Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָכָא בְּטוֹפֵחַ עַל מְנָת לְהַטְפִּיחַ, אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Et ici, c'est dans le cas où l'urine est humide au point d'humecter d'autres objets qu'il y a une différence entre eux : selon le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna), l'interdit ne s'applique que si l'urine est assez humide pour humecter autre chose, tandis que selon Rabbi Yossé, il suffit qu'elle soit humide elle-même.
- יָרַד לִטְבּוֹל, אִם יָכוֹל לַעֲלוֹת כוּ׳: לֵימָא תַּנָּא סְתָמָא כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּאָמַר עַד הָנֵץ הַחַמָּה?Nous avons appris dans la Michna : celui qui est descendu s'immerger à la suite d'un épanchement séminal doit évaluer s'il peut remonter, se couvrir et lire le Chema avant le lever du soleil, etc. La Guemara demande : Dirons-nous que Rabbi Yehouda HaNassi a enseigné cette Michna de façon anonyme selon Rabbi Eliézer, qui a dit que l'on peut lire le Chema jusqu'au lever du soleil ?
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, וְדִלְמָא כְּוָתִיקִין. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וָתִיקִין הָיוּ גּוֹמְרִין אוֹתָהּ עִם הָנֵץ הַחַמָּה.Tu peux même dire qu'elle est conforme à Rabbi Yehochoua, qui permet de lire le Chema du matin jusqu'à la troisième heure, mais peut-être la Michna parle-t-elle de ceux qui agissent selon les vatikin (les hommes pieux et scrupuleux dans les mitsvot), comme l'a dit Rabbi Yo'hanan : Les vatikin terminaient la lecture du Chema avec le lever du soleil.
- וְאִם לָאו — יִתְכַּסֶּה בְּמַיִם וְיִקְרָא. וַהֲרֵי לִבּוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה?Nous avons appris dans la Michna : Et sinon, s'il ne peut pas remonter et se couvrir à temps, qu'il se couvre dans l'eau et qu'il lise le Chema. La Guemara objecte : Mais voici que son cœur voit la nudité, puisque rien ne les sépare !
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, וְאִי תֵּימָא רַבִּי אַחָא בַּר אַבָּא בַּר אַחָא מִשּׁוּם רַבֵּינוּ: בְּמַיִם עֲכוּרִין שָׁנוּ, דְּדָמוּ כְּאַרְעָא סְמִיכְתָּא, שֶׁלֹּא יִרְאֶה לִבּוֹ עֶרְוָתוֹ.Rabbi Elazar a dit, et certains disent que c'est Rabbi A'ha bar Abba bar A'ha qui l'a dit au nom de notre Maître (Rav) : C'est d'eaux troubles qu'on a enseigné cela, car elles sont comparables à de la terre compacte ; elles forment donc une séparation, afin que son cœur ne voie pas sa nudité.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מַיִם צְלוּלִין — ישֵׁב בָּהֶן עַד צַוָּארוֹ וְקוֹרֵא. וְיֵשׁ אוֹמְרִים עוֹכְרָן בְּרַגְלוֹ.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Dans des eaux claires, il s'assied dedans jusqu'au cou et lit le Chema. Et certains disent : Il les trouble avec son pied.
- וְתָנָא קַמָּא, וַהֲרֵי לִבּוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה! קָסָבַר לִבּוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה — מוּתָּר. וַהֲרֵי עֲקֵבוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה! קָסָבַר עֲקֵבוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה מוּתָּר.La Guemara demande : Et selon le premier Tanna, voici que son cœur voit la nudité à travers l'eau claire ! Réponse : Il estime que si son cœur voit la nudité, c'est permis. Nouvelle objection : Mais voici que son talon voit la nudité ! Réponse : Il estime que si son talon voit la nudité, c'est permis.
