Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל לִתְפִלָּה עַד שֶׁיְּכַסֶּה אֶת לִבּוֹ.Mais pour la prière (l'Amida, la prière des dix-huit bénédictions), il ne prie pas tant qu'il n'a pas couvert son cœur, car dans la prière il se tient devant le Roi et doit être vêtu en conséquence.
- וְאָמַר רַב הוּנָא: שָׁכַח וְנִכְנַס בִּתְפִילִּין לְבֵית הַכִּסֵּא — מַנִּיחַ יָדוֹ עֲלֵיהֶן עַד שֶׁיִּגְמוֹר. עַד שֶׁיִּגְמוֹר סָלְקָא דַעְתָּךְ?! אֶלָּא כִּדְאָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: עַד שֶׁיִּגְמוֹר עַמּוּד רִאשׁוֹן. וְלִפְסוֹק לְאַלְתַּר וְלֵיקוּם? מִשּׁוּם דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, דְּתַנְיָא: רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, עַמּוּד הַחוֹזֵר — מֵבִיא אֶת הָאָדָם לִידֵי הִדְרוֹקָן, סִילוֹן הַחוֹזֵר — מֵבִיא אֶת הָאָדָם לִידֵי יֵרָקוֹן.Et Rav Houna a dit : S'il a oublié et est entré aux toilettes avec ses tefilin, il pose sa main sur eux jusqu'à ce qu'il ait terminé. La Guemara s'étonne : Jusqu'à ce qu'il ait terminé, cela te vient-il à l'esprit ?! Mais plutôt, comme l'a dit Rav Na'hman bar Its'hak : Jusqu'à ce qu'il ait terminé la première colonne (la première évacuation des selles), après quoi il sort et retire ses tefilin. La Guemara demande : Qu'il s'interrompe tout de suite et qu'il se lève ! Elle répond : À cause de l'enseignement de Rabban Chimon ben Gamliel, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabban Chimon ben Gamliel dit : Une colonne de selles retenue amène l'homme à l'hydropisie (hidrokan) ; un jet d'urine retenu amène l'homme à la jaunisse (yérakon). En raison du danger, les Sages ne l'ont pas obligé à sortir aussitôt.
- אִתְּמַר: צוֹאָה עַל בְּשָׂרוֹ, אוֹ יָדוֹ מוּנַּחַת בְּבֵית הַכִּסֵּא, רַב הוּנָא אָמַר: מוּתָּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע. רַב חִסְדָּא אָמַר: אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע. אָמַר רָבָא: מַאי טַעְמָא דְּרַב הוּנָא — דִּכְתִיב: ״כֹּל הַנְּשָׁמָה תְּהַלֵּל יָהּ הַלְלוּיָהּ״.Il a été dit (par les Amoraïm) : S'il y a des excréments sur sa peau, ou si sa main est posée à l'intérieur des toilettes (le reste de son corps étant au-dehors), Rav Houna a dit : Il est permis de lire le Chema (la lecture du Chema Israël). Rav 'Hisda a dit : Il est interdit de lire le Chema. Rava a dit : Quelle est la raison de Rav Houna ? Car il est écrit : « Que toute âme (néchama) loue Hachem, Halelouya » (Psaumes 150, 6) : c'est-à-dire tout ce qui respire (néchima) ; seuls la bouche et le nez, qui louent, doivent être dans un lieu propre.
- וְרַב חִסְדָּא אָמַר: אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע. מַאי טַעְמָא דְּרַב חִסְדָּא — דִּכְתִיב: ״כׇּל עַצְמוֹתַי תֹּאמַרְנָה ה׳ מִי כָמוֹךָ״.Et Rav 'Hisda a dit : Il est interdit de lire le Chema. Quelle est la raison de Rav 'Hisda ? Car il est écrit : « Tous mes os diront : Hachem, qui est comme Toi ? » (Psaumes 35, 10) : la louange se fait avec le corps entier.
