Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- זוּזָא מָאכָא בַּהֲדֵיהּ דְּלָא נָפֵיק, תְּקַע לֵיהּ אַחֲרִינָא וְיַהֲבֵיהּ נִיהֲלֵיהּ.un zouz usé (makha) avec lui, qui n'avait pas cours, et la victime ne voulait pas l'accepter. 'Hanan le frappa une autre fois, se rendant redevable d'un second demi-zouz, et le lui donna pour les deux coups.
- שְׁלֹשִׁים שֶׁל עֶבֶד, חֲמִשִּׁים שֶׁל אוֹנֵס וְשֶׁל מְפַתֶּה וְכוּ׳. הָא תּוּ לְמָה לִי? הָא תְּנָא לֵיהּ רֵישָׁא!La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) enseigne : « Les trente sicles de l'esclave, les cinquante du violeur et du séducteur, etc. » sont tous en sicle du Sanctuaire. La Guemara demande : Pourquoi ai-je encore besoin de cela ? Il l'a déjà enseigné dans la première partie !
- אוֹנֵס וּמוֹצִיא שֵׁם רַע אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: כֵּיוָן דְּלָא כְּתִיב בְּהוּ ״שְׁקָלִים״, אֵימָא זוּזֵי בְּעָלְמָא, קָא מַשְׁמַע לַן דְּמֵילָף קָא יָלְפִי מֵהֲדָדֵי.La Guemara répond : c'était nécessaire pour le violeur et le diffamateur : il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisqu'il n'est pas écrit à leur propos « sicles », mais seulement « argent », dis qu'il s'agit de simples zouz ; il nous apprend donc qu'on les déduit les uns des autres.
- חוּץ מִן הַשְּׁקָלִים. תָּנָא: חוּץ מִן הַשְּׁקָלִים, וּמַעֲשֵׂר, וְהָרֵאָיוֹן.La Michna enseigne : tout se rachète avec de l'argent ou sa valeur, « sauf les sicles ». Il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : sauf les sicles, la dîme (seconde) et l'argent de l'apparition (réïyon : les deux ma'a d'argent pour l'holocauste d'apparition aux fêtes de pèlerinage), qui doivent être donnés en pièces.
- שְׁקָלִים — דִּתְנַן: מְצָרְפִין שְׁקָלִים לְדַרְבּוֹנוֹת, מִפְּנֵי מַשּׂאוֹי הַדֶּרֶךְ.Les sicles – comme nous avons appris : on réunit les sicles pour les échanger contre des dariques (darbonot, grosses pièces d'or), à cause du poids à porter en route – uniquement contre des pièces, non contre des objets de même valeur.
- מַעֲשֵׂר — דִּכְתִיב: ״וְצַרְתָּ הַכֶּסֶף בְּיָדְךָ״, וְהָרֵאָיוֹן — תָּנֵי רַב יוֹסֵף: שֶׁלֹּא יָבִיא סִיגָה לָעֲזָרָה.La dîme – comme il est écrit : « Tu serreras (vetsarta) l'argent dans ta main » (Deutéronome 14, 25) – un argent qui porte une effigie (tsoura), c'est-à-dire une pièce frappée. Et l'apparition – Rav Yossef a enseigné : qu'on n'apporte pas de l'argent mêlé de scories dans le parvis du Temple.
- מַתְנִי׳ אֵין פּוֹדִין לֹא בַּעֲבָדִים, וְלֹא בִּשְׁטָרוֹת, וְלֹא בְּקַרְקָעוֹת, וְלֹא בְּהֶקְדֵּשׁוֹת. כָּתַב לְכֹהֵן שֶׁהוּא חַיָּיב לִיתֵּן חֲמִשָּׁה סְלָעִים — חַיָּיב לִיתֵּן לוֹ, וּבְנוֹ אֵינוֹ פָּדוּי. לְפִיכָךְ, אִם רָצָה הַכֹּהֵן לִיתֵּן לוֹ בְּמַתָּנָה — רַשַּׁאי.MICHNA. On ne rachète le premier-né ni avec des esclaves cananéens, ni avec des reconnaissances de dette, ni avec des terres, ni avec des biens consacrés. S'il a écrit au Cohen (prêtre) qu'il est obligé de lui donner cinq sela'im, il est obligé de les lui donner, mais son fils n'est pas racheté. C'est pourquoi, si le Cohen veut les lui donner en cadeau (les lui rendre), il en a le droit.