- אִתְּמַר: עֲקֵבוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה מוּתָּר, נוֹגֵעַ — אַבָּיֵי אָמַר: אָסוּר, וְרָבָא אָמַר: מוּתָּר. רַב זְבִיד מַתְנִי לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא הָכִי. רַב חִינָּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא מַתְנִי לַהּ הָכִי: נוֹגֵעַ — דִּבְרֵי הַכֹּל אָסוּר, רוֹאֶה — אַבָּיֵי אָמַר: אָסוּר, רָבָא אָמַר: מוּתָּר: לֹא נִתְּנָה תּוֹרָה לְמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת. וְהִלְכְתָא נוֹגֵעַ — אָסוּר, רוֹאֶה — מוּתָּר.Il a été dit (par les Amoraïm) : Si son talon voit la nudité, c'est permis ; s'il la touche, Abayé a dit : C'est interdit ; et Rava a dit : C'est permis. Rav Zevid enseignait cette tradition ainsi. Rav 'Hinnana, fils de Rav Ika, l'enseignait ainsi : s'il la touche, tout le monde s'accorde que c'est interdit ; s'il la voit, Abayé a dit : C'est interdit ; Rava a dit : C'est permis, car la Torah n'a pas été donnée aux anges du service divin (qui n'ont pas de nudité ; l'homme, lui, ne peut éviter cela). Et la halakha (règle pratique) est : s'il la touche, c'est interdit ; s'il la voit, c'est permis.
- אָמַר רָבָא: צוֹאָה בַּעֲשָׁשִׁית, מוּתָּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדָּהּ. עֶרְוָה בַּעֲשָׁשִׁית, אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדָּהּ. צוֹאָה בַּעֲשָׁשִׁית מוּתָּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדָּהּ דְּצוֹאָה בְּכִיסּוּי תַּלְיָא מִילְּתָא, וְהָא מִיכַּסְּיָא. עֶרְוָה בַּעֲשָׁשִׁית אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדָּהּ, ״וְלֹא יִרְאֶה בְךָ עֶרְוַת דָּבָר״ אָמַר רַחֲמָנָא. וְהָא קָמִיתְחַזְיָא.Rava a dit : Face à des excréments placés dans une lanterne (une enveloppe transparente), il est permis de lire le Chema ; face à une nudité dans une lanterne, il est interdit de lire le Chema. Pourquoi ? Face à des excréments dans une lanterne, il est permis de lire le Chema, car pour les excréments, la chose dépend du fait d'être couvert (« Et tu couvriras tes excréments », Deutéronome 23, 14), et ceux-ci sont couverts. Face à une nudité dans une lanterne, il est interdit de lire le Chema, car « Et l'on ne verra pas chez toi de nudité » (Deutéronome 23, 15), a dit le Miséricordieux, et celle-ci est visible.
- אָמַר אַבָּיֵי: צוֹאָה כׇּל שֶׁהוּ, מְבַטְּלָהּ בְּרוֹק. אָמַר רָבָא: וּבְרוֹק עָבֶה. אָמַר רָבָא: צוֹאָה בְּגוּמָּא — מַנִּיחַ סַנְדָּלוֹ עָלֶיהָ, וְקוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע. בְּעָא מָר בְּרֵיהּ דְּרָבִינָא: צוֹאָה דְּבוּקָה בְּסַנְדָּלוֹ — מַאי? תֵּיקוּ.Abayé a dit : Une quantité infime d'excréments, on l'annule avec de la salive. Rava a dit : Et ce, avec une salive épaisse. Rava a dit : Des excréments dans un trou du sol, on pose sa sandale dessus et on lit le Chema. Mar, fils de Ravina, a demandé : Des excréments collés à sa sandale, qu'en est-il ? Est-il considéré comme souillé ? Tékou (la question reste en suspens).
- אָמַר רַב יְהוּדָה: גּוֹי עָרוֹם אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדּוֹ. מַאי אִירְיָא גּוֹי? אֲפִילּוּ יִשְׂרָאֵל נָמֵי! יִשְׂרָאֵל פְּשִׁיטָא לֵיהּ דְּאָסוּר, אֶלָּא גּוֹי אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ מַהוּ דְתֵימָא, הוֹאִיל וּכְתִיב בְּהוּ ״אֲשֶׁר בְּשַׂר חֲמוֹרִים בְּשָׂרָם״, אֵימָא כַּחֲמוֹר בְּעָלְמָא הוּא, קָא מַשְׁמַע לַן דְּאִינְהוּ נָמֵי אִיקְּרוּ עֶרְוָה, דִּכְתִיב: ״וְעֶרְוַת אֲבִיהֶם לֹא רָאוּ״.Rav Yehouda a dit : Face à un non-Juif nu, il est interdit de lire le Chema. La Guemara demande : Pourquoi parler précisément d'un non-Juif ? Même face à un Juif, c'est aussi interdit ! Réponse : Pour un Juif, il lui était évident que c'est interdit ; mais pour un non-Juif, il fallait le dire. Tu aurais pu dire que, puisqu'il est écrit à leur sujet : « Dont la chair est la chair des ânes » (Ézéchiel 23, 20), je dirais que sa nudité est comme celle d'un simple âne ; il nous enseigne donc qu'eux aussi, on appelle cela nudité, comme il est écrit au sujet des fils de Noa'h : « Et la nudité de leur père, ils ne la virent pas » (Genèse 9, 23).