- אִתְּמַר: רֵיחַ רַע שֶׁיֵּשׁ לוֹ עִיקָּר — רַב הוּנָא אָמַר: מַרְחִיק אַרְבַּע אַמּוֹת, וְקוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע. וְרַב חִסְדָּא אָמַר: מַרְחִיק אַרְבַּע אַמּוֹת מִמְּקוֹם שֶׁפָּסַק הָרֵיחַ, וְקוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע.Il a été dit : Au sujet d'une mauvaise odeur qui a une source visible, Rav Houna a dit : Il s'éloigne de quatre coudées de la source et lit le Chema. Et Rav 'Hisda a dit : Il s'éloigne de quatre coudées de l'endroit où l'odeur cesse, et lit le Chema.
- תַּנְיָא כְּוָתֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא: לֹא יִקְרָא אָדָם קְרִיאַת שְׁמַע, לֹא כְּנֶגֶד צוֹאַת אָדָם, וְלֹא כְּנֶגֶד צוֹאַת כְּלָבִים, וְלֹא כְּנֶגֶד צוֹאַת חֲזִירִים, וְלֹא כְּנֶגֶד צוֹאַת תַּרְנְגוֹלִים, וְלֹא כְּנֶגֶד צוֹאַת אַשְׁפָּה שֶׁרֵיחָהּ רָע. וְאִם הָיָה מָקוֹם גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה טְפָחִים אוֹ נָמוּךְ עֲשָׂרָה טְפָחִים — יוֹשֵׁב בְּצִדּוֹ וְקוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע. וְאִם לָאו — מַרְחִיק מִמֶּנּוּ מְלוֹא עֵינָיו. וְכֵן לִתְפִלָּה. רֵיחַ רַע שֶׁיֵּשׁ לוֹ עִיקָּר — מַרְחִיק אַרְבַּע אַמּוֹת מִמְּקוֹם הָרֵיחַ, וְקוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע.Il a été enseigné une baraïta conforme à Rav 'Hisda : Un homme ne lira pas le Chema ni face à des excréments humains, ni face à des excréments de chiens, ni face à des excréments de porcs, ni face à des excréments de poules, ni face aux ordures d'un tas de fumier qui sent mauvais. Et si la saleté était dans un endroit élevé de dix tefa'him (largeurs de main) ou en contrebas de dix tefa'him, ce qui en fait un domaine distinct, il s'assoit à côté et lit le Chema. Et sinon, il s'en éloigne jusqu'à ce qu'elle soit hors de la portée de ses yeux. Et de même pour la prière. Pour une mauvaise odeur qui a une source, il s'éloigne de quatre coudées de l'endroit de l'odeur (là où elle cesse) et lit le Chema.
- אָמַר רָבָא: לֵית הִלְכְתָא כִּי הָא מַתְנִיתָא בְּכָל הָנֵי שְׁמַעְתָּתָא, אֶלָּא כִּי הָא דְּתַנְיָא: לֹא יִקְרָא אָדָם קְרִיאַת שְׁמַע לֹא כְּנֶגֶד צוֹאַת אָדָם, וְלֹא כְּנֶגֶד צוֹאַת חֲזִירִים וְלֹא כְּנֶגֶד צוֹאַת כְּלָבִים בִּזְמַן שֶׁנָּתַן עוֹרוֹת לְתוֹכָן.Rava a dit : La halakha n'est pas conforme à cette baraïta dans toutes ces règles, mais plutôt à ce qui a été enseigné dans une autre : Un homme ne lira pas le Chema ni face à des excréments humains en toute circonstance, ni face à des excréments de porcs, ni face à des excréments de chiens, lorsqu'on y a mis des peaux à tanner.
- בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב שֵׁשֶׁת: רֵיחַ רַע שֶׁאֵין לוֹ עִיקָּר, מַהוּ? אָמַר לְהוּ: אֲתוֹ חֲזוֹ הָנֵי צִיפֵּי דְבֵי רַב, דְּהָנֵי גָּנוּ וְהָנֵי גָּרְסִי. וְהָנֵי מִילֵּי בְּדִבְרֵי תוֹרָה, אֲבָל בִּקְרִיאַת שְׁמַע — לָא. וְדִבְרֵי תוֹרָה נָמֵי לָא אֲמַרַן, אֶלָּא דְּחַבְרֵיהּ, אֲבָל דִּידֵיהּ — לָא.Ils ont demandé à Rav Chéchèt : Une mauvaise odeur qui n'a pas de source (un vent), qu'en est-il ? Il leur a dit : Venez voir ces nattes de la maison d'étude : ceux-ci dorment dessus et ceux-là étudient, sans se soucier des mauvaises odeurs. La Guemara précise : Et cela ne vaut que pour les paroles de Torah, car on ne peut faire autrement, mais pour la lecture du Chema, non. Et pour les paroles de Torah aussi, nous ne l'avons dit que si l'odeur provient d'un autre, mais si elle provient de lui-même, non.
- אִתְּמַר: צוֹאָה עוֹבֶרֶת — אַבָּיֵי אָמַר: מוּתָּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע. רָבָא אָמַר: אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע.Il a été dit : Au sujet d'excréments qui passent (que l'on transporte devant lui), Abayé a dit : Il est permis de lire le Chema. Rava a dit : Il est interdit de lire le Chema.
- אָמַר אַבָּיֵי: מְנָא אָמֵינָא לַהּ — דִּתְנַן: הַטָּמֵא עוֹמֵד תַּחַת הָאִילָן וְהַטָּהוֹר עוֹבֵר — טָמֵא. טָהוֹר עוֹמֵד תַּחַת הָאִילָן וְטָמֵא עוֹבֵר — טָהוֹר. וְאִם עָמַד — טָמֵא. וְכֵן בְּאֶבֶן הַמְנוּגַּעַת.Abayé a dit : D'où est-ce que je le dis ? Car nous avons appris dans une Michna : Si le tamé (impur, ici un lépreux) se tient sous un arbre et que le tahor (pur) passe dessous, celui-ci devient tamé. Si le tahor se tient sous l'arbre et que le tamé passe, il reste tahor. Et si le lépreux s'est arrêté, il devient tamé. Et de même pour une pierre atteinte de lèpre (Lévitique 14). L'impureté ne se répand donc que lorsque sa source est fixe.
- וְרָבָא אָמַר לָךְ: הָתָם בִּקְבִיעוּתָא תַּלְיָא מִילְּתָא, דִּכְתִיב ״בָּדָד יֵשֵׁב מִחוּץ לַמַּחֲנֶה מוֹשָׁבוֹ״. הָכָא, ״וְהָיָה מַחֲנֶיךָ קָדוֹשׁ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהָא לֵיכָּא.Et Rava te dira : Là-bas, la chose dépend de la permanence, car il est écrit au sujet du lépreux : « Il demeurera (yéchèv) isolé, sa demeure sera hors du camp » (Lévitique 13, 46). Ici, le Miséricordieux a dit : « Et ton camp sera saint » (Deutéronome 23, 15), et cela n'est pas le cas lorsque des excréments passent devant lui.
- אָמַר רַב פָּפָּא: פִּי חֲזִיר כְּצוֹאָה עוֹבֶרֶת דָּמֵי. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא אַף עַל גַּב דְּסָלֵיק מִנַּהֲרָא.À ce sujet, Rav Pappa a dit : La bouche d'un porc est comme des excréments qui passent. La Guemara demande : C'est évident ! Elle répond : Ce n'est nécessaire que pour enseigner que c'est ainsi même s'il sort de la rivière, et qu'on aurait pu penser que sa bouche a été lavée.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: סְפֵק צוֹאָה — אֲסוּרָה. סְפֵק מֵי רַגְלַיִם — מוּתָּרִים. אִיכָּא דְאָמְרִי, אָמַר רַב יְהוּדָה: סְפֵק צוֹאָה, בַּבַּיִת — מוּתֶּרֶת, בָּאַשְׁפָּה — אֲסוּרָה. סְפֵק מֵי רַגְלַיִם — אֲפִילּוּ בָּאַשְׁפָּה נָמֵי מוּתָּרִין.Rav Yehouda a dit : Un doute sur la présence d'excréments, c'est interdit (de prononcer des paroles saintes) ; un doute sur la présence d'urine, c'est permis. Certains disent : Rav Yehouda a dit : Un doute sur la présence d'excréments à la maison, c'est permis ; sur le tas d'ordures, c'est interdit. Un doute sur la présence d'urine, même sur le tas d'ordures, c'est permis.
