Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי זֵירָא חֲלַשׁ, עָל לְגַבֵּיהּ רַבִּי אֲבָהוּ, קַבֵּיל עֲלֵיהּ: אִי מִתְּפַח קַטִּינָא חֲרִיךְ שָׁקֵי — עָבֵידְנָא יוֹמָא טָבָא לְרַבָּנַן. אִתְּפַח, עֲבַד סְעוֹדְתָּא לְכוּלְּהוּ רַבָּנַן. כִּי מְטָא לְמִשְׁרֵי אֲמַר לֵיהּ לְרַבִּי זֵירָא: לִישְׁרֵי לַן מָר. אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר לְהָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר: בַּעַל הַבַּיִת בּוֹצֵעַ? שְׁרָא לְהוּ.La Guemara raconte : Rabbi Zeira tomba malade. Rabbi Abahou alla le voir et prit sur lui cet engagement : Si le petit homme aux jambes brûlées – surnom de Rabbi Zeira – guérit, je ferai un jour de fête pour les Sages. Rabbi Zeira guérit, et Rabbi Abahou fit un festin pour tous les Sages. Lorsqu'arriva le moment de commencer le repas en rompant le pain, Rabbi Abahou dit à Rabbi Zeira : Que le Maître commence pour nous. Rabbi Zeira lui dit : Le Maître ne partage-t-il pas cet enseignement de Rabbi Yo'hanan, qui a dit : Le maître de maison rompt le pain ? Rabbi Abahou commença donc pour eux.
- כִּי מְטָא לְבָרוֹכֵי, אֲמַר לֵיהּ: נְבָרֵיךְ לַן מָר. אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר לְהָא דְּרַב הוּנָא דְּמִן בָּבֶל דְּאָמַר: בּוֹצֵעַ מְבָרֵךְ?Lorsqu'arriva le moment de bénir, Rabbi Abahou lui dit : Que le Maître bénisse pour nous (récite le Birkat hamazon, la bénédiction après le repas). Rabbi Zeira lui dit : Le Maître ne partage-t-il pas cet enseignement de Rav Houna, de Babylone, qui a dit : Celui qui rompt le pain bénit ?
- וְאִיהוּ, כְּמַאן סְבִירָא לֵיהּ?La Guemara demande : Et lui, Rabbi Abahou, selon qui pense-t-il, pour avoir demandé à Rabbi Zeira de bénir ?
- כִּי הָא דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: בַּעַל הַבַּיִת בּוֹצֵעַ, וְאוֹרֵחַ מְבָרֵךְ. בַּעַל הַבַּיִת בּוֹצֵעַ — כְּדֵי שֶׁיִּבְצַע בְּעַיִן יָפָה. וְאוֹרֵחַ מְבָרֵךְ — כְּדֵי שֶׁיְּבָרֵךְ בַּעַל הַבַּיִת.La Guemara répond : Selon ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan au nom de Rabbi Chimon ben Yo'haï : Le maître de maison rompt le pain et l'invité bénit. Le maître de maison rompt, afin qu'il rompe d'un œil bienveillant, généreusement – alors qu'un invité aurait scrupule à couper de grosses parts ; et l'invité bénit, afin qu'il bénisse le maître de maison au cours du Birkat hamazon.