- וְלֹא יִתְכַּסֶּה לֹא בַּמַּיִם הָרָעִים וְלֹא בְּמֵי הַמִּשְׁרָה עַד שֶׁיָּטִיל לְתוֹכָן מַיִם. וְכַמָּה מַיָּא רָמֵי וְאָזֵיל? אֶלָּא הָכִי קָאָמַר לֹא יִתְכַּסֶּה לֹא בְּמַיִם הָרָעִים וְלֹא בְּמֵי הַמִּשְׁרָה כְּלָל. וּמֵי רַגְלַיִם עַד שֶׁיָּטִיל לְתוֹכָן מַיִם, וְיִקְרָא.Nous avons appris dans la Michna : Et il ne se couvrira ni dans des eaux mauvaises, ni dans de l'eau de rouissage (où l'on a fait tremper le lin), jusqu'à ce qu'il y verse de l'eau. La Guemara demande : Et combien d'eau va-t-il verser sans fin pour les annuler, puisqu'elles sont abondantes ? Mais voici ce qu'elle veut dire : Il ne se couvrira ni dans des eaux mauvaises, ni dans de l'eau de rouissage, en aucun cas ; et face à de l'urine, il ne lira pas jusqu'à ce qu'il y verse de l'eau ; et alors il lira.
- תָּנוּ רַבָּנַן: כַּמָּה יָטִיל לְתוֹכָן מַיִם — כׇּל שֶׁהוּא. רַבִּי זַכַּאי אוֹמֵר: רְבִיעִית.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Combien d'eau doit-il y verser ? N'importe quelle quantité. Rabbi Zakkaï dit : Un reviit (un quart de log).
- אָמַר רַב נַחְמָן: מַחֲלוֹקֶת לְבַסּוֹף. אֲבָל בַּתְּחִילָּה, כׇּל שֶׁהֵן.Rav Na'hman a dit : La machlokèt (divergence) porte sur le cas où l'eau est versée à la fin, après l'urine. Mais si l'eau est là au début, avant l'urine, n'importe quelle quantité suffit, car chaque goutte d'urine s'annule en tombant.
- וְרַב יוֹסֵף אָמַר: מַחֲלוֹקֶת לְכַתְּחִילָּה. אֲבָל לְבַסּוֹף דִּבְרֵי הַכֹּל רְבִיעִית. אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף לְשַׁמָּעֵיהּ: אַיְּיתִי לִי רְבִיעֵיתָא דְמַיָּא, כְּרַבִּי זַכַּאי.Et Rav Yossef a dit : La machlokèt porte sur le cas où l'eau est là au début. Mais à la fin, tout le monde s'accorde qu'il faut un reviit. Rav Yossef dit à son serviteur : Apporte-moi un reviit d'eau, se conformant à Rabbi Zakkaï.
