Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַקַּמְטְרָא — כִּכְלִי בְּתוֹךְ כְּלִי דָּמֵי. אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: סֵפֶר תּוֹרָה — צָרִיךְ לַעֲשׂוֹת לוֹ מְחִיצָּה עֲשָׂרָה. מָר זוּטְרָא אִיקְּלַע לְבֵי רַב אָשֵׁי, חַזְיֵיהּ לְדוּכְתֵּיהּ דְּמָר בַּר רַב אָשֵׁי דְּמַנַּח בֵּיהּ סֵפֶר תּוֹרָה וַעֲבֵיד לֵיהּ מְחִיצָה עֲשָׂרָה. אֲמַר לֵיהּ: כְּמַאן? כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי? אֵימַר דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי דְּלֵית לֵיהּ בֵּיתָא אַחֲרִינָא, מָר הָא אִית לֵיהּ בֵּיתָא אַחֲרִינָא? אֲמַר לֵיהּ: לָאו אַדַּעְתַּאי.sur un coffre (posé sur le coffre) est considéré comme un récipient dans un récipient. Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Pour avoir des relations conjugales dans une pièce où se trouve un Séfer Torah, il faut lui faire une cloison de dix téfa'him. Mar Zoutra se trouva chez Rav Achi ; il vit que dans la chambre de Mar bar Rav Achi (le fils de Rav Achi) était posé un Séfer Torah, et on lui avait fait une cloison de dix téfa'him. Il lui dit : Selon qui as-tu fait cela ? Selon Rabbi Yehochoua ben Lévi ? Dis plutôt que Rabbi Yehochoua ben Lévi ne l'a dit que pour celui qui n'a pas d'autre pièce ; mais le Maître (toi), n'as-tu pas une autre pièce ? Il lui répondit : Cela ne m'est pas venu à l'esprit.
- כַּמָּה יַרְחִיק מֵהֶן וּמִן הַצּוֹאָה — אַרְבַּע אַמּוֹת. אָמַר רָבָא אָמַר רַב סְחוֹרָה אָמַר רַב הוּנָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא לַאֲחוֹרָיו, אֲבָל לְפָנָיו — מַרְחִיק מְלֹא עֵינָיו, וְכֵן לִתְפִלָּה.Nous avons appris dans la Michna : À quelle distance doit-on s'éloigner d'elle (de l'urine) et des excréments pour lire le Chema ? Quatre coudées. Rava a dit au nom de Rav Se'hora, au nom de Rav Houna : On n'a enseigné cela que lorsqu'ils sont derrière lui ; mais s'ils sont devant lui, il s'éloigne jusqu'à ce qu'ils soient hors de son champ de vision ; et de même pour la Tefila (la prière de l'Amida).
- אִינִי?! וְהָא אָמַר רַפְרָם בַּר פָּפָּא אָמַר רַב חִסְדָּא: עוֹמֵד אָדָם כְּנֶגֶד בֵּית הַכִּסֵּא וּמִתְפַּלֵּל! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? בְּבֵית הַכִּסֵּא שֶׁאֵין בּוֹ צוֹאָה.Est-ce vrai ? Mais voici que Rafram bar Pappa a dit au nom de Rav 'Hisda : Un homme peut se tenir face à des toilettes et prier ! Réponse : De quoi s'agit-il ici ? De toilettes dans lesquelles il n'y a pas d'excréments.
- אִינִי?! וְהָאָמַר רַב יוֹסֵף בַּר חֲנִינָא: בֵּית הַכִּסֵּא שֶׁאָמְרוּ אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בּוֹ צוֹאָה וּבֵית הַמֶּרְחָץ שֶׁאָמְרוּ, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בּוֹ אָדָם! אֶלָּא הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — בְּחַדְתֵי.Est-ce vrai ? Mais voici que Rav Yossef bar 'Hanina a dit : Les toilettes dont on a parlé (dans toutes ces lois) le sont même s'il n'y a pas d'excréments dedans, et le bain public dont on a parlé l'est même s'il n'y a personne dedans ! Mais plutôt, de quoi s'agit-il ici ? De nouvelles toilettes, construites mais pas encore utilisées.
