Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דָּבָר שֶׁאֵינוֹ הָגוּן, צָרִיךְ לְהוֹכִיחוֹ. ״וַתַּעַן חַנָּה וַתֹּאמֶר לֹא אֲדוֹנִי״. אָמַר עוּלָּא וְאִיתֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: אֲמַרָה לֵיהּ: לֹא אָדוֹן אַתָּה בְּדָבָר זֶה, וְלֹא רוּחַ הַקּוֹדֶשׁ שׁוֹרָה עָלֶיךָ, שֶׁאַתָּה חוֹשְׁדֵנִי בְּדָבָר זֶה.une chose inconvenante doit le réprimander. « Et 'Hanna répondit et dit : Non, mon seigneur, je suis une femme à l'esprit affligé, je n'ai bu ni vin ni boisson enivrante, mais j'épanche mon âme devant Hachem » (I Samuel 1, 15). Oula a dit, et certains disent que c'est Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, qui l'a dit : elle lui a dit par allusion : Tu n'es pas un maître dans cette affaire, et l'Esprit saint ne repose pas sur toi, puisque tu me soupçonnes de cette chose à tort.
- אִיכָּא דְאָמְרִי, הָכִי אֲמַרָה לֵיהּ: לֹא אָדוֹן אַתָּה? לָאו אִיכָּא שְׁכִינָה וְרוּחַ הַקּוֹדֶשׁ גַּבָּךְ, שֶׁדַּנְתַּנִי לְכַף חוֹבָה וְלֹא דַּנְתַּנִי לְכַף זְכוּת? מִי לָא יָדְעַתְּ דְּאִשָּׁה קְשַׁת רוּחַ אָנוֹכִי?!Certains disent qu'elle lui a dit ainsi, sous forme de question : N'es-tu pas un maître ? La Présence divine (Chekhina) et l'Esprit saint ne sont-ils pas auprès de toi, pour que tu m'aies jugée défavorablement et ne m'aies pas jugée favorablement ? Ne savais-tu pas que je suis une femme à l'esprit affligé ?!
- ״וְיַיִן וְשֵׁכָר לֹא שָׁתִיתִי״. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִכָּאן לַנֶּחְשָׁד בְּדָבָר שֶׁאֵין בּוֹ, שֶׁצָּרִיךְ לְהוֹדִיעוֹ.« Je n'ai bu ni vin ni boisson enivrante. » Rabbi Elazar a dit : D'ici l'on apprend que celui qui est soupçonné d'une chose dont il n'est pas coupable doit le faire savoir à celui qui le soupçonne.
- ״אַל תִּתֵּן אֶת אֲמָתְךָ לִפְנֵי בַּת בְּלִיָּעַל״. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִכָּאן לְשִׁכּוֹר שֶׁמִּתְפַּלֵּל, כְּאִילּוּ עוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה. כְּתִיב הָכָא: ״לִפְנֵי בַּת בְּלִיַּעַל״, וּכְתִיב הָתָם: ״יָצְאוּ אֲנָשִׁים בְּנֵי בְלִיַּעַל מִקִּרְבֶּךָ״. מַה לְּהַלָּן עֲבוֹדָה זָרָה, אַף כָּאן עֲבוֹדָה זָרָה.« Ne considère pas ta servante comme une fille de Bélial (bat beliya'al) » (I Samuel 1, 16). Rabbi Elazar a dit : D'ici l'on apprend que l'ivrogne qui prie est comme s'il pratiquait l'idolâtrie (avoda zara). Il est écrit ici : « comme une fille de Bélial », et il est écrit là-bas, au sujet de la ville entraînée à l'idolâtrie : « Des hommes, fils de Bélial, sont sortis du milieu de toi » et ont égaré les habitants de leur ville (Deutéronome 13, 14). De même que là-bas il s'agit d'idolâtrie, de même ici il s'agit d'idolâtrie.
