׁהֲרֵי אָדָם קוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע שַׁחֲרִית וְעַרְבִית, וְעֶרֶב אֶחָד אֵינוֹ קוֹרֵא — דּוֹמֶה כְּמִי שֶׁלֹּא קָרָא קְרִיאַת שְׁמַע מֵעוֹלָם.Rabbi Tan'houm, fils de Rabbi 'Hiya, de Kfar Akko, a dit : Sache que la Torah est vraiment chérie, car un homme qui lit le Chema (lecture du Chema Israël) matin et soir toute sa vie, et qui un soir ne le lit pas, c'est comme s'il n'avait jamais lu le Chema.
- ״הַסְכֵּת״ — עֲשׂוּ כִּתּוֹת כִּתּוֹת וְעִסְקוּ בַּתּוֹרָה. לְפִי שֶׁאֵין הַתּוֹרָה נִקְנֵית אֶלָּא בַּחֲבוּרָה. כִּדְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא, דְּאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: מַאי דִּכְתִיב ״חֶרֶב אֶל הַבַּדִּים וְנֹאָלוּ״ — חֶרֶב עַל שׂוֹנְאֵיהֶם שֶׁל תַּלְמִידֵי חֲכָמִים שֶׁיּוֹשְׁבִים בַּד בְּבַד וְעוֹסְקִים בַּתּוֹרָה. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא שֶׁמִּטַּפְּשִׁים, כְּתִיב הָכָא ״וְנֹאָלוּ״, וּכְתִיב הָתָם ״אֲשֶׁר נוֹאַלְנוּ״. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא שֶׁחוֹטְאִים, שֶׁנֶּאֱמַר ״וַאֲשֶׁר חָטָאנוּ״.La Guemara interprète le mot « hasket » comme formé de assou (« faites ») et kat (« groupe ») : « Formez des groupes et des groupes, et occupez-vous de la Torah, car la Torah ne s'acquiert qu'en groupe. » Cela est conforme à l'enseignement de Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, car Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : Que signifie ce qui est écrit : « L'épée sur les vantards [habaddim], et ils deviendront insensés [noalou] » (Jérémie 50, 36) ? L'épée sur les ennemis des érudits en Torah – euphémisme pour les érudits eux-mêmes – qui siègent seuls [bad bevad] et s'occupent de la Torah. Et non seulement cela, mais ils s'abêtissent : il est écrit ici « venoalou » (« ils deviendront insensés »), et il est écrit là-bas, dans les paroles d'Aharon à Moché après que Myriam fut frappée de lèpre : « Que nous avons agi follement [noalnou] » (Nombres 12, 11). Et non seulement cela, mais ils fautent, à cause de cette ignorance, comme il est dit dans la suite du même verset : « Et que nous avons fauté. »
- אִיבָּעֵית אֵימָא מֵהָכָא: ״נוֹאֲלוּ שָׂרֵי צֹעַן״.Si tu veux, dis que c'est déduit d'ici : « Les princes de Tsoan sont devenus insensés [noalou] » (Isaïe 19, 13).
- דָּבָר אַחֵר: ״הַסְכֵּת וּשְׁמַע יִשְׂרָאֵל״ — כַּתְּתוּ עַצְמְכֶם עַל דִּבְרֵי תוֹרָה. כִּדְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מִנַּיִן שֶׁאֵין דִּבְרֵי תוֹרָה מִתְקַיְּימִין אֶלָּא בְּמִי שֶׁמֵּמִית עַצְמוֹ עָלֶיהָ — שֶׁנֶּאֱמַר: ״זֹאת הַתּוֹרָה אָדָם כִּי יָמוּת בְּאֹהֶל״.Autre explication : « Fais silence [hasket] et écoute, Israël » signifie : « Brisez [kattetou] vous-mêmes pour les paroles de la Torah. » Cela est conforme à ce qu'a dit Rech Lakich, car Rech Lakich a dit : D'où savons-nous que les paroles de la Torah ne se maintiennent que chez celui qui se tue pour elle ? Car il est dit : « Voici la Torah : un homme, quand il meurt dans une tente » (Nombres 19, 14), c'est-à-dire celui qui consacre sa vie dans la tente de la Torah.
- דָּבָר אַחֵר: ״הַסְכֵּת וּשְׁמַע יִשְׂרָאֵל״ — הַס, וְאַחַר כָּךְ כַּתֵּת. כִּדְרָבָא, דְּאָמַר רָבָא: לְעוֹלָם יִלְמוֹד אָדָם תּוֹרָה, וְאַחַר כָּךְ יֶהֱגֶה.Autre explication : « Fais silence [hasket] et écoute, Israël » : d'abord « fais silence » [has] et écoute, et ensuite « analyse » [kattet] en profondeur. Cela est conforme à ce qu'a dit Rava, car Rava a dit : Un homme doit toujours étudier la Torah pour la posséder, et ensuite seulement la méditer et l'approfondir.
- אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: מַאי דִּכְתִיב ״כִּי מִיץ חָלָב יוֹצִיא חֶמְאָה וּמִיץ אַף יוֹצִיא דָם וּמִיץ אַפַּיִם יוֹצִיא רִיב״?Dans l'école de Rabbi Yanaï, on a dit : Que signifie ce qui est écrit : « Car le pressurage du lait produit la crème, le pressurage du nez [af] produit le sang, et le pressurage de la colère [appayim] produit la querelle » (Proverbes 30, 33) ?
- בְּמִי אַתָּה מוֹצֵא חֶמְאָה שֶׁל תּוֹרָה — בְּמִי שֶׁמֵּקִיא חָלָב שֶׁיָּנַק מִשְׁדֵּי אִמּוֹ עָלֶיהָ.Quant au début du verset, « le pressurage du lait produit la crème » : chez qui trouves-tu la crème de la Torah ? Chez celui qui rejette pour elle le lait qu'il a tété aux seins de sa mère, c'est-à-dire qui s'épuise de toutes ses forces pour l'étudier.
- ״וּמִיץ אַף יוֹצִיא דָם״ — כׇּל תַּלְמִיד שֶׁכּוֹעֵס עָלָיו רַבּוֹ פַּעַם רִאשׁוֹנָה וְשׁוֹתֵק — זוֹכֶה לְהַבְחִין בֵּין דָּם טָמֵא לְדָם טָהוֹר.« Le pressurage du nez [af] produit le sang » : tout élève contre qui son maître se met en colère [af] une première fois et qui se tait, sans réagir, mérite de savoir distinguer entre le sang impur et le sang pur.
- ״וּמִיץ אַפַּיִם יוֹצִיא רִיב״ — כׇּל תַּלְמִיד שֶׁכּוֹעֵס עָלָיו רַבּוֹ פַּעַם רִאשׁוֹנָה וּשְׁנִיָּה וְשׁוֹתֵק — זוֹכֶה לְהַבְחִין בֵּין דִּינֵי מָמוֹנוֹת לְדִינֵי נְפָשׁוֹת. דִּתְנַן, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: הָרוֹצֶה שֶׁיִּתְחַכֵּם — יַעֲסוֹק בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת, שֶׁאֵין לָךְ מִקְצוֹעַ בַּתּוֹרָה יוֹתֵר מֵהֶן, שֶׁהֵן כְּמַעְיָן נוֹבֵעַ.« Et le pressurage de la colère [appayim] produit la querelle » : tout élève contre qui son maître se met en colère une première et une deuxième fois – appayim étant le duel de af – et qui se tait, mérite de savoir distinguer entre les procès d'argent – la « querelle » – et les procès capitaux, ce qui est le plus haut degré de l'étude. Comme nous avons appris (dans la Michna) : Rabbi Ichmaël dit : Celui qui veut devenir sage, qu'il s'occupe des lois monétaires, car il n'y a pas dans la Torah de discipline plus grande qu'elles, car elles sont comme une source jaillissante d'où naissent sans cesse de nouvelles idées.
- אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי: מַאי דִּכְתִיב ״אִם נָבַלְתָּ בְהִתְנַשֵּׂא וְאִם זַמּוֹתָ יָד לְפֶה״ — כׇּל הַמְנַבֵּל עַצְמוֹ עַל דִּבְרֵי תוֹרָה — סוֹפוֹ לְהִתְנַשֵּׂא. וְאִם זָמַם — יָד לְפֶה.Rabbi Chmouel bar Na'hmani a dit : Que signifie ce qui est écrit : « Si tu as agi bassement en t'élevant, et si tu as projeté [zamota], la main sur la bouche ! » (Proverbes 30, 32) ? Quiconque s'avilit pour les paroles de la Torah, en posant ses questions malgré la honte de son ignorance, finira par s'élever. Et s'il s'est muselé [zamam] par gêne, il finira la main sur la bouche, incapable de répondre.
