Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִכְּלָל דְּכִי קָנָה וְחָזַר וְקָנָה, דִּבְרֵי הַכֹּל אֵין צָרִיךְ לְבָרֵךְ.La Guemara en déduit : il ressort par inférence que s'il a acheté puis acheté de nouveau un objet semblable, de l'avis de tous il n'est pas nécessaire de bénir, car il a déjà béni lors de l'achat d'un tel objet.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: אָמַר רַב הוּנָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא קָנָה וְחָזַר וְקָנָה, אֲבָל קָנָה וְחָזַר וְקָנָה — אֵין צָרִיךְ לְבָרֵךְ. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ קָנָה חָזַר וְקָנָה — צָרִיךְ לְבָרֵךְ. מִכְּלָל דְּכִי יֵשׁ לוֹ וְקָנָה — דִּבְרֵי הַכֹּל צָרִיךְ לְבָרֵךְ.Et certains disent une autre version : Rav Houna a dit : On ne l'a enseigné que lorsqu'il n'a pas acheté auparavant pour acheter de nouveau ; mais s'il a acheté puis acheté de nouveau, il n'est pas nécessaire de bénir. Et Rabbi Yo'hanan a dit : Même s'il a acheté puis acheté de nouveau, il est nécessaire de bénir. Il ressort par inférence que s'il possède déjà un tel objet par héritage et qu'il en achète un, de l'avis de tous il est nécessaire de bénir.
- מֵיתִיבִי: בָּנָה בַּיִת חָדָשׁ וְאֵין לוֹ כַּיּוֹצֵא בּוֹ, קָנָה כֵּלִים חֲדָשִׁים וְאֵין לוֹ כַּיּוֹצֵא בָּהֶם — צָרִיךְ לְבָרֵךְ. יֵשׁ לוֹ כַּיּוֹצֵא בָּהֶם — אֵין צָרִיךְ לְבָרֵךְ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ צָרִיךְ לְבָרֵךְ.La Guemara objecte (d'après une baraïta) : Celui qui a construit une maison neuve et n'en possède pas de semblable, ou acheté des objets neufs et n'en possède pas de semblables, doit bénir. S'il en possède de semblables, il n'est pas nécessaire de bénir ; ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : Dans un cas comme dans l'autre, il doit bénir.
- בִּשְׁלָמָא לְלִישָּׁנָא קַמָּא — רַב הוּנָא כְּרַבִּי מֵאִיר, וְרַבִּי יוֹחָנָן כְּרַבִּי יְהוּדָה. אֶלָּא לְלִישָּׁנָא בָּתְרָא, בִּשְׁלָמָא רַב הוּנָא כְּרַבִּי יְהוּדָה, אֶלָּא רַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר כְּמַאן? לָא כְּרַבִּי מֵאִיר וְלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה!Certes, selon la première version, Rav Houna est conforme à Rabbi Méïr et Rabbi Yo'hanan conforme à Rabbi Yehouda. Mais selon la dernière version, certes Rav Houna est conforme à Rabbi Yehouda, mais Rabbi Yo'hanan, selon qui a-t-il parlé ? Son avis n'est ni conforme à Rabbi Méïr, ni conforme à Rabbi Yehouda !
- אָמַר לָךְ רַבִּי יוֹחָנָן: הוּא הַדִּין דִּלְרַבִּי יְהוּדָה קָנָה וְחָזַר וְקָנָה — נָמֵי צָרִיךְ לְבָרֵךְ. וְהָא דְּקָא מִיפַּלְגִי בְּיֵשׁ לוֹ וְקָנָה, לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי מֵאִיר דַּאֲפִילּוּ קָנָה וְיֵשׁ לוֹ — אֵין צָרִיךְ לְבָרֵךְ, וְכׇל שֶׁכֵּן קָנָה וְחָזַר וְקָנָה דְּאֵין צָרִיךְ לְבָרֵךְ.La Guemara répond : Rabbi Yo'hanan te dira : Il en est de même selon Rabbi Yehouda : s'il a acheté puis acheté de nouveau, il est aussi nécessaire de bénir. Et s'ils sont en désaccord précisément sur le cas où il possède déjà et achète, c'est pour te faire connaître la portée (litt. la force) de l'avis de Rabbi Méïr : même s'il achète alors qu'il possède déjà, il n'est pas nécessaire de bénir, et à plus forte raison s'il a acheté puis acheté de nouveau, il n'est pas nécessaire de bénir.
