Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַיְּיתִי כָּסָא דְמוֹקְרָא בַּת אַרְבַּע מְאָה זוּזִי, וְתַבַּר קַמַּיְהוּ, וְאִעֲצִיבוּ.Il apporta une coupe précieuse valant quatre cents zouz, la brisa devant eux, et ils s'attristèrent.
- רַב אָשֵׁי עֲבַד הִילּוּלָא לִבְרֵיהּ, חֲזַנְהוּ לְרַבָּנַן דַּהֲווֹ קָא בָדְחִי טוּבָא. אַיְּיתִי כָּסָא דְּזוּגִּיתָא חִיוָּרְתָּא, וְתַבַּר קַמַּיְהוּ, וְאִעֲצִיבוּ.Rav Achi fit un festin de noces pour son fils ; il vit que les Sages étaient très gais. Il apporta une coupe de verre blanc, très précieuse, la brisa devant eux, et ils s'attristèrent.
- אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרַב הַמְנוּנָא זוּטֵי בְּהִלּוּלָא דְּמָר בְּרֵיהּ דְּרָבִינָא: לִישְׁרֵי לַן מָר. אֲמַר לְהוּ: וַי לַן, דְּמִיתְנַן. וַי לַן, דְּמִיתְנַן. אָמְרִי לֵיהּ: אֲנַן מָה נַעֲנֵי בָּתְרָךְ? אֲמַר לְהוּ: הֵי תּוֹרָה, וְהֵי מִצְוָה דְּמַגְּנוּ עֲלַן.Les Sages dirent à Rav Hamnouna Zouti, au festin de noces de Mar, fils de Ravina : Que le Maître nous chante quelque chose ! Jugeant la gaieté excessive, il leur chanta : « Malheur à nous, car nous mourrons ! Malheur à nous, car nous mourrons ! » Ils lui dirent : Et nous, que répondrons-nous après toi (quel est le refrain) ? Il leur dit : répondez : « Où est la Torah, et où est la mitsva, qui nous protègent ? »
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי: אָסוּר לְאָדָם שֶׁיְּמַלֵּא שְׂחוֹק פִּיו בָּעוֹלָם הַזֶּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אָז יִמָּלֵא שְׂחוֹק פִּינוּ וּלְשׁוֹנֵנוּ רִנָּה״. אֵימָתַי, בִּזְמַן שֶׁ״יֹּאמְרוּ בַגּוֹיִם הִגְדִּיל ה׳ לַעֲשׂוֹת עִם אֵלֶּה״. אָמְרוּ עָלָיו עַל רֵישׁ לָקִישׁ שֶׁמִּיָּמָיו לֹא מִלֵּא שְׂחוֹק פִּיו בָּעוֹלָם הַזֶּה, מִכִּי שַׁמְעַהּ מֵרַבִּי יוֹחָנָן רַבֵּיהּ.Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Chimon bar Yo'haï : Il est interdit à l'homme d'emplir sa bouche de rire en ce monde, tant que dure l'exil, comme il est dit : « Alors notre bouche s'emplira de rire, et notre langue de chants d'allégresse » (Psaumes 126, 2). Quand cela ? Au temps où « l'on dira parmi les nations : Hachem a fait de grandes choses pour ceux-ci » (ibid.). On a dit au sujet de Rech Lakich que, de ses jours, il n'emplit plus sa bouche de rire en ce monde, depuis qu'il l'eut entendu de Rabbi Yo'hanan, son maître.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין עוֹמְדִין לְהִתְפַּלֵּל לֹא מִתּוֹךְ דִּין, וְלֹא מִתּוֹךְ דְּבַר הֲלָכָה, אֶלָּא מִתּוֹךְ הֲלָכָה פְּסוּקָה.Nos Maîtres ont enseigné : On ne se lève pas pour prier directement au sortir d'un jugement, ni au sortir de l'examen d'une question de halakha, de peur d'y penser durant la prière, mais au sortir d'une halakha tranchée, qui ne demande plus de réflexion.
- וְהֵיכִי דָּמֵי הֲלָכָה פְּסוּקָה?Et à quoi ressemble une halakha tranchée ?
