Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״פֶּטֶר חֲמוֹר״ ״פֶּטֶר חֲמוֹר״ שְׁנֵי פְּעָמִים — פִּטְרֵי חֲמוֹרִים אָמַרְתִּי לְךָ, וְלֹא פִּטְרֵי סוּסִים וּגְמַלִּים.C'est pourquoi le verset dit : « Premier-né d'âne », « premier-né d'âne », deux fois (Exode 13, 13 ; 34, 20), pour enseigner : ce sont les premiers-nés d'ânes que je t'ai mentionnés, et non les premiers-nés de chevaux et de chameaux.
- פָּרֵיךְ רַב אַחַאי: אִי כְּתַב רַחֲמָנָא חַד, הֲוָה אָמֵינָא דָּבָר שֶׁהָיָה בַּכְּלָל, וְיָצָא מִן הַכְּלָל לְלַמֵּד, לֹא לְלַמֵּד עַל עַצְמוֹ יָצָא אֶלָּא לְלַמֵּד עַל הַכְּלָל כּוּלּוֹ יָצָא, וּלְעוֹלָם בְּשֶׂה.Rav A'haï objecte : la seconde mention est nécessaire à autre chose. Si le Miséricordieux n'en avait écrit qu'une, j'aurais dit : c'est un élément qui faisait partie de l'ensemble des animaux impurs et qui en est sorti pour enseigner qu'il se rachète par un agneau ; or, selon la règle d'interprétation, il n'en est pas sorti pour enseigner sur lui-même seulement, mais il en est sorti pour enseigner sur l'ensemble tout entier, et tous les animaux impurs se rachèteraient en réalité par un agneau.
- כְּתַב רַחֲמָנָא ״פֶּטֶר חֲמוֹר״ אַחֲרִינָא, פִּטְרֵי חֲמוֹרִים וְלֹא פִּטְרֵי סוּסִים וּגְמַלִּים, וְאֵימָא: מַעֲטִינְהוּ מִשֶׂה, וּלְעוֹלָם בְּכׇל דָּבָר!C'est pourquoi le Miséricordieux a écrit un autre « premier-né d'âne » : les premiers-nés d'ânes se rachètent par un agneau, et non les premiers-nés de chevaux et de chameaux. Mais dis alors : Il les a exclus de l'agneau seulement, et en réalité ils se rachètent avec n'importe quel objet !
- אִם כֵּן, לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא: ״פֶּטֶר חֲמוֹר תִּפְדֶּה בְשֶׂה״ וַ״חֲמוֹר תִּפְדֶּה בְשֶׂה״. ״פֶּטֶר חֲמוֹר תִּפְדֶּה בְשֶׂה״, ״פֶּטֶר חֲמוֹר תִּפְדֶּה בְשֶׂה״ לְמָה לִי? פִּטְרֵי חֲמוֹרִים אָמַרְתִּי לְךָ, וְלֹא פִּטְרֵי סוּסִים וּגְמַלִּים.Réponse : s'il en était ainsi, que le Miséricordieux écrive : « Premier-né d'âne, tu le rachèteras par un agneau » et « L'âne, tu le rachèteras par un agneau ». Pourquoi ai-je besoin de répéter « Premier-né d'âne, tu le rachèteras par un agneau », « Premier-né d'âne, tu le rachèteras par un agneau » ? C'est pour enseigner : ce sont les premiers-nés d'ânes que je t'ai mentionnés, et non les premiers-nés de chevaux et de chameaux, qui n'ont aucun statut de premier-né.
- וְתַנָּא דִידַן, לְמַעוֹטֵי סוּסִים וּגְמַלִּים, מְנָא לֵיהּ?Et notre Tanna (Sage de l'époque de la Michna), qui a employé cette répétition pour exiger que la mère et le petit soient tous deux des ânes, d'où tire-t-il l'exclusion des chevaux et des chameaux ?