- ״וַיַּעַן עֵלִי וַיֹּאמֶר לְכִי לְשָׁלוֹם״, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִכָּאן לַחוֹשֵׁד אֶת חֲבֵרוֹ בְּדָבָר שֶׁאֵין בּוֹ, שֶׁצָּרִיךְ לְפַיְּיסוֹ. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא שֶׁצָּרִיךְ לְבָרְכוֹ. שֶׁנֶּאֱמַר ״וֵאלֹהֵי יִשְׂרָאֵל יִתֵּן אֶת שֵׁלָתֵךְ״.« Et Éli répondit et dit : Va en paix » (I Samuel 1, 17). Rabbi Elazar a dit : D'ici l'on apprend que celui qui soupçonne son prochain d'une chose dont il n'est pas coupable doit l'apaiser. Et non seulement cela, mais il doit aussi le bénir, comme il est dit : « Et que le D.ieu d'Israël t'accorde ta demande » (ibid.).
- ״וַתִּדֹּר נֶדֶר וַתֹּאמַר ה׳ צְבָאוֹת״, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִיּוֹם שֶׁבָּרָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אֶת עוֹלָמוֹ, לֹא הָיָה אָדָם שֶׁקְּרָאוֹ לְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא ״צְבָאוֹת״, עַד שֶׁבָּאתָה חַנָּה וּקְרָאַתּוּ ״צְבָאוֹת״.« Et elle fit un vœu et dit : Hachem Tsevaot (Seigneur des armées) » (I Samuel 1, 11). Rabbi Elazar a dit : Depuis le jour où le Saint, béni soit-Il, a créé Son monde, il n'y eut personne qui appela le Saint, béni soit-Il, « Tsevaot », jusqu'à ce que vînt 'Hanna et qu'elle L'appelât « Tsevaot ».
- אָמְרָה חַנָּה לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, מִכׇּל צִבְאֵי צְבָאוֹת שֶׁבָּרָאתָ בְּעוֹלָמְךָ קָשֶׁה בְּעֵינֶיךָ שֶׁתִּתֵּן לִי בֵּן אֶחָד?'Hanna a dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître du monde, de toutes les multitudes d'armées que Tu as créées dans Ton monde, est-il difficile à Tes yeux de me donner un seul fils ?
- מָשָׁל לַמָּה הַדָּבָר דּוֹמֶה — לְמֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם שֶׁעָשָׂה סְעוּדָה לַעֲבָדָיו. בָּא עָנִי אֶחָד וְעָמַד עַל הַפֶּתַח, אָמַר לָהֶם: תְּנוּ לִי פְּרוּסָה אַחַת! וְלֹא הִשְׁגִּיחוּ עָלָיו. דָּחַק וְנִכְנַס אֵצֶל הַמֶּלֶךְ. אָמַר לוֹ: אֲדוֹנִי הַמֶּלֶךְ, מִכׇּל סְעוּדָה שֶׁעָשִׂיתָ קָשֶׁה בְּעֵינֶיךָ לִיתֵּן לִי פְּרוּסָה אֶחָת?!Une parabole : À quoi la chose ressemble-t-elle ? À un roi de chair et de sang qui fit un festin pour ses serviteurs. Un pauvre vint et se tint à la porte ; il leur dit : Donnez-moi un morceau de pain ! Et ils ne firent pas attention à lui. Il força le passage et entra auprès du roi. Il lui dit : Mon seigneur le roi, de tout le festin que tu as fait, est-il difficile à tes yeux de me donner un seul morceau ?!
- ״אִם רָאֹה תִרְאֶה״, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אָמְרָה חַנָּה לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, ״אִם רָאֹה״ — מוּטָב, וְאִם לָאו — ״תִּרְאֶה״.« Si Tu regardes, Tu verras » (im ra'o tiré) (I Samuel 1, 11). Rabbi Elazar a dit : 'Hanna a dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître du monde, « si Tu regardes » maintenant, tant mieux ; et sinon, « Tu verras » de toute façon.