- וְלִיפַּלְגוּ בְּקָנָה וְחָזַר וְקָנָה דְּאֵין צָרִיךְ לְבָרֵךְ, לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי יְהוּדָה! כֹּחַ דְּהֶתֵּירָא עֲדִיף לֵיהּ.La Guemara demande : Qu'ils soient plutôt en désaccord sur le cas où il a acheté puis acheté de nouveau, où selon Rabbi Méïr il n'est pas nécessaire de bénir, pour te faire connaître la portée de l'avis de Rabbi Yehouda, qui exige de bénir même alors ! La Guemara répond : La force de la permission (de l'avis indulgent) est préférable à ses yeux ; c'est pourquoi on a voulu montrer jusqu'où va l'indulgence de Rabbi Méïr.
- מְבָרֵךְ עַל הָרָעָה כּוּ׳.La Michna enseigne : On bénit pour le mal, etc., même s'il en découlera un bien.
- הֵיכִי דָּמֵי? כְּגוֹן דִּשְׁקַל בִּדְקָא בְּאַרְעֵיהּ, אַף עַל גַּב דְּטָבָא הִיא לְדִידֵיהּ, דְּמַסְּקָא אַרְעָא שִׂירְטוֹן וְשָׁבְחָא, הַשְׁתָּא מִיהָא רָעָה הִיא.La Guemara demande : Quel est le cas ? Par exemple, si une digue s'est rompue et que l'eau a inondé son champ : bien que ce soit un bien pour lui, car la terre se couvrira de limon apporté par l'eau et s'améliorera, pour l'instant du moins c'est un mal.
- וְעַל הַטּוֹבָה כּוּ׳.La Michna enseigne : Et pour le bien, etc., même s'il en découlera un mal.
- הֵיכִי דָּמֵי? כְּגוֹן דְּאַשְׁכַּח מְצִיאָה, אַף עַל גַּב דְּרָעָה הִיא לְדִידֵיהּ, דְּאִי שָׁמַע בַּהּ מַלְכָּא שָׁקֵיל לַהּ מִינֵּיהּ, הַשְׁתָּא מִיהָא טוֹבָה הִיא.La Guemara demande : Quel est le cas ? Par exemple, s'il a trouvé un objet perdu : bien que ce soit un mal pour lui, car si le roi l'apprend, il le lui prendra (et le punira), pour l'instant du moins c'est un bien.
- הָיְתָה אִשְׁתּוֹ מְעוּבֶּרֶת וְאָמַר: ״יְהִי רָצוֹן שֶׁתֵּלֵד כּוּ׳״ — הֲרֵי זוֹ תְּפִלַּת שָׁוְא.La Michna enseigne : Si sa femme était enceinte et qu'il a dit : « Qu'il soit (Ta) volonté qu'elle mette au monde un garçon, etc. », c'est une prière vaine.
- וְלָא מַהֲנֵי רַחֲמֵי? מֵתִיב רַב יוֹסֵף: ״וְאַחַר יָלְדָה בַּת וַתִּקְרָא אֶת שְׁמָהּ דִּינָה״: מַאי ״וְאַחַר״? אָמַר רַב: לְאַחַר שֶׁדָּנָה לֵאָה דִּין בְּעַצְמָהּ וְאָמְרָה: שְׁנֵים עָשָׂר שְׁבָטִים עֲתִידִין לָצֵאת מִיַּעֲקֹב, שִׁשָּׁה יָצְאוּ מִמֶּנִּי וְאַרְבָּעָה מִן הַשְּׁפָחוֹת, הֲרֵי עֲשָׂרָה. אִם זֶה זָכָר, לֹא תְּהֵא אֲחוֹתִי רָחֵל כְּאַחַת הַשְּׁפָחוֹת, מִיָּד נֶהֶפְכָה לְבַת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַתִּקְרָא אֶת שְׁמָהּ דִּינָה״. אֵין מַזְכִּירִין מַעֲשֵׂה נִסִּים.La Guemara demande : Et la prière n'est-elle pas efficace ? Rav Yossef objecte : il est écrit : « Et ensuite elle enfanta une fille et l'appela du nom de Dina » (Genèse 30, 21). Que signifie « et ensuite » ? Rav a dit : Après que Léa eut porté un jugement (din) sur elle-même