Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״יוֹצֵר אוֹר וּבוֹרֵא חֹשֶׁךְ״.« Qui forme la lumière et crée les ténèbres », d'après le verset : « Qui forme la lumière et crée les ténèbres, qui fait la paix et crée le mal ; c'est Moi, Hachem, qui fais tout cela » (Isaïe 45, 7).
- לֵימָא: ״יוֹצֵר אוֹר וּבוֹרֵא נוֹגַהּ״!La Guemara demande : Qu'il dise plutôt : « Qui forme la lumière et crée la clarté » ! pour ne pas mentionner les ténèbres.
- כְּדִכְתִיב קָאָמְרִינַן.Réponse : Nous disons la bénédiction telle qu'elle est écrite dans le verset.
- אֶלָּא מֵעַתָּה ״עֹשֶׂה שָׁלוֹם וּבוֹרֵא רָע״, מִי קָא אָמְרִינַן כְּדִכְתִיב?! אֶלָּא כְּתִיב ״רַע״ וְקָרֵינַן ״הַכֹּל״ לִישָּׁנָא מְעַלְּיָא, הָכָא נָמֵי לֵימָא ״נוֹגַהּ״, לִישָּׁנָא מְעַלְּיָא!Mais alors, la suite : « Qui fait la paix et crée le mal », la disons-nous telle qu'elle est écrite ?! Il est écrit « le mal » et nous lisons « toute chose », par une expression plus convenable ; ici aussi, qu'on dise « la clarté », par une expression plus convenable !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: כְּדֵי לְהַזְכִּיר מִדַּת יוֹם בַּלַּיְלָה וּמִדַּת לַיְלָה בַּיּוֹם.Mais plutôt, Rava a dit : On dit « crée les ténèbres » afin de mentionner l'attribut du jour la nuit et l'attribut de la nuit le jour.
- בִּשְׁלָמָא מִדַּת לַיְלָה בַּיּוֹם כִּדְאָמְרִינַן: ״יוֹצֵר אוֹר וּבוֹרֵא חֹשֶׁךְ״, אֶלָּא מִדַּת יוֹם בַּלַּיְלָה, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?Certes, l'attribut de la nuit le jour est mentionné, comme nous disons : « Qui forme la lumière et crée les ténèbres » ; mais l'attribut du jour la nuit, où le trouves-tu ?
- אָמַר אַבָּיֵי: ״גּוֹלֵל אוֹר מִפְּנֵי חֹשֶׁךְ וְחֹשֶׁךְ מִפְּנֵי אוֹר״.Abayé a dit : Dans la formule du soir : « Il roule la lumière devant les ténèbres et les ténèbres devant la lumière. »
- וְאִידָּךְ מַאי הִיא? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: ״אַהֲבָה רַבָּה״. וְכֵן אוֹרִי לֵיהּ רַבִּי אֶלְעָזָר לְרַבִּי פְּדָת בְּרֵיהּ, ״אַהֲבָה רַבָּה״.Et l'autre bénédiction avant le Chema, quelle est-elle ? Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : « D'un amour immense » (Ahava rabba). Et c'est aussi ce que Rabbi Elazar enseigna à Rabbi Pedat, son fils : « D'un amour immense ».
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אֵין אוֹמְרִים ״אַהֲבַת עוֹלָם״, אֶלָּא ״אַהֲבָה רַבָּה״. וְרַבָּנַן אָמְרִי אַהֲבַת עוֹלָם, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וְאַהֲבַת עוֹלָם אֲהַבְתִּיךְ עַל כֵּן מְשַׁכְתִּיךְ חָסֶד״.Il a été enseigné de même (dans une baraïta) : On ne dit pas « D'un amour éternel » (Ahavat olam), mais « D'un amour immense ». Et les Sages disent : On dit « D'un amour éternel », et ainsi il est dit : « D'un amour éternel je t'ai aimé ; c'est pourquoi Je t'ai attiré avec bonté » (Jérémie 31, 2).
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הִשְׁכִּים לִשְׁנוֹת, עַד שֶׁלֹּא קָרָא קְרִיאַת שְׁמַע — צָרִיךְ לְבָרֵךְ. מִשֶּׁקָּרָא קְרִיאַת שְׁמַע — אֵינוֹ צָרִיךְ לְבָרֵךְ, שֶׁכְּבָר נִפְטַר בְּ״אַהֲבָה רַבָּה״.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Celui qui s'est levé tôt pour étudier : tant qu'il n'a pas récité le Chema, il doit réciter la bénédiction de la Torah ; une fois qu'il a récité le Chema, il n'a pas besoin de la réciter, car il s'en est déjà acquitté par « D'un amour immense ».
