Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם עַל לְבָבֶךָ״. מִכָּאן אַתָּה לָמֵד שֶׁכָּל הַפָּרָשָׁה כּוּלָּהּ צְרִיכָה כַּוָּונָה.Le verset dit : « Que Je t'ordonne aujourd'hui, sur ton cœur » (Deutéronome 6, 6). Le mot « ces » ne vient donc pas restreindre l'obligation d'intention ; au contraire : de là tu apprends que toute la section entière requiert l'intention.
- אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי עֲקִיבָא.Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : La halakha (la règle pratique) est conforme à l'avis de Rabbi Akiva : toute la section requiert l'intention.
- אִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַהָא דְתַנְיָא. הַקּוֹרֵא אֶת שְׁמַע צָרִיךְ שֶׁיְּכַוֵּין אֶת לִבּוֹ, רַבִּי אַחָא מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כֵּיוָן שֶׁכִּוֵּון לִבּוֹ בְּפֶרֶק רִאשׁוֹן שׁוּב אֵינוֹ צָרִיךְ. אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי אַחָא שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה.Certains enseignent cette déclaration de Rabbi Yo'hanan à propos de ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui lit le Chema doit diriger son cœur pendant tout le Chema. Rabbi A'ha dit au nom de Rabbi Yehouda : Dès lors qu'il a dirigé son cœur pendant la première section, il n'a plus besoin d'intention. À ce propos, Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : La halakha est conforme à Rabbi A'ha, qui a parlé au nom de Rabbi Yehouda. La forme diffère de la version précédente, mais la conclusion est la même.
- תַּנְיָא אִידָךְ. ״וְהָיוּ״ — שֶׁלֹּא יִקְרָא לְמַפְרֵעַ. ״עַל לְבָבֶךָ״ — רַב זוּטְרָא אוֹמֵר עַד כָּאן מִצְוַת כַּוָּונָה, מִכָּאן וְאֵילָךְ מִצְוַת קְרִיאָה. רַבִּי יֹאשִׁיָּה אוֹמֵר: עַד כָּאן מִצְוַת קְרִיאָה, מִכָּאן וְאֵילָךְ מִצְוַת כַּוָּונָה.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Et ils seront » (Deutéronome 6, 6) : on en déduit qu'on ne doit pas le lire dans le désordre. « Sur ton cœur » : Rav Zoutra dit : Jusqu'ici s'applique la mitsva (le commandement) de l'intention ; à partir d'ici et au-delà (dès la deuxième section), seulement la mitsva de la lecture. Rabbi Yochiya dit l'inverse : Jusqu'ici, la mitsva de la lecture ; à partir d'ici et au-delà, la mitsva de l'intention.
- מַאי שְׁנָא מִכָּאן וְאֵילָךְ מִצְוַת קְרִיאָה — דִּכְתִיב: ״לְדַבֵּר בָּם״? הָכָא נָמֵי הָא כְתִיב ״וְדִבַּרְתָּ בָּם״!La Guemara comprend d'abord que selon Rav Zoutra, la première section n'exige que l'intention, et demande : Qu'y a-t-il de différent pour qu'à partir d'ici et au-delà s'applique la mitsva de la lecture ? Est-ce parce qu'il est écrit dans la deuxième section : « Vous les enseignerez à vos enfants, pour en parler » (Deutéronome 11, 19) ? Ici aussi, dans la première section, voici qu'il est écrit : « Et tu en parleras » (Deutéronome 6, 7) !
- הָכִי קָאָמַר: עַד כָּאן מִצְוַת כַּוָּונָה וּקְרִיאָה, מִכָּאן וְאֵילָךְ — קְרִיאָה בְּלֹא כַּוָּונָה.La Guemara répond : Voici ce qu'il veut dire : Jusqu'ici s'appliquent la mitsva de l'intention et celle de la lecture ; à partir d'ici et au-delà, seulement la lecture sans l'intention.
