Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּנִיחָא לְהוּ דְּמַקְבַּע לְהוּ בְּחוֹבָה מֵעִיקָּרָא.dans le cas du serviteur, car ils préfèrent se constituer dès le départ dans l'obligation du zimoun, plutôt que dans un zimoun facultatif.
- תָּא שְׁמַע: נָשִׁים מְזַמְּנוֹת לְעַצְמָן, וַעֲבָדִים מְזַמְּנִים לְעַצְמָן, נָשִׁים וַעֲבָדִים וּקְטַנִּים אִם רָצוּ לְזַמֵּן — אֵין מְזַמְּנִין. וְהָא נָשִׁים אֲפִילּוּ מְאָה וְהָא מְאָה נָשֵׁי כִּתְרֵי גַּבְרֵי דָּמְיָין, וְקָתָנֵי נָשִׁים מְזַמְּנוֹת לְעַצְמָן וַעֲבָדִים מְזַמְּנִין לְעַצְמָן!La Guemara apporte une autre preuve : Viens et entends : Les femmes font le zimoun entre elles, et les esclaves font le zimoun entre eux ; mais femmes, esclaves et mineurs ensemble, même s'ils veulent faire le zimoun, ne font pas le zimoun. Or les femmes, même cent – et cent femmes sont considérées comme deux hommes, puisqu'elles ne peuvent pas constituer un quorum de prière –, et pourtant il enseigne : les femmes font le zimoun entre elles, et les esclaves font le zimoun entre eux ! On voit donc que, comme les femmes, deux hommes peuvent faire le zimoun.
- שָׁאנֵי הָתָם דְּאִיכָּא דֵּעוֹת.La Guemara rejette cela : C'est différent là-bas, car il y a trois esprits : bien que les femmes ne puissent pas constituer un quorum de prière, trois femmes forment trois esprits qui accomplissent le verset « Magnifiez Hachem avec moi, et exaltons ensemble Son nom » ; ce que deux hommes ne peuvent pas faire.
- אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: נָשִׁים וַעֲבָדִים אִם רָצוּ לְזַמֵּן — אֵין מְזַמְּנִין. אַמַּאי לָא, וְהָא אִיכָּא דֵּעוֹת!La Guemara objecte : S'il en est ainsi, dis la fin de la baraïta : Femmes et esclaves, s'ils veulent faire le zimoun, ne font pas le zimoun. Pourquoi pas ? Il y a pourtant des esprits !
- שָׁאנֵי הָתָם מִשּׁוּם פְּרִיצוּתָא.La Guemara répond : ce n'est pas pour cette raison que femmes et esclaves ne font pas le zimoun ensemble ; c'est différent là-bas : les Sages ont craint de les réunir à cause de la débauche.
- תִּסְתַּיֵּים, דְּרַב דְּאָמַר אִם רָצוּ לְזַמֵּן — אֵין מְזַמְּנִין. דְּאָמַר רַב דִּימִי בַּר יוֹסֵף אָמַר רַב: שְׁלֹשָׁה שֶׁאָכְלוּ כְּאַחַת וְיָצָא אֶחָד מֵהֶם לַשּׁוּק — קוֹרְאִין לוֹ וּמְזַמְּנִין עָלָיו. טַעְמָא דְּקוֹרְאִין לוֹ, הָא לֹא קוֹרְאִין לוֹ — לָא!Dans la machlokèt entre Rav et Rabbi Yo'hanan, on ne sait pas lequel des deux soutient quel avis. La Guemara tente de le déterminer : Concluons que c'est Rav qui a dit : S'ils veulent faire le zimoun, ils ne font pas le zimoun. Car Rav Dimi bar Yossef a dit au nom de Rav : Trois qui ont mangé ensemble, et l'un d'eux est sorti au marché : on l'appelle et on fait le zimoun avec lui. La raison est qu'on l'appelle ; mais si on ne l'appelle pas, non, on ne peut pas faire le zimoun à deux !
- שָׁאנֵי הָתָם דְּאִקְּבַעוּ לְהוּ בְּחוֹבָה מֵעִיקָּרָא.La Guemara rejette cette preuve : C'est différent là-bas, car ils se sont constitués dès le départ dans l'obligation du zimoun, en groupe de trois ; c'est pourquoi il faut l'appeler pour l'inclure.