- סָבַר לַהּ כִּי הָא דְּרַב הַמְנוּנָא, דְּאָמַר רַב הַמְנוּנָא: לֹא אָסְרָה תּוֹרָה אֶלָּא כְּנֶגֶד עַמּוּד בִּלְבַד.Il pense comme l'enseignement de Rav Hamnouna, car Rav Hamnouna a dit : La Torah n'a interdit que face au jet d'urine seulement.
- וְכִדְרַבִּי יוֹנָתָן. דְּרַבִּי יוֹנָתָן רָמֵי: כְּתִיב ״וְיָד תִּהְיֶה לְךָ מִחוּץ לַמַּחֲנֶה וְיָצָאתָ שָׁמָּה חוּץ״, וּכְתִיב: ״וְיָתֵד תִּהְיֶה לְךָ וְגוֹ׳ וְכִסִּיתָ אֶת צֵאָתֶךָ״.Et comme Rabbi Yonatan, car Rabbi Yonatan a relevé une contradiction : Il est écrit : « Et tu auras un endroit hors du camp, et tu sortiras là, dehors » (Deutéronome 23, 13), sans obligation de couvrir ; et il est écrit : « Et tu auras une pelle, etc., et tu couvriras tes excréments » (Deutéronome 23, 14).
- הָא כֵּיצַד? כָּאן בִּגְדוֹלִים, כָּאן בִּקְטַנִּים. אַלְמָא קְטַנִּים לֹא אָסְרָה תּוֹרָה אֶלָּא כְּנֶגֶד עַמּוּד בִּלְבַד. הָא נְפוּל לְאַרְעָא — שְׁרֵי, וְרַבָּנַן הוּא דִּגְזַרוּ בְּהוּ, וְכִי גְזַרוּ בְּהוּ רַבָּנַן — בְּוַדָּאָן, אֲבָל בִּסְפֵקָן — לָא גְזוּר.Comment concilier ces versets ? Ici (l'obligation de couvrir), il s'agit des grands besoins (les selles) ; là, il s'agit des petits (l'urine). Il en ressort que pour les petits besoins, la Torah n'a interdit que face au jet seulement ; mais une fois que l'urine est tombée à terre, c'est permis selon la Torah, et ce sont nos Maîtres qui ont décrété à leur sujet. Et lorsque nos Maîtres ont décrété à leur sujet, c'est pour le cas où leur présence est certaine ; mais en cas de doute, ils n'ont pas décrété.
- וּבְוַדָּאָן עַד כַּמָּה? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל זְמַן שֶׁמַּטְפִּיחִין. וְכֵן אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל זְמַן שֶׁמַּטְפִּיחִין. וְכֵן אָמַר עוּלָּא: כׇּל זְמַן שֶׁמַּטְפִּיחִין. גְּנִיבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אָמַר: כׇּל זְמַן שֶׁרִשּׁוּמָן נִיכָּר.La Guemara demande : Et lorsque leur présence est certaine, jusqu'à quand est-ce interdit ? Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Tant qu'elle humidifie la main qui la touche. Et de même, Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Tant qu'elle humidifie. Et de même, Oula a dit : Tant qu'elle humidifie. Guéniva a dit au nom de Rav : Tant que sa trace est visible.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: שְׁרָא לֵיהּ מָרֵיהּ לִגְנִיבָא, הַשְׁתָּא צוֹאָה אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב כֵּיוָן שֶׁקָּרְמוּ פָּנֶיהָ — מוּתָּר, מֵי רַגְלַיִם מִיבַּעְיָא?!Rav Yossef a dit : Que son Maître pardonne à Guéniva ! Rav n'a pas pu dire cela. À présent, pour des excréments, Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Dès que leur surface a formé une croûte, c'est permis ; faut-il encore le dire pour l'urine ?!
- אָמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מַאי חָזֵית דְּסָמְכַתְּ אַהָא, סְמוֹךְ אַהָא, דְּאָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמַר רַב: צוֹאָה, אֲפִילּוּ כְּחֶרֶס — אֲסוּרָה.Abayé lui a dit : Qu'as-tu vu pour t'appuyer sur cela ? Appuie-toi sur ceci, car Rabba bar Rav Houna a dit au nom de Rav : Des excréments, même secs comme de la poterie, sont interdits.
- וְהֵיכִי דָּמֵי צוֹאָה כְּחֶרֶס? אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל זְמַן שֶׁזּוֹרְקָה וְאֵינָהּ נִפְרֶכֶת. וְאִיכָּא דְאָמְרִי: כׇּל זְמַן שֶׁגּוֹלְלָהּ וְאֵינָהּ נִפְרֶכֶת.La Guemara demande : Et à quoi ressemblent des excréments secs comme de la poterie ? Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Tant qu'on les lance et qu'ils ne s'effritent pas. Et certains disent : Tant qu'on les roule et qu'ils ne s'effritent pas.
- אָמַר רָבִינָא: הֲוָה קָאֵימְנָא קַמֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה מִדִּיפְתִּי חֲזָא צוֹאָה, אֲמַר לִי: עַיֵּין אִי קָרְמוּ פָּנֶיהָ אִי לָא. אִיכָּא דְאָמְרִי הָכִי אֲמַר לֵיהּ: עַיֵּין אִי מִפְּלַאי אִפְּלוֹיֵי.Ravina a dit : Je me tenais devant Rav Yehouda de Difti ; il a vu des excréments et m'a dit : Examine s'ils ont formé une croûte en surface ou non. Certains disent qu'il lui a dit ainsi : Examine s'ils sont fendillés.
- מַאי הָוֵי עֲלַהּ? אִתְּמַר: צוֹאָה כְּחֶרֶס, אֲמֵימַר אָמַר אֲסוּרָה, וּמַר זוּטְרָא אָמַר מוּתֶּרֶת. אָמַר רָבָא: הִלְכְתָא: צוֹאָה כְּחֶרֶס אֲסוּרָה, וּמֵי רַגְלַיִם כׇּל זְמַן שֶׁמַּטְפִּיחִין.La Guemara demande : Quelle est la conclusion à ce sujet ? Il a été dit : Au sujet d'excréments secs comme de la poterie, Amémar a dit : C'est interdit ; et Mar Zoutra a dit : C'est permis. Rava a dit : La halakha est : des excréments secs comme de la poterie sont interdits ; et l'urine, est interdite tant qu'elle humidifie.
- מֵיתִיבִי: מֵי רַגְלַיִם כׇּל זְמַן שֶׁמַּטְפִּיחִין — אֲסוּרִין, נִבְלְעוּ אוֹ יָבְשׁוּ — מוּתָּרִים. מַאי לָאו נִבְלְעוּ דֻּומְיָא דְּיָבְשׁוּ, מָה יָבְשׁוּ דְּאֵין רִשּׁוּמָן נִיכָּר, אַף נִבְלְעוּ — דְּאֵין רִשּׁוּמָן נִיכָּר. הָא רִשּׁוּמָן נִיכָּר — אָסוּר, אַף עַל גַּב דְּאֵין מַטְפִּיחִין!La Guemara objecte à partir d'une baraïta : L'urine, tant qu'elle humidifie, est interdite ; si elle a été absorbée par le sol ou a séché, elle est permise. N'est-ce pas que le cas où elle a été absorbée est semblable à celui où elle a séché : de même que lorsqu'elle a séché, sa trace n'est pas visible, de même lorsqu'elle a été absorbée, sa trace n'est pas visible. Mais si sa trace est visible, c'est interdit, même si elle n'humidifie pas !