- וּמַאי שְׁנָא עַד כָּאן מִצְוַת כַּוָּונָה וּקְרִיאָה דִּכְתִיב ״עַל לְבָבֶךָ … וְדִבַּרְתָּ בָּם״. הָתָם נָמֵי הָא כְּתִיב ״עַל לְבַבְכֶם … לְדַבֵּר בָּם״.La Guemara demande encore : Et qu'y a-t-il de différent pour que, jusqu'ici, s'appliquent la mitsva de l'intention et celle de la lecture ? Parce qu'il est écrit : « Sur ton cœur… et tu en parleras » ? Là-bas aussi, dans la deuxième section, voici qu'il est écrit : « Vous mettrez ces paroles qui sont Miennes sur votre cœur… pour en parler » (Deutéronome 11, 18-19) !
- הַהוּא מִבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַבִּי יִצְחָק דְּאָמַר: ״וְשַׂמְתֶּם אֶת דְּבָרַי אֵלֶּה״ — צְרִיכָה שֶׁתְּהֵא שִׂימָה כְּנֶגֶד הַלֵּב.La Guemara répond : Ce verset-là est nécessaire pour l'enseignement de Rabbi Its'hak, qui a dit : « Et vous mettrez ces paroles qui sont Miennes » se rapporte aux tefilin : il faut que la pose des tefilin du bras soit face au cœur.
- אָמַר מָר, רַבִּי יֹאשִׁיָּה אוֹמֵר: עַד כָּאן מִצְוַת קְרִיאָה, מִכָּאן וְאֵילָךְ — מִצְוַת כַּוָּונָה. מַאי שְׁנָא מִכָּאן וְאֵילָךְ מִצְוַת כַּוָּונָה — מִשּׁוּם דִּכְתִיב ״עַל לְבַבְכֶם״, הָכָא נָמֵי הָא כְּתִיב ״עַל לְבָבֶךָ״!Le Maître a dit : Rabbi Yochiya dit : Jusqu'ici, la mitsva de la lecture ; à partir d'ici et au-delà, la mitsva de l'intention. La Guemara demande : Qu'y a-t-il de différent pour qu'à partir d'ici et au-delà s'applique la mitsva de l'intention ? Est-ce parce qu'il est écrit : « Vous mettrez ces paroles sur votre cœur » ? Ici aussi, voici qu'il est écrit : « Sur ton cœur » !
- הָכִי קָאָמַר: עַד כָּאן, מִצְוַת קְרִיאָה וְכַוָּונָה, מִכָּאן וְאֵילָךְ — כַּוָּונָה בְּלֹא קְרִיאָה.La Guemara répond : Voici ce qu'il veut dire : Jusqu'ici s'appliquent la mitsva de la lecture et celle de l'intention ; à partir d'ici et au-delà, seulement l'intention sans la lecture.
- וּמַאי שְׁנָא עַד כָּאן מִצְוַת קְרִיאָה וְכַוָּונָה — דִּכְתִיב ״עַל לְבָבֶךָ״ ״וְדִבַּרְתָּ בָּם״, הָתָם נָמֵי הָא כְּתִיב ״עַל לְבַבְכֶם … לְדַבֵּר בָּם״!La Guemara demande : Et qu'y a-t-il de différent pour que, jusqu'ici, s'appliquent la mitsva de la lecture et celle de l'intention ? Parce qu'il est écrit : « Sur ton cœur » et « Tu en parleras » ? Là-bas aussi, voici qu'il est écrit : « Sur votre cœur… pour en parler » !
- הַהוּא בְּדִבְרֵי תוֹרָה כְּתִיב. וְהָכִי קָאָמַר רַחֲמָנָא: אַגְמִירוּ בְּנַיְיכוּ תּוֹרָה, כִּי הֵיכִי דְּלִיגְרְסוּ בְּהוּ.Rabbi Yochiya répond : Ce verset-là est écrit à propos des paroles de Torah en général, et non de la lecture du Chema. Et voici ce que dit le Miséricordieux : Enseignez la Torah à vos enfants, afin qu'ils y soient versés.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״שְׁמַע יִשְׂרָאֵל ה׳ אֱלֹהֵינוּ ה׳ אֶחָד״ — עַד כָּאן צְרִיכָה כַּוָּונַת הַלֵּב, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. אָמַר רָבָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי מֵאִיר.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : « Écoute, Israël, Hachem est notre D.ieu, Hachem est Un » (Deutéronome 6, 4) : jusqu'ici l'intention du cœur est requise, et pas au-delà. Ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rava a dit : La halakha est conforme à Rabbi Méïr.
