Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״אֵין פֶּרֶץ״ — שֶׁלֹּא תְּהֵא סִיעָתֵנוּ כְּסִיעָתוֹ שֶׁל דָּוִד שֶׁיָּצָא מִמֶּנּוּ אֲחִיתוֹפֶל. ״וְאֵין יוֹצֵאת״ — שֶׁלֹּא תְּהֵא סִיעָתֵנוּ כְּסִיעָתוֹ שֶׁל שָׁאוּל שֶׁיָּצָא מִמֶּנּוּ דּוֹאֵג הָאֲדוֹמִי. ״וְאֵין צְוָחָה״ — שֶׁלֹּא תְּהֵא סִיעָתֵנוּ כְּסִיעָתוֹ שֶׁל אֱלִישָׁע שֶׁיָּצָא מִמֶּנּוּ גֵּחֲזִי. ״בִּרְחוֹבוֹתֵינוּ״ — שֶׁלֹּא יְהֵא לָנוּ בֵּן אוֹ תַּלְמִיד שֶׁמַּקְדִּיחַ תַּבְשִׁילוֹ בָּרַבִּים, כְּגוֹן יֵשׁוּ הַנּוֹצְרִי.« Point de brèche » (Psaumes 144, 14) : que notre groupe de Sages ne soit pas comme le groupe de David, d'où sortit A'hitofel, qui ouvrit une brèche dans la royauté de David.
« Et point de sortie » : que notre groupe ne soit pas comme le groupe de Chaoul, d'où sortit Doëg l'Édomite, qui s'engagea sur une mauvaise voie.
« Et point de clameur » : que notre groupe ne soit pas comme le groupe d'Élicha, d'où sortit Gué'hazi.
« Sur nos places » : que nous n'ayons pas de fils ou de disciple qui gâte son plat en public (qui faute publiquement et fait fauter les autres), comme Yéchou le Notsri. - ״שִׁמְעוּ אֵלַי אַבִּירֵי לֵב הָרְחוֹקִים מִצְּדָקָה״, רַב וּשְׁמוּאֵל, וְאָמְרִי לַהּ רַבִּי יוֹחָנָן וְרַבִּי אֶלְעָזָר. חַד אָמַר: כָּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ נִזּוֹנִין בִּצְדָקָה, וְהֵם נִזּוֹנִין בִּזְרוֹעַ. וְחַד אָמַר: כָּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ נִזּוֹנִין בִּזְכוּתָם, וְהֵם אֲפִילּוּ בִּזְכוּת עַצְמָן אֵין נִזּוֹנִין. כִּדְרַב יְהוּדָה אָמַר רַב.« Écoutez-Moi, vous les cœurs endurcis, qui êtes éloignés de la charité » (Isaïe 46, 12) : Rav et Chmouel, et certains disent Rabbi Yo'hanan et Rabbi Elazar, divergent sur son sens. L'un dit : Le monde entier est nourri par la charité de D.ieu (et non par son propre mérite), tandis qu'eux (les justes, éloignés de la charité divine) sont nourris par la force (par leur propre mérite, comme un dû). Et l'autre dit : Le monde entier est nourri par leur mérite, et eux, même par leur propre mérite, ne sont pas nourris, conformément à ce qu'a dit Rav Yehouda au nom de Rav.
- דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: בְּכָל יוֹם וְיוֹם בַּת קוֹל יוֹצֵאת מֵהַר חוֹרֵב וְאוֹמֶרֶת: כָּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ נִזּוֹנִין בִּשְׁבִיל חֲנִינָא בְּנִי, וַחֲנִינָא בְּנִי דַּי לוֹ בְּקַב חָרוּבִין מֵעֶרֶב שַׁבָּת לְעֶרֶב שַׁבָּת.Car Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Chaque jour, une voix céleste (bat kol) sort du mont 'Horev et dit : Le monde entier est nourri grâce à 'Hanina, Mon fils ('Hanina ben Dossa), et à 'Hanina, Mon fils, un kav (une petite mesure) de caroubes suffit d'une veille de Chabbat à la veille de Chabbat suivante.
- וּפְלִיגָא דְּרַב יְהוּדָה. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה מַאן ״אַבִּירֵי לֵב״ — גּוֹבָאֵי טַפְשָׁאֵי. אָמַר רַב יוֹסֵף: תִּדַּע, דְּהָא לָא אִיגַּיַּיר גִּיּוֹרָא מִינַּיְיהוּ.Et cette interprétation diverge de celle de Rav Yehouda, car Rav Yehouda a dit : Qui sont les « cœurs endurcis » ? Les Gouvéens insensés (un peuple de Babylonie). Rav Yossef a dit : Sache que c'est vrai, car jamais aucun converti ne s'est converti parmi eux.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: בְּנֵי מָתָא מַחְסֵיָא ״אַבִּירֵי לֵב״ נִינְהוּ, דְּקָא חָזוּ יְקָרָא דְאוֹרָיְיתָא תְּרֵי זִמְנֵי בְּשַׁתָּא, וְלָא קָמִגַּיַּיר גִּיּוֹרָא מִינַּיְיהוּ.Rav Achi a dit : Les gens de la ville de Mata Me'hassia (non juifs) sont les « cœurs endurcis », car ils voient la gloire de la Torah deux fois par an (lors des rassemblements d'étude, la kala, en Adar et en Eloul), et jamais aucun converti ne s'est converti parmi eux.