- אָמַר רַב הוּנָא: לַמִּקְרָא צָרִיךְ לְבָרֵךְ, וְלַמִּדְרָשׁ — אֵינוֹ צָרִיךְ לְבָרֵךְ.Rav Houna a dit : Pour l'étude du texte biblique (Mikra), il faut réciter une bénédiction ; et pour le Midrach (l'interprétation légale des versets), il n'est pas nécessaire de réciter une bénédiction.
- וְרַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר: לַמִּקְרָא וְלַמִּדְרָשׁ צָרִיךְ לְבָרֵךְ, לַמִּשְׁנָה — אֵינוֹ צָרִיךְ לְבָרֵךְ.Et Rabbi Elazar a dit : Pour le texte biblique et pour le Midrach, il faut réciter une bénédiction ; pour la Michna, il n'est pas nécessaire de réciter une bénédiction.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אַף לַמִּשְׁנָה נָמֵי צָרִיךְ לְבָרֵךְ [אֲבָל לַתַּלְמוּד, אֵינוֹ צָרִיךְ לְבָרֵךְ].Et Rabbi Yo'hanan a dit : Même pour la Michna, il faut aussi réciter une bénédiction, [mais pour le Talmud, il n'est pas nécessaire de réciter une bénédiction].
- וְרָבָא אָמַר: אַף לַתַּלְמוּד צָרִיךְ (לַחֲזוֹר וּלְבָרֵךְ) [לְבָרֵךְ].Et Rava a dit : Même pour le Talmud, il faut (de nouveau) réciter une bénédiction.
- דְּאָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי: זִימְנִין סַגִּיאִין הֲוָה קָאֵימְנָא קַמֵּיהּ דְּרַב לְתַנּוֹיֵי פִּרְקִין בְּ״סִפְרָא דְבֵי רַב״, הֲוָה מַקְדֵּים וְקָא מָשֵׁי יְדֵיהּ, וּבָרֵיךְ, וּמַתְנֵי לַן פִּרְקִין.Car Rav 'Hiya bar Achi a dit : Bien souvent, je me tenais devant Rav pour réviser notre chapitre dans le Sifra de l'école de Rav (le Midrach halakhique sur le Lévitique, que Rav enseignait avec ses raisons, à la manière du Talmud) ; il se lavait d'abord les mains, récitait la bénédiction et nous enseignait notre chapitre.
- מַאי מְבָרֵךְ? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: ״אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לַעֲסוֹק בְּדִבְרֵי תוֹרָה״.Quelle bénédiction récite-t-on ? Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : « Béni sois-Tu… qui nous as sanctifiés par Ses commandements et nous as ordonné de nous occuper des paroles de la Torah. »
- וְרַבִּי יוֹחָנָן מְסַיֵּים בַּהּ הָכִי ״הַעֲרֵב נָא ה׳ אֱלֹהֵינוּ אֶת דִּבְרֵי תוֹרָתְךָ בְּפִינוּ וּבְפִיפִיּוֹת עַמְּךָ בֵּית יִשְׂרָאֵל וְנִהְיֶה אֲנַחְנוּ וְצֶאֱצָאֵינוּ וְצֶאֱצָאֵי עַמְּךָ בֵּית יִשְׂרָאֵל כֻּלָּנוּ יוֹדְעֵי שְׁמֶךָ וְעוֹסְקֵי תוֹרָתֶךָ בָּרוּךְ אַתָּה ה׳ הַמְלַמֵּד תּוֹרָה לְעַמּוֹ יִשְׂרָאֵל״.Et Rabbi Yo'hanan la conclut ainsi : « Rends agréables, de grâce, Hachem notre D.ieu, les paroles de Ta Torah dans notre bouche et dans la bouche de Ton peuple, la maison d'Israël ; et que nous soyons, nous, nos descendants et les descendants de Ton peuple, la maison d'Israël, nous tous, de ceux qui connaissent Ton Nom et s'adonnent à Ta Torah. Béni sois-Tu, Hachem, qui enseignes la Torah à Son peuple Israël. »
- וְרַב הַמְנוּנָא אָמַר: ״אֲשֶׁר בָּחַר בָּנוּ מִכׇּל הָעַמִּים וְנָתַן לָנוּ אֶת תּוֹרָתוֹ. בָּרוּךְ אַתָּה ה׳ נוֹתֵן הַתּוֹרָה״. אָמַר רַב הַמְנוּנָא: זוֹ הִיא מְעוּלָּה שֶׁבַּבְּרָכוֹת.Et Rav Hamnouna a dit : « Béni sois-Tu… qui nous as choisis parmi tous les peuples et nous as donné Sa Torah. Béni sois-Tu, Hachem, qui donnes la Torah. » Rav Hamnouna a dit : C'est la meilleure des bénédictions de la Torah.