- אֵלֵךְ וְאֶסְתַּתֵּר בִּפְנֵי אֶלְקָנָה בַּעֲלִי, וְכֵיוָן דְּמִסְתַּתַּרְנָא מַשְׁקוּ לִי מֵי סוֹטָה, וְאִי אַתָּה עוֹשֶׂה תּוֹרָתְךָ פְּלַסְתֵּר, שֶׁנֶּאֱמַר ״וְנִקְּתָה וְנִזְרְעָה זָרַע״.J'irai m'isoler avec un autre homme devant Elkana, mon mari, pour éveiller ses soupçons ; et puisque je me serai isolée, on me fera boire les eaux de la sota (la femme soupçonnée d'adultère), et Tu ne feras pas de Ta Torah un mensonge (plaster), comme il est dit de la femme innocente : « Elle sera disculpée et elle concevra une descendance » (Nombres 5, 28).
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: אִם הָיְתָה עֲקָרָה — נִפְקֶדֶת, שַׁפִּיר, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר, אִם הָיְתָה יוֹלֶדֶת בְּצַעַר יוֹלֶדֶת בְּרֶיוַח, נְקֵבוֹת יוֹלֶדֶת זְכָרִים שְׁחוֹרִים יוֹלֶדֶת לְבָנִים קְצָרִים יוֹלֶדֶת אֲרוּכִּים, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien selon celui qui dit que ce verset signifie : si elle était stérile, elle est visitée (elle enfante) ; c'est bien. Mais selon celui qui dit : si elle enfantait dans la douleur, elle enfante dans l'aisance ; des filles, elle enfante des garçons ; des enfants basanés, elle enfante des enfants clairs ; des petits, elle enfante des grands – que peut-on dire ? Selon lui, une femme stérile n'obtiendrait rien par ce moyen.
- דְּתַנְיָא: ״וְנִקְּתָה וְנִזְרְעָה זָרַע״ — מְלַמֵּד שֶׁאִם הָיְתָה עֲקָרָה — נִפְקֶדֶת, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. אָמַר לֵיהּ רַבִּי עֲקִיבָא: אִם כֵּן, יֵלְכוּ כׇּל הָעֲקָרוֹת כּוּלָּן וְיִסְתַּתְּרוּ, וְזוֹ שֶׁלֹּא קִלְקְלָה — נִפְקֶדֶת. אֶלָּא מְלַמֵּד שֶׁאִם הָיְתָה יוֹלֶדֶת בְּצַעַר — יוֹלֶדֶת בְּרֶיוַח, קְצָרִים — יוֹלֶדֶת אֲרוּכִּים, שְׁחוֹרִים — יוֹלֶדֶת לְבָנִים, אֶחָד — יוֹלֶדֶת שְׁנַיִם.Comme il a été enseigné (dans une baraïta) : « Elle sera disculpée et elle concevra une descendance » : cela enseigne que si elle était stérile, elle est visitée ; ce sont les paroles de Rabbi Ichmaël. Rabbi Akiva lui a dit : S'il en est ainsi, toutes les femmes stériles iront s'isoler, et celle qui n'a pas fauté sera visitée ! Mais le verset enseigne que si elle enfantait dans la douleur, elle enfante dans l'aisance ; des petits, elle enfante des grands ; des basanés, elle enfante des clairs ; un seul enfant, elle en enfante deux.
- מַאי ״אִם רָאֹה תִרְאֶה״ — דִּבְּרָה תּוֹרָה כִּלְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם.Selon Rabbi Akiva, que signifie la répétition « Si Tu regardes, Tu verras » ? La Torah a parlé selon le langage des hommes, et l'on n'en déduit rien.
- ״בָּעֳנִי אֲמָתֶךָ״. ״אַל תִשְׁכַּח אֶת אֲמָתֶךָ״. ״וְנָתַתָּה לַאֲמָתְךָ״.« La détresse de Ta servante », « et que Tu n'oublies pas Ta servante », « et que Tu donnes à Ta servante » (I Samuel 1, 11).