- חָתָן אִם רוֹצֶה לִקְרוֹת וְכוּ׳.La Michna a enseigné : Le marié, s'il veut lire le Chema la première nuit, etc., il le lit ; et Rabban Chimon ben Gamliel s'y oppose par crainte de la prétention.
- לְמֵימְרָא דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל חָיֵישׁ לְיוּהֲרָא וְרַבָּנַן לָא חָיְישִׁי לְיוּהֲרָא, וְהָא אִיפְּכָא שָׁמְעִינַן לְהוּ! דִּתְנַן: מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לַעֲשׂוֹת מְלָאכָה בְּתִשְׁעָה בְּאָב — עוֹשִׂין. מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ שֶׁלֹּא לַעֲשׂוֹת — אֵין עוֹשִׂין. וְכָל מָקוֹם תַּלְמִידֵי חֲכָמִים בְּטֵלִים. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: לְעוֹלָם יַעֲשֶׂה כָּל אָדָם אֶת עַצְמוֹ כְּתַלְמִיד חָכָם.La Guemara demande : Faut-il dire que Rabban Chimon ben Gamliel se soucie de la prétention et que les Sages ne se soucient pas de la prétention ? Mais voici que nous avons entendu d'eux l'inverse ! Car nous avons appris dans une Michna : Là où l'on a coutume de faire des travaux le neuf Av, on en fait ; là où l'on a coutume de ne pas en faire, on n'en fait pas ; et en tout lieu, les érudits (talmidé 'hakhamim) s'abstiennent de travailler. Rabban Chimon ben Gamliel dit : Que tout homme se conduise toujours comme un érudit (et s'abstienne de travailler).
- קַשְׁיָא דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן, קַשְׁיָא דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אַדְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל!Il y a donc une difficulté (kouchya) des Sages contre les Sages, et une difficulté de Rabban Chimon ben Gamliel contre Rabban Chimon ben Gamliel !
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מוּחְלֶפֶת הַשִּׁיטָה. רַב שִׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי אָמַר: לְעוֹלָם לֹא תַּחְלִיף. דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן לָא קַשְׁיָא: קְרִיאַת שְׁמַע, כֵּיוָן דְּכוּלֵּי עָלְמָא קָא קָרוּ וְאִיהוּ נָמֵי קָרֵי — לָא מִיחְזֵי כְּיוּהֲרָא. הָכָא, כֵּיוָן דְּכוּלֵּי עָלְמָא עָבְדִי מְלָאכָה וְאִיהוּ לָא קָא עָבֵיד — מִיחְזֵי כְּיוּהֲרָא.Rabbi Yo'hanan a dit : L'attribution des opinions est inversée dans l'une des sources. Rav Chicha, fils de Rav Idi, a dit : En réalité, n'inverse pas. Les Sages contre les Sages, ce n'est pas difficile : pour la lecture du Chema, puisque tout le monde lit et que lui aussi lit, cela n'a pas l'air de prétention. Ici, le neuf Av, puisque tout le monde fait des travaux et que lui n'en fait pas, cela a l'air de prétention.
- דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אַדְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לָא קַשְׁיָא: הָתָם בְּכַוָּנָה תַלְיָא מִילְּתָא, וַאֲנַן סָהֲדֵי דְּלָא מָצֵי לְכַוּוֹנֵי דַּעְתֵּיהּ. אֲבָל הָכָא, הָרוֹאֶה אוֹמֵר: מְלָאכָה הוּא דְּאֵין לוֹ. פּוּק חֲזִי כַּמָּה בַּטְלָנֵי אִיכָּא בְּשׁוּקָא.Rabban Chimon ben Gamliel contre Rabban Chimon ben Gamliel, ce n'est pas difficile : là, pour le Chema, la chose dépend de la concentration, et nous sommes témoins (il est évident pour tous) qu'il ne peut pas concentrer son esprit ; le faire serait donc de la prétention. Mais ici, celui qui voit l'érudit oisif dit : C'est qu'il n'a pas de travail. Va et vois combien d'oisifs il y a au marché !