- תָּנוּ רַבָּנַן: גְּרָף שֶׁל רְעִי וְעָבִיט שֶׁל מֵי רַגְלַיִם — אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדָּן, וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין בָּהֶן כְּלוּם. וּמֵי רַגְלַיִם עַצְמָן — עַד שֶׁיָּטִיל לְתוֹכָן מַיִם. וְכַמָּה יָטִיל לְתוֹכָן מַיִם — כׇּל שֶׁהוּא. רַבִּי זַכַּאי אוֹמֵר: רְבִיעִית. בֵּין לִפְנֵי הַמִּטָּה בֵּין לְאַחַר הַמִּטָּה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: לְאַחַר הַמִּטָּה — קוֹרֵא, לִפְנֵי הַמִּטָּה — אֵינוֹ קוֹרֵא, אֲבָל מַרְחִיק הוּא אַרְבַּע אַמּוֹת וְקוֹרֵא. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אֲפִילּוּ בֵּית מֵאָה אַמָּה — לֹא יִקְרָא עַד שֶׁיּוֹצִיאֵם אוֹ שֶׁיַּנִּיחֵם תַּחַת הַמִּטָּה.Nos Maîtres ont enseigné (dans la Tossefta) : Face à un pot de chambre pour les excréments ou un vase de nuit pour l'urine, il est interdit de lire le Chema, même s'il n'y a rien dedans. Et face à l'urine elle-même, on ne lit pas jusqu'à ce qu'on y verse de l'eau. Et combien d'eau doit-on y verser ? N'importe quelle quantité. Rabbi Zakkaï dit : Un reviit. Cela vaut aussi bien si le récipient est devant le lit que s'il est derrière le lit. Rabban Chimon ben Gamliel dit : S'il est derrière le lit, on lit ; devant le lit, on ne lit pas, mais on s'éloigne de quatre coudées et on lit. Rabbi Chimon ben Elazar dit : Même dans une maison de cent coudées, on ne lira pas jusqu'à ce qu'on les sorte ou qu'on les place sous le lit.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: הֵיכִי קָאָמַר, אַחַר הַמִּטָּה — קוֹרֵא מִיָּד, לִפְנֵי הַמִּטָּה — מַרְחִיק אַרְבַּע אַמּוֹת וְקוֹרֵא, אוֹ דִילְמָא הָכִי קָאָמַר: לְאַחַר הַמִּטָּה — מַרְחִיק אַרְבַּע אַמּוֹת וְקוֹרֵא, לִפְנֵי הַמִּטָּה — אֵינוֹ קוֹרֵא כְּלָל.Ils ont posé la question : Comment Rabban Chimon ben Gamliel s'exprime-t-il ? Veut-il dire : s'il est derrière le lit, on lit immédiatement ; devant le lit, on s'éloigne de quatre coudées et on lit ? Ou peut-être veut-il dire ceci : s'il est derrière le lit, on s'éloigne de quatre coudées et on lit ; devant le lit, on ne lit pas du tout ?
- תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אַחַר הַמִּטָּה — קוֹרֵא מִיָּד, לִפְנֵי הַמִּטָּה — מַרְחִיק אַרְבַּע אַמּוֹת. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אֲפִילּוּ בֵּית מֵאָה אַמָּה — לֹא יִקְרָא עַד שֶׁיּוֹצִיאֵם אוֹ שֶׁיַּנִּיחֵם תַּחַת הַמִּטָּה.Viens et entends une preuve, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon ben Elazar dit : S'il est derrière le lit, on lit immédiatement ; devant le lit, on s'éloigne de quatre coudées. Rabban Chimon ben Gamliel dit : Même dans une maison de cent coudées, on ne lira pas jusqu'à ce qu'on les sorte ou qu'on les place sous le lit.
- בַּעְיָין אִיפְּשִׁיטָא לַן, מַתְנְיָיתָא קַשְׁיָין אַהֲדָדֵי: אֵיפוֹךְ בָּתְרָיְיתָא.Notre question est résolue pour nous (derrière le lit, on lit immédiatement), mais les baraïtot se contredisent l'une l'autre, puisque les opinions attribuées à Rabban Chimon ben Gamliel dans l'une le sont à Rabbi Chimon ben Elazar dans l'autre. Réponse : Inverse la dernière baraïta.
- מָה חָזֵית דְּאָפְכַתְּ בָּתְרָיְיתָא? אֵיפוֹךְ קַמַּיְיתָא!La Guemara objecte : Qu'as-tu vu pour inverser la dernière ? Inverse la première !
- מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר כּוּלֵּיהּ בַּיִת כְּאַרְבַּע אַמּוֹת דָּמֵי — רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר הִיא.Réponse : Qui as-tu entendu dire que toute une maison est considérée comme quatre coudées ? C'est Rabbi Chimon ben Elazar (comme dans les lois de l'érouv) ; c'est donc à lui que revient l'opinion « même dans une maison de cent coudées », et il faut inverser la dernière baraïta.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: בְּעַאי מִינֵּיהּ מֵרַב הוּנָא: מִטָּה פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה פְּשִׁיטָא לִי דִּכְלָבוּד דָּמֵי. שְׁלֹשָׁה, אַרְבָּעָה, חֲמִשָּׁה, שִׁשָּׁה, שִׁבְעָה, שְׁמֹנָה, תִּשְׁעָה, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: לָא יָדַעְנָא. עֲשָׂרָה וַדַּאי לָא מִיבְּעֵי לִי. אָמַר אַבָּיֵי: שַׁפִּיר עֲבַדְתְּ דְּלָא אִיבַּעְיָא לְךָ, כׇּל עֲשָׂרָה רְשׁוּתָא אַחֲרִיתִי הִיא.Rav Yossef a dit : J'ai demandé à Rav Houna : Un lit dont l'espace en dessous fait moins de trois téfa'him (largeurs de main), il m'est évident qu'il est considéré comme lavoud (relié au sol, l'espace étant considéré comme fermé). Mais s'il fait trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf téfa'him, qu'en est-il ? Il lui répondit : Je ne sais pas. Pour dix, je n'avais certainement pas de question, car c'est évidemment un domaine distinct. Abayé a dit : Tu as bien fait de ne pas avoir de question à ce sujet, car tout espace de dix téfa'him est un autre domaine.