- וְהָא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְרָבִינָא: הִזְמִינוֹ לְבֵית הַכִּסֵּא, מַהוּ? יֵשׁ זִימּוּן, אוֹ אֵין זִימּוּן? כִּי קָא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְרָבִינָא: לְמֵיקַם עֲלֵיהּ לְצַלּוֹיֵי בְּגַוֵּיהּ אֲבָל כְּנֶגְדּוֹ — לָא.La Guemara objecte : Mais Ravina se posait justement la question : Si on l'a destiné à servir de toilettes, qu'en est-il ? La désignation compte-t-elle ou la désignation ne compte-t-elle pas ? Réponse : Lorsque Ravina se posait la question, c'était pour savoir s'il est permis de s'y tenir pour prier à l'intérieur ; mais face à elles, non, il n'avait pas de doute que c'est permis.
- אָמַר רָבָא: הָנֵי בָּתֵּי כִּסָּאֵי דְּפָרְסָאֵי אַף עַל גַּב דְּאִית בְּהוּ צוֹאָה — כִּסְתוּמִין דָּמוּ.Rava a dit : Ces toilettes des Perses, bien qu'il y ait des excréments dedans, sont considérées comme fermées, car elles sont construites en pente et les excréments roulent au loin, dans une fosse.
- מַתְנִי׳ זָב שֶׁרָאָה קֶרִי, וְנִדָּה שֶׁפָּלְטָה שִׁכְבַת זֶרַע, וְהַמְשַׁמֶּשֶׁת שֶׁרָאֲתָה נִדָּה — צְרִיכִין טְבִילָה. וְרַבִּי יְהוּדָה פּוֹטֵר.MICHNA : Un zav (homme atteint d'un écoulement, impur pour sept jours) qui a eu un épanchement séminal, une nidda (femme menstruée) qui a rejeté de la semence, et celle qui a eu des relations conjugales et a ensuite vu du sang de nidda : ils ont besoin d'une immersion pour pouvoir étudier la Torah et prier, bien qu'ils restent impurs de leur impureté plus grave. Et Rabbi Yehouda les exempte.
- גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: בַּעַל קֶרִי, שֶׁרָאָה זִיבָה לְרַבִּי יְהוּדָה מַהוּ? כִּי פָּטַר רַבִּי יְהוּדָה הָתָם בְּזָב שֶׁרָאָה קֶרִי, דְּמֵעִיקָּרָא לָאו בַּר טְבִילָה הוּא. אֲבָל בַּעַל קֶרִי שֶׁרָאָה זִיבָה, דְּמֵעִיקָּרָא בַּר טְבִילָה הוּא מְחַיַּיב, אוֹ דִילְמָא לָא שְׁנָא.GUEMARA : Ils ont posé la question : Celui qui a eu un épanchement séminal et qui a ensuite vu un écoulement (et est devenu zav), selon Rabbi Yehouda, qu'en est-il ? Lorsque Rabbi Yehouda a exempté, là dans la Michna, un zav qui a eu un épanchement séminal, c'est parce que dès le départ il n'était pas apte à l'immersion (elle ne le purifie pas de sa ziva) ; mais celui qui a eu un épanchement séminal et a ensuite vu un écoulement, qui était dès le départ apte à l'immersion, Rabbi Yehouda l'oblige-t-il à s'immerger ? Ou peut-être n'y a-t-il pas de différence ?
- תָּא שְׁמַע הַמְשַׁמֶּשֶׁת וְרָאֲתָה נִדָּה צְרִיכָה טְבִילָה, וְרַבִּי יְהוּדָה פּוֹטֵר. וְהָא מְשַׁמֶּשֶׁת וְרָאֲתָה נִדָּה כְּבַעַל קֶרִי שֶׁרָאָה זִיבָה דָּמְיָא, וְקָא פָּטַר רַבִּי יְהוּדָה, שְׁמַע מִינַּהּ. תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא בְּהֶדְיָא: בַּעַל קֶרִי שֶׁרָאָה זִיבָה צָרִיךְ טְבִילָה, וְרַבִּי יְהוּדָה פּוֹטֵר.Viens et entends une preuve : Celle qui a eu des relations conjugales et a ensuite vu du sang de nidda a besoin d'une immersion, et Rabbi Yehouda exempte. Or celle qui a eu des relations et a vu du sang de nidda est comparable à celui qui a eu un épanchement séminal et a vu un écoulement (une impureté légère suivie d'une grave), et pourtant Rabbi Yehouda exempte. Déduis-en qu'il n'y a pas de différence. Et de fait, Rabbi 'Hiya a enseigné explicitement : Celui qui a eu un épanchement séminal et a vu un écoulement a besoin d'une immersion, et Rabbi Yehouda exempte.