הדרן עלך היה קורא
Nous reviendrons à toi, chapitre « Haya koré » (deuxième chapitre de Berakhot).- מַתְנִי׳ מִי שֶׁמֵּתוֹ מוּטָּל לְפָנָיו — פָּטוּר מִקְּרִיאַת שְׁמַע וּמִן הַתְּפִלָּה וּמִן הַתְּפִילִּין, וּמִכָּל מִצְוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּתּוֹרָה.MICHNA : Celui dont le mort (un proche parent non encore enterré) gît devant lui est exempt de la lecture du Chema, de la Tefila, des tefilin et de toutes les mitsvot positives mentionnées dans la Torah, jusqu'à l'enterrement.
- נוֹשְׂאֵי הַמִּטָּה וְחִלּוּפֵיהֶן, וְחִלּוּפֵי חִלּוּפֵיהֶן, אֶת שֶׁלִּפְנֵי הַמִּטָּה, וְאֶת שֶׁלְּאַחַר הַמִּטָּה. אֶת שֶׁלִּפְנֵי הַמִּטָּה צוֹרֶךְ בָּהֶם — פְּטוּרִין, וְאֶת שֶׁלְּאַחַר הַמִּטָּה צוֹרֶךְ בָּהֶם — חַיָּיבִין. וְאֵלּוּ וָאֵלּוּ פְּטוּרִים מִן הַתְּפִלָּה.Les porteurs du brancard funèbre, ainsi que leurs remplaçants et les remplaçants de leurs remplaçants, ceux qui sont devant le brancard (qui ne l'ont pas encore porté) et ceux qui sont derrière le brancard (qui l'ont déjà porté) : ceux qui sont devant le brancard, dont on a besoin, sont exempts du Chema ; et ceux qui sont derrière le brancard, même si l'on a besoin d'eux, sont obligés. Et les uns comme les autres sont exempts de la Tefila.
- קָבְרוּ אֶת הַמֵּת וְחָזְרוּ, אִם יְכוֹלִין לְהַתְחִיל וְלִגְמוֹר עַד שֶׁלֹּא יַגִּיעוּ לַשּׁוּרָה — יַתְחִילוּ. וְאִם לָאו — לֹא יַתְחִילוּ.S'ils ont enterré le mort et sont revenus, s'ils peuvent commencer le Chema et le terminer avant d'arriver à la rangée (formée pour consoler les endeuillés), qu'ils commencent ; sinon, qu'ils ne commencent pas.
- הָעוֹמְדִים בַּשּׁוּרָה, הַפְּנִימִיִּים — פְּטוּרִים, וְהַחִיצוֹנִים — חַיָּיבִים. נָשִׁים וַעֲבָדִים וּקְטַנִּים פְּטוּרִים מִקְּרִיאַת שְׁמַע וּמִן הַתְּפִילִּין, וְחַיָּיבִין בִּתְפִלָּה וּבִמְזוּזָה וּבְבִרְכַּת הַמָּזוֹן.Ceux qui se tiennent dans la rangée : les rangs intérieurs (devant qui passent les endeuillés et qui les consolent) sont exempts, et les rangs extérieurs sont obligés. Les femmes, les esclaves et les mineurs sont exempts de la lecture du Chema et des tefilin, et ils sont obligés à la Tefila, à la mezouza et au Birkat hamazone (bénédiction après le repas).
- גְּמָ׳ מוּטָּל לְפָנָיו — אִין, וְשֶׁאֵינוֹ מוּטָּל לְפָנָיו — לָא.GUEMARA : La Guemara déduit : Lorsque le mort gît devant lui, oui, il est exempt ; mais lorsqu'il ne gît pas devant lui, non.
- וּרְמִינְהִי: מִי שֶׁמֵּתוֹ מוּטָּל לְפָנָיו — אוֹכֵל בְּבַיִת אַחֵר, וְאִם אֵין לוֹ בַּיִת אַחֵר — אוֹכֵל בְּבֵית חֲבֵירוֹ, וְאִם אֵין לוֹ בֵּית חֲבֵירוֹ — עוֹשֶׂה מְחִיצָה וְאוֹכֵל, וְאִם אֵין לוֹ דָּבָר לַעֲשׂוֹת מְחִיצָּה — מַחֲזִיר פָּנָיו וְאוֹכֵל. וְאֵינוֹ מֵיסֵב וְאוֹכֵל. וְאֵינוֹ אוֹכֵל בָּשָׂר וְאֵינוֹ שׁוֹתֶה יַיִן, וְאֵינוֹ מְבָרֵךְ, וְאֵינוֹ מְזַמֵּן.Et la Guemara oppose une baraïta : Celui dont le mort gît devant lui mange dans une autre pièce ; s'il n'a pas d'autre pièce, il mange dans la maison de son prochain ; s'il n'a pas accès à la maison de son prochain, il fait une cloison et mange ; s'il n'a rien pour faire une cloison, il détourne son visage et mange. Et il ne mange pas accoudé (comme lors d'un repas d'importance), il ne mange pas de viande et ne boit pas de vin, il ne récite pas de bénédiction et ne fait pas le zimoun (l'invitation collective à la bénédiction après le repas).
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