- אֶלָּא תִּסְתַּיֵּים, דְּרַבִּי יוֹחָנָן הוּא דְּאָמַר אִם רָצוּ לְזַמֵּן — אֵין מְזַמְּנִין, דְּאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שְׁנַיִם שֶׁאָכְלוּ כְּאַחַת — אֶחָד מֵהֶן יוֹצֵא בְּבִרְכַּת חֲבֵירוֹ.La Guemara tente de prouver l'inverse : Concluons plutôt que c'est Rabbi Yo'hanan qui a dit : S'ils veulent faire le zimoun, ils ne font pas le zimoun. Car Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Deux qui ont mangé ensemble, l'un d'eux s'acquitte de son obligation par la bénédiction de son compagnon.
- וַהֲוֵינַן בַּהּ: מַאי קָא מַשְׁמַע לַן, תְּנֵינָא: שָׁמַע וְלֹא עָנָה — יָצָא! וְאָמַר רַבִּי זֵירָא לוֹמַר שֶׁאֵין בִּרְכַּת הַזִּימּוּן בֵּינֵיהֶם. תִּסְתַּיֵּים.Et nous en avons discuté : que nous enseigne-t-il ? Nous l'avons déjà appris explicitement : Celui qui a entendu une bénédiction et n'a pas répondu « Amen » est quitte ! Et Rabbi Zeira a dit : il vient nous enseigner qu'il n'y a pas de bénédiction du zimoun entre eux. Concluons-en donc que c'est Rabbi Yo'hanan qui pense que deux ne font pas le zimoun.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא בַּר רַב הוּנָא לְרַב הוּנָא: וְהָא רַבָּנַן דַּאֲתוֹ מִמַּעְרְבָא אָמְרִי, אִם רָצוּ לְזַמֵּן — מְזַמְּנִין, מַאי לָאו דִּשְׁמִיעַ לְהוּ מֵרַבִּי יוֹחָנָן? לָא, דִּשְׁמִיעַ לְהוּ מֵרַב, מִקַּמֵּי דִּנְחֵית לְבָבֶל.À ce propos, Rava bar Rav Houna a dit à son père Rav Houna : Mais les Sages venus de l'Occident (la terre d'Israël) disent que deux qui ont mangé ensemble, s'ils veulent faire le zimoun, font le zimoun ! N'est-ce pas qu'ils l'ont entendu de Rabbi Yo'hanan, qui était en terre d'Israël ? Rav Houna lui répondit : Non, ce n'est pas une preuve, car il se peut qu'ils l'aient entendu de Rav, avant qu'il ne descende à Babel.
- גּוּפָא. אָמַר רַב דִּימִי בַּר יוֹסֵף אָמַר רַב: שְׁלֹשָׁה שֶׁאָכְלוּ כְּאַחַת, וְיָצָא אֶחָד מֵהֶם לַשּׁוּק — קוֹרְאִין לוֹ, וּמְזַמְּנִין עָלָיו. אָמַר אַבָּיֵי: וְהוּא דְּקָרוּ לֵיהּ וְעָנֵי.La Guemara revient au fond de l'enseignement cité : Rav Dimi bar Yossef a dit au nom de Rav : Trois qui ont mangé ensemble, et l'un d'eux est sorti au marché : on l'appelle et on fait le zimoun avec lui, même s'il n'est pas assis avec eux. Abayé a dit : Cela ne s'applique que lorsqu'on l'appelle et qu'il répond ; mais s'il est trop loin pour répondre, on ne peut pas l'inclure.
- אָמַר מָר זוּטְרָא: וְלָא אֲמַרַן, אֶלָּא בִּשְׁלֹשָׁה, אֲבָל בַּעֲשָׂרָה עַד דְּנֵיתֵי.Mar Zoutra a dit : Nous n'avons dit cela (qu'il suffit d'entendre et de répondre) que pour un zimoun de trois ; mais pour un zimoun de dix, où l'on mentionne le nom de D.ieu, on ne peut faire le zimoun que lorsqu'il revient s'asseoir avec eux.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב אָשֵׁי: אַדְּרַבָּא אִיפְּכָא מִסְתַּבְּרָא תִּשְׁעָה נִרְאִין כַּעֲשָׂרָה, שְׁנַיִם אֵין נִרְאִין כִּשְׁלֹשָׁה.Rav Achi objecte avec force : Au contraire, c'est l'inverse qui est logique ! Neuf ont l'air de dix : même s'il en manque un, le quorum ne semble pas incomplet ; deux n'ont pas l'air de trois : il serait donc logique d'exiger la présence réelle du troisième.