- פָּתַח רַבִּי נְחֶמְיָה בִּכְבוֹד אַכְסַנְיָא וְדָרַשׁ: מַאי דִּכְתִיב ״וַיֹּאמֶר שָׁאוּל אֶל הַקֵּינִי לְכוּ סֻּרוּ רְדוּ מִתּוֹךְ עֲמָלֵקִי פֶּן אוֹסִפְךָ עִמּוֹ וְאַתָּה עָשִׂיתָה חֶסֶד עִם כׇּל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״? וַהֲלֹא דְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר: וּמָה יִתְרוֹ שֶׁלֹּא קֵרַב אֶת מֹשֶׁה אֶלָּא לִכְבוֹד עַצְמוֹ — כָּךְ, הַמְאָרֵחַ תַּלְמִיד חָכָם בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ, וּמַאֲכִילוֹ וּמַשְׁקֵהוּ וּמְהַנֵּהוּ מִנְּכָסָיו — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.La Guemara revient aux discours du Vignoble de Yavné. Rabbi Ne'hémya ouvrit son discours en l'honneur de l'hospitalité et expliqua : Que signifie ce qui est écrit : « Et Chaoul dit au Kénéen : Allez, écartez-vous, descendez du milieu des Amalécites, de peur que je ne te fasse disparaître avec eux, car toi, tu as fait preuve de bonté envers tous les Bnei Israël » lorsqu'ils montèrent d'Égypte (I Samuel 15, 6) ? N'est-ce pas là un kal va'homer ? Si Yitro, l'ancêtre des Kénéens, qui ne s'est rapproché de Moché que pour son propre honneur, a été récompensé ainsi, au point que son mérite protège ses descendants, celui qui reçoit un érudit en Torah dans sa maison, le nourrit, lui donne à boire et le fait profiter de ses biens, à plus forte raison mérite-t-il cette protection.
- פָּתַח רַבִּי יוֹסֵי בִּכְבוֹד אַכְסַנְיָא וְדָרַשׁ: ״לֹא תְתַעֵב אֲדֹמִי כִּי אָחִיךָ הוּא לֹא תְתַעֵב מִצְרִי כִּי גֵר הָיִיתָ בְאַרְצוֹ״, וַהֲלֹא דְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר: וּמָה מִצְרִיִּים שֶׁלֹּא קֵרְבוּ אֶת יִשְׂרָאֵל אֶלָּא לְצוֹרֶךְ עַצְמָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאִם יָדַעְתָּ וְיֶשׁ בָּם אַנְשֵׁי חַיִל וְשַׂמְתָּם שָׂרֵי מִקְנֶה עַל אֲשֶׁר לִי״ — כָּךְ, הַמְאָרֵחַ תַּלְמִיד חָכָם בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ וּמַאֲכִילוֹ וּמַשְׁקֵהוּ וּמְהַנֵּהוּ מִנְּכָסָיו — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.Rabbi Yossé ouvrit son discours en l'honneur de l'hospitalité et expliqua : « Tu n'auras pas en horreur l'Édomite, car il est ton frère ; tu n'auras pas en horreur l'Égyptien, car tu as été étranger dans son pays » (Deutéronome 23, 8). N'est-ce pas là un kal va'homer ? Si les Égyptiens, qui ne se sont rapprochés d'Israël que pour leur propre intérêt, comme il est dit dans les paroles de Pharaon à Yossef : « Et si tu sais qu'il y a parmi eux des hommes vaillants, tu les établiras chefs des troupeaux qui m'appartiennent » (Genèse 47, 6), sont traités ainsi, celui qui reçoit un érudit en Torah dans sa maison, le nourrit, lui donne à boire et le fait profiter de ses biens sans intérêt personnel, à plus forte raison !
- פָּתַח רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי בִּכְבוֹד אַכְסַנְיָא וְדָרַשׁ: ״וַיְבָרֶךְ ה׳ אֶת עֹבֵד אֱדֹם הַגִּתִּי בַּעֲבוּר אֲרוֹן הָאֱלֹהִים״, וַהֲלֹא דְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר: וּמָה אָרוֹן שֶׁלֹּא אָכַל וְשָׁתָה, אֶלָּא כִּבֵּד וְרִבֵּץ לְפָנָיו — כָּךְ, הַמְאָרֵחַ תַּלְמִיד חָכָם בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ, וּמַאֲכִילוֹ וּמַשְׁקֵהוּ וּמְהַנֵּהוּ מִנְּכָסָיו — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.Rabbi Eliézer, fils de Rabbi Yossé HaGuelili, ouvrit son discours en l'honneur de l'hospitalité et expliqua : « Et Hachem bénit Oved-Édom le Guittite et toute sa maison à cause de l'Arche de D.ieu » (II Samuel 6, 11-12). N'est-ce pas là un kal va'homer ? Si pour l'Arche, qui ne mangeait ni ne buvait, mais devant laquelle Oved-Édom s'est contenté de balayer et d'arroser le sol pour abattre la poussière, il a été béni ainsi, celui qui reçoit un érudit en Torah dans sa maison, le nourrit, lui donne à boire et le fait profiter de ses biens, à plus forte raison mérite-t-il une telle bénédiction.
- מַאי הִיא בְּרָכָה שֶׁבֵּרְכוֹ? אָמַר רַב יְהוּדָה בַּר זְבִידָא: זוֹ חָמוֹת וּשְׁמוֹנֶה כַּלּוֹתֶיהָ שֶׁיָּלְדוּ שִׁשָּׁה שִׁשָּׁה בְּכָרֵס אֶחָד.Quelle est la bénédiction dont il fut béni ? Rav Yehouda bar Zevida a dit : Ce sont 'Hamot et ses huit belles-filles, qui enfantèrent chacune six enfants en une seule grossesse,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.