Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְלֹא הֶקְדֵּשׁוֹת בְּכׇל אֵלּוּ.la Michna veut dire : « ni les biens consacrés ne se rachètent avec aucun de ceux-là » (esclaves, reconnaissances de dette et terres).
- כָּתַב לְכֹהֵן שֶׁהוּא חַיָּיב לוֹ חֲמִשָּׁה סְלָעִים חַיָּיב לִיתֵּן לוֹ כּוּ׳. אָמַר עוּלָּא: דְּבַר תּוֹרָה בְּנוֹ פָּדוּי, מַאי טַעְמָא אֵין בְּנוֹ פָּדוּי? גְּזֵירָה שֶׁמָּא יֹאמְרוּ פּוֹדִין בִּשְׁטָר.La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) enseigne : « S'il a écrit au Cohen (prêtre) qu'il lui doit cinq sela'im, il est obligé de les lui donner, etc. », mais son fils n'est pas racheté. Oula dit : selon la Torah, son fils est racheté lorsqu'il donne l'argent. Pourquoi les Sages ont-ils dit que son fils n'est pas racheté ? C'est un décret (guezéra), de peur qu'on dise qu'on rachète avec une reconnaissance de dette sur un tiers.
- תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן: בְּנוֹ פָּדוּי לִכְשֶׁיִּתֵּן. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה (סתימתא) [סְתִימְתָּאָה], וְאָמְרִי לַהּ: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סְתִימְתָּאָה, אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין בְּנוֹ פָּדוּי. וְהִלְכְתָא: אֵין בְּנוֹ פָּדוּי.Un Tanna (récitant de baraïtot) enseigna devant Rav Na'hman : son fils est racheté lorsqu'il donne l'argent. Rav Na'hman lui dit : ce sont les paroles de Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, rapportées anonymement ; et certains disent : ce sont les paroles de Rabbi Élazar, fils de Rabbi Chimon, rapportées anonymement ; mais les Sages disent : son fils n'est pas racheté. Et la halakha (règle pratique) est : son fils n'est pas racheté.
- לְפִיכָךְ אִם רָצָה הַכֹּהֵן לִיתֵּן לוֹ בְּמַתָּנָה — רַשַּׁאי. תְּנֵינָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: נְתָנוֹ לַעֲשָׂרָה כֹּהֲנִים בְּבַת אַחַת — יָצָא, בְּזֶה אַחַר זֶה — יָצָא, נְטָלוֹ וְהֶחְזִירוֹ לוֹ — יָצָא.La Michna enseigne : « C'est pourquoi, si le Cohen veut les lui donner en cadeau, il en a le droit. » La Guemara note : nous avons ainsi appris ce que nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : s'il l'a donné à dix Cohanim à la fois, il est quitte ; l'un après l'autre, il est quitte ; si le Cohen l'a pris et le lui a rendu, il est quitte.
- וְכָךְ הָיָה מִנְהָגוֹ שֶׁל רַבִּי טַרְפוֹן, שֶׁהָיָה נוֹטֵל וּמַחְזִיר. וּכְשֶׁשָּׁמְעוּ חֲכָמִים בַּדָּבָר אָמְרוּ: קִיֵּים זֶה הֲלָכָה זוֹ. הֲלָכָה זוֹ וְתוּ לָא? אֶלָּא, קִיֵּים זֶה אַף הֲלָכָה זוֹ.Et telle était la coutume de Rabbi Tarfon : il prenait et rendait. Et quand les Sages apprirent la chose, ils dirent : celui-ci a accompli cette halakha. La Guemara s'étonne : cette halakha, et rien de plus ? Il en a accompli bien d'autres ! Plutôt : ils voulaient dire : celui-ci a accompli même cette halakha.
- רַבִּי חֲנִינָא הֲוָה רְגִיל (ושקיל) [דְּשָׁקֵיל] וּמַהְדַּר, חַזְיֵיהּ לְהָהוּא גַּבְרָא דַּהֲוָה קָא אָזֵיל וְאָתֵי קַמֵּיהּ, אֲמַר לֵיהּ: לָא גְּמַרְתְּ וִיהֵיבְתְּ — מִידַּעַם בִּישׁ, הִילְכָּךְ אֵין בְּנוֹ פָּדוּי.Rabbi 'Hanina, qui était Cohen, avait l'habitude de prendre et de rendre. Il vit un certain homme qui allait et venait devant lui pour l'inciter à lui rendre l'argent. Il lui dit : tu n'as pas donné de façon résolue ; c'est une mauvaise chose ; c'est pourquoi son fils n'est pas racheté.