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: שָׁלֹשׁ אֲמָתוֹת הַלָּלוּ לָמָּה? — אָמְרָה חַנָּה לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, שְׁלֹשָׁה בִּדְקֵי מִיתָה בָּרָאתָ בָּאִשָּׁה, וְאָמְרִי לַהּ: שְׁלֹשָׁה דִּבְקֵי מִיתָה. וְאֵלּוּ הֵן: נִדָּה, וְחַלָּה וְהַדְלָקַת הַנֵּר. כְּלוּם עָבַרְתִּי עַל אַחַת מֵהֶן?! —Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : Pourquoi ces trois « servantes » (amatot) ? 'Hanna a dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître du monde, Tu as créé dans la femme trois épreuves de mort (bidkei mita), et certains disent : trois attaches de mort (divkei mita). Et les voici : la nida (les lois de la femme menstruée), la 'hala (prélèvement sur la pâte) et l'allumage de la lampe de Chabbat. Ai-je jamais transgressé l'une d'elles ?!
- ״וְנָתַתָּ לַאֲמָתְךָ זֶרַע אֲנָשִׁים״.« Et que Tu donnes à Ta servante une descendance d'hommes » (I Samuel 1, 11).
- מַאי ״זֶרַע אֲנָשִׁים״? אָמַר רַב: גַּבְרָא בְּגוּבְרִין. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: זֶרַע שֶׁמּוֹשֵׁחַ שְׁנֵי אֲנָשִׁים, וּמַאן אִינּוּן — שָׁאוּל וְדָוִד. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: זֶרַע שֶׁשָּׁקוּל כִּשְׁנֵי אֲנָשִׁים, וּמַאן אִינּוּן — מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן. שֶׁנֶּאֱמַר: ״מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן בְּכֹהֲנָיו וּשְׁמוּאֵל בְּקוֹרְאֵי שְׁמוֹ״. וְרַבָּנַן אָמְרִי: ״זֶרַע אֲנָשִׁים״ — זֶרַע שֶׁמּוּבְלָע בֵּין אֲנָשִׁים.Que signifie « une descendance d'hommes » ? Rav a dit : Un homme parmi les hommes, un fils remarquable. Et Chmouel a dit : Une descendance qui oindra deux hommes comme rois ; et qui sont-ils ? Chaoul et David. Et Rabbi Yo'hanan a dit : Une descendance qui équivaudra à deux hommes ; et qui sont-ils ? Moché et Aharon, comme il est dit : « Moché et Aharon parmi Ses prêtres, et Chmouel parmi ceux qui invoquent Son nom » (Psaumes 99, 6). Et nos Maîtres disent : « Une descendance d'hommes » : une descendance qui se fond parmi les hommes, qui ne se distingue pas d'eux.
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אֲמַר לֹא אָרוֹךְ וְלֹא גּוּץ, וְלֹא קָטָן וְלֹא אַלָּם, וְלֹא צָחוֹר וְלֹא גִּיחוֹר, וְלֹא חָכָם וְלֹא טִפֵּשׁ.Quand Rav Dimi est venu de la terre d'Israël, il a dit : il s'agit d'un enfant ni trop grand ni trop petit, ni trop menu ni trop gros, ni trop rouge ni trop pâle, ni trop sage ni sot.
- ״אֲנִי הָאִשָּׁה הַנִּצֶּבֶת עִמְּכָה בָּזֶה״, אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מִכָּאן שֶׁאָסוּר לֵישֵׁב בְּתוֹךְ אַרְבַּע אַמּוֹת שֶׁל תְּפִלָּה.« Je suis la femme qui se tenait debout avec toi ici » pour prier Hachem (I Samuel 1, 26). Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : D'ici l'on apprend qu'il est interdit de s'asseoir dans les quatre coudées de celui qui récite la prière (l'Amida).
- ״אֶל הַנַּעַר הַזֶּה הִתְפַּלָּלְתִּי״. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שְׁמוּאֵל מוֹרֵה הֲלָכָה לִפְנֵי רַבּוֹ הָיָה. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּשְׁחֲטוּ אֶת הַפָּר וַיָּבִיאוּ אֶת הַנַּעַר אֶל עֵלִי״. מִשּׁוּם דְּ״וַיִּשְׁחֲטוּ אֶת הַפָּר״ הֵבִיאוּ הַנַּעַר אֶל עֵלִי?« C'est pour cet enfant que j'ai prié » (I Samuel 1, 27). Rabbi Elazar a dit : Chmouel a tranché une halakha devant son maître (une faute passible de mort), comme il est dit : « Et ils égorgèrent le taureau et amenèrent l'enfant à Éli » (I Samuel 1, 25). Est-ce parce qu'« ils égorgèrent le taureau » qu'ils amenèrent l'enfant à Éli ? Quel rapport entre les deux ?