et eut dit : « Douze tribus sont destinées à sortir de Yaakov ; six sont sorties de moi et quatre des servantes, cela fait dix. Si celui-ci (l'enfant que je porte) est un garçon, ma sœur Ra'hel ne sera même pas comme l'une des servantes » ; aussitôt le fœtus fut changé en fille, comme il est dit : « et l'appela du nom de Dina » (en souvenir de ce jugement). La prière est donc efficace ! La Guemara répond : On n'invoque pas des faits miraculeux pour en tirer une règle.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: מַעֲשֶׂה דְּלֵאָה בְּתוֹךְ אַרְבָּעִים יוֹם הֲוָה. כִּדְתַנְיָא: שְׁלֹשָׁה יָמִים הָרִאשׁוֹנִים — יְבַקֵּשׁ אָדָם רַחֲמִים שֶׁלֹּא יַסְרִיחַ. מִשְּׁלֹשָׁה וְעַד אַרְבָּעִים יְבַקֵּשׁ רַחֲמִים שֶׁיְּהֵא זָכָר. מֵאַרְבָּעִים יוֹם וְעַד שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים — יְבַקֵּשׁ רַחֲמִים שֶׁלֹּא יְהֵא סַנְדָּל. מִשְּׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים וְעַד שִׁשָּׁה — יְבַקֵּשׁ רַחֲמִים שֶׁלֹּא יְהֵא נֵפֶל. מִשִּׁשָּׁה וְעַד תִּשְׁעָה — יְבַקֵּשׁ רַחֲמִים שֶׁיֵּצֵא בְּשָׁלוֹם.Et si tu veux, dis : l'épisode de Léa eut lieu dans les quarante jours qui suivent la conception, comme il a été enseigné (dans une baraïta) : Les trois premiers jours, l'homme doit implorer la miséricorde divine pour que la semence ne pourrisse pas ; du troisième au quarantième jour, il doit implorer la miséricorde pour que l'enfant soit un garçon ; du quarantième jour à trois mois, il doit implorer la miséricorde pour que ce ne soit pas un sandal (un fœtus difforme et aplati, semblable au poisson de ce nom) ; de trois à six mois, il doit implorer la miséricorde pour que ce ne soit pas un mort-né ; de six à neuf mois, il doit implorer la miséricorde pour qu'il sorte en paix.
- וּמִי מַהֲנֵי רַחֲמֵי? וְהָאָמַר רַב יִצְחָק בְּרֵיהּ דְּרַב אַמֵּי: אִישׁ מַזְרִיעַ תְּחִלָּה — יוֹלֶדֶת נְקֵבָה, אִשָּׁה מַזְרַעַת תְּחִלָּה — יוֹלֶדֶת זָכָר. שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִשָּׁה כִּי תַזְרִיעַ וְיָלְדָה זָכָר״! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁהִזְרִיעוּ שְׁנֵיהֶם בְּבַת אַחַת.La Guemara demande : Et la prière est-elle efficace pour cela ? Rav Its'hak, fils de Rav Ami, n'a-t-il pas dit : Si l'homme émet sa semence en premier, elle enfante une fille ; si la femme émet sa semence en premier, elle enfante un garçon, comme il est dit : « Une femme, lorsqu'elle aura conçu et enfanté un garçon » (Lévitique 12, 2) ! Le sexe est donc déjà déterminé. La Guemara répond : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où ils ont émis leur semence tous deux à la fois ; le sexe n'est alors pas déterminé, et la prière peut être efficace.