הדרן עלך מי שמתו
Nous reviendrons à toi, chapitre « Mi chemétou » (Hadran alakh : formule de fin de chapitre ; troisième chapitre de Berakhot).- מַתְנִי׳ תְּפִלַּת הַשַּׁחַר עַד חֲצוֹת. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד אַרְבַּע שָׁעוֹת. תְּפִלַּת הַמִּנְחָה עַד הָעֶרֶב, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד פְּלַג הַמִּנְחָה.MICHNA : La Tefila du matin (Cha'harit) peut être dite jusqu'à midi. Rabbi Yehouda dit : Jusqu'à la fin de la quatrième heure du jour. La Tefila de Min'ha (l'après-midi) peut être dite jusqu'au soir. Rabbi Yehouda dit : Jusqu'au pelag haMin'ha (le milieu de la période de Min'ha, expliqué dans la Guemara).
- תְּפִלַּת הָעֶרֶב אֵין לָהּ קֶבַע. וְשֶׁל מוּסָפִים כׇּל הַיּוֹם, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁבַע שָׁעוֹת.La Tefila du soir (Arvit) n'a pas d'heure fixe : on peut la dire toute la nuit. Et celle de Moussaf (prière additionnelle) peut être dite toute la journée. Rabbi Yehouda dit : Jusqu'à la fin de la septième heure.
- גְּמָ׳ וּרְמִינְהוּ: מִצְוָתָהּ עִם הָנֵץ הַחַמָּה, כְּדֵי שֶׁיִּסְמוֹךְ גְּאוּלָּה לִתְפִלָּה, וְנִמְצָא מִתְפַּלֵּל בַּיּוֹם!GUEMARA : Et on a opposé à cela une baraïta : Sa mitsva (celle du Chema du matin) est de le lire avec le lever du soleil, afin de juxtaposer la bénédiction de la délivrance (« Gaal Israël ») à la Tefila, et il se trouvera prier dès le début du jour ! La prière du matin devrait donc être dite au lever du soleil.
- כִּי תַּנְיָא הַהִיא לְוָתִיקִין. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וָתִיקִין הָיוּ גּוֹמְרִים אוֹתָהּ עִם הָנֵץ הַחַמָּה.Réponse : Cette baraïta a été enseignée pour les vatikin (ceux qui sont scrupuleux dans les mitsvot), comme l'a dit Rabbi Yo'hanan : Les vatikin terminaient la lecture du Chema avec le lever du soleil.
- וְכוּלֵּי עָלְמָא עַד חֲצוֹת וְתוּ לָא, וְהָאָמַר רַב מָרִי בְּרֵיהּ דְּרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: טָעָה וְלֹא הִתְפַּלֵּל עַרְבִית — מִתְפַּלֵּל בְּשַׁחֲרִית שְׁתַּיִם, שַׁחֲרִית — מִתְפַּלֵּל בְּמִנְחָה שְׁתַּיִם.La Guemara demande : Et pour tout le monde, la prière du matin n'est-elle possible que jusqu'à midi, et pas plus ? Mais voici que Rav Mari, fils de Rav Houna, fils de Rabbi Yirmeya bar Abba, a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : S'il s'est trompé et n'a pas prié Arvit, il prie à Cha'harit deux fois l'Amida ; s'il n'a pas prié Cha'harit, il prie à Min'ha deux fois. On peut donc rattraper Cha'harit l'après-midi !