- תַּנְיָא סוֹמְכוֹס אוֹמֵר: כָּל הַמַּאֲרִיךְ בְּ״אֶחָד״, מַאֲרִיכִין לוֹ יָמָיו וּשְׁנוֹתָיו. אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: וּבַדָּלֵית. אָמַר רַב אָשֵׁי: וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַחֲטוֹף בַּחֵית.Il a été enseigné dans une baraïta : Soumkhos dit : Quiconque prolonge la prononciation du mot « Un » (E'had) dans le Chema, on lui prolonge ses jours et ses années. Rav A'ha bar Yaakov a dit : à condition de prolonger le dalèt (dernière lettre du mot). Rav Achi a dit : Et pourvu qu'il ne précipite pas le 'hèt.
- רַבִּי יִרְמְיָה הֲוָה יָתֵיב קַמֵּיהּ דְּרַבִּי [חִיָּיא בַּר אַבָּא], חַזְיֵיהּ דַּהֲוָה מַאֲרֵיךְ טוּבָא, אֲמַר לֵיהּ: כֵּיוָן דְּאַמְלֵיכְתֵּיהּ לְמַעְלָה וּלְמַטָּה וּלְאַרְבַּע רוּחוֹת הַשָּׁמַיִם — תּוּ לָא צְרִיכַתְּ.La Guemara raconte : Rabbi Yirmeya était assis devant Rabbi 'Hiya bar Abba. Il vit qu'il prolongeait beaucoup le mot E'had. Il lui dit : Dès lors que tu L'as couronné en pensée en haut, en bas et aux quatre coins des cieux, tu n'as plus besoin de prolonger.
- אָמַר רַב נָתָן בַּר מָר עוּקְבָא אָמַר רַב יְהוּדָה: ״עַל לְבָבֶךָ״ בַּעֲמִידָה. ״עַל לְבָבֶךָ״ סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֶלָּא אֵימָא עַד ״עַל לְבָבֶךָ״ בַּעֲמִידָה. מִכָּאן וְאֵילָךְ — לֹא. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר כָּל הַפָּרָשָׁה כּוּלָּהּ בַּעֲמִידָה.Rav Natan bar Mar Oukva a dit au nom de Rav Yehouda : On récite « sur ton cœur » debout (arrêté en un lieu). La Guemara s'étonne : « Sur ton cœur » seulement, cela te vient-il à l'esprit ?! Mais dis plutôt : jusqu'à « sur ton cœur », on récite debout ; à partir d'ici et au-delà, non. Et Rabbi Yo'hanan a dit : Toute la première section entière se récite debout.
- וְאַזְדָּא רַבִּי יוֹחָנָן לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי אַחָא שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה.La Guemara note : Et Rabbi Yo'hanan suit ici son raisonnement, car Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : La halakha est conforme à Rabbi A'ha, qui a parlé au nom de Rabbi Yehouda : toute la première section requiert l'intention.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״שְׁמַע יִשְׂרָאֵל ה׳ אֱלֹהֵינוּ ה׳ אֶחָד״ זוֹ קְרִיאַת שְׁמַע שֶׁל רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא. אֲמַר לֵיהּ רַב לְרַבִּי חִיָּיא: לָא חֲזֵינָא לֵיהּ לְרַבִּי דִּמְקַבֵּל עֲלֵיהּ מַלְכוּת שָׁמַיִם. אֲמַר לֵיהּ: בַּר פַּחֲתֵי, בְּשָׁעָה שֶׁמַּעֲבִיר יָדָיו עַל פָּנָיו, מְקַבֵּל עָלָיו עוֹל מַלְכוּת שָׁמַיִם.Nos Maîtres ont enseigné : le seul verset « Écoute, Israël, Hachem est notre D.ieu, Hachem est Un » : telle est la lecture du Chema de Rabbi Yehouda HaNassi. La Guemara raconte : Rav dit à Rabbi 'Hiya (son oncle) : Je n'ai pas vu Rabbi accepter sur lui la royauté des Cieux (réciter le Chema). Il lui répondit : Fils de nobles (bar pa'hteï), au moment où il passe ses mains sur son visage au milieu de son cours, il accepte sur lui le joug de la royauté des Cieux, en disant ce seul verset.