- הָיָה בָּא בַּדֶּרֶךְ.La Michna enseigne : S'il revenait de voyage et entendit des cris dans la ville, et dit : « Qu'il soit Ta volonté que ce ne soit pas dans ma maison », c'est une prière vaine.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּהִלֵּל הַזָּקֵן שֶׁהָיָה בָּא בַּדֶּרֶךְ וְשָׁמַע קוֹל צְוָחָה בָּעִיר, אָמַר: מוּבְטָח אֲנִי שֶׁאֵין זֶה בְּתוֹךְ בֵּיתִי. וְעָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״מִשְּׁמוּעָה רָעָה לֹא יִירָא נָכוֹן לִבּוֹ בָּטֻחַ בַּה׳״. אָמַר רָבָא: כׇּל הֵיכִי דְּדָרְשַׁתְּ לְהַאי קְרָא מֵרֵישֵׁיהּ לְסֵיפֵיהּ — מִדְּרִישׁ, מִסֵּיפֵיהּ לְרֵישֵׁיהּ — מִדְּרִישׁ: מֵרֵישֵׁיהּ לְסֵיפֵיהּ מִדְּרִישׁ — ״מִשְּׁמוּעָה רָעָה לֹא יִירָא״, מַה טַּעַם? — ״נָכוֹן לִבּוֹ בָּטֻחַ בַּה׳״. מִסֵּיפֵיהּ לְרֵישֵׁיהּ מִדְּרִישׁ — ״נָכוֹן לִבּוֹ בָּטֻחַ בַּה׳, מִשְּׁמוּעָה רָעָה לֹא יִירָא״.Nos Maîtres ont enseigné : Il arriva qu'Hillel l'Ancien revenait de voyage et entendit des cris dans la ville. Il dit : Je suis assuré que ce n'est pas dans ma maison. Et c'est de lui que le verset dit : « Il ne craint pas les mauvaises nouvelles ; son cœur est ferme, confiant en Hachem » (Psaumes 112, 7). Rava a dit : De quelque façon que tu interprètes ce verset, du début à la fin, il s'interprète ; de la fin au début, il s'interprète. Du début à la fin, il s'interprète ainsi : « Il ne craint pas les mauvaises nouvelles » ; pour quelle raison ? Parce que « son cœur est ferme, confiant en Hachem ». De la fin au début, il s'interprète ainsi : celui dont « le cœur est ferme, confiant en Hachem » « ne craint pas les mauvaises nouvelles ».
- הַהוּא תַּלְמִידָא דַּהֲוָה קָא אָזֵיל בָּתְרֵיהּ דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי בְּשׁוּקָא דְצִיּוֹן. חַזְיֵיהּ דְּקָא מְפַחֵיד. אֲמַר לֵיהּ: חַטָּאָה אַתְּ, דִּכְתִיב: ״פָּחֲדוּ בְצִיּוֹן חֲטָאִים״. אֲמַר לֵיהּ: וְהָכְתִיב ״אַשְׁרֵי אָדָם מְפַחֵד תָּמִיד״! אֲמַר לֵיהּ: הַהוּא בְּדִבְרֵי תוֹרָה כְּתִיב.Un certain disciple marchait derrière Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yossé, dans le marché de Sion. Il (Rabbi Ichmaël) vit qu'il avait peur. Il lui dit : Tu es un pécheur, car il est écrit : « Les pécheurs ont peur dans Sion » (Isaïe 33, 14). Le disciple lui dit : Mais n'est-il pas écrit : « Heureux l'homme qui craint toujours » (Proverbes 28, 14) ? Il lui dit : Ce verset-là est écrit au sujet des paroles de Torah : on doit craindre de les oublier.
- יְהוּדָה בַּר נָתָן הֲוָה שָׁקֵיל וְאָזֵיל בָּתְרֵיהּ דְּרַב הַמְנוּנָא. אִתְּנַח. אֲמַר לֵיהּ: יִסּוּרִים בָּעֵי הַהוּא גַּבְרָא לְאֵתוּיֵי אַנַּפְשֵׁיהּ? דִּכְתִיב: ״כִּי פַחַד פָּחַדְתִּי וַיֶּאֱתָיֵנִי וַאֲשֶׁר יָגֹרְתִּי יָבֹא לִי״! וְהָא כְּתִיב: ״אַשְׁרֵי אָדָם מְפַחֵד תָּמִיד״! הָהוּא בְּדִבְרֵי תוֹרָה כְּתִיב.Yehouda bar Natan allait et venait derrière Rav Hamnouna. Il soupira. Il (Rav Hamnouna) lui dit : Cet homme (toi) veut-il attirer sur lui-même des souffrances ? Car il est écrit : « Car ce que je craignais m'est arrivé, et ce que je redoutais m'est survenu » (Job 3, 25). Il répondit : Mais n'est-il pas écrit : « Heureux l'homme qui craint toujours » ? Rav Hamnouna répondit : Ce verset-là est écrit au sujet des paroles de Torah.
- הַנִּכְנָס לִכְרַךְ.La Michna enseigne : Celui qui entre dans une grande ville fortifiée récite deux prières ; Ben Azaï dit : quatre.
