Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בָּא לָהֶם יַיִן בְּתוֹךְ הַמָּזוֹן — כׇּל אֶחָד וְאֶחָד מְבָרֵךְ לְעַצְמוֹ. אַחַר הַמָּזוֹן — אֶחָד מְבָרֵךְ לְכוּלָּם. וְהוּא אוֹמֵר עַל הַמּוּגְמָר, וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין מְבִיאִין אֶת הַמּוּגְמָר אֶלָּא לְאַחַר סְעוּדָה.Autre halakha de la Michna : Si du vin leur a été apporté au cours du repas, chacun récite la bénédiction sur le vin pour lui-même. S'il a été apporté après le repas, un seul récite la bénédiction pour tous. Et c'est lui, celui qui a récité la bénédiction sur le vin, qui la dit aussi sur l'encens (mougmar), bien qu'on n'apporte l'encens qu'après le repas.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּשַׁבָּתוֹת וְיָמִים טוֹבִים, הוֹאִיל וְאָדָם קוֹבֵעַ סְעוּדָּתוֹ עַל הַיַּיִן. אֲבָל בִּשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה, מְבָרֵךְ עַל כׇּל כּוֹס וָכוֹס.GUEMARA : À propos de l'enseignement de la Michna selon lequel le vin d'avant le repas acquitte celui d'après le repas, Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : On ne l'a enseigné que pour les Chabbatot et les jours de fête, puisque, pouvant boire à loisir, on fonde son repas sur le vin. Mais les autres jours de l'année, on récite la bénédiction sur chaque coupe, car on n'avait pas l'intention au départ de boire beaucoup.
- אִתְּמַר נָמֵי: אָמַר רַבָּה בַּר מָרִי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּשַׁבָּתוֹת וְיָמִים טוֹבִים, וּבְשָׁעָה שֶׁאָדָם יוֹצֵא מִבֵּית הַמֶּרְחָץ, וּבִשְׁעַת הַקָּזַת דָּם, הוֹאִיל וְאָדָם קוֹבֵעַ סְעוּדָּתוֹ עַל הַיַּיִן. אֲבָל בִּשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה — מְבָרֵךְ עַל כׇּל כּוֹס וָכוֹס.Il a été dit aussi : Rabba bar Mari a dit au nom de Rabbi Yehochoua ben Lévi : On ne l'a enseigné que pour les Chabbatot et les jours de fête, et lorsqu'on sort des bains, fatigué, pour manger et se reposer, et lors d'une saignée, après laquelle on a coutume de boire beaucoup, puisque en ces occasions on fonde son repas sur le vin. Mais les autres jours de l'année, on récite la bénédiction sur chaque coupe.
- רַבָּה בַּר מָרִי אִיקְּלַע לְבֵי רָבָא בְּחוֹל. חַזְיֵיהּ דְּבָרֵיךְ לִפְנֵי הַמָּזוֹן, וַהֲדַר בָּרֵיךְ לְאַחַר הַמָּזוֹן. אֲמַר לֵיהּ: יִישַׁר. וְכֵן אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי.La Guemara rapporte que Rabba bar Mari se trouva chez Rava un jour de semaine. Il le vit réciter la bénédiction sur le vin avant le repas, puis réciter de nouveau la bénédiction sur le vin après le repas. Il lui dit : Bien fait ! Et c'est ainsi qu'a dit Rabbi Yehochoua ben Lévi qu'il faut agir.
- רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף אִיקְּלַע לְבֵי אַבָּיֵי בְּיוֹם טוֹב. חַזְיֵיהּ דְּבָרֵיךְ אַכֹּל כָּסָא וְכָסָא. אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לַהּ מָר לְהָא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי?! אֲמַר לֵיהּ: נִמְלָךְ אֲנָא.La Guemara rapporte encore : Rav Its'hak bar Yossef se trouva chez Abayé un jour de fête. Il le vit réciter la bénédiction sur chaque coupe de vin. Rav Its'hak lui dit : Le Maître n'admet-il pas cet enseignement de Rabbi Yehochoua ben Lévi, selon lequel une seule bénédiction suffit ? Abayé lui dit : Je change d'avis à chaque coupe : je n'avais pas l'intention au départ de fonder mon repas sur le vin, et à chaque coupe je décide de boire de nouveau ; dans ce cas, même Rabbi Yehochoua ben Lévi admet qu'il faut réciter la bénédiction sur chaque coupe.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: בָּא לָהֶם יַיִן בְּתוֹךְ הַמָּזוֹן מַהוּ שֶׁיִּפְטוֹר אֶת הַיַּיִן שֶׁלְּאַחַר הַמָּזוֹן? אִם תִּימְצֵי לוֹמַר בֵּרַךְ עַל הַיַּיִן שֶׁלִּפְנֵי הַמָּזוֹן פּוֹטֵר אֶת הַיַּיִן שֶׁלְּאַחַר הַמָּזוֹן — מִשּׁוּם דְּזֶה לִשְׁתּוֹת וְזֶה לִשְׁתּוֹת. אֲבָל הָכָא — דְּזֶה לִשְׁתּוֹת, וְזֶה לִשְׁרוֹת — לָא. אוֹ דִילְמָא לָא שְׁנָא.Ils ont posé la question : Si du vin leur a été apporté au cours du repas, acquitte-t-il le vin d'après le repas ? Le doute est le suivant : Si tu en viens à dire que celui qui a récité la bénédiction sur le vin d'avant le repas acquitte le vin d'après le repas, c'est peut-être parce que celui-ci (le vin d'avant le repas) est pour boire, et celui-là (le vin d'après le repas) est aussi pour boire pour lui-même. Mais ici, où celui-ci (le vin d'après le repas) est pour boire, et celui-là (le vin du repas) pour humecter les aliments et en faciliter la digestion, non, la bénédiction de l'un n'acquitte pas l'autre. Ou peut-être n'y a-t-il pas de différence, toute boisson étant considérée de la même façon.