- חוֹזֵר וְגוֹמְרָהּ, אוֹ אֵינוֹ חוֹזֵר וְגוֹמְרָהּ? בַּר קַפָּרָא אוֹמֵר: אֵינוֹ חוֹזֵר וְגוֹמְרָהּ. רַבִּי שִׁמְעוֹן בְּרַבִּי אוֹמֵר: חוֹזֵר וְגוֹמְרָהּ. אֲמַר לֵיהּ בַּר קַפָּרָא לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בְּרַבִּי: בִּשְׁלָמָא לְדִידִי דְּאָמֵינָא ״אֵינוֹ חוֹזֵר וְגוֹמְרָהּ״, הַיְינוּ דִּמְהַדַּר רַבִּי אַשְּׁמַעְתָּא דְּאִית בַּהּ יְצִיאַת מִצְרַיִם. אֶלָּא לְדִידָךְ דְּאָמְרַתְּ חוֹזֵר וְגוֹמְרָהּ, לְמָה לֵיהּ לְאַהְדּוֹרֵי?Les disciples se demandaient : Revient-il plus tard le terminer, ou ne revient-il pas le terminer ? Bar Kappara dit : Il ne revient pas le terminer. Rabbi Chimon, fils de Rabbi (Yehouda HaNassi), dit : Il revient le terminer. Bar Kappara dit à Rabbi Chimon, fils de Rabbi : Certes, selon moi qui dis « il ne revient pas le terminer », c'est pourquoi Rabbi recherche pour son cours un enseignement qui contient la mention de la sortie d'Égypte, afin d'accomplir ainsi la mitsva de la mentionner. Mais selon toi, qui dis « il revient le terminer », pourquoi a-t-il besoin de rechercher un tel sujet ?
- כְּדֵי לְהַזְכִּיר יְצִיאַת מִצְרַיִם בִּזְמַנָּהּ.Rabbi Chimon répond : Afin de mentionner la sortie d'Égypte en son temps, c'est-à-dire au moment de la lecture du Chema.
- אָמַר רַבִּי אִילָא בְּרֵיהּ דְרַב שְׁמוּאֵל בַּר מָרְתָּא מִשְּׁמֵיהּ דְרַב: אָמַר ״שְׁמַע יִשְׂרָאֵל ה׳ אֱלֹהֵינוּ ה׳ אֶחָד״ וְנֶאֱנַס בְּשֵׁינָה — יָצָא. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְדָרוּ עַבְדֵּיהּ: בִּפְסוּקָא קַמָּא — צַעֲרַן, טְפֵי — לָא תְּצַעֲרַן. אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף לְרַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרַבָּה: אֲבוּךְ הֵיכִי הֲוָה עָבֵיד? אֲמַר לֵיהּ: בִּפְסוּקָא קַמָּא הֲוָה קָא מְצַעַר נַפְשֵׁיהּ, טְפֵי — לָא הֲוָה מְצַעַר נַפְשֵׁיהּ.Rabbi Ila, fils de Rav Chmouel bar Marta, a dit au nom de Rav : S'il a dit « Écoute, Israël, Hachem est notre D.ieu, Hachem est Un » et a été vaincu par le sommeil, il est quitte. Rav Na'hman dit à Darou, son esclave : Si tu me vois m'assoupir, pour le premier verset, tourmente-moi (réveille-moi) ; au-delà, ne me tourmente pas. Rav Yossef dit à Rav Yossef, fils de Rabba : Ton père, comment faisait-il ? Il lui répondit : Pour le premier verset, il se faisait violence pour ne pas s'endormir ; au-delà, il ne se faisait pas violence.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: פְּרַקְדָּן, לֹא יִקְרָא קְרִיאַת שְׁמַע. מִקְרָא הוּא דְּלָא לִיקְרֵי, הָא מִיגְנָא שַׁפִּיר דָּמֵי? וְהָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי לָיֵיט אַמַּאן דְּגָנֵי אַפַּרְקִיד!Rav Yossef a dit : Celui qui est couché sur le dos (perakdan) ne doit pas lire le Chema. La Guemara demande : C'est lire qu'il ne doit pas dans cette position ; mais dormir ainsi serait permis ? Or voici que Rabbi Yehochoua ben Lévi maudissait celui qui dort couché sur le dos !