- מַאי מְבָרֵךְ — ״יְהִי רָצוֹן שֶׁלֹּא יֵבוֹשׁ בַּעַל הַבַּיִת בָּעוֹלָם הַזֶּה, וְלֹא יִכָּלֵם לְעוֹלָם הַבָּא״.Que dit-il pour bénir son hôte ? « Qu'il soit Ta volonté que le maître de maison n'ait pas honte dans ce monde-ci et ne soit pas humilié dans le monde futur. »
- וְרַבִּי מוֹסִיף בָּהּ דְּבָרִים: ״וְיִצְלַח מְאֹד בְּכָל נְכָסָיו, וְיִהְיוּ נְכָסָיו וּנְכָסֵינוּ מוּצְלָחִים וּקְרוֹבִים לָעִיר, וְאַל יִשְׁלוֹט שָׂטָן לֹא בְּמַעֲשֵׂי יָדָיו וְלֹא בְּמַעֲשֵׂי יָדֵינוּ, וְאַל יִזְדַּקֵּר לֹא לְפָנָיו וְלֹא לְפָנֵינוּ שׁוּם דְּבַר הִרְהוּר חֵטְא וַעֲבֵירָה וְעָוֹן מֵעַתָּה וְעַד עוֹלָם״.Et Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi) y ajoutait des choses : « Et qu'il réussisse grandement dans tous ses biens ; que ses biens et nos biens soient prospères et proches de la ville ; que le Satan n'ait d'emprise ni sur l'œuvre de ses mains ni sur l'œuvre de nos mains ; et que ne se présente ni devant lui ni devant nous aucune pensée de faute, de transgression ni d'iniquité, dès maintenant et à jamais. »
- עַד הֵיכָן בִּרְכַּת הַזִּמּוּן.La Guemara demande : Jusqu'où s'étend la bénédiction du zimoun (l'invitation collective à bénir, lorsque trois ont mangé ensemble) ?
- רַב נַחְמָן אָמַר עַד ״נְבָרֵךְ״, וְרַב שֵׁשֶׁת אָמַר, עַד ״הַזָּן״.Rav Na'hman dit : jusqu'à « Bénissons » (Nevarekh). Et Rav Chéchet dit : jusqu'à « Qui nourrit » (Hazan), c'est-à-dire jusqu'à la fin de la première bénédiction du Birkat hamazon.
- נֵימָא כְּתַנָּאֵי, דְּתָנֵי חֲדָא: בִּרְכַּת הַמָּזוֹן שְׁנַיִם וּשְׁלֹשָׁה, וְתַנְיָא אִידַּךְ: שְׁלֹשָׁה וְאַרְבָּעָה. סַבְרוּהָ, דְּכוּלֵּי עָלְמָא ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״ לָאו דְּאוֹרָיְיתָא הִיא, מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי: מַאן דְּאָמַר שְׁתַּיִם וְשָׁלֹשׁ קָסָבַר עַד ״הַזָּן״. — וּמַאן דְּאָמַר שָׁלֹשׁ וְאַרְבַּע קָסָבַר עַד ״נְבָרֵךְ״.La Guemara propose : Disons que c'est comme une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna). Car une baraïta enseigne : Le Birkat hamazon comporte deux et trois bénédictions ; et une autre baraïta enseigne : trois et quatre. Ils ont supposé que, selon tous, « Qui est bon et fait le bien » (Hatov vehamétiv), la quatrième bénédiction, n'est pas prescrite par la Torah. N'est-ce donc pas en ceci qu'ils divergent : celui qui dit « deux et trois » pense que le zimoun s'étend jusqu'à « Qui nourrit » – avec zimoun, on récite trois bénédictions ; sans zimoun, deux seulement, car « Qui nourrit » n'est pas dite ; et celui qui dit « trois et quatre » pense qu'il s'étend jusqu'à « Bénissons » – avec zimoun, on récite quatre bénédictions (les trois du Birkat hamazon plus celle du zimoun), et sans zimoun, trois.
- לָא, רַב נַחְמָן מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ, וְרַב שֵׁשֶׁת מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ:La Guemara rejette : Non : Rav Na'hman explique les baraïtot selon son raisonnement, et Rav Chéchet explique selon son raisonnement.