- תָּנוּ רַבָּנַן: בִּכְנִיסָתוֹ מַהוּ אוֹמֵר? — ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהַי שֶׁתַּכְנִיסֵנִי לִכְרַךְ זֶה לְשָׁלוֹם״. נִכְנַס, אוֹמֵר: ״מוֹדֶה אֲנִי לְפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהַי שֶׁהִכְנַסְתַּנִי לִכְרַךְ זֶה לְשָׁלוֹם״. בִּקֵּשׁ לָצֵאת, אוֹמֵר: ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהַי וֵאלֹהֵי אֲבוֹתַי, שֶׁתּוֹצִיאֵנִי מִכְּרַךְ זֶה לְשָׁלוֹם״. יָצָא, אוֹמֵר: ״מוֹדֶה אֲנִי לְפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהַי שֶׁהוֹצֵאתַנִי מִכְּרַךְ זֶה לְשָׁלוֹם. וּכְשֵׁם שֶׁהוֹצֵאתַנִי לְשָׁלוֹם, כָּךְ תּוֹלִיכֵנִי לְשָׁלוֹם, וְתִסְמְכֵנִי לְשָׁלוֹם, וְתַצְעִידֵנִי לְשָׁלוֹם, וְתַצִּילֵנִי מִכַּף כׇּל אוֹיֵב וְאוֹרֵב בַּדֶּרֶךְ״.Nos Maîtres ont enseigné : À son entrée, que dit-il ?
« Qu'il soit Ta volonté, Hachem mon D.ieu, de me faire entrer dans cette ville en paix. »
Une fois entré, il dit : « Je Te rends grâce, Hachem mon D.ieu, de m'avoir fait entrer dans cette ville en paix. »
Lorsqu'il veut sortir, il dit : « Qu'il soit Ta volonté, Hachem mon D.ieu et D.ieu de mes pères, de me faire sortir de cette ville en paix. »
Une fois sorti, il dit : « Je Te rends grâce, Hachem mon D.ieu, de m'avoir fait sortir de cette ville en paix ; et de même que Tu m'as fait sortir en paix, conduis-moi en paix, soutiens-moi en paix, guide mes pas en paix, et sauve-moi de la main de tout ennemi et de tout embusqué sur la route. » - אָמַר רַב מַתְנָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּכְרַךְ שֶׁאֵין דָּנִין וְהוֹרְגִין בּוֹ, אֲבָל בִּכְרַךְ שֶׁדָּנִין וְהוֹרְגִין בּוֹ — לֵית לַן בַּהּ.Rav Matna a dit : On ne l'a enseigné que pour une ville où l'on ne juge pas et où l'on n'exécute pas les criminels (car on risque d'y être tué sans jugement) ; mais dans une ville où l'on juge et où l'on exécute, cela ne nous concerne pas : si l'on n'est pas coupable, on ne risque rien.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב מַתְנָא: אֲפִילּוּ בִּכְרַךְ שֶׁדָּנִין וְהוֹרְגִין בּוֹ, זִימְנִין דְּלָא מִתְרְמֵי לֵיהּ אִינָשׁ דְּיָלֵיף לֵיהּ זְכוּתָא.Certains disent que Rav Matna a dit : au contraire, même dans une ville où l'on juge et où l'on exécute, il faut prier, car parfois il ne se trouve personne pour plaider en sa faveur.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַנִּכְנָס לְבֵית הַמֶּרְחָץ, אוֹמֵר: ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהַי שֶׁתַּצִּילֵנִי מִזֶּה וְכַיּוֹצֵא בּוֹ, וְאַל יֶאֱרַע בִּי דְּבַר קַלְקָלָה וְעָוֹן. וְאִם יֶאֱרַע בִּי דְּבַר קַלְקָלָה וְעָוֹן — תְּהֵא מִיתָתִי כַּפָּרָה לְכׇל עֲוֹנוֹתַי״.Nos Maîtres ont enseigné : Celui qui entre dans un bain public (chauffé par un feu sous le sol, où l'on court un danger) dit : « Qu'il soit Ta volonté, Hachem mon D.ieu, de me sauver de ceci et de ce qui lui ressemble, et qu'il ne m'arrive ni accident ni faute. Et s'il m'arrive un accident ou une faute, que ma mort soit une expiation pour toutes mes fautes. »