- כּוּלֵּי יוֹמָא מְצַלֵּי וְאָזֵיל, עַד חֲצוֹת, יָהֲבִי לֵיהּ שְׂכַר תְּפִלָּה בִּזְמַנָּהּ, מִכָּאן וְאֵילָךְ, שְׂכַר תְּפִלָּה — יָהֲבִי לֵיהּ, שְׂכַר תְּפִלָּה בִּזְמַנָּהּ — לָא יָהֲבִי לֵיהּ.Réponse : Toute la journée, il peut continuer à prier. Mais s'il prie jusqu'à midi, on lui donne la récompense de la prière en son temps ; à partir de là, on lui donne la récompense de la prière, mais la récompense de la prière en son temps, on ne la lui donne pas.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: טָעָה וְלֹא הִתְפַּלֵּל מִנְחָה, מַהוּ שֶׁיִּתְפַּלֵּל עַרְבִית שְׁתַּיִם? אִם תִּמְצָא לוֹמַר, טָעָה וְלֹא הִתְפַּלֵּל עַרְבִית מִתְפַּלֵּל שַׁחֲרִית שְׁתַּיִם, מִשּׁוּם דְּחַד יוֹמָא הוּא, דִּכְתִיב: ״וַיְהִי עֶרֶב וַיְהִי בֹקֶר יוֹם אֶחָד״, אֲבָל הָכָא תְּפִלָּה בִּמְקוֹם קׇרְבָּן הִיא, וְכֵיוָן דְּעָבַר יוֹמוֹ בָּטַל קׇרְבָּנוֹ. אוֹ דִילְמָא כֵּיוָן דִּצְלוֹתָא רַחֲמֵי הִיא, כׇּל אֵימַת דְּבָעֵי מְצַלֵּי וְאָזֵיל.Ils ont posé la question : S'il s'est trompé et n'a pas prié Min'ha, peut-il prier deux fois à Arvit ? Si tu veux dire que celui qui s'est trompé et n'a pas prié Arvit prie deux fois à Cha'harit, c'est peut-être parce que c'est un seul jour, comme il est écrit : « Et il y eut un soir, et il y eut un matin : un jour » (Genèse 1, 5) ; mais ici, de l'après-midi au soir, on passe à un autre jour, et la prière tient lieu de sacrifice ; or, puisque son jour est passé, son sacrifice est annulé. Ou peut-être, puisque la prière est une supplication (demande de miséricorde), chaque fois qu'il le veut, il peut continuer à prier ?
- תָּא שְׁמַע דְּאָמַר רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה אָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: טָעָה וְלֹא הִתְפַּלֵּל מִנְחָה — מִתְפַּלֵּל עַרְבִית שְׁתַּיִם, וְאֵין בָּזֶה מִשּׁוּם דְּעָבַר יוֹמוֹ בָּטַל קׇרְבָּנוֹ.Viens et entends une preuve, car Rav Houna bar Yehouda a dit au nom de Rabbi Yits'hak, au nom de Rabbi Yo'hanan : S'il s'est trompé et n'a pas prié Min'ha, il prie deux fois à Arvit, et on n'applique pas ici le principe : « son jour est passé, son sacrifice est annulé ».
- מֵיתִיבִי. ״מְעֻוָּת לֹא יוּכַל לִתְקֹן וְחֶסְרוֹן לֹא יוּכַל לְהִמָּנוֹת״: ״מְעֻוָּת לֹא יוּכַל לִתְקֹן״ — זֶה שֶׁבִּטֵּל קְרִיאַת שְׁמַע שֶׁל עַרְבִית וּקְרִיאַת שְׁמַע שֶׁל שַׁחֲרִית, אוֹ תְּפִלָּה שֶׁל עַרְבִית אוֹ תְּפִלָּה שֶׁל שַׁחֲרִית. ״וְחֶסְרוֹן לֹא יוּכַל לְהִמָּנוֹת״ — זֶה שֶׁנִּמְנוּ חֲבֵירָיו לִדְבַר מִצְוָה, וְלֹא נִמְנָה עִמָּהֶם.On a objecté à partir d'une baraïta : « Ce qui est tordu ne peut être redressé, et ce qui manque ne peut être compté » (Ecclésiaste 1, 15). « Ce qui est tordu ne peut être redressé », c'est celui qui a omis le Chema du soir et le Chema du matin, ou la Tefila du soir ou la Tefila du matin. « Et ce qui manque ne peut être compté », c'est celui dont les compagnons se sont comptés (se sont réunis) pour une chose de mitsva, et il ne s'est pas compté avec eux. On voit donc qu'une prière manquée ne peut se rattraper !
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — שֶׁבִּטֵּל בְּמֵזִיד.Rabbi Yits'hak a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : De quoi s'agit-il ici ? De celui qui a omis la prière volontairement.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי ״בִּטֵּל״, וְלָא קָתָנֵי ״טָעָה״, שְׁמַע מִינַּהּ.Rav Achi a dit : C'est aussi précis dans la formulation, car la baraïta enseigne « a omis » et n'enseigne pas « s'est trompé ». Déduis-en (c'est bien cela).
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.