- רַב נַחְמָן מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ, דְּכוּלֵּי עָלְמָא עַד ״נְבָרֵךְ״. מַאן דְּאָמַר שָׁלֹשׁ וְאַרְבַּע — שַׁפִּיר, וּמַאן דְּאָמַר שְׁתַּיִם וְשָׁלֹשׁ — אָמַר לָךְ הָכָא בְּבִרְכַּת פּוֹעֲלִים עָסְקִינַן, דְּאָמַר מָר, פּוֹתֵחַ בְּ״הַזָּן״ וְכוֹלֵל ״בּוֹנֵה יְרוּשָׁלַיִם״ בְּבִרְכַּת הָאָרֶץ.Rav Na'hman explique selon son raisonnement : selon tous, le zimoun s'étend jusqu'à « Bénissons ». Pour celui qui dit « trois et quatre », c'est bien. Et celui qui dit « deux et trois » te dira : Ici, nous traitons de la bénédiction des ouvriers, car le Maître a dit que l'ouvrier au travail abrège le Birkat hamazon : il commence par « Qui nourrit » et inclut « Qui construit Jérusalem » dans la bénédiction de la terre.
- רַב שֵׁשֶׁת מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ, דְּכוּלֵּי עָלְמָא עַד ״הַזָּן״. מַאן דְּאָמַר שְׁתַּיִם וְשָׁלֹשׁ — שַׁפִּיר, וּמַאן דְּאָמַר שָׁלֹשׁ וְאַרְבַּע קָסָבַר ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״ דְּאוֹרָיְיתָא הִיא.Rav Chéchet explique selon son raisonnement : selon tous, le zimoun s'étend jusqu'à « Qui nourrit ». Pour celui qui dit « deux et trois », c'est bien ; et celui qui dit « trois et quatre » pense que « Qui est bon et fait le bien » est prescrite par la Torah.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: תִּדַּע דְּ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״ לָאו דְּאוֹרָיְיתָא — שֶׁהֲרֵי פּוֹעֲלִים עוֹקְרִים אוֹתָהּ.À ce sujet, Rav Yossef a dit : Sache que « Qui est bon et fait le bien » n'est pas prescrite par la Torah, car les ouvriers la suppriment ; or, si elle était de la Torah, on ne pourrait pas la supprimer.
- אָמַר רַב יִצְחָק בַּר שְׁמוּאֵל בַּר מָרְתָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב תִּדַּע דְּ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״ לָאו דְּאוֹרָיְיתָא שֶׁהֲרֵי פּוֹתֵחַ בָּהּ בְּ״בָרוּךְ״ וְאֵין חוֹתֵם בָּהּ בְּ״בָרוּךְ״, כִּדְתַנְיָא: כׇּל הַבְּרָכוֹת כּוּלָּן פּוֹתֵחַ בָּהֶן בְּ״בָרוּךְ״ וְחוֹתֵם בָּהֶן בְּ״בָרוּךְ״, חוּץ מִבִּרְכַּת הַפֵּירוֹת וּבִרְכַּת הַמִּצְווֹת, וּבְרָכָה הַסְּמוּכָה לַחֲבֶרְתָּהּ, וּבְרָכָה אַחֲרוֹנָה שֶׁבִּקְרִיאַת שְׁמַע, יֵשׁ מֵהֶן שֶׁפּוֹתֵחַ בָּהֶן בְּ״בָרוּךְ״ וְאֵין חוֹתֵם בְּ״בָרוּךְ״,Rav Yits'hak bar Chmouel bar Marta a dit au nom de Rav : Sache que « Qui est bon et fait le bien » n'est pas prescrite par la Torah, car on l'ouvre par « Béni » (Baroukh) et on ne la conclut pas par « Béni », comme les bénédictions indépendantes de ce type, ainsi qu'il est enseigné dans une baraïta : Toutes les bénédictions, on les ouvre par « Béni » et on les conclut par « Béni », sauf la bénédiction sur les fruits, la bénédiction sur les mitsvot, une bénédiction attenante à une autre, et la dernière bénédiction de la lecture du Chema. Il y a parmi elles des bénédictions qu'on ouvre par « Béni » et qu'on ne conclut pas par « Béni » ;
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