- רַב אָמַר: פּוֹטֵר, וְרַב כָּהֲנָא אָמַר: אֵינוֹ פּוֹטֵר. רַב נַחְמָן אָמַר: פּוֹטֵר, וְרַב שֵׁשֶׁת אָמַר: אֵינוֹ פּוֹטֵר. רַב הוּנָא וְרַב יְהוּדָה וְכׇל תַּלְמִידֵי דְּרַב אָמְרִי: אֵינוֹ פּוֹטֵר. אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: בָּא לָהֶם יַיִן בְּתוֹךְ הַמָּזוֹן — כׇּל אֶחָד וְאֶחָד מְבָרֵךְ לְעַצְמוֹ. לְאַחַר הַמָּזוֹן — אֶחָד מְבָרֵךְ לְכוּלָּם. אֲמַר לֵיהּ, הָכִי קָאָמַר: אִם לֹא בָּא לָהֶם יַיִן בְּתוֹךְ הַמָּזוֹן אֶלָּא לְאַחַר הַמָּזוֹן, אֶחָד מְבָרֵךְ לְכוּלָּם.Les avis divergent : Rav a dit : Il acquitte ; et Rav Kahana a dit : Il n'acquitte pas. Rav Na'hman a dit : Il acquitte ; et Rav Chéchèt a dit : Il n'acquitte pas. Rav Houna, Rav Yehouda et tous les élèves de Rav ont dit : Il n'acquitte pas. Rava a objecté à Rav Na'hman à partir de notre Michna : Si du vin leur a été apporté au cours du repas, chacun récite la bénédiction pour lui-même ; après le repas, un seul récite la bénédiction pour tous. Apparemment, bien qu'ils aient récité une bénédiction sur le vin au cours du repas, ils doivent en réciter une sur le vin d'après le repas ! Rav Na'hman lui dit : Voici ce qu'elle veut dire : il s'agit de deux cas indépendants, et le second est : si du vin ne leur a pas été apporté au cours du repas, mais seulement après le repas, un seul récite la bénédiction pour tous.
- בֵּרַךְ עַל הַפַּת, פָּטַר אֶת הַפַּרְפֶּרֶת. עַל הַפַּרְפֶּרֶת, לֹא פָּטַר אֶת הַפַּת. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אַף לֹא מַעֲשֵׂה קְדֵרָה.Nous avons appris dans la Michna : Celui qui a récité la bénédiction sur le pain a acquitté la parpérèt, qui lui est secondaire ; mais celui qui l'a récitée sur la parpérèt n'a pas acquitté le pain. Beit Chammaï disent : Elle n'a même pas acquitté un plat cuit à la marmite.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: בֵּית שַׁמַּאי אַרֵישָׁא פְּלִיגִי, אוֹ דִילְמָא אַסֵּיפָא פְּלִיגִי? דְּקָאָמַר תַּנָּא קַמָּא בֵּרַךְ עַל הַפַּת — פָּטַר אֶת הַפַּרְפֶּרֶת, וְכׇל שֶׁכֵּן מַעֲשֵׂה קְדֵרָה. וְאָתֵי בֵּית שַׁמַּאי לְמֵימַר לָא מִיבַּעְיָא פַּרְפֶּרֶת דְּלָא פָּטְרָה לְהוּ פַּת, אֶלָּא אֲפִילּוּ מַעֲשֵׂה קְדֵרָה נָמֵי לָא פָּטְרָה. אוֹ דִילְמָא אַסֵּיפָא פְּלִיגִי, דְּקָתָנֵי: בֵּרַךְ עַל הַפַּרְפֶּרֶת — לֹא פָּטַר אֶת הַפַּת. פַּת הוּא דְּלָא פָּטַר אֲבָל מַעֲשֵׂה קְדֵרָה — פָּטַר. וְאָתוּ בֵּית שַׁמַּאי לְמֵימַר וַאֲפִילּוּ מַעֲשֵׂה קְדֵרָה נָמֵי לָא פָּטַר.À ce sujet, ils ont posé la question : Beit Chammaï contestent-ils la première partie de la Michna, ou peut-être contestent-ils la dernière partie ? On peut comprendre que le premier Tanna dit : Celui qui a récité la bénédiction sur le pain a acquitté la parpérèt, et à plus forte raison un plat cuit à la marmite ; et Beit Chammaï viennent dire : Inutile de préciser que, pour la parpérèt, le pain ne l'acquitte pas, mais même le plat cuit à la marmite, il ne l'acquitte pas non plus. Ou peut-être contestent-ils la dernière partie, qui enseigne : Celui qui a récité la bénédiction sur la parpérèt n'a pas acquitté le pain ; on en déduit que c'est le pain qu'il n'a pas acquitté, mais un plat cuit à la marmite, il l'a acquitté ; et Beit Chammaï viennent dire : Même le plat cuit à la marmite, il ne l'a pas acquitté non plus.