- הַמַּפְרִישׁ פִּדְיוֹן בְּנוֹ, וְאָבַד — חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יִהְיֶה לָּךְ״ וּ״פָדֹה תִפְדֶּה״.Celui qui met de côté les cinq sela'im du rachat de son fils, et qu'ils se sont perdus avant d'être donnés au Cohen, est responsable de leur perte, comme il est dit à Aharon : « Tout ce qui ouvre la matrice… sera à toi », et ensuite « tu rachèteras certes » (Nombres 18, 15) : le fils n'est racheté qu'une fois l'argent parvenu au Cohen.
- גּמ׳ מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי, דְּתַנְיָא: רַבִּי אוֹמֵר: בַּכֹּל פּוֹדִין בְּכוֹר אָדָם, חוּץ מִן הַשְּׁטָרוֹת. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי?GUEMARA. Notre Michna n'est pas conforme à Rabbi (Yehouda HaNassi), car il a été enseigné : Rabbi dit : avec toute chose on rachète le premier-né humain, sauf avec des reconnaissances de dette. Quelle est la raison de Rabbi ?
- דָּרֵישׁ רִיבּוּיֵי וּמִיעוּטֵי, ״וּפְדוּיָו מִבֶּן חֹדֶשׁ תִּפְדֶּה״ — רִיבָּה, ״בְּעֶרְכְּךָ כֶּסֶף חֲמֵשֶׁת שְׁקָלִים״ — מִיעֵט, ״תִּפְדֶּה״ — רִיבָּה.Il interprète selon les inclusions et restrictions (ribouï ou-mi'out) : « Et ses rachats, dès l'âge d'un mois, tu rachèteras » (Nombres 18, 16) – le verset a inclus ; « selon ton estimation, de l'argent, cinq sicles » – il a restreint ; « tu rachèteras » – il a de nouveau inclus.
- רִיבָּה וּמִיעֵט וְרִיבָּה, רִיבָּה הַכֹּל. מַאי רַבִּי? רַבִּי כֹּל מִילֵּי, וּמַאי מַיעֵט? מַיעֵט שְׁטָרוֹת.Lorsque le verset a inclus, restreint puis inclus, il a tout inclus sauf ce qui est le plus éloigné. Qu'a-t-il inclus ? Il a inclus toute chose. Et qu'a-t-il restreint ? Il a restreint les reconnaissances de dette.
- וְרַבָּנַן דָּרְשִׁי כְּלָל וּפְרָט: ״ופְדוּיָו מִבֶּן חֹדֶשׁ״ — כָּלַל, ״בְּעֶרְכְּךָ כֶּסֶף חֲמֵשֶׁת שְׁקָלִים״ — פָּרַט, (פדה) ״תִּפְדֶּה״ — חָזַר וְכָלַל.Et les Rabbanan interprètent selon général et particulier (kelal ou-ferat) : « Et ses rachats, dès l'âge d'un mois » – c'est le général ; « selon ton estimation, de l'argent, cinq sicles » – c'est le particulier ; (« rachète ») « tu rachèteras » – il a de nouveau énoncé le général.
- כְּלָל וּפְרָט וּכְלָל, אִי אַתָּה דָן אֶלָּא כְּעֵין הַפְּרָט. מָה הַפְּרָט מְפוֹרָשׁ — דָּבָר הַמִּטַּלְטֵל וְגוּפוֹ מָמוֹן, אַף כׇּל דָּבָר הַמִּטַּלְטֵל וְגוּפוֹ מָמוֹן. יָצְאוּ קַרְקָעוֹת — שֶׁאֵין מִטַּלְטְלִין, יָצְאוּ עֲבָדִים — שֶׁהוּקְּשׁוּ לְקַרְקָעוֹת, יָצְאוּ שְׁטָרוֹת — שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁמִּטַּלְטְלִין, אֵין גּוּפָן מָמוֹן.Général, particulier et général : tu ne juges que selon ce qui ressemble au particulier. De même que le particulier explicite (les sicles d'argent) est un objet mobile dont la substance est une valeur monétaire, de même tout objet mobile dont la substance est une valeur monétaire convient. Sont exclues les terres, qui ne sont pas mobiles ; sont exclus les esclaves, qui ont été comparés (par hékech, rapprochement scripturaire) aux terres ; sont exclues les reconnaissances de dette, car, bien qu'elles soient mobiles, leur substance n'est pas une valeur monétaire.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְמָרִימָר: וְרַבִּי, רִיבּוּיֵי וּמִיעוּטֵי דָּרֵישׁ? וְהָא רַבִּי כְּלָלֵי וּפְרָטֵי דָּרֵישׁ בְּמַרְצֵעַ!Ravina dit à Mareimar : Et Rabbi interprète-t-il selon les inclusions et restrictions ? Mais Rabbi interprète selon les généraux et particuliers à propos de l'alène !