- אָמַר אַבָּיֵי: לָא לֵימָא אִינָשׁ הָכִי, דְּלָא לִפְתַּח פּוּמֵּיהּ לְשָׂטָן. דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, וְכֵן תָּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב יוֹסֵי: לְעוֹלָם אַל יִפְתַּח אָדָם פִּיו לַשָּׂטָן.Abayé a dit : Que l'homme ne dise pas ainsi (« s'il m'arrive un accident »), afin de ne pas ouvrir sa bouche au Satan ; car Rech Lakich a dit, et on l'a aussi enseigné au nom de Rabbi Yossé : Que l'homme n'ouvre jamais sa bouche au Satan en évoquant de lui-même un malheur.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: מַאי קְרָאָה — דִּכְתִיב: ״כִּמְעָט כִּסְדֹם הָיִינוּ לַעֲמֹרָה דָּמִינוּ״, מַאי אַהְדַּר לְהוּ נָבִיא — ״שִׁמְעוּ דְּבַר ה׳ קְצִינֵי סְדֹם וְגוֹ׳״.Rav Yossef a dit : Quel est le verset qui l'indique ? Comme il est écrit : « Peu s'en fallut que nous ne fussions comme Sedom, que nous ne ressemblions à Amora » (Isaïe 1, 9). Que leur répondit le prophète ? « Écoutez la parole d'Hachem, chefs de Sedom, etc. » (Isaïe 1, 10). Après qu'ils eurent évoqué Sedom, ils y furent comparés.
- כִּי נָפֵיק מַאי אוֹמֵר? אָמַר רַב אַחָא: ״מוֹדֶה אֲנִי לְפָנֶיךָ ה׳ שֶׁהִצַּלְתַּנִי מִן הָאוּר״.Lorsqu'il sort du bain, que dit-il ? Rav A'ha a dit : « Je Te rends grâce, Hachem, de m'avoir sauvé du feu. »
- רַבִּי אֲבָהוּ עָל לְבֵי בָנֵי. אִפְּחִית בֵּי בָנֵי מִתּוּתֵיהּ, אִתְרְחִישׁ לֵיהּ נִיסָּא קָם עַל עַמּוּדָא, שֵׁזִיב מְאָה וְחַד גַּבְרֵי בְּחַד אֵבְרֵיהּ. אֲמַר: הַיְינוּ דְּרַב אַחָא.Rabbi Abahou entra dans un bain public. Le sol du bain s'effondra sous lui ; un miracle se produisit pour lui : il se tint sur une colonne et sauva cent un hommes d'un seul bras. Il dit : C'est bien ce qu'a dit Rav A'ha (qu'il faut rendre grâce en sortant du bain).
- דְּאָמַר רַב אַחָא: הַנִּכְנָס לְהַקִּיז דָּם, אוֹמֵר: ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהַי שֶׁיְּהֵא עֵסֶק זֶה לִי לִרְפוּאָה, וּתְרַפְּאֵנִי. כִּי אֵל רוֹפֵא נֶאֱמָן אָתָּה וּרְפוּאָתְךָ אֱמֶת, לְפִי שֶׁאֵין דַּרְכָּן שֶׁל בְּנֵי אָדָם לְרַפּאוֹת אֶלָּא שֶׁנָּהֲגוּ״.Car Rav A'ha a dit : Celui qui entre pour se faire saigner dit : « Qu'il soit Ta volonté, Hachem mon D.ieu, que cette entreprise soit pour moi une guérison, et guéris-moi. Car Tu es un D.ieu, médecin fidèle, et Ta guérison est vérité ; car ce n'est pas la voie des hommes de guérir, mais ils en ont pris l'habitude. »
- אָמַר אַבָּיֵי: לָא לֵימָא אִינָשׁ הָכִי, דְּתָנֵי דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְרַפֹּא יְרַפֵּא״ — מִכָּאן שֶׁנִּיתְּנָה רְשׁוּת לָרוֹפֵא לְרַפּאוֹת.Abayé a dit : Que l'homme ne dise pas ainsi, car on a enseigné dans l'école de Rabbi Ichmaël : il est dit « et il le fera guérir » (Exode 21, 19) : de là on apprend que la permission a été donnée au médecin de guérir.
- כִּי קָאֵי מַאי אוֹמֵר? — אָמַר רַב אַחָא: ״בָּרוּךְ … רוֹפֵא חִנָּם״.Lorsqu'il se relève après la saignée, que dit-il ? Rav A'ha a dit : « Béni… qui guérit gratuitement. »
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.