- אֲמַר אַבָּיֵי: כִּי הָא דְּרַבִּי זֵירָא, דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא: בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל הֶחֱמִירוּ עַל עַצְמָן, שֶׁאֲפִילּוּ רוֹאוֹת טִיפַּת דָּם כְּחַרְדָּל יוֹשְׁבוֹת עָלֶיהָ שִׁבְעָה נְקִיִּים.Abayé a dit : Comme celle de Rabbi Zeira, car Rabbi Zeira a dit : Les filles d'Israël se sont imposé une rigueur : même si elles voient une goutte de sang de la taille d'un grain de moutarde, elles attendent pour elle sept jours propres (sans écoulement), comme une zava, alors que selon la Torah seule une zava y est tenue.
- רָבָא אָמַר, כִּי הָא דְּרַב הוֹשַׁעְיָא, דְּאָמַר רַב הוֹשַׁעְיָא: מַעֲרִים אָדָם עַל תְּבוּאָתוֹ וּמַכְנִיסָהּ בַּמּוֹץ שֶׁלָּהּ, כְּדֵי שֶׁתְּהֵא בְּהֶמְתּוֹ אוֹכֶלֶת, וּפְטוּרָה מִן הַמַּעֲשֵׂר.Rava a dit : Comme celle de Rav Hochaya, car Rav Hochaya a dit : Un homme peut user d'un artifice pour sa récolte et la rentrer à la maison dans sa balle (avant le vannage), afin que son bétail en mange, et elle est exemptée de la dîme (maasser) ; car l'obligation de la Torah ne commence qu'une fois le grain battu et mis en tas, et le repas occasionnel, tel que la nourriture d'un animal, n'est pas interdit par les Sages.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא, כִּי הָא דְּרַב הוּנָא, דְּאָמַר רַב הוּנָא, אָמַר רַבִּי זְעֵירָא: הַמַּקִּיז דָּם בְּבֶהֱמַת קׇדָשִׁים, אָסוּר בַּהֲנָאָה, וּמוֹעֲלִין בּוֹ.Et si tu veux, dis : Comme celle de Rav Houna, car Rav Houna a dit au nom de Rabbi Zeira : Celui qui pratique une saignée sur un animal consacré (kodachim), il est interdit d'en tirer profit (du sang), et l'on commet en en profitant une meïla (détournement des biens sacrés), et celui qui en profite par inadvertance doit apporter un sacrifice.
- רַבָּנַן עָבְדִי כְּמַתְנִיתִין, רַב אָשֵׁי עָבֵיד כְּבָרַיְיתָא.Les Sages agissaient selon notre Michna : ils se levaient pour prier dans un état de gravité ; Rav Achi agissait selon la baraïta : il priait au sortir d'une halakha tranchée.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין עוֹמְדִין לְהִתְפַּלֵּל לֹא מִתּוֹךְ עַצְבוּת, וְלֹא מִתּוֹךְ עַצְלוּת, וְלֹא מִתּוֹךְ שְׂחוֹק, וְלֹא מִתּוֹךְ שִׂיחָה, וְלֹא מִתּוֹךְ קַלּוּת רֹאשׁ, וְלֹא מִתּוֹךְ דְּבָרִים בְּטֵלִים, אֶלָּא מִתּוֹךְ שִׂמְחָה שֶׁל מִצְוָה.Nos Maîtres ont enseigné : On ne se lève pas pour prier au sortir de la tristesse, ni au sortir de la paresse, ni au sortir du rire, ni au sortir de la conversation, ni au sortir de la légèreté, ni au sortir de futilités, mais au sortir de la joie d'une mitsva.
- וְכֵן לֹא יִפָּטֵר אָדָם מֵחֲבֵרוֹ לֹא מִתּוֹךְ שִׂיחָה, וְלֹא מִתּוֹךְ שְׂחוֹק, וְלֹא מִתּוֹךְ קַלּוּת רֹאשׁ, וְלֹא מִתּוֹךְ דְּבָרִים בְּטֵלִים, אֶלָּא מִתּוֹךְ דְּבַר הֲלָכָה. שֶׁכֵּן מָצִינוּ בַּנְּבִיאִים הָרִאשׁוֹנִים, שֶׁסִּייְּמוּ דִּבְרֵיהֶם בְּדִבְרֵי שֶׁבַח וְתַנְחוּמִים.De même, un homme ne prendra pas congé de son prochain au sortir de la conversation, ni au sortir du rire, ni au sortir de la légèreté, ni au sortir de futilités, mais au sortir d'une parole de halakha. Car c'est ainsi que nous trouvons chez les premiers prophètes : ils concluaient leurs discours par des paroles de louange et de consolation.