- דְּתַנְיָא: ״מַרְצֵעַ״ — אֵין לִי אֶלָּא מַרְצֵעַ, מִנַּיִן לְרַבּוֹת הַסּוֹל וְהַסִּירָא וְהַמַּחַט וְהַמַּקְדֵּחַ וְהַמַּכְתֵּב? תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְלָקַחְתָּ״ — לְרַבּוֹת כׇּל דָּבָר שֶׁנִּלְקָח בַּיָּד, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי אוֹמֵר: ״מַרְצֵעַ״ — מָה מַרְצֵעַ מְיוּחָד שֶׁל מַתֶּכֶת, אַף כֹּל שֶׁל מַתֶּכֶת.Car il a été enseigné : « l'alène » (Deutéronome 15, 17, pour percer l'oreille de l'esclave hébreu) – je n'ai que l'alène ; d'où sait-on qu'il faut inclure l'épine de palmier (soul), l'épine, l'aiguille, la vrille et le stylet ? Le verset dit : « tu prendras » – pour inclure toute chose qui se prend à la main ; ce sont les paroles de Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda. Rabbi dit : « l'alène » – de même que l'alène se particularise en ce qu'elle est de métal, de même tout instrument de métal convient.
- וְאָמְרִינַן: בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי? רַבִּי דָּרֵישׁ כְּלָלֵי וּפְרָטֵי, ורבי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה דָּרֵישׁ רִיבּוּיֵי וּמִיעוּטֵי.Et nous avons dit à ce sujet : sur quoi divergent-ils ? Rabbi interprète selon les généraux et particuliers, et Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, interprète selon les inclusions et restrictions.
- אִין בְּעָלְמָא רַבִּי כְּלָלֵי וּפְרָטֵי דָּרֵישׁ, וְהָכָא כִּדְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל.Mareimar répond : Oui, en général Rabbi interprète selon les généraux et particuliers ; mais ici, pour le rachat du premier-né, il interprète comme l'a enseigné le Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël.
- דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״בְּמַיִם״ ״בַּמַּיִם״ שְׁתֵּי פְעָמִים, אֵין זֶה כְּלָל וּפְרָט, אֶלָּא רִיבָּה וּמִיעֵט.Car le Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : « dans l'eau », « dans l'eau », deux fois (Lévitique 11, 9), suivis du détail « dans les mers et dans les rivières » : ce n'est pas un général et un particulier, mais le verset a inclus et restreint. De même ici, les deux généraux précèdent le particulier.
- וְרַבָּנַן אָמְרִי: כִּדְאָמְרִינַן בְּמַעְרְבָא, כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא שְׁתֵּי כְלָלוֹת הַסְּמוּכִים זֶה לָזֶה — הַטֵּל פְּרָט בֵּינֵיהֶם, וְדוּנֵם בִּכְלָל וּפְרָט.Et les Rabbanan ? Ils disent : comme nous disons en Occident (en Erets Israël) : partout où tu trouves deux généraux voisins l'un de l'autre, place le particulier entre eux et juge-les selon général et particulier.
- וְלֹא בְּהֶקְדֵּשׁוֹת. פְּשִׁיטָא, לָאו דִּידֵיהּ נִינְהוּ! אֵימָא:La Michna enseigne : « Ni avec des biens consacrés. » La Guemara demande : c'est évident : ils ne sont pas à lui ! La Guemara répond : Dis :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.