Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּגוֹרֵם בְּרָכָה לְעַצְמוֹ.Le vin n'est pas acquitté par le pain, car il entraîne une bénédiction pour lui-même : il est si important qu'on récite sur lui une bénédiction en plus d'autres bénédictions, comme pour le Kiddouch et la Havdala, même lorsqu'on n'a pas particulièrement besoin de le boire. Aussi, pendant le repas, on récite une bénédiction sur le vin, et il n'est pas acquitté par la bénédiction sur le pain.
- רַב הוּנָא אֲכַל תְּלֵיסַר רִיפְתֵי בְּנֵי תְּלָתָא תְּלָתָא בְּקַבָּא וְלָא בָּרֵיךְ. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: עָדֵי כַּפְנָא! אֶלָּא כֹּל שֶׁאֲחֵרִים קוֹבְעִים עָלָיו סְעוּדָה, צָרִיךְ לְבָרֵךְ.Puisqu'il a été question du pain servi en dessert, la Guemara rapporte que Rav Houna mangea treize pains sucrés de bonne taille, de ceux dont on fait trois pains par kav (mesure de farine), et il ne récita pas la bénédiction après le repas, car il considérait qu'il ne s'agissait pas de vrai pain. Rav Na'hman lui dit : Cela, c'est manger par faim ! On ne mange pas autant comme simple dessert. Mais la règle est : tout aliment sur lequel d'autres personnes fondent un repas (car il rassasie), on doit réciter sur lui la bénédiction après le repas.
- רַב יְהוּדָה הֲוָה עָסֵיק לֵיהּ לִבְרֵיהּ בֵּי רַב יְהוּדָה בַּר חֲבִיבָא. אַיְיתוֹ לְקַמַּיְיהוּ פַּת הַבָּאָה בְּכִסָנִין. כִּי אֲתָא, שַׁמְעִינְהוּ דְּקָא מְבָרְכִי ״הַמּוֹצִיא״. אָמַר לְהוּ: מַאי ״צִיצִי״ דְּקָא שָׁמַעְנָא? דִּילְמָא ״הַמּוֹצִיא לֶחֶם מִן הָאָרֶץ״ קָא מְבָרְכִיתוּ? אָמְרִי לֵיהּ: אִין. דְּתַנְיָא, רַבִּי מוּנָא אָמַר מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה: פַּת הַבָּאָה בְּכִסָנִין מְבָרְכִין עָלֶיהָ ״הַמּוֹצִיא״, וְאָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי מוּנָא.La Guemara rapporte encore : Rav Yehouda était occupé aux préparatifs du mariage de son fils dans la maison de Rav Yehouda bar 'Haviva. On apporta devant eux du pain servi en dessert (pat haba'a bekhissanin). Lorsqu'il arriva, il les entendit réciter la bénédiction Hamotsi (« Qui fait sortir le pain de la terre »). Il leur dit : Quel est ce tsitsi (ce chuchotement) que j'entends ? Peut-être récitez-vous « Qui fait sortir le pain de la terre » ? Ils lui dirent : Oui, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Mona a dit au nom de Rabbi Yehouda : Sur le pain servi en dessert, on récite Hamotsi. Et Chmouel a dit : La halakha est conforme à l'avis de Rabbi Mona.