- אֶלָּא, אָמַר לָהֶן עֵלִי: קִרְאוּ כֹּהֵן, לֵיתֵי וְלִשְׁחוֹט. חֲזַנְהוּ שְׁמוּאֵל דַּהֲווֹ מְהַדְּרִי בָּתַר כֹּהֵן לְמִישְׁחַט, אֲמַר לְהוּ: לְמָה לְכוּ לְאַהְדּוֹרֵי בָּתַר כֹּהֵן לְמִישְׁחַט? שְׁחִיטָה בְּזָר כְּשֵׁרָה! אַיְיתוּהוּ לְקַמֵּיהּ דְּעֵלִי. אֲמַר לֵיהּ: מְנָא לָךְ הָא? אֲמַר לֵיהּ: מִי כְּתִיב ״וְשָׁחַט הַכֹּהֵן״?! ״וְהִקְרִיבוּ הַכֹּהֲנִים״ כְּתִיב, מִקַּבָּלָה וְאֵילָךְ מִצְוַת כְּהוּנָּה, מִכָּאן לַשְּׁחִיטָה שֶׁכְּשֵׁרָה בְּזָר.Mais voici ce qui s'est passé : Éli leur a dit : Appelez un Cohen, qu'il vienne et qu'il égorge l'offrande. Chmouel les a vus chercher un Cohen pour égorger ; il leur a dit : Pourquoi avez-vous besoin de chercher un Cohen pour égorger ? L'abattage rituel (che'hita) par un non-Cohen est valable ! Ils l'ont amené devant Éli. Il lui a dit : D'où sais-tu cela ? Il lui a répondu : Est-il écrit : « Et le Cohen égorgera » ?! Il est écrit : « Et les Cohanim, fils d'Aharon, offriront » (Lévitique 1, 5) : à partir de la réception du sang et au-delà, c'est la mitsva de la prêtrise ; d'ici l'on apprend que l'abattage est valable par un non-Cohen.
- אֲמַר לֵיהּ: מֵימָר שַׁפִּיר קָא אָמְרַתְּ, מִיהוּ מוֹרֶה הֲלָכָה בִּפְנֵי רַבָּךְ אַתְּ, וְכׇל הַמּוֹרֶה הֲלָכָה בִּפְנֵי רַבּוֹ חַיָּיב מִיתָה. אָתְיָא חַנָּה וְקָא צָוְוחָה קַמֵּיהּ: ״אֲנִי הָאִשָּׁה הַנִּצֶּבֶת עִמְּכָה בָּזֶה וְגוֹ׳״. אֲמַר לַהּ: שִׁבְקִי לִי דְּאֶעֶנְשֵׁיהּ, וּבְעֵינָא רַחֲמֵי, וְיָהֵיב לָךְ רַבָּא מִינֵּיהּ. אֲמַרָה לֵיהּ: ״אֶל הַנַּעַר הַזֶּה הִתְפַּלָּלְתִּי״.Il lui a dit : Tu as bien parlé, cependant tu es quelqu'un qui tranche une halakha devant son maître, et quiconque tranche une halakha devant son maître est passible de mort (par le Ciel). 'Hanna est venue et a crié devant lui : « Je suis la femme qui se tenait debout avec toi ici », etc. Il lui a dit : Laisse-moi le punir, et je demanderai miséricorde à D.ieu, et Il te donnera un fils plus grand que lui. Elle lui a dit : « C'est pour cet enfant que j'ai prié. »
- ״וְחַנָּה הִיא מְדַבֶּרֶת עַל לִבָּהּ״. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי בֶּן זִמְרָא: עַל עִסְקֵי לִבָּהּ. אָמְרָה לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, כׇּל מַה שֶּׁבָּרָאתָ בָּאִשָּׁה, לֹא בָּרָאתָ דָּבָר אֶחָד לְבַטָּלָה: עֵינַיִם לִרְאוֹת, וְאׇזְנַיִם לִשְׁמוֹעַ, חוֹטֶם לְהָרִיחַ, פֶּה לְדַבֵּר, יָדַיִם לַעֲשׂוֹת בָּהֶם מְלָאכָה, רַגְלַיִם לְהַלֵּךְ בָּהֶן, דַּדִּים לְהָנִיק בָּהֶן. דַּדִּים הַלָּלוּ שֶׁנָּתַתָּ עַל לִבִּי לָמָּה? לֹא לְהָנִיק בָּהֶן?! תֵּן לִי בֵּן, וְאָנִיק בָּהֶן.