- וְהִלְכְתָא כְּמָר זוּטְרָא. מַאי טַעְמָא? — כֵּיוָן דְּבָעֵי לְאַדְכּוֹרֵי שֵׁם שָׁמַיִם — בְּצִיר מֵעֲשָׂרָה לָאו אוֹרַח אַרְעָא.La Guemara conclut : Et la halakha est conforme à Mar Zoutra. Quelle en est la raison ? Puisqu'il faut mentionner le Nom du Ciel dans un zimoun de dix, avec moins de dix personnes présentes ce n'est pas convenable.
- אָמַר אַבָּיֵי: נְקִיטִינַן שְׁנַיִם שֶׁאָכְלוּ כְּאַחַת — מִצְוָה לֵיחָלֵק. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: שְׁנַיִם שֶׁאָכְלוּ כְּאַחַת — מִצְוָה לֵיחָלֵק. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים, כְּשֶׁשְּׁנֵיהֶם סוֹפְרִים, אֲבָל אֶחָד סוֹפֵר וְאֶחָד בּוּר — סוֹפֵר מְבָרֵךְ, וּבוּר יוֹצֵא.Au sujet des règles du zimoun, Abayé a dit : Nous avons une tradition : Deux qui ont mangé ensemble, c'est une mitsva pour eux de se séparer, et que chacun bénisse pour soi. Il a été enseigné aussi ainsi dans une baraïta : Deux qui ont mangé ensemble, c'est une mitsva de se séparer. Dans quel cas cela a-t-il été dit ? Lorsque tous deux sont des lettrés (soferim), capables de réciter prières et bénédictions ; mais si l'un est un lettré et l'autre un ignorant, le lettré bénit, et l'ignorant s'acquitte ainsi de son obligation.
- אָמַר רָבָא: הָא מִילְּתָא אַמְרִיתָא אֲנָא, וְאִיתַּמְרָה מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי זֵירָא כְּווֹתִי: שְׁלֹשָׁה שֶׁאָכְלוּ כְּאַחַת, אֶחָד מַפְסִיק לַשְּׁנַיִם, וְאֵין שְׁנַיִם מַפְסִיקִין לָאֶחָד.Rava a dit : Cet enseignement, c'est moi qui l'ai dit, et il a été dit au nom de Rabbi Zeira conformément à mon avis : Trois qui ont mangé ensemble, mais n'ont pas terminé leur repas en même temps : un seul interrompt son repas pour deux, afin de faire avec eux le zimoun, mais deux n'interrompent pas leur repas pour un seul.
- וְלָא? וְהָא רַב פָּפָּא אַפְסֵיק לֵיהּ לְאַבָּא מָר בְּרֵיהּ אִיהוּ וְחַד! שָׁאנֵי רַב פָּפָּא, דְּלִפְנִים מִשּׁוּרַת הַדִּין הוּא דַּעֲבַד.La Guemara objecte : Et deux n'interrompent-ils vraiment pas pour un seul ? Or Rav Pappa a interrompu son repas pour Abba Mar, son fils, lui et un autre ! La Guemara répond : Rav Pappa, c'est différent, car il a agi au-delà de la stricte lettre de la loi (lifnim michourat hadin).
- יְהוּדָה בַּר מָרִימָר וּמָר בַּר רַב אָשֵׁי וְרַב אַחָא מִדִּיפְתִּי כָּרְכִי רִיפְתָּא בַּהֲדֵי הֲדָדֵי, לָא הֲוָה בְּהוּ חַד דַּהֲוָה מוּפְלָג מֵחַבְרֵיהּ לְבָרוֹכֵי לְהוּ. יָתְבִי וְקָא מִיבַּעְיָא לְהוּ: הָא דִּתְנַן שְׁלֹשָׁה שֶׁאָכְלוּ כְּאַחַת חַיָּיבִין לְזַמֵּן, הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּאִיכָּא אָדָם גָּדוֹל, אֲבָל הֵיכָא דְּכִי הֲדָדֵי נִינְהוּ — חִלּוּק בְּרָכוֹת עָדִיף.La Guemara rapporte : Yehouda bar Mareimar, Mar bar Rav Achi et Rav A'ha de Difti mangeaient du pain ensemble. Il n'y avait parmi eux personne qui fût supérieur à ses compagnons, en âge ou en sagesse, et qui se serait imposé pour bénir pour eux. Ils étaient assis et se posaient la question : Ce que nous avons appris dans la Michna : « Trois qui ont mangé ensemble sont tenus de faire le zimoun », cela ne vaut-il que là où il y a un grand homme parmi eux, mais là où ils sont égaux, peut-être vaut-il mieux séparer les bénédictions ?