- וּלְטַעְמָיךְ אֵימָא רֵישָׁא: כׇּל זְמַן שֶׁמַּטְפִּיחִין — הוּא דְּאָסוּר, הָא רִשּׁוּמָן נִיכָּר — שְׁרֵי! אֶלָּא מֵהָא לֵיכָּא לְמִשְׁמַע מִינַּהּ.La Guemara répond : Et selon ton raisonnement, dis plutôt la première partie : Tant qu'elle humidifie, c'est interdit ; on en déduit : mais si elle n'humidifie plus et que seule sa trace est visible, c'est permis ! Mais plutôt, de cette baraïta, on ne peut rien déduire.
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי: כְּלִי שֶׁנִּשְׁפְּכוּ מִמֶּנּוּ מֵי רַגְלַיִם, אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדּוֹ. וּמֵי רַגְלַיִם עַצְמָן שֶׁנִּשְׁפְּכוּ, נִבְלְעוּ — מוּתָּר, לֹא נִבְלְעוּ — אָסוּר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כׇּל זְמַן שֶׁמַּטְפִּיחִין.La Guemara suggère : Dirons-nous que cette question est comme une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Il a été enseigné : Un récipient d'où l'on a versé de l'urine, il est interdit de lire le Chema face à lui. Et l'urine elle-même qui a été versée : si elle a été absorbée, c'est permis ; si elle n'a pas été absorbée, c'est interdit. Rabbi Yossé dit : C'est interdit tant qu'elle humidifie.
- מַאי ״נִבְלְעוּ״ וּמַאי ״לֹא נִבְלְעוּ״ דְּקָאָמַר תַּנָּא קַמָּא? אִילֵימָא נִבְלְעוּ דְּאֵין מַטְפִּיחִין, לֹא נִבְלְעוּ דְּמַטְפִּיחִין — וַאֲתָא רַבִּי יוֹסֵי לְמֵימַר: כׇּל זְמַן שֶׁמַּטְפִּיחִין הוּא דְּאָסוּר, הָא רִשּׁוּמָן נִיכָּר — שְׁרֵי, הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא! אֶלָּא נִבְלְעוּ דְּאֵין רִשּׁוּמָן נִיכָּר, לֹא נִבְלְעוּ — דְּרִשּׁוּמָן נִיכָּר. וַאֲתָא רַבִּי יוֹסֵי לְמֵימַר כׇּל זְמַן שֶׁמַּטְפִּיחִין הוּא דְּאָסוּר, הָא רִשּׁוּמָן נִיכָּר — שְׁרֵי.La Guemara analyse : Que signifient « absorbée » et « non absorbée », dont parle le premier Tanna ? Si l'on dit que « absorbée » signifie qu'elle n'humidifie pas, et « non absorbée » qu'elle humidifie, et que Rabbi Yossé vient dire : C'est tant qu'elle humidifie que c'est interdit, mais si sa trace seule est visible, c'est permis – c'est alors identique au premier Tanna ! Mais plutôt, « absorbée » signifie que sa trace n'est pas visible, « non absorbée » que sa trace est visible ; et Rabbi Yossé vient dire : C'est tant qu'elle humidifie que c'est interdit, mais si sa trace seule est visible, c'est permis. La divergence des Amoraïm correspondrait donc à celle des Tannaïm.
- לָא. דְּכוּלֵּי עָלְמָא כׇּל זְמַן שֶׁמַּטְפִּיחִין הוּא דְּאָסוּר הָא רִשּׁוּמָן נִיכָּר — שְׁרֵי,La Guemara répond : Non ! Selon tout le monde, c'est tant qu'elle humidifie que c'est interdit, mais si seule sa trace est visible, c'est permis ;
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