- וְכֵן תְּנָא מָרִי בַּר בְּרֵיהּ דְּרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא: אַל יִפָּטֵר אָדָם מֵחֲבֵירוֹ אֶלָּא מִתּוֹךְ דְּבַר הֲלָכָה, שֶׁמִּתּוֹךְ כָּךְ זוֹכְרֵהוּ.Et ainsi Mari, petit-fils de Rav Houna, fils de Rabbi Yirmeya bar Abba, a enseigné dans une baraïta : Un homme ne prendra congé de son prochain qu'au sortir d'une parole de halakha, car grâce à cela, il se souviendra de lui en bien.
- כִּי הָא דְּרַב כָּהֲנָא אַלְוְיֵיהּ לְרַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי מִפּוּם נַהֲרָא עַד בֵּי צִנְיָתָא דְּבָבֶל. כִּי מְטָא לְהָתָם אֲמַר לֵיהּ: מָר, וַדַּאי דְאָמְרִי אִינָשֵׁי: הָנֵי צִנְיָתָא דְּבָבֶל אִיתַנְהוּ מֵאָדָם הָרִאשׁוֹן וְעַד הַשְׁתָּא?Comme dans le cas de Rav Kahana, qui accompagna Rav Chimi bar Achi de Poum Nahara jusqu'à la palmeraie de Babel. Quand il arriva là-bas, il lui dit : Maître, est-ce vrai ce que disent les gens : ces palmiers de Babel existent depuis Adam, le premier homme, jusqu'à maintenant ?
- אֲמַר לֵיהּ: אַדְכַּרְתַּן מִילְּתָא דְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא, דְּאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: מַאי דִּכְתִיב ״בְּאֶרֶץ אֲשֶׁר לֹא עָבַר בָּהּ אִישׁ וְלֹא יָשַׁב אָדָם שָׁם״, וְכִי מֵאַחַר דְּלֹא עָבַר הֵיאַךְ יָשַׁב? אֶלָּא לוֹמַר לָךְ כׇּל אֶרֶץ שֶׁגָּזַר עָלֶיהָ אָדָם הָרִאשׁוֹן לְיִשּׁוּב — נִתְיַשְּׁבָה. וְכׇל אֶרֶץ שֶׁלֹּא גָּזַר עָלֶיהָ אָדָם הָרִאשׁוֹן לְיִשּׁוּב — לֹא נִתְיַשְּׁבָה.Il lui dit : Tu m'as rappelé une parole de Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, car Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : Que signifie ce qui est écrit : « Dans un pays où nul homme n'est passé, et où nul homme (adam) n'a habité » (Jérémie 2, 6) ? Puisque nul n'y est passé, comment quelqu'un y aurait-il habité ? C'est plutôt pour te dire : toute terre qu'Adam, le premier homme, a décrété propre à être habitée, a été habitée ; et toute terre qu'Adam, le premier homme, n'a pas décrété propre à être habitée, n'a pas été habitée. Ainsi, depuis Adam, ce lieu a été destiné aux palmiers.
- רַב מָרְדְּכַי אַלְוְיֵיהּ לְרַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי מֵהַגְרוֹנְיָא, וְעַד בֵּי כֵיפֵי. וְאָמְרִי לַהּ עַד בֵּי דוּרָא.Rav Mordekhaï accompagna Rav Chimi bar Achi de Hagronya jusqu'à Bé Keifé ; et certains disent : jusqu'à Bé Doura.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַמִּתְפַּלֵּל צָרִיךְ שֶׁיְּכַוֵּין אֶת לִבּוֹ לַשָּׁמַיִם. אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: סִימָן לַדָּבָר, ״תָּכִין לִבָּם תַּקְשִׁיב אׇזְנֶךָ״.Nos Maîtres ont enseigné : Celui qui prie doit diriger son cœur vers le Ciel. Abba Chaoul dit : Un indice à ce sujet : « Tu affermis leur cœur, Ton oreille est attentive » (Psaumes 10, 17) : si l'on dirige son cœur, la prière est entendue.