- אָמַר לְהוּ: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי מוּנָא אִתְּמַר. אָמְרִי לֵיהּ: וְהָא מָר הוּא דְּאָמַר מִשְּׁמֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל לַחְמָנִיּוֹת מְעָרְבִין בָּהֶן, וּמְבָרְכִין עֲלֵיהֶן ״הַמּוֹצִיא״? שָׁאנֵי הָתָם דְּקָבַע סְעוֹדְתֵּיהּ עֲלַיְיהוּ, אֲבָל הֵיכָא דְּלָא קָבַע סְעוֹדְתֵּיהּ עֲלַיְיהוּ — לָא.Rav Yehouda leur dit : Vous faites erreur ; en réalité il a été dit au nom de Chmouel : La halakha n'est pas conforme à Rabbi Mona. Ils lui dirent : Mais n'est-ce pas le Maître lui-même qui a dit au nom de Chmouel à propos des la'hmaniyot (gaufrettes) : On peut faire un érouv avec elles (pour réunir les cours afin d'y permettre le transport, ou pour joindre les plats permettant de cuisiner à Yom Tov pour Chabbat), et l'on récite sur elles Hamotsi ? Or ce sont aussi des pains sucrés servis en dessert ! Il leur répondit : C'est différent là-bas, car il a fondé son repas sur elles ; mais lorsqu'il n'a pas fondé son repas sur elles, non, on ne récite pas Hamotsi.
- רַב פָּפָּא אִיקְּלַע לְבֵי רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נָתָן. בָּתַר דְּגָמְרִי סְעוֹדְתַּיְיהוּ אַיְיתוֹ לְקַמַּיְיהוּ מִידֵּי לְמֵיכַל שָׁקֵל רַב פָּפָּא וְקָא אָכֵיל. אָמְרִי לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר גָּמַר אָסוּר מִלֶּאֱכוֹל? אָמַר לְהוּ: ״סִלֵּק״ אִתְּמַר.La Guemara rapporte : Rav Pappa se trouva dans la maison de Rav Houna, fils de Rav Natan. Après qu'ils eurent terminé leur repas, on apporta devant eux quelque chose à manger. Rav Pappa prit l'aliment et mangea sans réciter de bénédiction. Ils lui dirent : Le Maître ne pense-t-il pas qu'une fois qu'on a terminé son repas, il est interdit de manger sans réciter de nouvelle bénédiction ? Il leur dit : Dans la version exacte de cette règle, il a été dit : « A enlevé » ; on ne doit réciter une nouvelle bénédiction que si l'on mange après que la table a été enlevée.
- רָבָא וְרַבִּי זֵירָא אִיקְּלַעוּ לְבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא. לְבָתַר דְּסַלִּיקוּ תַּכָּא מִקַּמַּיְיהוּ שַׁדַּרוּ לְהוּ רִיסְתָּנָא מִבֵּי רֵישׁ גָּלוּתָא. רָבָא אָכֵיל וְרַבִּי זֵירָא לָא אָכֵיל. אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר סִלֵּק אָסוּר מִלֶּאֱכוֹל? אֲמַר לֵיהּ: אֲנַן אַתַּכָּא דְּרֵישׁ גָּלוּתָא סָמְכִינַן.De même, la Guemara rapporte : Rava et Rabbi Zeira se trouvèrent dans la maison de l'Exilarque (Roch Galouta). Après qu'on eut enlevé la table de devant eux, on leur envoya une portion (ristena) de nourriture de la maison de l'Exilarque. Rava mangea et Rabbi Zeira ne mangea pas. Rabbi Zeira lui dit : Le Maître ne pense-t-il pas qu'une fois la table enlevée, il est interdit de manger ? Rava lui dit : Nous dépendons de la table de l'Exilarque ; tant qu'il n'a pas terminé son repas, ses invités n'ont pas non plus terminé le leur.