- אָמַר רַב פָּפָּא: כׇּל מִקְנְךָ תִּזָּכָר — כָּלַל, שׁוֹר וָשֶׂה וַחֲמוֹר — פָּרַט, כְּלָל וּפְרָט — אֵין בַּכְּלָל אֶלָּא מַה שֶּׁבַּפְּרָט, שׁוֹר וָשֶׂה וַחֲמוֹר — אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא — לָא.Rav Pappa a dit : il est écrit (Exode 34, 19-20) : « Tout ton bétail, tu en consacreras les mâles » : le verset a énoncé une généralité ; « bœuf, agneau » et « âne » : il a énoncé un détail. Généralité suivie d'un détail : la généralité ne contient que ce qui est dans le détail. Bœuf, agneau et âne, oui ; toute autre chose, non.
- וְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי? ״פֶּטֶר״ הִפְסִיק הָעִנְיָן, וְרַבָּנַן? וָי״ו הֲדַר עָרְבֵיהּ קְרָא.Et Rabbi Yossé HaGlili, que répond-il à cet argument ? Selon lui, le mot « premier-né » de « et le premier-né d'âne » a interrompu le sujet, et l'âne ne fait pas partie du détail. Et nos Maîtres ? Le vav (« et ») : le verset l'a de nouveau mêlé aux animaux énumérés avant lui.
- וְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי? לָא לִכְתּוֹב לָא וָי״ו וְלָא ״פֶּטֶר״.Et Rabbi Yossé HaGlili ? Si l'âne appartenait à cette énumération, que le verset n'écrive ni le vav ni « premier-né » !
- וְרַבָּנַן? אַיְּידֵי דְּהָא קְדוּשַּׁת דָּמִים, וְהָא קְדוּשַּׁת הַגּוּף — פָּסֵיק לְהוּ וַהֲדַר עָרֵיב לְהוּ.Et nos Maîtres ? Il a fallu les deux, puisque celui-ci (l'âne) a une sainteté de valeur, car on le rachète, et celui-là (le bœuf, l'agneau) une sainteté intrinsèque, car il est offert sur l'autel : le verset les a séparés par le mot « premier-né » et les a de nouveau mêlés par le vav.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: פָּרָה שֶׁיָּלְדָה מִין חֲמוֹר, וְיֵשׁ בּוֹ מִקְצָת סִימָנִין — מַהוּ?Ils ont posé la question : une vache qui a mis bas une sorte d'âne, et ce petit a quelques-uns des signes de sa mère, qu'en est-il ?
- עֵז שֶׁיָּלְדָה מִין רָחֵל, וְרָחֵל שֶׁיָּלְדָה מִין עֵז, דְּכִי יֵשׁ מִקְצָת סִימָנִין — חַיֶּיבֶת בִּבְכוֹרָה, דְּהָא טְהוֹרָה וְהָא טְהוֹרָה, הָא קְדוּשַּׁת הַגּוּף וְהָא קְדוּשַּׁת הַגּוּף.Explication du doute : une chèvre qui a mis bas une sorte de brebis, et une brebis qui a mis bas une sorte de chèvre, lorsqu'il y a quelques signes de la mère, sont astreintes à la bekhora (loi du premier-né), peut-être parce que celle-ci est tahor (d'espèce pure) et celle-là est tahor, celle-ci a une sainteté intrinsèque et celle-là une sainteté intrinsèque.
- הָכָא, דְּהָא טְמֵאָה וְהָא טְהוֹרָה, הָא קְדוּשַּׁת הַגּוּף וְהָא קְדוּשַּׁת דָּמִים — לָא, אוֹ דִלְמָא: כֵּיוָן דְּאִידֵּי וְאִידֵּי בְּנֵי מִיקְדָּשׁ בִּבְכוֹרָה — קָדוֹשׁ?Mais ici, où celle-ci est tamé (d'espèce impure) et celle-là tahor, celle-ci a une sainteté intrinsèque et celle-là une sainteté de valeur, non, il n'aurait pas la sainteté du premier-né ; ou peut-être, puisque l'une et l'autre sont aptes à être sanctifiées par la bekhora, il est saint ?
- וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר: כֵּיוָן דְּאִידֵּי וְאִידֵּי מִיקְדָּשׁ בִּבְכוֹרָה קָדוֹשׁ, חֲמוֹר שֶׁיָּלְדָה מִין סוּס מַהוּ? הָכָא וַדַּאי לָא בַּת מִיקְדָּשׁ בִּבְכוֹרָה הוּא, אוֹ דִלְמָא כֵּיוָן דְּמִין טְמֵאָה הוּא קָדוֹשׁ?Et si tu en viens à dire : puisque l'une et l'autre sont aptes à être sanctifiées par la bekhora, il est saint, une ânesse qui a mis bas une sorte de cheval, qu'en est-il ? Ici, assurément, le petit n'est pas apte à être sanctifié par la bekhora ; ou peut-être, puisqu'il est d'espèce tamé comme sa mère, il est saint ?
- אִם תִּמְצָא לוֹמַר: כֵּיוָן דְּמִין טְמֵאָה הוּא קָדוֹשׁ, פָּרָה שֶׁיָּלְדָה מִין סוּס מַהוּ? הָכָא וַדַּאי הָא טְהוֹרָה וְהָא טְמֵאָה, הָא בַּת מִיקְדָּשׁ בִּבְכוֹרָה וְהָא לָא בַּת מִיקְדָּשׁ בִּבְכוֹרָה, אוֹ דִלְמָא סִימָנִין מִילְּתָא הִיא?Si tu en viens à dire : puisqu'il est d'espèce tamé, il est saint, une vache qui a mis bas une sorte de cheval, qu'en est-il ? Ici, assurément, celle-ci est tahor et celui-là tamé, celle-ci est apte à être sanctifiée par la bekhora et celui-là n'est pas apte à être sanctifié par la bekhora ; ou peut-être les signes sont-ils une chose importante ?
- תָּא שְׁמַע: בְּהֵמָה טְהוֹרָה שֶׁיָּלְדָה מִין בְּהֵמָה טְמֵאָה — פְּטוּרָה מִן הַבְּכוֹרָה, אִם יֵשׁ בּוֹ מִקְצָת סִימָנִין — חַיֶּיבֶת בִּבְכוֹרָה. מַאי לָאו אֲפִילּוּ פָּרָה שֶׁיָּלְדָה מִין סוּס? לֹא, פָּרָה שֶׁיָּלְדָה מִין חֲמוֹר.Viens et entends une preuve d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un animal tahor qui a mis bas une sorte d'animal tamé est exempté de la bekhora ; si le petit a quelques signes de sa mère, elle est astreinte à la bekhora. N'est-ce pas même le cas d'une vache qui a mis bas une sorte de cheval ? Non, c'est le cas d'une vache qui a mis bas une sorte d'âne.
- תָּא שְׁמַע: פָּרָה שֶׁיָּלְדָה מִין חֲמוֹר, וַחֲמוֹר שֶׁיָּלְדָה מִין סוּס — פְּטוּרָה מִן הַבְּכוֹרָה, אִם יֵשׁ בּוֹ מִקְצָת סִימָנִין — חַיֶּיבֶת בִּבְכוֹרָה. מַאי לָאו אַתַּרְוַיְיהוּ? לָא, אַפָּרָה שֶׁיָּלְדָה מִין חֲמוֹר.Viens et entends une autre baraïta : Une vache qui a mis bas une sorte d'âne, et une ânesse qui a mis bas une sorte de cheval, sont exemptées de la bekhora ; si le petit a quelques signes de sa mère, elle est astreinte à la bekhora. N'est-ce pas dit des deux cas ? Non, c'est dit seulement de la vache qui a mis bas une sorte d'âne.
- אֲבָל חֲמוֹר שֶׁיָּלְדָה מִין סוּס, לְמַאי קָתָנֵי לַהּ? לִפְטוּרָא? פְּשִׁיטָא! הַשְׁתָּא, וּמָה פָּרָה שֶׁיָּלְדָה מִין חֲמוֹר, דְּאִידֵּי וְאִידֵּי בְּנֵי מִיקְדָּשׁ בִּבְכוֹרָה נִינְהוּ, אָמְרַתְּ: אִם יֵשׁ בּוֹ מִקְצָת סִימָנִין — אִין, וְאִי לָא — לָא, חֲמוֹר שֶׁיָּלְדָה מִין סוּס מִיבַּעְיָא?Mais l'ânesse qui a mis bas une sorte de cheval, pourquoi l'enseigne-t-on ? Pour l'exemption ? C'est évident ! À présent, si pour une vache qui a mis bas une sorte d'âne, où l'une et l'autre sont aptes à être sanctifiées par la bekhora, tu as dit : s'il a quelques signes de sa mère, oui, il a le statut de premier-né, et sinon, non, pour une ânesse qui a mis bas une sorte de cheval, est-il besoin de le dire ?
- אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ: הָתָם הוּא דְּיֵשׁ לָהּ קַרְנַיִם, וְהָא אֵין לָהּ קַרְנַיִם; הָא פַּרְסוֹתֶיהָ סְדוּקוֹת, וְהָא פַּרְסוֹתֶיהָ קְלוּטוֹת.C'était nécessaire. Il aurait pu te venir à l'esprit que c'est là-bas que le petit est exempté, où celle-ci a des cornes et celui-là n'a pas de cornes ; celle-ci a les sabots fendus et celui-là a les sabots fermés.
- אֲבָל הָכָא, דְּאִידֵּי וְאִידֵּי אֵין לָהּ קַרְנַיִם, אִידֵּי וְאִידֵּי פַּרְסוֹתֶיהָ קְלוּטוֹת, אֵימָא חֲמוֹר אָדוֹם בְּעָלְמָא הוּא, קָמַשְׁמַע לַן.Mais ici, où ni l'un ni l'autre n'a de cornes, et où l'un et l'autre ont les sabots fermés, je dirais : c'est simplement un âne roux, soumis à la bekhora ; il nous enseigne donc que ce n'est pas le cas.
- וּמָה הֵן בַּאֲכִילָה כּוּ׳. לְמָה לִי לְמִיתְנֵי ״שֶׁהַיּוֹצֵא״?La Michna a enseigné : « Et qu'en est-il pour la consommation ? etc. » : celui qu'a mis bas un animal tahor est permis, celui qu'a mis bas un animal tamé est interdit, « car ce qui sort de l'impur est impur et ce qui sort du pur est pur ». Pourquoi dois-je enseigner « car ce qui sort » ?
- סִימָנָא בְּעָלְמָא הוּא, דְּלָא תִּיחַלַּף לָךְ, דְּלָא תֵּימָא: זִיל בָּתְרֵיהּ דִּידֵיהּ, וְהַאי טָהוֹר מְעַלְּיָא הוּא, וְהַאי טָמֵא מְעַלְּיָא הוּא, אֶלָּא זִיל בָּתַר אִימֵּיהּ.C'est simplement un signe mnémotechnique, pour que la règle ne s'inverse pas pour toi, pour que tu ne dises pas : va d'après l'aspect du petit lui-même ; celui-ci est pleinement tahor et celui-là pleinement tamé. Non : va d'après sa mère.
- מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״אַךְ אֶת זֶה לֹא תֹאכְלוּ מִמַּעֲלֵי הַגֵּרָה וּמִמַּפְרִיסֵי הַפַּרְסָה״ — יֵשׁ לְךָ שֶׁהוּא מַעֲלֵה גֵרָה וּמַפְרִיס פַּרְסָה וְאִי אַתָּה אוֹכְלוֹ, וְאֵיזֶה זֶה? טָהוֹר שֶׁנּוֹלַד מִן הַטָּמֵא. אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא טָמֵא הַנּוֹלָד מִן הַטָּהוֹר, וּמַאי ״מִמַּעֲלֵי הַגֵּרָה וּמִמַּפְרִיסֵי הַפַּרְסָה״?D'où savons-nous cela ? De ce que nos Maîtres ont enseigné : « Mais ceci, vous n'en mangerez pas, parmi ceux qui ruminent et parmi ceux qui ont le sabot fendu » (Lévitique 11, 4) : il y a pour toi un animal qui rumine et a le sabot fendu, et que tu ne manges pas. Et lequel ? Le tahor né du tamé. Ou bien ne s'agit-il que du tamé né du tahor ? Et que signifie alors « parmi ceux qui ruminent et parmi ceux qui ont le sabot fendu » ?
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.