- אָמְרִי, מִיגְנָא כִּי מַצְלֵי — שַׁפִּיר דָּמֵי, מִקְרָא אַף עַל גַּב דְּמַצְלֵי נָמֵי — אָסוּר.Ils ont répondu : pour dormir, lorsqu'il est légèrement incliné sur le côté, c'est permis ; mais pour lire le Chema, même s'il est incliné, c'est interdit.
- וְהָא רַבִּי יוֹחָנָן מַצְלֵי וְקָרֵי!La Guemara objecte : Mais voici que Rabbi Yo'hanan s'inclinait et lisait le Chema !
- שָׁאנֵי רַבִּי יוֹחָנָן דְּבַעַל בָּשָׂר הֲוָה.La Guemara répond : Rabbi Yo'hanan est différent, car il était corpulent et ne pouvait lire autrement.
- בַּפְּרָקִים שׁוֹאֵל וְכוּ׳.La Michna a enseigné : Aux intervalles entre les sections, on salue par respect, etc.
- מֵשִׁיב מֵחֲמַת מַאי? אִילֵּימָא מִפְּנֵי הַכָּבוֹד, הַשְׁתָּא מִשְׁאָל שָׁאֵיל, אַהְדּוֹרֵי מִבַּעְיָא?! אֶלָּא: שׁוֹאֵל — מִפְּנֵי הַכָּבוֹד, וּמֵשִׁיב שָׁלוֹם — לְכָל אָדָם. אֵימָא סֵיפָא: ״וּבָאֶמְצַע שׁוֹאֵל מִפְּנֵי הַיִּרְאָה, וּמֵשִׁיב״.La Guemara demande : On répond au salut pour quelle raison ? Si l'on dit : par respect, maintenant qu'il a été dit qu'on salue par respect, est-il nécessaire de dire qu'on répond ?! Mais plutôt : cela signifie : on salue par respect, et l'on répond au salut de tout homme. Dis alors la fin de la Michna : « Et au milieu, on salue par crainte, et on répond. »
- מֵשִׁיב מֵחֲמַת מַאי? אִילֵּימָא מִפְּנֵי הַיִּרְאָה — הַשְׁתָּא מִשְׁאַל שָׁאֵיל, אַהְדּוֹרֵי מִבַּעְיָא? אֶלָּא — מִפְּנֵי הַכָּבוֹד. הַיְינוּ דְּרַבִּי יְהוּדָה! — דִּתְנַן, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בָּאֶמְצַע — שׁוֹאֵל מִפְּנֵי הַיִּרְאָה וּמֵשִׁיב מִפְּנֵי הַכָּבוֹד, וּבַפְּרָקִים — שׁוֹאֵל מִפְּנֵי הַכָּבוֹד וּמֵשִׁיב שָׁלוֹם לְכָל אָדָם?On répond pour quelle raison ? Si l'on dit : par crainte, maintenant qu'on peut saluer par crainte, est-il nécessaire de dire qu'on peut répondre ? Mais plutôt : on répond même par respect. Mais c'est l'avis de Rabbi Yehouda ! Car nous avons appris dans la Michna : Rabbi Yehouda dit : Au milieu, on salue par crainte et on répond par respect ; et aux intervalles entre les sections, on salue par respect et on répond au salut de tout homme. Où est donc leur divergence ?
- חַסּוֹרֵי מְחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: בַּפְּרָקִים — שׁוֹאֵל מִפְּנֵי הַכָּבוֹד, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר שֶׁהוּא מֵשִׁיב. וּבָאֶמְצַע — שׁוֹאֵל מִפְּנֵי הַיִּרְאָה, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר שֶׁהוּא מֵשִׁיב, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בָּאֶמְצַע — שׁוֹאֵל מִפְּנֵי הַיִּרְאָה וּמֵשִׁיב מִפְּנֵי הַכָּבוֹד,La Guemara répond : Il manque quelque chose dans la Michna, et voici ce qu'elle enseigne : Aux intervalles entre les sections, on salue par respect, et il va sans dire qu'on répond par respect. Et au milieu, on salue par crainte, et il va sans dire qu'on répond par crainte. Ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : Au milieu, on salue par crainte et on répond par respect,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.