- אָמַר רַב: הָרָגִיל בְּשֶׁמֶן — שֶׁמֶן מְעַכְּבוֹ. אָמַר רַב אָשֵׁי: כִּי הָוֵינַן בֵּי רַב כָּהֲנָא, אָמַר לַן: כְּגוֹן אֲנַן דִּרְגִילִינַן בְּמִשְׁחָא — מִשְׁחָא מְעַכְּבָא לַן. וְלֵית הִלְכְתָא כְּכׇל הָנֵי שְׁמַעְתָּתָא, אֶלָּא כִּי הָא דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב: שָׁלֹשׁ תְּכִיפוֹת הֵן: תֵּכֶף לִסְמִיכָה שְׁחִיטָה, תֵּכֶף לִגְאוּלָּה תְּפִלָּה, תֵּכֶף לִנְטִילַת יָדַיִם בְּרָכָה.Rav a dit : Celui qui a l'habitude de s'oindre les mains d'huile parfumée après le repas, l'huile le retient : tant qu'il ne s'est pas oint, son repas n'est pas considéré comme terminé, et il peut continuer à manger sans nouvelle bénédiction. De même, Rav Achi a dit : Quand nous étions chez Rav Kahana, il nous a dit : Par exemple nous, qui avons l'habitude de l'huile, l'huile nous retient. Cependant, la Guemara conclut : La halakha n'est conforme à aucun de ces enseignements ; la fin du repas ne dépend pas de ces facteurs. Mais elle est conforme à ce qu'a dit Rabbi 'Hiya bar Achi au nom de Rav : Il y a trois choses qui doivent se suivre immédiatement : immédiatement après l'imposition des mains sur la tête du sacrifice, l'abattage ; immédiatement après la bénédiction de la délivrance (Gaal Israël, après le Chema), la prière (la Amida) ; immédiatement après l'ablution des mains de la fin du repas, la bénédiction après le repas.
- אָמַר אַבָּיֵי, אַף אָנוּ נֹאמַר: תֵּכֶף לְתַלְמִידֵי חֲכָמִים בְּרָכָה. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְבָרְכֵנִי ה׳ בִּגְלָלֶךָ״. אִיבָּעֵית אֵימָא מֵהָכָא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְבָרֶךְ ה׳ אֶת בֵּית הַמִּצְרִי בִּגְלַל יוֹסֵף״.Abayé a dit : Dans le même ordre d'idées, nous aussi, nous dirons : Immédiatement après la venue des érudits (talmidei 'hakhamim) dans une maison, la bénédiction y réside, comme il est dit par Lavan à Yaakov : « Hachem m'a béni à cause de toi » (Genèse 30, 27). Si tu veux, dis que la preuve vient d'ici, comme il est dit : « Hachem bénit la maison de l'Égyptien à cause de Yossef » (Genèse 39, 5).
- מַתְנִי׳ בֵּרַךְ עַל הַיַּיִן שֶׁלִּפְנֵי הַמָּזוֹן — פָּטַר אֶת הַיַּיִן שֶׁלְּאַחַר הַמָּזוֹן. בֵּרַךְ עַל הַפַּרְפֶּרֶת שֶׁלִּפְנֵי הַמָּזוֹן — פָּטַר אֶת הַפַּרְפֶּרֶת שֶׁלְּאַחַר הַמָּזוֹן. בֵּרַךְ עַל הַפַּת — פָּטַר אֶת הַפַּרְפֶּרֶת. עַל הַפַּרְפֶּרֶת — לֹא פָּטַר אֶת הַפַּת. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אַף לֹא מַעֲשֵׂה קְדֵרָה.MICHNA : Celui qui a récité la bénédiction sur le vin d'avant le repas a acquitté le vin d'après le repas. Celui qui a récité la bénédiction sur la parpérèt (les mets d'accompagnement) d'avant le repas a acquitté la parpérèt d'après le repas. Celui qui a récité la bénédiction sur le pain a acquitté la parpérèt, qui lui est secondaire. Mais celui qui a récité la bénédiction sur la parpérèt n'a pas acquitté le pain. Beit Chammaï disent : La bénédiction sur la parpérèt n'a même pas acquitté un plat cuit à la marmite (ma'assé kedéra) consommé pendant le repas.
- הָיוּ יוֹשְׁבִין — כׇּל אֶחָד מְבָרֵךְ לְעַצְמוֹ. הֵסַבּוּ — אֶחָד מְבָרֵךְ לְכוּלָּן.Autre halakha : Si plusieurs personnes étaient assises pour manger, sans former un repas commun, chacune récite la bénédiction pour elle-même. Si elles étaient accoudées sur des lits pour manger, ce qui en fait un repas commun, une seule récite la bénédiction pour toutes.
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