- תַּנְיָא אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: כָּךְ הָיָה מִנְהָגוֹ שֶׁל רַבִּי עֲקִיבָא, כְּשֶׁהָיָה מִתְפַּלֵּל עִם הַצִּיבּוּר — הָיָה מְקַצֵּר וְעוֹלֶה, מִפְּנֵי טוֹרַח צִבּוּר. וּכְשֶׁהָיָה מִתְפַּלֵּל בֵּינוֹ לְבֵין עַצְמוֹ — אָדָם מַנִּיחוֹ בְּזָוִית זוֹ, וּמוֹצְאוֹ בְּזָוִית אַחֶרֶת. וְכׇל כָּךְ לָמָּה? מִפְּנֵי כְּרִיעוֹת וְהִשְׁתַּחֲוָיוֹת.Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda a dit : Telle était la coutume de Rabbi Akiva : quand il priait avec la communauté, il abrégeait et remontait (terminait), à cause de la peine qu'il aurait causée à la communauté en la faisant attendre. Mais quand il priait seul, un homme le laissait dans un coin et le retrouvait dans un autre coin. Et pourquoi tout cela ? À cause des inclinaisons et des prosternations.
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא: לְעוֹלָם יִתְפַּלֵּל אָדָם בְּבַיִת שֶׁיֵּשׁ בּוֹ חַלּוֹנוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכַוִּין פְּתִיחָן לֵיהּ וְגוֹ׳״.Rabbi 'Hiya bar Abba a dit : Qu'un homme prie toujours dans une maison qui a des fenêtres, comme il est dit au sujet de Daniel : « Et il avait des fenêtres ouvertes dans sa chambre haute, en direction de Jérusalem », etc. (Daniel 6, 11).
- יָכוֹל יִתְפַּלֵּל אָדָם כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ — כְּבָר מְפוֹרָשׁ עַל יְדֵי דָּנִיאֵל: ״וְזִמְנִין תְּלָתָא וְגוֹ׳״.On pourrait penser qu'un homme peut prier toute la journée, autant qu'il le veut ; cela a déjà été précisé par Daniel : « Et trois fois par jour il s'agenouillait et priait », etc.
- יָכוֹל מִשֶּׁבָּא לַגּוֹלָה הוּחַלָּה — כְּבָר נֶאֱמַר: ״דִּי הֲוָא עָבֵד מִן קַדְמַת דְּנָא״.On pourrait penser que cette pratique n'a commencé que lorsqu'il est venu en exil ; il a déjà été dit : « Comme il le faisait auparavant. »
- יָכוֹל יִתְפַּלֵּל אָדָם לְכׇל רוּחַ שֶׁיִּרְצֶה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״(לָקֳבֵל) [נֶגֶד] יְרוּשְׁלֶם״.On pourrait penser qu'un homme peut prier vers n'importe quelle direction qu'il veut ; c'est pourquoi le verset dit : « En direction de Jérusalem. »
- יָכוֹל יְהֵא כּוֹלְלָן בְּבַת אַחַת — כְּבָר מְפוֹרָשׁ עַל יְדֵי דָּוִד, דִּכְתִיב: ״עֶרֶב וָבֹקֶר וְצָהֳרַיִם וְגוֹ׳״.On pourrait penser qu'on peut les réunir toutes trois en une seule fois ; cela a déjà été précisé par David, comme il est écrit : « Le soir, le matin et à midi, je me plains et je gémis », etc. (Psaumes 55, 18).
- יָכוֹל יַשְׁמִיעַ קוֹלוֹ בִּתְפִלָּתוֹ — כְּבָר מְפוֹרָשׁ עַל יְדֵי חַנָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְקוֹלָהּ לֹא יִשָּׁמֵעַ״.On pourrait penser qu'on peut faire entendre sa voix dans sa prière (l'Amida) ; cela a déjà été précisé par 'Hanna, comme il est dit : « Et sa voix ne se faisait pas entendre » (I Samuel 1, 13).