- הִלְכָּךְ לֵימְרִינְהוּ לְכוּלְּהוּ.C'est pourquoi, disons-les toutes.
- תְּנַן הָתָם: אָמַר לָהֶם הַמְמוּנֶּה: ״בָּרְכוּ בְּרָכָה אַחַת!״. וְהֵם בֵּרְכוּ. וְקָרְאוּ עֲשֶׂרֶת הַדִּבְּרוֹת, ״שְׁמַע״, ״וְהָיָה אִם שָׁמוֹעַ״, ״וַיֹּאמֶר״. וּבֵרְכוּ אֶת הָעָם שָׁלֹשׁ בְּרָכוֹת, ״אֱמֶת וְיַצִּיב״, וַעֲבוֹדָה, וּבִרְכַּת כֹּהֲנִים. וּבְשַׁבָּת מוֹסִיפִין בְּרָכָה אַחַת לַמִּשְׁמָר הַיּוֹצֵא.Nous avons appris là-bas (dans la Michna du traité Tamid) : Le préposé (memouné, l'adjoint du Grand Prêtre) leur dit (aux Cohanim de la garde de service) : « Récitez une bénédiction ! » Et ils récitèrent la bénédiction, puis lurent les Dix Commandements, « Écoute » (Chema), « Et ce sera, si vous écoutez » (Vehaya im chamoa) et « Il dit » (Vayomer). Ils bénirent le peuple de trois bénédictions : « Vrai et ferme » (Emet veyatsiv), le Service (Avoda) et la Bénédiction des Cohanim. Et le Chabbat, on ajoute une bénédiction pour la garde (michmar) sortante.
- מַאי ״בְּרָכָה אַחַת״? כִּי הָא דְּרַבִּי אַבָּא וְרַבִּי יוֹסֵי בַּר אַבָּא אִקְּלַעוּ לְהָהוּא אַתְרָא, בְּעוֹ מִנַּיְיהוּ: מַאי ״בְּרָכָה אַחַת״? לָא הֲוָה בִּידַיְיהוּ. וַאֲתוֹ שַׁיְילוּהוּ לְרַב מַתְנָה לָא הֲוָה בִּידֵיהּ. אֲתוֹ שַׁיְילוּהוּ לְרַב יְהוּדָה. אֲמַר לְהוּ: הָכִי אָמַר שְׁמוּאֵל, ״אַהֲבָה רַבָּה״.Quelle est « une bénédiction » ? Comme dans le récit où Rabbi Abba et Rabbi Yossé bar Abba arrivèrent dans un certain endroit ; on leur demanda : Quelle est « une bénédiction » ? Ils ne le savaient pas. Ils vinrent demander à Rav Matna, il ne le savait pas. Ils vinrent demander à Rav Yehouda ; il leur dit : Ainsi a dit Chmouel : « D'un amour immense ».
- וְאָמַר רַבִּי זְרִיקָא, אָמַר רַבִּי אַמֵּי, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: ״יוֹצֵר אוֹר״. כִּי אֲתָא רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף, אָמַר, הָא דְּרַבִּי זְרִיקָא לָאו בְּפֵירוּשׁ אִתְּמַר אֶלָּא מִכְּלָלָא אִתְּמַר. דְּאָמַר רַבִּי זְרִיקָא אָמַר רַבִּי אַמֵּי, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: זֹאת אוֹמֶרֶת בְּרָכוֹת אֵין מְעַכְּבוֹת זוֹ אֶת זוֹ.Et Rabbi Zerika a dit au nom de Rabbi Ami, au nom de Rabbi Chimon ben Lakich : C'est « Qui forme la lumière ». Lorsque Rav Its'hak bar Yossef vint de la terre d'Israël, il dit : Ce que rapporte Rabbi Zerika n'a pas été dit explicitement, mais a été déduit d'une règle générale. Car Rabbi Zerika a dit au nom de Rabbi Ami, au nom de Rabbi Chimon ben Lakich : Cela (« récitez une bénédiction ») indique que les bénédictions ne sont pas indispensables l'une à l'autre : celui qui n'en a dit qu'une s'est acquitté de celle-là.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא ״יוֹצֵר אוֹר״ הֲווֹ אָמְרִי, הַיְינוּ דִּבְרָכוֹת אֵין מְעַכְּבוֹת זוֹ אֶת זוֹ, דְּלָא קָא אָמְרִי ״אַהֲבָה רַבָּה״.Si tu dis qu'ils récitaient « Qui forme la lumière », c'est bien cela qui montre que les bénédictions ne sont pas indispensables l'une à l'autre, puisqu'ils ne disaient pas « D'un amour immense », et étaient pourtant quittes de la première.
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