- תֵּיקוּ.La Guemara conclut : Tékou (la question reste en suspens).
- הָיוּ יוֹשְׁבִין כׇּל אֶחָד וְאֶחָד כּוּ׳. הֵסַבּוּ — אִין, לֹא הֵסַבּוּ — לָא. וּרְמִינְהוּ: עֲשָׂרָה שֶׁהָיוּ הוֹלְכִים בַּדֶּרֶךְ, אַף עַל פִּי שֶׁכּוּלָּם אוֹכְלִים מִכִּכָּר אֶחָד — כׇּל אֶחָד וְאֶחָד מְבָרֵךְ לְעַצְמוֹ. יָשְׁבוּ לֶאֱכוֹל, אַף עַל פִּי שֶׁכָּל אֶחָד וְאֶחָד אוֹכֵל מִכִּכָּרוֹ — אֶחָד מְבָרֵךְ לְכוּלָּם. קָתָנֵי ״יָשְׁבוּ״ אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא הֵסַבּוּ!Nous avons appris dans la Michna : S'ils étaient assis, chacun récite la bénédiction pour lui-même, etc. ; s'ils étaient accoudés, un seul la récite pour tous. On en déduit : S'ils se sont accoudés, oui, c'est un repas commun ; s'ils ne se sont pas accoudés, non. Et la Guemara oppose une baraïta : Dix personnes qui marchaient en chemin, même si toutes mangent d'un seul pain, chacune récite la bénédiction pour elle-même. Si elles se sont assises pour manger, même si chacune mange de son propre pain, une seule récite la bénédiction pour toutes. Il est enseigné : « Elles se sont assises », même si elles ne se sont pas accoudées ! Il semble donc que s'asseoir ensemble suffit pour en faire un repas commun.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: כְּגוֹן דְּאָמְרִי ״נֵיזִיל וְנֵיכוֹל לַחְמָא בְּדוּךְ פְּלָן״.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : Pour ceux qui marchaient en chemin, il s'agit d'un cas où ils ont dit : « Allons manger du pain à tel endroit » ; ayant fixé à l'avance un lieu pour manger ensemble, c'est considéré comme un repas commun.
- כִּי נָח נַפְשֵׁיהּ דְּרַב, אֲזוּל תַּלְמִידֵיהּ בָּתְרֵיהּ. כִּי הָדְרִי, אָמְרִי: נֵיזִיל וְנֵיכוּל לַחְמָא אַנְּהַר דָּנָק. בָּתַר דְּכָרְכִי, יָתְבִי וְקָא מִיבַּעְיָא לְהוּ: ״הֵסַבּוּ״ דַּוְקָא תְּנַן, אֲבָל יָשְׁבוּ לָא, אוֹ דִילְמָא כֵּיוָן דְּאָמְרִי ״נֵיזִיל וְנֵיכוֹל רִיפְתָּא בְּדוּכְתָּא פְּלָנִיתָא״ — כִּי הֵסַבּוּ דָּמֵי? לָא הֲוָה בִּידַיְיהוּ.Dans le même ordre d'idées, la Guemara rapporte : Lorsque Rav mourut, ses élèves suivirent son cercueil jusqu'à la ville où il devait être enterré. Lorsqu'ils revinrent, ils dirent : Allons manger du pain au bord du fleuve Danak. Après avoir mangé, ils restèrent assis et se posèrent la question : Avons-nous appris dans la Michna précisément « s'ils se sont accoudés », mais s'ils se sont seulement assis, non, ce n'est pas un repas commun ? Ou peut-être, puisqu'ils ont dit « Allons manger du pain à tel endroit », est-ce comme s'ils s'étaient accoudés ? Ils ne le savaient pas (litt. ce n'était pas entre leurs mains).
- קָם רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָהRav Ada bar Ahava se leva
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