- יָכוֹל יִשְׁאַל אָדָם צְרָכָיו וְאַחַר כָּךְ יִתְפַּלֵּל — כְּבָר מְפוֹרָשׁ עַל יְדֵי שְׁלֹמֹה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לִשְׁמֹעַ אֶל הָרִנָּה וְאֶל הַתְּפִלָּה״. ״רִנָּה״ זוֹ תְּפִלָּה, ״תְּפִלָּה״ זוֹ בַּקָּשָׁה. אֵין אוֹמֵר דְּבַר בַּקָּשָׁה אַחַר ״אֱמֶת וְיַצִּיב״. אֲבָל אַחַר הַתְּפִלָּה, אֲפִילּוּ כְּסֵדֶר וִדּוּי שֶׁל יוֹם הַכִּפּוּרִים אוֹמֵר.On pourrait penser qu'un homme demande d'abord ses besoins et ensuite prie (loue D.ieu) ; cela a déjà été précisé par Chlomo, comme il est dit : « Pour écouter le chant et la prière » (I Rois 8, 28) : le « chant », c'est la prière de louange ; la « prière », c'est la requête. On ne dit pas de requête après « Emet veyatsiv » (la bénédiction qui précède l'Amida), avant les trois premières bénédictions de louange ; mais après la prière, il n'y a pas de limite : même s'il veut dire l'équivalent de l'ordre de la confession de Yom Kippour, il le dit.
- אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ שׁוֹאֵל אָדָם צְרָכָיו בְּ״שׁוֹמֵעַ תְּפִלָּה״, אִם בָּא לוֹמַר אַחַר תְּפִלָּתוֹ — אֲפִילּוּ כְּסֵדֶר שֶׁל יוֹם הַכִּפּוּרִים אוֹמֵר.Il a été dit aussi (par les Amoraïm) : Rav 'Hiya bar Achi a dit au nom de Rav : Bien qu'on ait dit qu'un homme demande ses besoins dans la bénédiction « Qui écoute la prière » (Choméa tefila), s'il vient à les dire après sa prière, même l'équivalent de l'ordre de la confession de Yom Kippour, il le dit.
- אָמַר רַב הַמְנוּנָא: כַּמָּה הִלְכְתָא גִּבָּרָווֹתָא אִיכָּא לְמִשְׁמַע מֵהָנֵי קְרָאֵי דְחַנָּה. ״וְחַנָּה הִיא מְדַבֶּרֶת עַל לִבָּהּ״ — מִכָּאן לַמִּתְפַּלֵּל צָרִיךְ שֶׁיְּכַוֵּין לִבּוֹ. ״רַק שְׂפָתֶיהָ נָּעוֹת״ — מִכָּאן לַמִּתְפַּלֵּל שֶׁיַּחְתּוֹךְ בִּשְׂפָתָיו. ״וְקוֹלָהּ לֹא יִשָּׁמֵעַ״ — מִכָּאן שֶׁאָסוּר לְהַגְבִּיהַּ קוֹלוֹ בִּתְפִלָּתוֹ. ״וַיַּחְשְׁבֶהָ עֵלִי לְשִׁכֹּרָה״ — מִכָּאן שֶׁשִּׁכּוֹר אָסוּר לְהִתְפַּלֵּל.Rav Hamnouna a dit : Combien de halakhot importantes peut-on apprendre de ces versets de 'Hanna ! « Et 'Hanna parlait en son cœur » (I Samuel 1, 13) : d'ici l'on apprend que celui qui prie doit diriger son cœur. « Seules ses lèvres remuaient » : d'ici l'on apprend que celui qui prie doit articuler avec ses lèvres. « Et sa voix ne se faisait pas entendre » : d'ici l'on apprend qu'il est interdit d'élever la voix dans sa prière. « Et Éli la prit pour une femme ivre » : d'ici l'on apprend qu'un homme ivre n'a pas le droit de prier.
- ״וַיֹּאמֶר אֵלֶיהָ עֵלִי עַד מָתַי תִּשְׁתַּכָּרִין וְגוֹ׳״. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִכָּאן לָרוֹאֶה בַּחֲבֵרוֹ« Et Éli lui dit : Jusqu'à quand serez-vous ivre ? », etc. (I Samuel 1, 14). Rabbi Elazar a dit : D'ici l'on apprend que celui qui voit chez son prochain
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