- אָמַר רָבָא: הִלְכְתָא, פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה כְּלָבוּד דָּמֵי. עֲשָׂרָה — רְשׁוּתָא אַחֲרִיתִי הִיא. מִשְּׁלֹשָׁה עַד עֲשָׂרָה — הַיְינוּ דִּבְעָא מִינֵּיהּ רַב יוֹסֵף מֵרַב הוּנָא וְלָא פְּשַׁט לֵיהּ. אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר. וְכֵן אָמַר בָּאלִי אָמַר רַב יַעֲקֹב בְּרַהּ דְּבַת שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר. וְרָבָא אָמַר: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר.Rava a dit : La halakha est que moins de trois téfa'him est considéré comme lavoud ; dix téfa'him, c'est un autre domaine ; de trois à dix, c'est le cas sur lequel Rav Yossef a interrogé Rav Houna, et il ne le lui a pas résolu. Rav a dit : La halakha est conforme à Rabbi Chimon ben Elazar. Et de même, Bali a dit au nom de Rav Yaakov, fils de la fille de Chmouel : La halakha est conforme à Rabbi Chimon ben Elazar. Et Rava a dit : La halakha n'est pas conforme à Rabbi Chimon ben Elazar.
- רַב אַחַאי אִיעַסַּק לֵיהּ לִבְרֵיהּ בֵּי רַב יִצְחָק בַּר שְׁמוּאֵל בַּר מָרְתָא, עַיְּילֵיהּ לְחוּפָּה, וְלָא הֲוָה מִסְתַּיְּיעָא מִילְּתָא. אֲזַל בָּתְרֵיהּ לְעַיּוֹנֵי, חֲזָא סֵפֶר תּוֹרָה דְּמַנְּחָא. אֲמַר לְהוּ: אֵיכוּ הַשְׁתָּא לָא אֲתַאי סַכֵּנְתּוּן לִבְרִי. דְּתַנְיָא: בַּיִת שֶׁיֵּשׁ בּוֹ סֵפֶר תּוֹרָה אוֹ תְּפִילִּין אָסוּר לְשַׁמֵּשׁ בּוֹ אֶת הַמִּטָּה עַד שֶׁיּוֹצִיאֵם אוֹ שֶׁיַּנִּיחֵם כְּלִי בְּתוֹךְ כְּלִי.Rav A'haï avait arrangé le mariage de son fils dans la famille de Rav Yits'hak bar Chmouel bar Marta. Il le fit entrer sous la 'houppa (dais nuptial), mais la chose ne réussissait pas (il ne parvenait pas à consommer le mariage). Il alla après lui pour examiner la cause, et vit un Séfer Torah posé là. Il leur dit : Si je n'étais pas venu maintenant, vous auriez mis mon fils en danger. Car il a été enseigné dans une baraïta : Une maison dans laquelle se trouve un Séfer Torah ou des tefilin, il est interdit d'y avoir des relations conjugales jusqu'à ce qu'on les sorte, ou qu'on les place dans un récipient à l'intérieur d'un autre récipient.
- אָמַר אַבָּיֵי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּכְלִי שֶׁאֵינוֹ כִּלְיָין, אֲבָל בִּכְלִי שֶׁהוּא כִּלְיָין — אֲפִילּוּ עֲשָׂרָה מָאנֵי כְּחַד מָאנָא דָּמֵי. אָמַר רָבָא: גְּלִימָאAbayé a dit : On n'a enseigné cela que pour un récipient qui n'est pas leur récipient attitré ; mais pour un récipient qui est leur récipient attitré, même dix récipients sont considérés comme un seul récipient. Rava a dit : Un manteau
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