- בָּרֵיךְ אִינִישׁ לְנַפְשֵׁיהּ. אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּמָרִימָר. אָמַר לְהוּ: יְדֵי בְּרָכָה יְצָאתֶם, יְדֵי זִימּוּן לֹא יְצָאתֶם. וְכִי תֵּימְרוּ: נֶיהְדַּר וּנְזַמֵּן, אֵין זִימּוּן לְמַפְרֵעַ.Ainsi firent-ils : chacun bénit pour soi. Ils vinrent devant Mareimar pour lui demander s'ils avaient bien agi. Il leur dit : Vous vous êtes acquittés de la bénédiction sur votre repas, mais vous ne vous êtes pas acquittés du zimoun. Et si vous dites : Revenons et faisons le zimoun – il n'y a pas de zimoun rétroactif : une fois la bénédiction du repas récitée, on ne peut plus faire le zimoun.
- בָּא וּמְצָאָן כְּשֶׁהֵן מְבָרְכִים, מַהוּ אוֹמֵר אַחֲרֵיהֶם? רַב זְבִיד אָמַר: ״בָּרוּךְ וּמְבוֹרָךְ״. רַב פָּפָּא אָמַר: עוֹנֶה ״אָמֵן״.La Guemara pose une autre question : Celui qui est venu et les a trouvés en train de bénir (de faire le zimoun), que dit-il après eux ? Rav Zevid a dit : il dit « Béni soit-Il et béni soit Son nom à tout jamais ». Rav Pappa a dit : Il répond « Amen ».
- וְלָא פְּלִיגִי, הָא — דְּאַשְׁכְּחִינְהוּ דְּקָא אָמְרִי ״נְבָרֵךְ״, וְהָא — דְּאַשְׁכְּחִינְהוּ דְּקָא אָמְרִי ״בָּרוּךְ״. אַשְׁכְּחִינְהוּ דְּקָא אָמְרִי ״נְבָרֵךְ״ — אוֹמֵר ״בָּרוּךְ וּמְבוֹרָךְ״, אַשְׁכְּחִינְהוּ דְּקָא אָמְרִי ״בָּרוּךְ״ — עוֹנֶה ״אָמֵן״.La Guemara explique que Rav Zevid et Rav Pappa ne sont pas en désaccord : celui-ci parle du cas où il les a trouvés en train de dire « Bénissons » ; et celui-là, du cas où il les a trouvés en train de dire « Béni soit-Il ». La Guemara précise : S'il les a trouvés en train de dire « Bénissons », il dit « Béni soit-Il et béni soit Son nom… » ; s'il les a trouvés en train de dire « Béni soit-Il », il répond « Amen ».
- תָּנֵי חֲדָא: הָעוֹנֶה ״אָמֵן״ אַחַר בִּרְכוֹתָיו — הֲרֵי זֶה מְשׁוּבָּח. וְתַנְיָא אִידַּךְ: הֲרֵי זֶה מְגוּנֶּה.Une explication semblable résout une difficulté voisine. Il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui répond « Amen » après ses propres bénédictions, c'est louable. Et il a été enseigné dans une autre baraïta : C'est blâmable.
- לָא קַשְׁיָא, הָא — בְּ״בוֹנֶה יְרוּשָׁלַיִם״. הָא — בִּשְׁאָר בְּרָכוֹת.Ce n'est pas difficile : celle-ci, qui dit que c'est louable, parle de la bénédiction « Qui bâtit Jérusalem » (Boné Yerouchalayim) ; celle-là, qui dit que c'est blâmable, parle des autres bénédictions.
- אַבָּיֵי עָנֵי לֵיהּ בְּקָלָא, כִּי הֵיכִי דְּלִשְׁמְעוּ פּוֹעֲלִים וְלֵיקוּמוּ, דְּ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״ לָאו דְּאוֹרָיְיתָא. רַב אָשֵׁי עָנֵי לֵיהּ בִּלְחִישָׁא, כִּי הֵיכִי דְּלָא נְזַלְזְלוּ בְּ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״.La Guemara rapporte : Abayé répondait « Amen » à voix haute après « Qui bâtit Jérusalem », afin que les ouvriers l'entendent et se lèvent pour retourner au travail, car la bénédiction suivante, « Qui est bon et fait le bien » (Hatov vehamétiv), n'est pas d'ordre toranique, et les ouvriers n'ont pas à la réciter. Rav Achi répondait « Amen » à voix basse, afin qu'on ne méprise pas la bénédiction « Qui est bon et fait le bien ».
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