- הַמַּפְרִישׁ פִּדְיוֹן בְּנוֹ וְאָבַד — חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתוֹ. מְנָלַן? אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: אָתְיָא ״עֵרֶךְ״ ״עֵרֶךְ״ מֵעֲרָכִין.La Michna enseigne : « Celui qui met de côté le rachat de son fils, et qu'il s'est perdu, est responsable de sa perte. » D'où le savons-nous ? Rabbi Chimon ben Lakich dit : cela vient par guezéra chava (analogie textuelle) de « estimation », « estimation », des estimations (arakhin) : de même que celui qui doit une estimation en est responsable, de même pour le rachat.
- רַב דִּימִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: ״וְכֹל בְּכוֹר בָּנֶיךָ תִּפְדֶּה וְלֹא יֵרָאוּ פָנַי רֵיקָם״, וְיָלֵיף ״רֵיקָם״ ״רֵיקָם״ מֵעוֹלַת רְאִיָּיה, מָה עוֹלַת רְאִיָּיה חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתוֹ, אַף פִּדְיוֹן הַבֵּן חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתוֹ.Rav Dimi dit au nom de Rabbi Yonatan : « Et tout premier-né de tes fils, tu le rachèteras, et on ne paraîtra pas devant Moi les mains vides » (Exode 34, 20) ; et il apprend par analogie « vides », « vides », de l'holocauste d'apparition (Exode 23, 15) : de même que pour l'holocauste d'apparition on est responsable de sa perte, de même pour le rachat du fils on est responsable de sa perte.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב פָּפָּא: קְרָא לִקְרָא? אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: הָא כִּדְקָתָנֵי טַעְמָא — ״יִהְיֶה לָּךְ... אַךְ פָּדֹה תִפְדֶּה״.Rav Pappa objecte : un verset pour appuyer un verset ? La Michna cite elle-même le verset source ! Plutôt, Rav Pappa dit : cela s'explique par la raison que la Michna enseigne : « sera à toi… mais tu rachèteras certes » (Nombres 18, 15).
- וְכִי אִיתְּמַר דְּרֵישׁ לָקִישׁ — אַרֵישָׁא אִיתְּמַר: מֵת לְאַחַר שְׁלֹשִׁים יוֹם, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נָתַן — יִתֵּן. מְנָא לַן? אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: אָתְיָא ״עֵרֶךְ״ ״עֵרֶךְ״ מֵעֲרָכִין.Et lorsque la parole de Rech Lakich a été dite, elle a été dite sur la première partie de la Michna (49a) : « S'il est mort après trente jours, même s'il n'a pas encore donné, il donnera. » D'où le savons-nous ? Rabbi Chimon ben Lakich dit : cela vient de « estimation », « estimation », des estimations : de même que celui qui a dit « l'estimation d'Untel est à ma charge » doit payer même si Untel est mort, de même ici.
- רַב דִּימִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: ״וְכֹל בְּכוֹר בָּנֶיךָ תִּפְדֶּה וְלֹא יֵרָאוּ פָנַי רֵיקָם״, מָה לְהַלָּן יוֹרְשִׁין חַיָּיבִין, אַף כָּאן יוֹרְשִׁין חַיָּיבִין.Rav Dimi dit au nom de Rabbi Yonatan : « Et tout premier-né de tes fils, tu le rachèteras, et on ne paraîtra pas devant Moi les mains vides » : de même que là-bas, pour l'holocauste d'apparition, les héritiers sont obligés, de même ici les héritiers sont obligés de donner les cinq sela'im.
- מַתְנִי׳ הַבְּכוֹר נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם בְּנִכְסֵי הָאָב, וְאֵינוֹ נוֹטֵל פִּי שְׁנַיִם בְּנִכְסֵי הָאֵם, וְאֵינוֹ נוֹטֵל בַּשֶּׁבַח, וְלֹא בְּרָאוּי כִּבְמוּחְזָק.MICHNA. Le premier-né prend une double part dans les biens du père, mais il ne prend pas une double part dans les biens de la mère ; et il ne la prend pas dans la plus-value survenue après la mort du père, ni dans ce qui est dû au père comme dans ce qu'il possédait.
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