« Et 'Hanna parlait sur son cœur » (I Samuel 1, 13). Rabbi Elazar a dit au nom de Rabbi Yossé ben Zimra : Au sujet des affaires de son cœur. Elle a dit devant Lui : Maître du monde, de tout ce que Tu as créé dans la femme, Tu n'as pas créé une seule chose en vain : des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, un nez pour sentir, une bouche pour parler, des mains pour faire avec elles un travail, des pieds pour marcher avec eux, des seins pour allaiter avec eux. Ces seins que Tu as placés sur mon cœur, pourquoi sont-ils là ? N'est-ce pas pour allaiter avec eux ?! Donne-moi un fils, et j'allaiterai avec eux.
- וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי בֶּן זִמְרָא: כׇּל הַיּוֹשֵׁב בְּתַעֲנִית בְּשַׁבָּת קוֹרְעִים לוֹ גְּזַר דִּינוֹ שֶׁל שִׁבְעִים שָׁנָה. וְאַף עַל פִּי כֵן חוֹזְרִין וְנִפְרָעִין מִמֶּנּוּ דִּין עוֹנֶג שַׁבָּת.Et Rabbi Elazar a dit encore au nom de Rabbi Yossé ben Zimra : Quiconque jeûne pendant Chabbat, on déchire pour lui son décret de condamnation de soixante-dix ans ; et malgré cela, on lui demande ensuite des comptes pour avoir négligé l'obligation du délice de Chabbat (oneg Chabbat).
- מַאי תַּקַּנְתֵּיהּ? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לִיתֵּיב תַּעֲנִיתָא לְתַעֲנִיתָא.Quel est son remède ? Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Qu'il fasse un jeûne pour le jeûne, un autre jour.
- וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: חַנָּה הֵטִיחָה דְּבָרִים כְּלַפֵּי מַעְלָה. שֶׁנֶּאֱמַר ״וְתִתְפַּלֵּל עַל ה׳״, מְלַמֵּד שֶׁהֵטִיחָה דְּבָרִים כְּלַפֵּי מַעְלָה.Et Rabbi Elazar a dit : 'Hanna a lancé des paroles audacieuses envers le Très-Haut, comme il est dit : « Et elle pria sur (al) Hachem » (I Samuel 1, 10), au lieu de « vers Hachem » : cela enseigne qu'elle a lancé des paroles audacieuses envers le Très-Haut.
- וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אֵלִיָּהוּ הֵטִיחַ דְּבָרִים כְּלַפֵּי מַעְלָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאַתָּה הֲסִבֹּתָ אֶת לִבָּם אֲחֹרַנִּית״. אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר רַבִּי יִצְחָק: מִנַּיִן שֶׁחָזַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא וְהוֹדָה לוֹ לְאֵלִיָּהוּ,Et Rabbi Elazar a dit : Éliyahou a lancé des paroles audacieuses envers le Très-Haut, comme il est dit : « Et c'est Toi qui as détourné leur cœur en arrière » (I Rois 18, 37), comme si D.ieu avait causé la faute d'Israël. Rabbi Chmouel bar Rabbi Yits'hak a dit : D'où sait-on que le Saint, béni soit-Il, est revenu sur la chose et a donné raison à Éliyahou ?
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